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 Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]

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Hadès
God of the Underworld


Messages : 38
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Objectif de Triomphe: Indiquez en résumé l'objectif du personnage.

MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Sam 22 Nov - 23:37

Rares étaient les moments où il était sûr de pouvoir dormir tranquillement. Et dire que l'on pensait que dans les Enfers personne ne venait le déranger quand il sommeillait en paix dans sa grande chambre vide de tout être vivant excepté lui; eh bien on se trompait souvent: il y avait toujours quelqu'un pour venir le réveiller d'un seul coup, même lorsqu'il avait besoin de dormir.
Eh oui, un dieu a des pouvoirs, c'est super badass, c'est immortel, c'est surpuissant - dans son propre monde seulement, sinon c'est pas drôle - mais comme n'importe quel être vivant, une divinité a besoin de se sustenter et de pioncer un bon coup.
Hécate parce qu'elle avait quelque chose à lui montrer, Thanatos parce qu'il y avait des âmes en plus qui venaient d'arriver ou les trois Juges en grève, Cerbère par ses aboiements...
Bref.

Le dieu dormait d'un sommeil de plomb, torse nu - et encore il avait hésité à retirer son pantalon... - et...avait lamentablement oublié de fermer la porte de sa chambre. Il dormait profondément, mais il cauchemardait. Un étrange mauvais rêve dans lequel cette belle humaine pour qui il commençait à éprouver des sentiments était courtisée par son ignoble petit frère, maître de la Foudre, et la jeune femme était victime de la malédiction de sa soeur Héra. Au grand dam d'Hadès, celui-ci ne pouvait rien faire.


-N...non...Elsa...fuis...

Bien sûr il était paniqué quant à la situation, puisqu'elle allait mourir, et lui ne pourrait rien faire. C'était étrange car une humaine ne venant pas de son monde ne peut pas voir son Destin être influencé par les dieux; mais dans son mauvais rêve c'était ce qu'il se déroulait.

-Je...je ne veux pas que tu meurs...S'il te plaît, Elsa...fuis...Je...je t'aime...

Et puis il sombra, et Elsa ne l'entendrait plus jusqu'à son réveil.

Cependant, le dieu n'était pas le seul à faire un mauvais rêve.

Hans Westerguard avait fini par sombrer totalement dans les pommes, dans les méandres du sommeil. Et il cauchemardait sur de vieux souvenirs. Souvenirs atroces.


****


C'était un petit garçon, un si gentil petit garçon, avec des cheveux courts et des tâches de rousseur. Il devait avoir huit ans peut-être et il déambulait dans les couloirs du château, totalement désert. Autour de lui, il y avait des silhouettes sombres de gens s'éloignant du garçon dès qu'il arrivait comme s'il portait la peste. Dans ses bras, il tenait la peluche d'un cheval, non vraiment, l'enfant était tellement chou qu'on voudrait le prendre dans ses bras. Mais son regard était triste et il avait peur. A chaque ombre, il demandait si la personne voulait bien jouer avec lui, mais chaque fois elles refusaient et s'en allaient, les autres partaient avant qu'il n'arrive. Et puis une ombre plus grande, prenant la figure d'un frère aîné se tint devant lui.


-Ragnar, tu veux bien jouer avec moi ?

-J'ai autre chose à faire.

-C'est ce que tu dis toujours...

L'ombre chopa l'enfant par les cheveux d'une main, lui faisant lâcher sa peluche.

-Tu sais que tu n'étais pas désiré ? Tu sais que tout le monde s'en fiche de toi ? Tu n'es pas très important, j'aurais vraiment aimé que maman te fasse dévorer par les poissons en te jetant à la mer dès ta naissance ! Quoiqu'elle avait plein d'idées pour achever ton existence ! Si t'es un gosse intelligent, plus tard tu feras tout pour disparaître !

Le gamin fut violemment projeté contre le mur et une nouvelle scène se présenta.

Le même enfant avait grandi, un bel adolescent de quatorze ans, seulement torse nu parce qu'il faisait nuit et qu'il était en train de se dévêtir pour aller dormir. Au même moment, la porte de sa chambre s'ouvrit sur la stature costaude de Christian. Le frère violent avait si brusquement ouvert la porte que l'adolescent avait sursauté et en voyant la figure énervée de son frère, il recula, lâchant sa chemise immaculée sur le sol. L'aîné attrapa le poignet frêle de l'adolescent pour le tordre dans son dos, l'autre hurla.


-Pourquoi ?!

-Juste envie.

Aucune raison, juste de la violence gratuite pour se défouler. Christian frappait si violement son frère que l'adolescent faillit être estropié, lui laissant sur son corps de multiples hématomes, et il faillit lui briser un bras, peut-être une jambe.
Et tandis que l'adolescent s'assomma sur le rebord de son lit, la scène s'estompa pour aller ailleurs.

Il avait vingt ans, on reconnaissait maintenant Hans Westerguard tel qu'il était maintenant. Il avait juste des traits encore juvéniles. Il était face à Christian, encore une fois, à l'extérieur en revanche.


-Jamais tu n'épouseras Scarlett, elle est à moi ! La prophétie a dit qu'elle épouserait l'héritier des Îles du Sud, et c'est moi ! Et puis, qui peut bien t'aimer ? C'est une princesse intelligente, elle saura se faire une raison. Personne ne peut aimer un être aussi inutile que toi.

-Je ne peux pas l'abandonner, je lui ai promis...nous nous sommes promis que...

-Rien du tout ! De toute façon, c'est soit elle accepte le mariage avec moi, soit elle finit au couvent; ou pire ! C'est une affaire entre ses parents, elle, nos parents et moi. Si jamais tu essaies d'intervenir, promis, dès qu'elle sera ma femme je la ferai souffrir sous tes yeux et je te tuerai ensuite !

-Vous êtes un être désagréablement mauvais et profondément stupide, prince Christian.

-Que...quoi ?!

-J'aime beaucoup vos jardins, mais ils sont très mal entretenus; les jardins de Photios sont beaucoup plus beaux. Après tout, ce n'est pas le royaume des fleurs pour rien...J'aime les roses et les chrysanthèmes, l'Amour et la Mort. Je serai ravie de mourir aux côtés du prince Hans, un être tellement plus aimable que vous; inutile de s'en prendre à lui, comme vous l'avez dit, c'est une affaire entre nos parents et nous-mêmes, n'est-ce pas ?

Une jeune fille aux longs cheveux noirs et aux yeux rubis, portant une magnifique robe rouge aux fils d'or était sortie de derrière un arbre. Elle s'éventait avec un éventail vermeil et noir.

-Et...portez la main sur moi prince Christian, mariée à vous ou non, si je suis battue par mon époux, le mariage sera annulé. Peut-être pire encore. Croyez-moi mon cher, je ne suis pas quelqu'un que l'on obtient facilement; la politesse coûte peu mais elle achète tout, je l'ai déjà dit, n'est-ce pas ? A croire que vous n'écoutez jamais.

Elle avait la même voix que Bérénice.

Hans faisait profil bas, tandis que la princesse s'éloignait. Malheureusement, la répartie de la jeune fille avait fait entrer Christian dans une colère noire, et il passa du temps à battre son frère, au point de lui faire saigner du nez et du sang dans la bouche.

Une dernière scène prit la place de l'autre.

Une horrible tempête de neige.
Hans était faible et apeuré. Ses vêtements étaient sales, quelque peu déchirés par endroit; il avait l'air d'un fugitif, car c'était ce qu'il était. Il semblait fuir, au loin on entendait les chiens et les cris de ses frères. Il tomba par terre, presque mort de froid. Il pleurait, il avait tellement peur. Et il était malade, fatigué.
Des ombres s'approchèrent, elles étaient deux. Christian et un autre de ses frères.


-Pitié !

-Tu as été condamné à mort il me semble, non ? Et dire que mère a fait en sorte de te préparer un bûcher rien que pour toi, pour te réchauffer et te donner un avant-goût des flammes de l'Enfer !

-S'il te plaît, ne me ramène pas là-bas !...pitié...Christian...

-Tu pleures comme une fille, Hans. Même un chien vaut mieux que toi, tu n'as jamais rien été, jamais. On espère juste tous que tu continueras de souffrir en mourant et même après, en Enfer, on espère tous que tu continues à pleurer.

L'aîné plongea son épée dans le corps de son frère et il le regarda s'écrouler tandis qu'il rangeait son épée. Il l'avait frappé de façon à ce qu'il ne meurt pas d'un coup, juste mourir de froid ou se vider de son sang; c'étaient là, les deux alternatives possibles pour lui. Les deux silhouettes disparurent, ils laissaient leur frère agoniser, seul, malade et désespéré dans la tempête de neige, une tempête qui faisait rage comme jamais. Et si la tempête avait pu être vivante, elle aurait hurlé, hurlé comme jamais, hurlé contre la nature humaine, hurlé contre tous, contre les frères, contre eux et si elle avait pu être réellement vivante et partiale, elle aurait engloutie les Westerguard, ne laissant que le petit Hans en paix.

-Elsa...Anna...je...suis...si...désolé...

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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Dim 23 Nov - 2:46

La jeune reine tendait l’oreille depuis quelques instants mais plus un son ne sortait de la bouche du dieu, en revanche il gesticulait toujours. Elsa se pencha en avant pour le réveiller mais Hadès se remit à parler avant qu’elle n’ait le temps de le toucher.

-N...non...Elsa...fuis...

Elsa interrompit net son mouvement et regarda le brun avec un air surpris. Il était en train de rêver d’elle ? Elle aurait été flattée dans d’autres circonstances, mais bon, apparaître dans un cauchemar n’était pas vraiment l’idéal, surtout si ça faisait souffrir Hadès. La demoiselle se demanda de quoi il pouvait bien rêver et qu’elle place elle occupait dans ce songe.

-Je...je ne veux pas que tu meurs...

