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 Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]

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Hadès
God of the Underworld
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Messages : 38
Triomphe : 43
Date d'inscription : 15/07/2014

Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Indiquez en résumé l'objectif du personnage.

MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Sam 22 Nov - 23:37

Rares étaient les moments où il était sûr de pouvoir dormir tranquillement. Et dire que l'on pensait que dans les Enfers personne ne venait le déranger quand il sommeillait en paix dans sa grande chambre vide de tout être vivant excepté lui; eh bien on se trompait souvent: il y avait toujours quelqu'un pour venir le réveiller d'un seul coup, même lorsqu'il avait besoin de dormir.
Eh oui, un dieu a des pouvoirs, c'est super badass, c'est immortel, c'est surpuissant - dans son propre monde seulement, sinon c'est pas drôle - mais comme n'importe quel être vivant, une divinité a besoin de se sustenter et de pioncer un bon coup.
Hécate parce qu'elle avait quelque chose à lui montrer, Thanatos parce qu'il y avait des âmes en plus qui venaient d'arriver ou les trois Juges en grève, Cerbère par ses aboiements...
Bref.

Le dieu dormait d'un sommeil de plomb, torse nu - et encore il avait hésité à retirer son pantalon... - et...avait lamentablement oublié de fermer la porte de sa chambre. Il dormait profondément, mais il cauchemardait. Un étrange mauvais rêve dans lequel cette belle humaine pour qui il commençait à éprouver des sentiments était courtisée par son ignoble petit frère, maître de la Foudre, et la jeune femme était victime de la malédiction de sa soeur Héra. Au grand dam d'Hadès, celui-ci ne pouvait rien faire.


-N...non...Elsa...fuis...

Bien sûr il était paniqué quant à la situation, puisqu'elle allait mourir, et lui ne pourrait rien faire. C'était étrange car une humaine ne venant pas de son monde ne peut pas voir son Destin être influencé par les dieux; mais dans son mauvais rêve c'était ce qu'il se déroulait.

-Je...je ne veux pas que tu meurs...S'il te plaît, Elsa...fuis...Je...je t'aime...

Et puis il sombra, et Elsa ne l'entendrait plus jusqu'à son réveil.

Cependant, le dieu n'était pas le seul à faire un mauvais rêve.

Hans Westerguard avait fini par sombrer totalement dans les pommes, dans les méandres du sommeil. Et il cauchemardait sur de vieux souvenirs. Souvenirs atroces.


****


C'était un petit garçon, un si gentil petit garçon, avec des cheveux courts et des tâches de rousseur. Il devait avoir huit ans peut-être et il déambulait dans les couloirs du château, totalement désert. Autour de lui, il y avait des silhouettes sombres de gens s'éloignant du garçon dès qu'il arrivait comme s'il portait la peste. Dans ses bras, il tenait la peluche d'un cheval, non vraiment, l'enfant était tellement chou qu'on voudrait le prendre dans ses bras. Mais son regard était triste et il avait peur. A chaque ombre, il demandait si la personne voulait bien jouer avec lui, mais chaque fois elles refusaient et s'en allaient, les autres partaient avant qu'il n'arrive. Et puis une ombre plus grande, prenant la figure d'un frère aîné se tint devant lui.


-Ragnar, tu veux bien jouer avec moi ?

-J'ai autre chose à faire.

-C'est ce que tu dis toujours...

L'ombre chopa l'enfant par les cheveux d'une main, lui faisant lâcher sa peluche.

-Tu sais que tu n'étais pas désiré ? Tu sais que tout le monde s'en fiche de toi ? Tu n'es pas très important, j'aurais vraiment aimé que maman te fasse dévorer par les poissons en te jetant à la mer dès ta naissance ! Quoiqu'elle avait plein d'idées pour achever ton existence ! Si t'es un gosse intelligent, plus tard tu feras tout pour disparaître !

Le gamin fut violemment projeté contre le mur et une nouvelle scène se présenta.

Le même enfant avait grandi, un bel adolescent de quatorze ans, seulement torse nu parce qu'il faisait nuit et qu'il était en train de se dévêtir pour aller dormir. Au même moment, la porte de sa chambre s'ouvrit sur la stature costaude de Christian. Le frère violent avait si brusquement ouvert la porte que l'adolescent avait sursauté et en voyant la figure énervée de son frère, il recula, lâchant sa chemise immaculée sur le sol. L'aîné attrapa le poignet frêle de l'adolescent pour le tordre dans son dos, l'autre hurla.


-Pourquoi ?!

-Juste envie.