Mourir ? Oh oui, elle avait échappé plusieurs fois à la mort ces derniers temps, ça ne l’étonnait donc pas que le dieu puisse projeter ce fait dans l’un de ses cauchemars. Après ce qui s’était passé à la tour… après tout, à chaque fois qu’ils s’étaient côtoyés tous les deux, c’était toujours dans des circonstances dramatiques. C’était peut-être l’une des raisons qui faisait qu’elle l’appréciait autant… ce genre d’évènements rapprochaient les gens.

-S'il te plaît, Elsa...fuis...Je...je t'aime...

Je t’aime…

Je t’aime…

Je t’aime…

W.H.A.T    T.H.E… F….?!

Elsa avait bugué, la bouche grande ouverte. Heureusement que personne ne pouvait la voir, parce qu’elle avait l’air un peu idiote comme ça, toute seule, plantée à côté du magnifique ténébreux, les yeux braqués sur lui et une expression de pure incrédulité affichée sur le visage.

Elle avait mal entendu.

Oui c’était forcément ça. Elle avait entendu ce qu’elle avait envie d’entendre. Il avait dû dire quelque chose de totalement différent et elle l’avait interprété à sa sauce.

…Non, elle était sure d’avoir bien comprit. C’était autre chose alors. Il était en train de cauchemarder, il devait donc se projeter dans son rêve, et dans ce rêve là il l’aimait peut-être, mais ce n’était pas la réalité.

Ou alors… ou alors… y avait-il une chance, une possibilité qu’il ressente réellement quelque chose pour elle ? Elle était tellement convaincue d’être insignifiante pour lui qu’elle n’avait jamais envisagé le fait qu’elle puisse l’intéresser. Comment cela aurait-il pu être le cas ? Il était si magnifique, si… divin. Le souvenir de leur baiser échangé dans le pub s’imposa à elle. Elle l’avait rejeté dans un coin de sa tête, convaincu d’avoir fantasmé cette partie-là de la soirée mais maintenant… maintenant elle commençait à s’interroger. Avait-elle vraiment imaginé tout ça ? Elle était totalement perdue.

« Du calme Elsa, respire »

Y avait-il une formule magique pour calmer les battements de son cœur ? Non parce que là il faisait tellement de bruit qu’elle était surprise que Hadès ne soit pas déjà réveillé.

Elsa inspira à fond et passa les quelques minutes suivantes à tenter de se calmer. Quand elle y parvient (plus ou moins), elle se demanda si c’était vraiment une bonne idée de réveiller Hadès ; elle n’était pas sure d’arriver à garder son calme si elle devait lui parler, pas après ça. Mais il était toujours plongé dans son cauchemar, même s’il ne disait plus rien, elle pouvait le voir sur son visage.

« Tu as passé ta vie à camoufler tes émotions… une fois de plus ou de moins… »

La jeune femme s’assit sur le bord du lit et posa une main dans les cheveux du dieu, essayant de le réveiller en douceur.

-Hadès, dit-elle en faisant  glisser sa main sur son épaule et en le secouant légèrement, réveillez-vous, vous faites un cauchemar.

Il était réveillé. Elsa sentit son cœur se remettre à battre la chamade.

-J’étais venue vous apporter à manger. Je…euh… j’ai voulu faire demi-tour en vous voyant dormir mais vous sembliez faire un cauchemar alors… Oh c’était idiot de ma part, j’aurai du vous laisser dormir. (elle se releva, rougissant) Je suis désolée de vous avoir réveillé, je vais vous laisser vous reposer…

Elle pivota sur ses talons et se dirigea vers la porte, terriblement mal à l’aise.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Dim 23 Nov - 19:01

-Hadès, réveillez-vous, vous faites un cauchemar.

Le dieu se réveilla soudainement, son coeur battant à tout rompre. Il détestait les cauchemars; comme tous de toute façon. Il aurait du mal à se rendormir.
Il se redressa sur le lit, regardant la jeune femme qui l'avait réveillé. Que faisait-elle ici ?...et puis il se souvint avoir oublié de fermer sa porte à clef; oups. Et...il était à moitié dénudé devant elle...oups.


-J’étais venue vous apporter à manger. Je…euh… j’ai voulu faire demi-tour en vous voyant dormir mais vous sembliez faire un cauchemar alors… Oh c’était idiot de ma part, j’aurai du vous laisser dormir. Je suis désolée de vous avoir réveillé, je vais vous laisser vous reposer...

-Attendez...S'il vous plaît.

Il se leva pour attraper son manteau et s'en couvrir les épaules.

-Merci, c'est gentil d'être venue pour me proposer de quoi manger et pour m'avoir réveillé. Je...fais des cauchemars assez étranges ces derniers temps...enfin...qu'importe. Vous n'étiez pas là juste pour cela tout de même ?...vous...rougissez. Pourquoi ?

Sous-entendu qu'il se doute de quelque chose.

-Vous êtes mal-à-l'aise ?...hum...C'est à cause de cet homme ou alors de ces étranges statues ? Dans le premier cas je ne pense pas que vous ayez grand chose à craindre de ce type, et dans l'autre cas vous n'avez pas à avoir peur de ces choses; elles ne s'attaquent qu'à ceux qui ont le coeur rempli de ténèbres, ce ne doit sûrement pas être quelqu'un comme vous qui va finir entre leurs griffes.

Hadès alla ouvrir la porte pour faire sortir la jeune femme. Et en voyant ce qui se tenait devant la porte, il afficha une mine très surprise qui jurait avec ses expressions habituelles et il referma vivement la porte.

-Hum...je n'ai rien dit. Ne me dites pas que cette chose est là pour moi ?

Il ferma la porte à clef.

Mais l'Ange ne semblait pas vouloir entrer. C'était comme s'il bloquait seulement la porte par sa présence, empêchant quiconque d'entrer ou de sortir, et il ne se tenait pas de façon à regarder la porte de toute manière, ni les occupants de la chambre, uniquement comme s'il empêchait quiconque d'entrer seulement en fin de compte.


-Mais que fait-il ?!

Au loin, on entendait le rire bizarrement étrange du shinigami.

-...je crains que nous ne soyons coincés ici tous les deux pour le moment. Ils ne peuvent pas défoncer la porte et on ne peut les repousser...

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Blanche-Neige
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Dim 23 Nov - 20:57

-Pourquoi est-elle venue ? J'ai mérité ce qu'il m'est arrivé pourtant....Je lui ai fait tellement de mal. Je...à cause de moi sa soeur a failli mourir, et j'ai essayé de la tuer...j'ai attenté à leur vie...il...il faut que je lui parle...C'est urgent...son royaume...il...qu'ai-je fait...?!

Le regret. Voilà précisément la raison qui avait poussé Blanche-Neige à sauver Hans. Si elle l’avait pensé trop corrompu et irrécupérable elle l’aurait laissé périr, sans hésitation ; mais elle avait senti quelque chose chez lui, de la culpabilité, un besoin de se racheter. Oh non, le prince n’était pas un cas désespéré, il pouvait être sauvé ; mais il ne tenait qu’à lui de se battre pour sortir des ténèbres. Blanche pourrait lui servir de guide et de lumière, mais pas le faire à sa place.

-Votre monde est piégé dans le temps, il ne peut rien se produire de grave là-bas, pas pour le  moment. Quant à Elsa, elle est en sécurité et entre de bonnes mains ; crois-moi, il faudrait être suicidaire pour s’attaquer à elle maintenant.

« Entre les anges, l’Ankou et Hadès… »

-Tu auras tout le temps de lui parler quand tu iras mieux.

-...Tu n'es qu'un idiot, tu aurais dû mourir depuis si longtemps déjà. Ton corps devrait déjà être dévoré par les vers et les corbeaux, tu ne mérites pas qu'on t'aide ni te sauve. Espèce de crétin, tu ne fais que le mal autour de toi, c'est tout ce que tu sais faire……………. Laisse-moi tranquille, laisse-moi...s'il te plaît...va t-en...fiche-moi la paix...Je veux juste que tu me laisses tranquille...

Aïe. Et voilà, les ténèbres et la folie se dévoilaient enfin. Il fallait bien que cela arrive, une fois passé le soulagement d’être sauvé, Hans allait passer par une série de crises d’angoisses… si ce n’est pire. Un dédoublement de la personnalité, charmant. Ce genre de psychopathologie ne guérissait jamais, on la trainait à vie. Certains malades vivaient plus ou moins normalement avec des médicaments, sauf qu’elle n’avait pas ce genre de traitement sur elle… et elle n’était pas médecin. Tout ce qu’elle savait du sujet elle l’avait lu ou observé sur le terrain et ça n’allait pas vraiment l’aider. Au moins maintenant elle avait une piste quant à l’origine de ses ténèbres : cet homme avait probablement eu une enfance « spéciale », malheureuse, de gros problèmes avec sa famille, d’où la maladie ; c’était fréquent. Blanche ne dit rien et observa l’homme en silence. Elle attendit patiemment qu’il se calme et qu’il s’endorme en sirotant son thermos de café, se demandant comment les choses allaient se dérouler ces prochains jours. Elle ne manquerait pas de signaler à Elsa l’urgence du message de Hans le lendemain matin, là elle devait probablement dormir. En attendant…

La jeune femme retira une couverture et la posa aux pieds de Hans, il avait l’air de mourir de chaud. Elle se leva et enfila un bas de survêtement et un débardeur pour faire office de pyjama et s’apprêtait à s’allonger sur son matelas d’appoint lorsqu’elle vit l’expression du prince. Aïe, cauchemar. La belle changea donc ses plans et vient s’allonger près du prince, résignée à l’idée de ne pas dormir de la nuit. Son cœur appelait à l’aide… elle ressentait sa détresse, sa douleur… comment cela était-il possible ? Elle n’avait pourtant pas prévu d’établir une connexion entre son cœur et celui de Hans. D’ailleurs c’était peut-être cette hésitation qui la protégeait, car à l’instant où elle déposa sa main sur son cœur pour tenter de ramener la paix en lui, brisant les barrières mentales qui empêchait la connexion de s’établir totalement, la rouquine se sentit sombrer. Elle venait d’être littéralement absorbée par le cauchemar du prince…
***
-Ragnar, tu veux bien jouer avec moi ?

Blanche écarquilla les yeux de surprise. Il y a quelques instants à peine elle était dans sa chambre avec Hans et là…

Ce n’était pas un rêve prémonitoire. Ni le reflet du passé. Pourtant elle aurait parié que ce n’était pas réel. D’ailleurs personne ne faisait attention à elle… mais c’était différent de ses rêves, elle sentait qu’elle n’était pas qu’une simple observatrice, elle était véritablement présente dans la scène.

-Tu sais que tu n'étais pas désiré ? Tu sais que tout le monde s'en fiche de toi ? Tu n'es pas très important, j'aurais vraiment aimé que maman te fasse dévorer par les poissons en te jetant à la mer dès ta naissance ! Quoiqu'elle avait plein d'idées pour achever ton existence ! Si t'es un gosse intelligent, plus tard tu feras tout pour disparaître !

Totalement perdue, Blanche regarda  l’étranger attraper l’enfant et le balancer violemment contre le mur. La jeune femme sentit une violente angoisse l’assaillir et poussa un cri, elle n’eut cependant pas le temps d’aller l’aider, l’environnement avait changé. Le gamin avait disparu, remplacé par un adolescent. La porte de la chambre s’ouvrit brusquement et Blanche sursauta en même temps que le jeune garçon. Elle sentit une terreur sans nom l’envahir à l’instant où l’homme entrait et hurla lorsqu’il frappa Hans. Elle n’arrivait pas à contrôler le déluge de sentiments néfastes qui l’assaillait de toute part, c’était en train de la briser. Et elle ne comprenait toujours pas comment elle était arrivée là, ni pourquoi elle ressentait tout ça. Elle ne pouvait même pas réagir pour se battre, la peur la paralysait.

A nouveau l’environnement changea, laissant quelques secondes de répits à la belle pour se  remettre de ses émotions et réfléchir. L’évidence finit par la frapper de front : la connexion ! Mais oui bien sûr, elle avait créé une passerelle entre le cœur de Hans et le sien et elle se trouvait à présent dans son cauchemar. Mais comment avait-elle réussi un tel tour de force ? Elle ne se savait pas capable de faire une chose pareille ! Depuis qu’elle était arrivée au Jardin Radieux ses pouvoirs n’en faisaient qu’à leur tête, c’était complètement dingue !

-Vous êtes un être désagréablement mauvais et profondément stupide, prince Christian.

-Bérénice ?! S’exclama Blanche, bouche bée.


Oula, ça devenait vraiment bizarre. Mais elle était dans le rêve de Hans après tout et non pas dans ses souvenirs, il y avait une nette différence. Peut-être qu’il avait transposé l’image de la brune sur celle d’une autre femme ? Les yeux de Scarlett et les siens se rencontrèrent, puis la jeune femme détourna son attention et se remit à parler l’air de rien, oubliant totalement la présence de Blanche.

« Je peux agir sur son rêve… c’est bon à savoir. Il faut que je capte l’attention de Hans. »

C’était légèrement perturbant de ressentir l’attirance de Hans pour cette femme, ainsi que son respect. Un amour naissant. Mais aussi la menace perpétuelle que représentait ce Christian… il terrifiait Hans, et Blanche aussi, puisqu’elle ressentait tout ce que ressentait le prince.
Lorsque la brune s’en alla, Blanche se précipita vers Hans pour le secouer…

-Réveille-toi, tout ça n’est pas réel !!

Mais il ne la regardait pas, il était obnubilé par son frère. Une nouvelle vague de terreur déferla en elle, ainsi que du désespoir et de la haine. Il aimait son frère… et il le détestait. Oh, c’était tellement étrange ! Christian poussa violemment Blanche-Neige qui tomba par terre, comme s’il se débarrassait d’un parasite, pour mieux frapper son frère. C’était un peu ce qu’elle était, une intruse… et le cauchemar de Hans la tiendrait à l’écart tant que Hans lui-même n’aurait pas pris conscience de la présence de Blanche dans sa tête.


-NOOON ! Hans, regarde-moi, ce n’est pas réel !!! Je suis là ! Regarde-moi !!!

La belle s’était recroquevillée dans un coin et pleurait en regardant l’injustice se produire. Elle était tellement impuissante, elle avait mal… et elle était dans l’incapacité totale de se déconnecter du cœur de Hans pour se préserver de la menace.

« Relève toi Blanche, lutte contre ça »

Non, elle ne pouvait pas lutter si Hans ne le désirait pas, c’était trop dur… trop dur… trop dur….

« DEBOUT ! Tu es une princesse de  cœur, tu peux l’aider à repousser ses ténèbres !! »

Avec un effort de volonté évident, la jeune femme parvient à se redresser. A cet instant le paysage changea et elle se retrouva au milieu de nulle part en pleine tempête de neige.

- Pitié ! S'il te plaît, ne me ramène pas là-bas !...pitié...Christian...

Supplications en vain, Christian transperça le corps de son frère et l’abandonna à son sort.

Désespoir. Résignation. Ténèbres.

NON !

Blanche chancela jusqu’à Hans et se laissa tomber près de lui.

-Elsa...Anna...je...suis...si...désolé...

-Je suis là Hans, regarde-moi, je suis là !

La rouquine attrapa le visage de Hans et le força à la regarder.

-Je ne te laisserai pas sombrer, jamais, tu m’entends ?

Il fallait qu’elle l’aide. Rapidement. La belle avisa sa blessure et le sang qui s’en écoulait et entreprit de le soigner, ce qui était totalement absurde puisque la blessure n’était pas réelle... mais elle trompait l’esprit du prince en agissant de la sorte… et cela marchait. La plaie se referma et Blanche-Neige sentit une vague de soulagement l’envahir. Mais ce n’était pas suffisant… elle ressentait toujours sa détresse, sa douleur…

-Rien de tout ça n’est réel. Tu es en sécurité, dans une chambre d’hôtel. Dans un endroit où personne ne peut te faire de mal. Je suis là, je ne te laisserai pas tomber, dit-elle en le serrant dans ses bras.


Il fallait qu’elle domine les peurs de Hans, qu’elle arrive à faire l’impasse dessus. Et c’était horriblement dur. Heureusement, le prince avait l’air d’avoir pris vaguement conscience de sa présence, ce qui lui facilitait grandement la vie. Elle dut s’y reprendre malgré tout à plusieurs reprises avant de réussir à mobiliser la concentration nécessaire pour inverser la tendance. Si Hans était capable de lui faire partager ses émotions grâce à la connexion, l’inverse était aussi vrai. Et elle s’attela pendant les minutes suivantes à ramener la paix dans le cœur brisé du garçon. Le changement se manifesta très clairement dans le cauchemar… progressivement le vent s’arrêta de souffler, puis ce fut au tour de la neige de fondre et quelques rayons de soleil traversèrent les nuages. L’air se réchauffa, la vie revient… Blanche sentait la peur disparaitre, remplacé par une vague de bien-être et de chaleur… c’était très étrange de sentir ses propres pouvoirs opérer sur elle par le biais de la connexion. Le soleil brillait dans le ciel lorsque la jeune femme relâcha son étreinte pour regarder Hans. Il régnait une douce température de printemps. C’était tellement agréable !


-Il est temps de te réveiller, dit-elle doucement. Fait moi une faveur quand tu seras de retour dans la réalité, réveille moi aussi d’accord ?

La jeune femme déposa un baiser sur le front du garçon et le regarda disparaitre du paysage. Elle était seule. Ce sentiment se renforça lorsqu’elle sentit la connexion se briser net. Si elle se sentit aussitôt libérée d’un poids, elle se demanda pourquoi elle ne se réveillait pas elle aussi... elle était pourtant à peu près certaine que Hans avait compris son message…

Mais le voyage ne devait pas s’arrêter là pour elle. L’environnement changea à nouveau mais la sensation était sensiblement différente cette fois. Elle n’était plus parasitée par les émotions de Hans comme avant…

Ce n’était plus un cauchemar, c’était un souvenir. Son cœur s’était déconnecté de celui du prince mais son esprit continuait à voyager dans le passé.
Cruel souvenir. Elle aurait préféré ne pas être témoin de ça... au moins Hans n’était pas là pour le voir...
 

« Comment peut-on faire ça à son propre frère ? » Se demanda telle en regardant Ragnar et Rasmus agresser Hans


La jeune femme était complètement écœurée et elle détourna rapidement son attention, incapable de regarder plus longtemps son protégé se faire violer. Par miracle, son esprit projeta une nouvelle scène, bien différente cette fois. Hans ne se faisait plus frapper, il était entouré de sa famille. Les Westerguard au complet… Blanche prit le temps d’imprimer leur visage, l’un après l’autre, songeant qu’elle prendrait plaisir à leur faire payer leur cruauté si elle les rencontrait un jour. Elle assista à la réunion de départ de Hans, que nous pourrions résumer à « va à Arendelle et séduit la reine pour l’épouser et devient roi… ou ne revient pas ».

« Quelle joyeuse bande d’enfoirés ! » Pensa telle, énervée.



Cette fois ci la colère qu’elle ressentait était la sienne et pas celle de Hans...

***
Hans devait être réveillé depuis un long moment lorsqu’elle ouvrit les yeux. Elle avait perdu toute notion du temps, mais vu la lumière qui filtrait par la fenêtre, le soleil était levé. Elle avait donc passé la nuit à subir et à essayer de repousser les cauchemars du prince.