Aucune raison, juste de la violence gratuite pour se défouler. Christian frappait si violement son frère que l'adolescent faillit être estropié, lui laissant sur son corps de multiples hématomes, et il faillit lui briser un bras, peut-être une jambe.
Et tandis que l'adolescent s'assomma sur le rebord de son lit, la scène s'estompa pour aller ailleurs.

Il avait vingt ans, on reconnaissait maintenant Hans Westerguard tel qu'il était maintenant. Il avait juste des traits encore juvéniles. Il était face à Christian, encore une fois, à l'extérieur en revanche.


-Jamais tu n'épouseras Scarlett, elle est à moi ! La prophétie a dit qu'elle épouserait l'héritier des Îles du Sud, et c'est moi ! Et puis, qui peut bien t'aimer ? C'est une princesse intelligente, elle saura se faire une raison. Personne ne peut aimer un être aussi inutile que toi.

-Je ne peux pas l'abandonner, je lui ai promis...nous nous sommes promis que...

-Rien du tout ! De toute façon, c'est soit elle accepte le mariage avec moi, soit elle finit au couvent; ou pire ! C'est une affaire entre ses parents, elle, nos parents et moi. Si jamais tu essaies d'intervenir, promis, dès qu'elle sera ma femme je la ferai souffrir sous tes yeux et je te tuerai ensuite !

-Vous êtes un être désagréablement mauvais et profondément stupide, prince Christian.

-Que...quoi ?!

-J'aime beaucoup vos jardins, mais ils sont très mal entretenus; les jardins de Photios sont beaucoup plus beaux. Après tout, ce n'est pas le royaume des fleurs pour rien...J'aime les roses et les chrysanthèmes, l'Amour et la Mort. Je serai ravie de mourir aux côtés du prince Hans, un être tellement plus aimable que vous; inutile de s'en prendre à lui, comme vous l'avez dit, c'est une affaire entre nos parents et nous-mêmes, n'est-ce pas ?

Une jeune fille aux longs cheveux noirs et aux yeux rubis, portant une magnifique robe rouge aux fils d'or était sortie de derrière un arbre. Elle s'éventait avec un éventail vermeil et noir.

-Et...portez la main sur moi prince Christian, mariée à vous ou non, si je suis battue par mon époux, le mariage sera annulé. Peut-être pire encore. Croyez-moi mon cher, je ne suis pas quelqu'un que l'on obtient facilement; la politesse coûte peu mais elle achète tout, je l'ai déjà dit, n'est-ce pas ? A croire que vous n'écoutez jamais.

Elle avait la même voix que Bérénice.

Hans faisait profil bas, tandis que la princesse s'éloignait. Malheureusement, la répartie de la jeune fille avait fait entrer Christian dans une colère noire, et il passa du temps à battre son frère, au point de lui faire saigner du nez et du sang dans la bouche.

Une dernière scène prit la place de l'autre.

Une horrible tempête de neige.
Hans était faible et apeuré. Ses vêtements étaient sales, quelque peu déchirés par endroit; il avait l'air d'un fugitif, car c'était ce qu'il était. Il semblait fuir, au loin on entendait les chiens et les cris de ses frères. Il tomba par terre, presque mort de froid. Il pleurait, il avait tellement peur. Et il était malade, fatigué.
Des ombres s'approchèrent, elles étaient deux. Christian et un autre de ses frères.


-Pitié !

-Tu as été condamné à mort il me semble, non ? Et dire que mère a fait en sorte de te préparer un bûcher rien que pour toi, pour te réchauffer et te donner un avant-goût des flammes de l'Enfer !

-S'il te plaît, ne me ramène pas là-bas !...pitié...Christian...

-Tu pleures comme une fille, Hans. Même un chien vaut mieux que toi, tu n'as jamais rien été, jamais. On espère juste tous que tu continueras de souffrir en mourant et même après, en Enfer, on espère tous que tu continues à pleurer.

L'aîné plongea son épée dans le corps de son frère et il le regarda s'écrouler tandis qu'il rangeait son épée. Il l'avait frappé de façon à ce qu'il ne meurt pas d'un coup, juste mourir de froid ou se vider de son sang; c'étaient là, les deux alternatives possibles pour lui. Les deux silhouettes disparurent, ils laissaient leur frère agoniser, seul, malade et désespéré dans la tempête de neige, une tempête qui faisait rage comme jamais. Et si la tempête avait pu être vivante, elle aurait hurlé, hurlé comme jamais, hurlé contre la nature humaine, hurlé contre tous, contre les frères, contre eux et si elle avait pu être réellement vivante et partiale, elle aurait engloutie les Westerguard, ne laissant que le petit Hans en paix.

-Elsa...Anna...je...suis...si...désolé...

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