« J’ai l’impression d’avoir cumulé au moins la fatigue de deux nuits blanches… »

Et elle avait la nausée. Il y avait toujours des conséquences à se connecter à un autre cœur, surtout quand ce dernier était corrompu par les ténèbres, et elle en payait le prix fort. La rouquine se leva et se précipita dans la salle de bains. La bonne nouvelle c’est qu’elle ne vomit pas puisqu’elle n’avait plus rien dans l’estomac. Cool. Elle patienta une minute pour s’assurer qu’elle ne risquait plus de rejeter quoi que ce soit et se tourna vers le lavabo pour se passer de l’eau sur le visage. La vue de son reflet dans le miroir lui arracha une grimace.

« Oh les jolies cernes que voilà… »

La journée s’annonçait longue… d’autant qu’elle n’était pas prête de faire une sieste, elle avait trop peur d’être embarquée à nouveau malgré elle dans les cauchemars de son protégé.
La belle finit par sortir de la salle de bains en se frottant les yeux et adressa un petit sourire à Hans avant de s’avancer vers lui.

-Salut, comment tu te sens ?
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Lun 24 Nov - 21:34

-Attendez...S'il vous plaît.

Elsa stoppa net son mouvement. Elle aurait peut-être dû partir sans demander son reste. Mais cela allait à l’encontre de toutes les politesses et il était hors de question qu’elle manque de respect à Hadès. Elle se retourna donc pour savoir ce que lui voulait son interlocuteur. Ce dernier se couvrit les épaules avec son manteau… peut-être par gêne ou pudeur ? C’est vrai qu’elle était rentrée dans sa chambre alors qu’il dormait. Maintenant qu’elle y pensait elle aurait tout aussi pu le surprendre en sous-vêtements ou bien nu… heureusement que ce n’était pas le cas !

-Merci, c'est gentil d'être venue pour me proposer de quoi manger et pour m'avoir réveillé. Je...fais des cauchemars assez étranges ces derniers temps...enfin...qu'importe. Vous n'étiez pas là juste pour cela tout de même ?

La jeune femme sentit le rouge lui monter aux joues à l’évocation du cauchemar. Elle se gifla mentalement en se disant que sa réaction était absurde et disproportionnée, tout cela ne signifiait rien, absolument rien du tout. Et il n’y avait aucune raison d’être gênée.

-Et bien, nous n’avons pas vraiment eut le temps de discuter tous les deux depuis nos retrouvailles alors… hmm… je voulais prendre de vos nouvelles.

-...vous...rougissez. Pourquoi ?

-P-pas du tout !

Et bam, les pieds dans le plat ! Sa gêne était donc si évidente ? Il allait vraiment falloir qu’elle apprenne à se contrôler !

-Vous êtes mal-à-l'aise ?...hum...C'est à cause de cet homme ou alors de ces étranges statues ?

Bon… au moins elle avait de la chance que le manque de perspicacité d’Hadès lui sauve la mise.


-Dans le premier cas je ne pense pas que vous ayez grand-chose à craindre de ce type, et dans l'autre cas vous n'avez pas à avoir peur de ces choses; elles ne s'attaquent qu'à ceux qui ont le cœur rempli de ténèbres, ce ne doit sûrement pas être quelqu'un comme vous qui va finir entre leurs griffes.

Ah. Alors c’est comme ça qu’il percevait leur relation ? A un rapport protecteur-victime ? C’était assez réducteur de penser que la première chose qui traversait l’esprit d’Hadès en la voyant dans sa chambre était le fait qu’elle puisse avoir peur de quelque chose et qu’elle soit venu le trouver pour cette raison… Et pourtant c’était logique. Logique, mais décevant.

« Il a cent mille ans, comment pourrait-il te voir autrement que comme une enfant à protéger ? »

Ce n’était pas complètement faux, c’est vrai qu’elle était venue rechercher sa protection. Mais il n’y avait pas que ça, elle avait aussi et surtout envie de lui parler et de passer du temps avec lui, seul à seul… Mais qu’importe. Cette douche froide avait au moins eut le mérite de la calmer. Il était temps de laisser les rêves à leur place et de revenir dans le monde réel, là où aucun dieu ne lui avait fait de déclaration. La toute dernière remarque du brun arracha un soupir à la jeune femme.

-Vous ne me connaissez pas… Je ne suis pas si innocente que vous semblez le croire.

Il ignorait les horreurs qu’elle avait commises, comment aurait-il pu être au courant ? Surtout la partie concernant Celsia, personne ne savait…

- Et non, je ne crains pas Hans, il est bien trop faible pour me faire du mal. Et je n’ai pas non plus peur de ces horribles stat…

La jeune femme poussa un cri et recula précipitamment en apercevant l’ange pleureur dans le couloir. Par bonheur, Hadès se dépêcha de refermer la porte à clé.

-Hum...je n'ai rien dit. Ne me dites pas que cette chose est là pour moi ?

Pour lui ? Pourquoi serait-elle là pour lui ? Ah, c’est vrai que Valerya l’avait accusé d’avoir commis des horreurs un peu plus tôt dans la journée. La situation commençait à ressemblait à une mauvaise parodie de film d’horreur et elle détestait ça. Le rire du shinigami retentit soudain.


-Ne me dites pas que Kagi est lié à ça… lança Elsa, partagée entre la peur et la colère.

-...je crains que nous ne soyons coincés ici tous les deux pour le moment. Ils ne peuvent pas défoncer la porte et on ne peut les repousser...

-Vous êtes sûr qu’ils ne peuvent pas enfoncer la porte ? Comment le savez-vous ?

La blondinette fixait la porte avec inquiétude. Cependant, elle dû se rendre à l’évidence que le dieu avait raison puisque plus aucun bruits ne se faisait entendre dans le couloir… Elle se laissa tomber sur le bord du lit et se prit la tête entre les mains.

« Piégée par des monstres en pleine nuit dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un homme que je connais à peine… et évidemment la fenêtre est trop étroite pour permettre de s'échapper. Que diraient papa et maman s’ils voyaient ça ? Me traiteraient-ils de dévergondée ? »

-Si j’avais su…

Dire qu’Elsa avait peur était un euphémisme, elle était terrifiée par les anges pleureurs, mais elle était habituée à dissimuler ses sentiments et elle arrivait tant bien que mal à garder son calme... pour le moment.  Elle finit par se pencher pour attraper le sachet de nourriture sur la chaise et le tendit à Hadès avec un sourire forcé.


-Vous avez faim ?

Puisqu'ils étaient coincés là, autant parler. Oui, tout plutôt que de penser à ce monstre qui se cachait derrière la porte...

-Où étiez-vous ces deux dernières semaines ? Comment avez vous fait pour me retrouver ainsi ? Vous et Kagi... étais-ce le hasard ? Est-ce que... est-ce que vous projetez de repartir ou vous allez rester ici un moment ? Oh c'est vrai, je n'ai pas pensé à vous dire que j'avais fais l'acquisition d'un vaisseau gummie. D'après Artis, il s'agit d'une machine volante qui permet de voyager entre les mondes. J'étais censée le récupérer aujourd'hui mais avec les évènements... A propos, comment avez vous réussi à convaincre Valerya de vous accompagner à la Forteresse ? Elle semblait pourtant prête à vous sauter à la gorge ce matin.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mar 6 Jan - 23:37

Lorsqu'il s'éveilla, le dieu eut sacrément mal au dos et à la nuque, un peu comme vous le matin, quand vous vous réveillez en vous rendant compte que vous vous étiez mal calé la veille dans votre lit et que vous vous êtes ainsi endormi, dans une position peu confortable au fond de vos chaudes couvertures. Eh bien, lui, ce fut pareil, à la différence près qu'il avait en plus dormi par terre.
Voilà quelque chose de peu confortable !

Et tandis qu'il se relevait, en se tenant le crâne d'une main - comment un dieu ne peut pas avoir un mal de crâne ?! Vous voulez peut-être que je vous parle des somnifères que certains s'envoient ?! Oui, toi, là ! Morphée, je t'ai vu hier ! Ne nie même pas ! Normal que tu aies mal au crâne au réveil si tu prends ça pour t'endormir !...tu es un dieu, zut alors ! - il se remémorait les évènements passés dans cet étrange rêve. Et ceux de juste avant de tomber lourdement sur le sol. Punaise, mais c'est qu'il avait un bleu sur le front en plus ! Et un beau bleu ! Bon...heureusement qu'il avait son chapeau pour masquer cela...

Des questions, beaucoup de questions affluaient dans son esprit.
Mais ce n'était en rien ses propres interrogations qui venaient alimenter de si bon matin son mal de crâne; il s'agissait de celles de la jeune reine.
Toutes les questions posées par la jolie et charmante humaine, les dernières avant de se retrouver dans ce monde enneigé et celles avant de se réveiller...

Lesquelles sont à privilégier afin de détendre l'atmosphère ?

Il se dirigea d'un pas lent vers le lit où reposait la jeune reine et s'assit sur les couvertures tirées. Elle était très belle. Mais pas seulement. Il lui caressa tendrement la joue de sa main gauche.


-Une aussi belle jeune femme, également sage, juste et intelligente doit avoir beaucoup de prétendants; et si je vous suis jusque dans votre royaume ma chère, je crains de me montrer quelque peu jaloux.

C'était un ton qui n'était pas sérieux, et il affichait un mince sourire; Hadès n'avait pas franchement cette habitude, et ces sourires étaient petits, peu visibles, ou tout simplement n'étaient que rictus.

-J'ai vu trop peu de jardins durant ma longue vie, alors je ne saurai dire si le mien est très beau. Mais je puis au moins vous le décrire. C'est un grand jardin dans lequel poussent diverses variétés d'arbres fruitiers ainsi que des légumes dans un coin. Cela apporte un peu de fraîcheur et de couleurs dans cet endroit aux couleurs mornes et du frais dans un endroit étouffant. Il se trouve dans la partie habitable voire agréable des Enfers, non loin de mon palais de marbre noir. Au-dessus du jardin et tout autour, sur chaque paroi rocheuse l'entourant, se trouvent incrustés plusieurs pierres précieuses aussi petites qu'un doigt et d'autres aussi grosses qu'un poing; et chaque pierre est chargée d'une magie lumineuse en ce sens où elle produit de la lumière afin de remplacer les rayons du soleil pour les plantes; les pierres sont un cadeau d'Hélios.

Le dieu n'osa pas l'embrasser, alors il se leva et ouvrit la porte afin de vérifier la présence de la statue...qui avait disparue.
Elle était retournée à sa place.


-Au moins cela est fait.

Il se retourna vers la reine.

-J'aime beaucoup vos yeux. On dirait qu'ils ont la couleur d'un topaze bleu sombre mélangé à de l'aigue-marine et de l'apatite...Ils sont jolis. Et ils font ressortir la magnificence de votre teint de porcelaine et la belle couleur de vos cheveux...J'ai...l'impression que vous n'avez pas le port d'une reine, mais d'une personne bien plus grande et extraordinaire encore...peut-être celui d'une déesse, qui sait ?

Il s'arrêta soudainement de parler.
Et il sortit pour rejoindre le rez-de-chaussée.

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mer 7 Jan - 15:32

-Salut, comment tu te sens ?

A la base il ne s'était pas du tout attendu à ce la jeune femme débarque ainsi dans ses mauvais rêves. Et ce fut quelque chose d'agréable de sentir qu'on ne risquait plus de lui faire du mal avant un petit bout de temps...enfin en principe - puisque de toute façon il n'allait pas survivre bien longtemps, mais chut.
Elle avait eu le temps d'observer ce qu'il avait dans son coeur, et c'était un joyeux bazar affreux rempli de désespoir, de chagrin et de douleur, il y avait si peu de place pour le bonheur. Mais elle avait réussi à le réconforter quelque peu, ce qui n'était déjà pas si mal.


-Merci pour hier soir...

Elle avait des cernes, mais lui aussi.
Il s'était réveillé, mais pas elle, et il avait alors essayé de le faire en vain. Il avait un peu paniqué mais s'était dit qu'elle était sûrement en train de dormir et qu'il ne valait mieux pas la réveiller plus; car elle semblait dormir à poings fermés. Alors il s'était recouché et avait eu droit à un sommeil réparateur sans rêves.
Et maintenant il était pleinement éveillé. Mais il ne se sentait pas spécialement bien. Logique.

Et puis il l'avait vu s'effondrer d'un seul coup, ainsi, sans prévenir.
Whaaaaat ?!

Tout d'abord il se jeta hors du lit pour vérifier qu'elle ne s'était pas blessée en tombant et il la ramena sur le matelas. Bon...que faire ?! Il tenta plusieurs fois de la réveiller en vain. Encore en train de dormir ?
Il mit une couverture sur les épaules de Blanche et il sortit demander de l'aide. Et la seule aide qu'il trouva à ce moment précis fut celle de Bérénice.


-Oh, laissez-la donc dormir un peu !

Hans s'assit sur son lit, regardant la rouquine dormir. Bérénice était penchée au-dessus de la jeune femme, puis son regard se posa sur le visage du prince. Alors lui aussi se mit à la regarder et il esquissa un mince sourire gêné...et la brune sauta littéralement sur lui pour lui faire un câlin, ce qui le surprit assez. Suffisamment pour lui faire lâcher un hoquet de surprise.

-Mais qu'est-ce que...?!

-Vous êtes tellement mignon!

Et ils restèrent ainsi un bout de temps dans cette position où ils firent connaissance. Bérénice était définitivement amoureuse de lui, et Hans...Hans éprouvait une forte attirance et une grande sympathie pour la jeune excentrique.

Enfin, Blanche finit par s'éveiller.


-Je file faire de la tisane !

Et elle partit en trombe, permettant au prince de reprendre sa respiration.

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mer 7 Jan - 22:46

De la même manière qu’elle avait été happée par la dimension onirique, son retour au Jardin Radieux se fit en douceur, sans qu’elle ne s’en rende compte. Le réveil d’Elsa se fit un peu après celui d’Hadès… et plus confortablement. Elle avait eu de la chance d’être assise sur le lit au moment où son esprit avait été envoyé dans le monde de noël,  le choc avait donc été amorti par le matelas. Ce fut la caresse de son amant qui l’a tira de son sommeil. La souveraine ouvrit doucement les yeux, désorientée et reprenant peu à peu l’usage de ses sens. Sa première vision fut celle d’un bel ange dieu penché sur elle, ce qui eut le mérite de lui arracher un sourire ravie. Elle était de retour dans le monde normal… et tout ce qui venait de se produire n’était donc pas un rêve !

-Une aussi belle jeune femme, également sage, juste et intelligente doit avoir beaucoup de prétendants; et si je vous suis jusque dans votre royaume ma chère, je crains de me montrer quelque peu jaloux.

 Le sourire d’Elsa s’accentua. La jeune femme était totalement sous le charme.

-J’aimerai beaucoup voir ça, répondit-elle amusée.

C’est vrai, nombreux étaient les prétendants depuis qu’elle avait accédé au trône. Logique, elle était jeune, célibataire et à la tête de l’un des Royaumes les plus influents de son monde. Et puis, elle était également la « reine enchanteresse »… ce titre lui avait été donné après que la nouvelle de ses pouvoirs se soit ébruitée dans les autres royaumes et avait permis d’offrir une stabilité supplémentaires à Arendelle. Peu de royaumes se risqueraient à attaquer en sachant qu’une magicienne protégeait le pays, en revanche beaucoup étaient prêt à tout pour s’allier à elle, et dans l’idéal, former une union durable à travers le mariage.

Nombreux étaient les prétendants mais à ce jour, Elsa les avaient tous repoussé. Pour elle, un mariage sans amour était inconcevable.  Si ses parents avaient fait beaucoup d’erreurs dans leur vie vis-à-vis d’elle, ils lui avaient au moins inculqué cette valeur… c’était d’ailleurs précisément la raison pour laquelle elle avait refusé net que sa sœur épouse Hans.

Hadès lui décrit brièvement les jardins de l’Erèbe, qui avaient l’air magnifiques, et se leva. Lorsqu’elle Elsa comprit qu’il s’apprêtait à ouvrir la porte elle se mit à espérer très fort que la statue ait disparu, ce qui était le cas. Ouf. Elle crut que le brun allait revenir vers elle mais il n’en fit rien, au lieu de quoi il se retourna et la noya de compliments au point qu’elle resta totalement figée, le cœur battant à tout rompre, sans savoir quoi répondre…

…Et bien sûr il en profita pour fuir. Cette situation lui rappelait vaguement ce qu’il s’était passé la veille, au même moment de la journée. Dommage… elle aurait aimé l’enlacer avant de rejoindre les autres, elle était un peu déçue.

Elsa sorti à son tour pour regagner sa propre chambre où elle prit le temps de faire un brin de toilette et de se changer, accrochant la jolie broche d’Hadès sur sa robe pour éviter de la perdre. Comment devait-elle se comporter vis-à-vis d’Hadès devant les autres ? Devaient-ils cacher leur relation ou bien l’annoncer ? C’était la première fois qu’elle était confrontée à ce problème et elle était totalement perdue, un peu effrayée à l’idée d’affronter le jugement de ses compagnons.
 
***

Résumons la situation : Blanche-Neige avait passé la nuit dans la tête de Hans à repousser ses cauchemars, ce qui lui avait valu une réaction physique particulièrement violente à son réveil. Lorsqu’elle avait finalement reprit le contrôle de son corps et que ses nausées s’étaient atténuées, elle était retournée parler à Hans dans l’idée de comprendre ce qui venait se passer.

-Merci pour hier soir...

C’était la dernière chose dont elle se souvenait. D’un coup son esprit avait été transporté dans une dimension étrange – le cœur d’une fillette, d’après le mystérieux gardien – et son corps, lui, s’était effondré, provoquant quelques frayeurs chez Hans.

Blanche se réveilla un long moment plus tard. Elle eut quelques difficultés à émerger, mais très vite ses sens se rappelèrent à elle. D’abord la fatigue physique, assez extrême, les nausées et les courbatures, puis la douce chaleur d’une couverture…

La jeune femme ouvrit laborieusement les yeux. Que n’aurait-elle pas donné pour se rendormir aussitôt ! Mais l’image d’Alice se rappela à elle avec force, ce qui la fit se relever d’un coup. Bon sang ! Elle avait été arrachée à elle sans même avoir eu le temps de comprendre ce qui était arrivée à Alice ni ce qu’était cet étrange sans-cœur qui parlait ! Elle se consola en se disant que son amie était en sécurité à Wonderland… bien que le mot sécurité soit relatif dans un tel monde, surtout avec ce qui se passait avec les Justes.

-Je file faire de la tisane !

…………………que faisait Bérénice dans sa chambre ?

Doucement, la reine déchue recolla les pièces du puzzle ensembles : elle était allongée dans son lit, donc il était probable qu’elle se soit évanouit au moment du passage dans ce monde étrange ; après ça, Hans était certainement parti chercher de l’aide et Bérénice était venue.

Oui bon d’accord, cette explication collait mais… pourquoi elle sentait que quelque chose s’était passé ? Bérénice arborait un air ravie juste avant de partir et Hans…

Ah. Un couple s’était certainement formé. Ou tout du moins il s’était clairement passé quelque chose entre eux. Rapide dis donc ! Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi mais suffisament pour que Hans et Bérénice se rapprochent.

« Espérons qu’il ne se soit rien passé de trop intime… ils n’auraient tout de même pas osé faire quelque chose en ma présence ?! »

Par respect pour Hans et Bérénice, elle ne fit aucune remarque. Malheureusement pour le couple, Blanche était capable de sentir ce genre de chose, c’était comme un sixième sens chez elle. Cela dit, ils n’avaient peut etre pas envie d’ébruiter l’affaire et la princesse de cœur n’avait absolument pas envie de se montrer intrusive, cela ne la regardait tout simplement pas. En revanche elle était contente pour Hans car, les histoires d’amour, quand elles se passaient bien, avaient tendance à tirer le cœur des gens vers la lumière et à repousser les ténèbres. Et plus vite Hans serait sauvé et plus vite elle serait libre de quitter cet hôtel et de poursuivre ses objectifs.

-J’ai besoin de prendre l’air.

La belle se releva et se dirigea droit vers les escaliers qu’elle descendit rapidement, ne manquant pas de saluer les anges pleureurs sur son passage et ignorant royalement Hadès (il ne fallait pas trop lui en demander non plus !). Elle sorti de l’hôtel pour aller s’installer sur un banc non loin de l’entrée principale.
Elle se sentait étrangement angoissé depuis qu’elle s’était réveillée, ce qui était assez désagréable (le contrecoup de la virée dans les cauchemars du prince ajouté à sa rencontre particulière avec Alice). Elle était très inquiète pour son amie… Les Justes visaient ils les princesses de cœur ? Les autres étaient-elles en sécurité ? Si seulement elle avait un vaisseau pour aller vérifier et… !

… Mais non, elle était bloquée ici. Elle avait promis aux anges de rester jusqu’au rétablissement de Hans.


-Je pressens déjà que cette journée va être pourrie, dit elle en se massant doucement les tempes.


***

Elsa s'appretait à descendre pour rejoindre Hadès lorsqu'elle s'arrêta brusquement devant l'escalier, le regard tourné vers la porte de l'ancienne chambre de Valerya. Hans dormait-il ? S'était-il remit depuis hier ? Elle n'avait aucune nouvelle...

"Que dois-je faire? " Se demanda t-elle.

Y aller maintenant ou attendre ? Il fallait le reconnaître, cette confrontation la mettait mal à l'aise et elle n'était pas du tout pressée d'y aller... mais il faudrait bien y passer tôt ou tard. Après tout, elle avait choisi de le sauver plutôt que de le laisser mourir, il fallait donc qu'elle assume son choix. D'autant qu'il avait l'air d'avoir quelque chose d'important à lui dire.

"A moins que ce ne fut ses blessures qui l'ait fait délirer..."

Prenant son courage à deux mains, elle frappa à la porte.

-Je peux entrer ?

Elle attendit d'avoir l'autorisation avant d'ouvrir la porte et de se glisser dans la pièce. De toute évidence, Valerya était partie. Hans était seul.

-
Il faut qu'on parle, lança t'elle d'une voix ferme et assurée.

Plus assurée que ce qu'elle ressentait réellement...
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Hans Westerguard
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mar 13 Jan - 23:14

Il regarda Valerya sortir. Il était de nouveau seul, et Bérénice était partie faire des tisanes. Peut-être plus pour échapper à la rousse que pour en faire vraiment; un prétexte pour dire que rien ne s'était passé entre eux pendant qu'elle dormait, alors qu'il était probable qu'elle ait sentie quelque chose. Oui, quelque chose s'était déroulé pendant qu'elle était assoupie très profondément; ou bien avaient-ils étaient très discrets.

Hans n'avait pas osé sortir de la chambre. Il ne se sentait pas d'aller rejoindre tous les autres. Il avait tellement eu l'habitude d'être toujours tout seul.
Le stupide petit garçon solitaire qui restait toujours seul, en boule dans un coin, à toujours pleurer, toujours roué de coups, toujours ignoré de ses parents, toujours détesté par ses frères, à toujours prier pour que sa misérable existence s'achève, car trop lâche pour mettre fin à son grand malheur.
Il s'était levé, et par réflexe avait tiré les draps et avait refait le lit, bien comme il faut; au point que c'était comme si jamais personne ne s'était couché dans cette chose douillette et moelleuse. Puis il avait regardé tout autour de lui et s'était rapproché de la fenêtre. Il imagina son corps ensanglanté tout en bas, sur le sol, puis il cligna des yeux et cette affreuse vision disparut. De toute façon, les fenêtres étaient trop petites pour pouvoir y passer son corps entier.

Une larme coula le long de sa joue.


-Pourquoi n'as-tu jamais eu le courage d'en finir, pauvre petit être stupide que tu es ?...Il serait si doux de sentir l'eau dans tes poumons ou la corde sur ton cou...Idiot...imbécile...menteur...inutile chose...Tu devrais mourir...tu devrais mourir...crève...crève...

Son monologue avec lui-même se stoppa net quand il entendit frapper à la porter. La voix de la reine se fit entendre de l'autre côté, et aussitôt, il l'invita à entrer. Mais il ne se tourna pas tout de suite vers elle, il ne le fit que lorsqu'il eut essuyer ses larmes.

-Il faut qu'on parle.

Cette voix ferme et assurée...

Hans n'osa pas la regarder, même en se tournant vers elle...du moins pas droit dans les yeux. Il tremblait quelque peu.
La Peur.
Peur d'être jugé...
Ce n'était pas vraiment elle qui lui faisait peur; il savait qu'il pouvait avoir confiance en elle. Mais...
Aurait-elle confiance en lui ?
Certainement pas. Il devrait être convainquant...Mais il avait peur qu'elle ne puisse le croire...
N'avait-il pas essayé de la tuer ?


-Oui...Majesté...

Il se ressaisit et osa la regarder dans les yeux, un court instant. De magnifiques yeux bleus croisant le regard péridot fuyant du prince...Un véritable lâche. Une minute de silence gêné régna dans la pièce.
Qui parlerait le premier ?
Hans décida de briser ce silence. Il avait des choses si importantes à dire...


-Merci de m'avoir sauvé....Mais...vous auriez pu me laisser Majesté...je ne suis qu'un fardeau pour tout le monde. Ma famille l'a compris bien avant...Je...à la Tour je voulais vous parler de quelque chose d'important...Quand vous rentrerez aux Royaumes du Nord, victorieuse de Celsia...Je vous en prie, faites attention. Ma famille compte déclarer la guerre à Arendelle. Ils vont essayer de s'en prendre à ce que vous avez de plus cher. Je ne suis pas convainquant, je le sais, j'ai essayé de vous tuer vous et votre soeur mais...Je suis désolé...si désolé...

Et il lui raconta tout.
Toute la honteuse trahison de sa propre famille. Tout.
Et le pourquoi il avait tenté de séduire sa soeur, alors qu'il aurait préféré ne pas le faire. Entièrement tout.


-J'ai été tellement stupide. J'aurais dû venir vous voir. Depuis le début...je me suis comporté comme un imbécile...Ma famille comptait tellement plus...Mais je n'ai été qu'un sombre crétin...Je pensais qu'en leur obéissant et en réussissant, je réussirais à attirer leur attention. Mes frères m'ont jeté en prison et ma mère m'a condamné à brûler, pour me donner un avant-goût des flammes de l'Enfer dans lesquelles elle espère m'entendre crier dans ses rêves - pour la citer.

Il était si sincère...Vraiment ! Il ne mentait pas. Il ne mentirait plus jamais...

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mer 14 Jan - 13:42

-Oui...Majesté...

Un lourd silence gêné s’imposa dans la pièce. De toute évidence Hans n’était pas plus à l’aise qu’elle, ce qui se comprenait. Techniquement, c’était la première fois qu’ils se retrouvaient vraiment seuls à seuls en dehors des Royaumes du Nord. Les évènements de la Terre des Dragons, puis de la Cité du Crépuscule et de la Tour ne comptaient pas vraiment, ils étaient dans une situation d’urgence et de survie, obligés d’accepter leur présence mutuelle et de s’entre-aider. Mais à présent… à présent ils n’avaient pas besoin de se battre, et cela changeait tout. Face à face, les souvenirs de leur passé commun refaisaient surface avec une rare puissance.

La jeune femme se prit soudain à regretter d’être venue et eut envie de faire demi-tour et de s’en aller, mais sa fierté l’en empêcha. Elle était venue pour une bonne raison, et elle ne tournerait pas les talons devant cet homme à moitié fou qui avait manipulé sa sœur et tenté de les tuer. S’il ne voulait pas parler…

-Merci de m'avoir sauvé....Mais...vous auriez pu me laisser Majesté...je ne suis qu'un fardeau pour tout le monde. Ma famille l'a compris bien avant...

Finalement il avait décidé de parler.

Comment aurait-elle pu le laisser là-bas en sachant qu’il était à l’agonie ? Et part sa faute en plus, puisque c’était Celsia qui l’avait torturé ! Non, elle n’avait pu s’y résoudre. C’était certainement ce qui la différenciait de sa jumelle maléfique d’ailleurs, elle était « humaine », elle.

-Je...à la Tour je voulais vous parler de quelque chose d'important... Quand vous rentrerez aux Royaumes du Nord, victorieuse de Celsia...Je vous en prie, faites attention. Ma famille compte déclarer la guerre à Arendelle. Ils vont essayer de s'en prendre à ce que vous avez de plus cher. Je ne suis pas convainquant, je le sais, j'ai essayé de vous tuer vous et votre soeur mais...Je suis désolé...si désolé...


La jeune reine demeura impassible devant cette révélation plus qu’inattendue. Par contre, sa tête fourmillait de questions… c’était quoi encore cette histoire ? Les Iles du Sud voulaient attaquer son royaume ? Mais pourquoi ?!

Le prince entreprit de lui raconter son histoire. La vérité, d’après lui.

Si la blondinette avait réussi à garder le contrôle de ses émotions jusque-là, ce n’était plus le cas. Un certain nombre d’expressions se succédèrent sur son visage : de la stupeur à  l’incrédulité…

Ce qu’elle avait jusque-là pris pour une tentative de coup d’Etat isolée prenait soudain une ampleur titanesque. Si ce que disais Hans était vrai, toute la famille Westerguard avaient comploté contre elle… c’était nettement plus grave qu’un simple prince avide de pouvoir !

Mais… comment pouvait-elle être sûre qu’il s’agisse de la vérité ? Hans était fou, elle l’avait déjà vu en pleine crise… il aurait pu tuer Hadès si ce dernier n’était pas immortel ! Et cette folie avait dû être aggravée par les sévices de Celsia… Peut-être qu’il avait tout imaginé, ou qu’il lui racontait tout ça pour se décharger de ses responsabilités ?

-J'ai été tellement stupide. J'aurais dû venir vous voir. Depuis le début...je me suis comporté comme un imbécile...Ma famille comptait tellement plus...Mais je n'ai été qu'un sombre crétin...Je pensais qu'en leur obéissant et en réussissant, je réussirais à attirer leur attention. Mes frères m'ont jeté en prison et ma mère m'a condamné à brûler, pour me donner un avant-goût des flammes de l'Enfer dans lesquelles elle espère m'entendre crier dans ses rêves - pour la citer.

Ca faisait beaucoup, vraiment beaucoup à absorber. Et elle ne savait pas quoi penser.

Elle savait que Hans entretenait des relations difficiles avec sa famille, elle l’avait entendu de sa propre bouche à la Cité du Crépuscule lorsqu’il parlait tout seul. Il était aussi vrai que sa famille l’avait condamné au bucher. Si les Iles du Sud avaient vraiment quelque chose à se reprocher, tuer Hans et faire disparaitre les preuves était la chose la plus intelligente à faire, même si c'était inhumain. Cependant, cette condamnation pouvait aussi être justifiée par la décision de punir un criminel… Les Iles du Sud avait fait passé cette action pour une volonté de paix avec Arendelle, pour apaiser les tensions entre les deux royaumes. Hans pouvait parfaitement raconter ça pour se venger d’eux.

« Que dois-je croire ? »

A moins d’une année de son premier couronnement, elle se retrouvait déjà à gérer un conflit diplomatique qui risquait de provoquer une guerre.

Au moins, il avait l'air d'être réellement désolé… et il semblait convaincu qu’elle tuerait Celsia… à croire qu’il avait plus confiance en ses capacités qu’elle.

-Admettons que j’accorde du crédit à votre histoire, commença t’elle, hésitante, pourquoi me racontez-vous cela maintenant ?

Ce n’était pas logique. Elle était pourtant certaine qu’il la détestait… même si elle était dans son droit, c’était sa faute s’il s’était retrouvé en prison et avait subi tout ça.

« Si ce qu'il dit est vrai, le seul bon côté des choses, c’est que les Westerguard sont tous piégés dans la boucle et ne peuvent pas faire de mal à Anna… »

Un doute s’insinua lentement en elle à la suite de cette pensée. Une vague d’angoisse la saisit.

-Hans… avez-vous parlé de tout ça à Celsia ?!
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mer 14 Jan - 21:55

[color=white]-Admettons que j’accorde du crédit à votre histoire, pourquoi me racontez-vous cela maintenant ? [/white]

Elle avait hésité. Elle ne le croyait pas. Hans avait tellement peur qu'elle ne lui accorde aucun crédit.
"Admettons"...ce mot sonnait tellement comme si elle n'allait jamais le croire...
Et pourtant il disait la vérité...
Il était si mal à l'aise à présent, plus qu'avant. Que répondre à cela ?!


-Hans… avez-vous parlé de tout ça à Celsia ?!

Son silence gêné et le fait qu'il déglutisse parlèrent pour lui. Oui. Il avait parlé de tout ceci à Celsia.

-J'ai cru...j'ai cru que c'était ma mère...Dans mes illusions...j'ai cru que c'était elle qui me demandait de répéter notre...non...leur plan. Séduire votre soeur ou bien vous afin de prendre votre trône et vous éliminer. Alors j'ai parlé...Et j'ai constaté mon erreur...Je ne suis qu'un idiot n'est-ce pas ?

Il s'assit sur la chaise. Il tremblait tellement, à la fois de peur et sûrement à cause de l'émotion. La terreur en lui était si visible. La peur de ne pas être cru, elle était si forte qu'on la lisait sur son visage livide.

-J'ai toujours cru qu'un jour ma famille m'aimerait si j'arrivais à leur être utile. Je me suis lourdement trompé. Au départ je pensais que vous étiez celle à qui je devais m'en prendre pour me venger, mais c'est fini. Je ne sais plus quoi penser. Je hais ma famille en même temps que je l'adore...Je ne voulais pas les trahir...mais ils m'ont trahi...Je ne sais plus quoi faire...Je risque de me faire tuer à n'importe quel moment au vu des derniers évènements...alors avant qu'il ne m'arrive quelque chose d'autre d'encore plus funeste, je préfère vous prévenir maintenant car peut-être que je ne pourrais plus jamais le faire. Ils ne cessaient de me répéter que mon existence était inutile...Alors...autant que je sois utile à quelque chose afin de vous éviter de subir leur assaut...Cela ne pardonnera jamais ce que je vous ai fait, à vous et à votre soeur...j'en ai conscience.

Il ne savait plus quoi faire.
Une angoisse sourde montait de plus en plus en lui.


-Mais après ce que je vous ai fais, je suppose que vous n'écouterez peut-être pas plus les divagations d'un fou...

Il avait presque soupiré de lassitude cette phrase.

Il était encore épuisé. Et...il n'en pouvait plus de tout ceci. Sa vie même, il n'en pouvait plus. Il y avait bien Bérénice, certes...Mais quelque chose lui disait, tout au fond de lui, que cela n'allait pas durer bien longtemps.


-Petit prince ! Je vous apporte votre tis...oh ! Reine Elsa ! Vous voulez peut-être quelque chose de chaud ?...euh...je repasserai !

Elle jeta un rapide coup d'œil à Hans avant de se barrer après avoir posé deux tasses. A la base, l'autre tasse était pour elle-même; tant pis, elle s'en referait une plus tard.

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Jeu 15 Jan - 13:14

Le long silence gêné et le fait qu’il déglutisse avait en effet parler pour lui. Elsa sentit l’angoisse se resserrer autour de sa poitrine. C’était une catastrophe ! Si cette information était avérée, et elle commençait à croire que c’était le cas, cela signifiait qu’Anna était à la merci des Westerguard… car elle ne doutait pas une minute que Celsia laisserait pareille occasion passer.

Un horrible doute fit doucement son chemin dans sa tête. Et si c’était déjà trop tard ? Et si Anna était morte, sans quelle le sache ?

-J'ai cru...j'ai cru que c'était ma mère...Dans mes illusions...j'ai cru que c'était elle qui me demandait de répéter notre...non...leur plan. Séduire votre soeur ou bien vous afin de prendre votre trône et vous éliminer. Alors j'ai parlé...Et j'ai constaté mon erreur...Je ne suis qu'un idiot n'est-ce pas ?

La jeune femme garda le silence, plus concentrée sur ses propres pensées que sur les propos du garçon. Non, Anna n’était pas morte. Celsia aimait les mises en scènes grandioses, si elle devait lui faire du mal elle s’assurerait d’abord qu’Elsa puisse le voir… Cette pensée lui apporta un peu de réconfort.
Hans justifia son retournement de veste par le fait que sa famille l’avait trahit. Il semblait avoir peur de quelque chose… et résigné à mourir. Comment pouvait-il en être autrement après avoir été torturé de la sorte ? Mais il n’était pas le seul à avoir peur, même si c’était beaucoup moins visible, Elsa aussi était terrifiée. Pas pour elle, mais pour son royaume. Et surtout pour sa soeur.

-Mais après ce que je vous ai fais, je suppose que vous n'écouterez peut-être pas plus les divagations d'un fou...

La jeune reine secoua doucement la tête.

-Je ne pense pas que vous soyez un idiot. J’ai vu par moi-même ce que Celsia et ses alliés étaient capables de faire, ils sont redoutables. Vous avez été très courageux de vous être opposé à eux malgré tout, car c’est ce que vous avez fait, n’est-ce pas ? Autrement ils ne vous auraient pas gardé tout ce temps…

Elle se tut en voyant Bérénice entrer.

-Petit prince ! Je vous apporte votre tis...oh ! Reine Elsa ! Vous voulez peut-être quelque chose de chaud ?...euh...je repasserai !

Accompagnant le geste à la parole, la brune disparu en laissant deux tasses de tisane derrière elle. Elsa n’y toucha pas et reporta son attention sur Hans, les bras croisés.

-Je ne vous pardonne pas ce que vous avez fait à ma famille, mais… je suis prête à vous croire. Je ne suis pas stupide au point d’ignorer une telle menace, surtout en sachant que Celsia est au courant. Je ne sais pas comment elle va tirer parti de cette information, mais vous pouvez être sûr qu’elle va retourner cela contre nous.

Elle soupira. Dès qu’elle commençait à se sentir mieux, à accepter les faits et à aller de l’avant, il fallait qu’un évènement vienne tout bouleverser. La souveraine croyait que la situation ne pouvait pas être pire, elle se trompait. Elle garda le silence un moment, perdue dans ses sombres pensées, et finit par reprendre pied avec la réalité.


-J’ai fait l’acquisition d’un vaisseau permettant de voyager d’un monde à l’autre. Quand vous aurez repris des forces, je vous déposerez ailleurs, dans un autre monde où vous serez libre de refaire votre vie. C’est le mieux à faire. Près de moi vous ne trouverez que le malheur… éloignez-vous et vous aurez peut-être une chance de vous en sortir. C’est tout ce que je peux faire pour vous.

Elle était fatiguée. Pas physiquement, non, son corps s’était bien reposé pendant la nuit. Mais nerveusement… elle encaissait très mal cette succession d’horreurs dans sa vie. Ca devenait vraiment dur à vivre.

La jeune femme lança un dernier coup d’œil à Hans. S’il n’avait rien à ajouter elle s’en irait. Elle avait cruellement besoin de prendre l’air et de parler de tout ça avec Hadès, cette chambre commençait à l’oppresser…
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L'Ankou
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Dim 18 Jan - 18:14

Pendant que notre reine de glace préférée et notre souffre-douleur détesté règlent leurs comptes, allons voir ce qu'il se passe du côté des autres protagonistes de cette histoire.

Tobias Wolf, qui ne se souvient jamais de son nom - d'où son surnom de l'Ankou - s'était réveillé normalement. Etant une âme incarnée, il n'avait ni besoin de manger, de boire, de se laver, mais surtout besoin de dormir, ce qu'il faisait fort bien.
Le léger petit problème fut qu'à son réveil, il y avait une tignasse verte posée sur son torse en train de lui faire un câlin. Yuurei Gaki. Qu'il repoussa doucement. Sauf que la maladroite gamine réussit à se casser la figure et à se manger le sol dans la tronche.


-Qu'est-ce que tu fais là, petite ?

-J'ai un service à te demander. Et puis ce sera pour te faire pardonner de ce que tu m'as fait.

Loin de montrer qu'elle avait mal au pif en tombant sur le sol, elle souriait de toutes ses dents et lui expliqua ce qu'elle voulait.
D'ailleurs comment avait-elle réussit à entrer dans sa chambre fermée à clef ?!


-J'ai piqué le double de ta clef à Bérénice...

-Tu as fait quoi ?!!

Il soupira et écouta le plan de la gamine, puis elle sortit en sautillant, bien avant que Blanche ne se réveille. Yuurei était sûrement la première à s'être réveillée, bien avant Blanche et Elsa. L'Ankou, lui, resta plusieurs minutes dans sa chambre à réfléchir.
Mais qu'est-ce que c'était que cette histoire, encore ?!

Il descendit alors rejoindre presque tout le monde en bas afin de parler à Bérénice si cela était possible.


-Bien dormi ?

-Oui, merci. Est-ce que vous auriez des pommes par hasard ?

****

-Je ne vous pardonne pas ce que vous avez fait à ma famille, mais… je suis prête à vous croire. Je ne suis pas stupide au point d’ignorer une telle menace, surtout en sachant que Celsia est au courant. Je ne sais pas comment elle va tirer parti de cette information, mais vous pouvez être sûr qu’elle va retourner cela contre nous.

Hans courba l'échine, encore une fois.

-J’ai fait l’acquisition d’un vaisseau permettant de voyager d’un monde à l’autre. Quand vous aurez repris des forces, je vous déposerez ailleurs, dans un autre monde où vous serez libre de refaire votre vie. C’est le mieux à faire. Près de moi vous ne trouverez que le malheur… éloignez-vous et vous aurez peut-être une chance de vous en sortir. C’est tout ce que je peux faire pour vous.

-Merci...mais...je préférerais rentrer avec vous. Je connais ma famille par coeur, je pourrais vous aider contre eux. Je connais leurs points faibles et leurs points forts !

Au moins, ce serait sa manière de se rattraper, de se faire pardonner, pour tout ce qu'il a fait.

-Ou alors je peux vous les donner maintenant...et...Si je dois être dans un autre monde que le nôtre...je voudrais pouvoir rester ici...S'il vous plaît.

Il pensa bien sûr à Bérénice.

****

Que suis-je en train de faire ?!

Il s'approcha de Blanche, un panier de pommes à la main.


-Bonjour. Vous en voulez une ? Elles sont juteuses et sucrées apparemment. Bérénice m'en a donné tout un panier mais...je ne sais pas quoi en faire. Peut-être que cela peut vous intéresser.

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Dim 18 Jan - 21:12

-Merci...mais...je préférerais rentrer avec vous. Je connais ma famille par coeur, je pourrais vous aider contre eux. Je connais leurs points faibles et leurs points forts ! Ou alors je peux vous les donner maintenant...et...Si je dois être dans un autre monde que le nôtre...je voudrais pouvoir rester ici...S'il vous plaît.

Elsa haussa les épaules. Qu’il reste ici ou qu’il s’en aille ne changeait pas grand-chose pour elle, pourquoi lui demandait-il l’autorisation ?

-Si vous restez avec moi vous serez amené à recroiser Celsia et ses alliés, vous en avez bien conscience ? Mieux vaut que vous me transmettiez ce que vous savez maintenant et que vous refassiez votre vie ailleurs. Éventuellement, si vous voulez revenir aux Royaumes du Nord ensuite, je pourrai toujours  vous envoyer un messager pour vous prévenir, plus tard, si j’arrive à tuer Celsia… quant au fait de partir ou de rester ici, c’est à vous de choisir. Mais gardez bien en tête que Celsia connait votre position actuelle. Vous n’êtes pas en sécurité ici.

Elle ouvrit la porte et se retourna vers Hans.

-Prenez le temps d’y réfléchir, vous avez encore quelques jours avant que je ne reparte, ajouta t-elle avant de quitter la pièce et de refermer la porte derrière elle.


Une fois dans le couloir elle se figea et se permit enfin d’afficher les sentiments qu’elle avait jusque-là contenu : angoisse, peur… elle inspira profondément pour se calmer et tenter de retrouver la maitrise. Les révélations du prince venait de l’ébranler…

La jeune femme descendit les escaliers et rejoint la pièce principale à la recherche d’Hadès. Elle l’entraina dans un endroit calme pour pouvoir parler librement sans craindre les oreilles un peu trop curieuse et lui résuma ce que lui avait dit Hans…

-Je ne sais pas ce que prépare Celsia mais j’ai très peur…
 
***
 
Sur son banc, Blanche-Neige rêvait d’une époque lointaine… ses retrouvailles avec Alice et sa rencontre avec Hadès avaient fait remonter des souvenirs qu’elle avait jusque-là tenté d’enfouir…

 
Quelques années plus tôt :

Blanche-Neige marchait dans les immenses rues de Kalim, capitale de Belfort. Près d’elle se tenait Isabelle de Belfort, reine du royaume du même nom. Sa future belle-mère.

-Est-ce bien prudent de se promener en ville ? Dois-je te rappeler que nous avons déjoué pas moins de trois tentatives d’assassinats contre toi ces derniers jours ? Ton mariage avec Nathan ne plaît pas à tout le monde.

Blanche haussa les épaules.

-Je refuse de me couper du monde pour autant. Et puis, je pense être bien protégée, lança telle d’un air moqueur en désignant le nombre incalculable de soldats qui les suivaient de part et d’autre de la rue. Moi qui pensais faire une promenade discrète…

-Nous ne sommes jamais trop prudent ! Nathan me tuerait s’il t’arrivait quelque chose !

Blanche-Neige rit. Un sourire flottait perpétuellement sur son visage, elle irradiait de bonheur. Catherine était en train de perdre la guerre et son mariage avec Nathan était programmé pour dans trois jours… rien, absolument rien, n’aurait pu altérer sa bonne humeur.

Et pourtant…

Alors qu’elle traversait le marché, s’arrêtant de temps à autre pour discuter avec les vendeurs sous le regard amical d’Isabelle, une vieille dame l’interpella depuis son étal de fruits.

-Un cadeau pour votre mariage, dit-elle en lui tendant une belle pomme aux couleurs étonnantes. Cela ne vaut pas l’or et les diamants, mais cela me ferait plaisir que vous l’acceptiez.

-Votre présent me touche, répondit Blanche, merci beaucoup.

La belle retourna auprès d’Isabelle et poursuivit sa promenade pendant quelques minutes sans voir le sourire sadique qui s’était dessiné sur les lèvres de la vieille femme…

Nous savons tous ce qu’il advient lorsqu’elle planta ses dents dans la pomme empoisonné… la malédiction frappa. Tout d’abord, Blanche-Neige eut le souffle coupé, puis elle sentit son cœur s’arrêter de battre avec une douleur indescriptible et elle s’effondra, inerte. Ce fut le noir total. Elle entendit les gens s’affoler, Isabelle l’implorer de se réveiller, mais elle ne pouvait rien dire… elle était paralysée. Et son supplice dura pendant des semaines. Elle passa près de deux mois enfermée dans un cercueil de verre dans une terreur perpétuelle, entendant tout ce qui se passait autour d’elle mais ne pouvant rien faire pour manifester qu’elle était vivante. Car telle était la malédiction de Catherine… cette dernière l’avait tout simplement condamnée à assister à ses propres obsèques et à être enterrée vive.

 
 
Un bruit de pas la tira de ses réflexions. Blanche tourna la tête pour voir s’approcher l’Ankou, un panier à la main. Elle ne fit pas tout de suite la relation avec ce qu’il contenait…

-Bonjour. Vous en voulez une ? Elles sont juteuses et sucrées apparemment. Bérénice m'en a donné tout un panier mais...je ne sais pas quoi en faire. Peut-être que cela peut vous intéresser.

… la jeune femme marqua un mouvement de recul en découvrant le panier rempli de pommes. Une personne vigilante aurait pu voir une lueur de peur traverser son regard l’espace d’un instant, mais cela ne dura qu’une fraction de seconde. Très vite, elle reprit son expression habituelle et détourna le regard.

-Non… non merci. Je… suis allergique aux pommes.

Ce n’était pas totalement faux. Elle ne pouvait plus supporter la vue et le contact de ce fruit depuis qu’elle avait été maudite. Et dire qu’avant elle adorait ça !

« Je lui ai dit que je n’aimais pas ça quand on s’est rencontré… bien sûr, il a dû oublier depuis. »

-Nous n’avons pas eu l’occasion de parler hier, dit-elle pour changer de sujet. Je voulais vous remercier pour votre intervention quand j’étais avec Hadès. Il aurait mieux valu que vous ne vous en mêliez pas, mais l’intention était là, alors merci.

Toujours assise sur son banc, elle lui fit signe de s’assoir et se tourna vers lui.

-Ca y est, vous avez retrouvé votre reine. Vous êtes heureux ? Est-ce que des souvenirs vous sont revenus ? Votre prénom peut-être ?
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L'Ankou
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Dim 1 Fév - 14:23

Mouvement de recul de sa part en voyant le panier rempli de pommes appétissantes. Check.
Lueur de peur dans son regard, même si ce fut fugace. Check.
Le regard qui regarde ailleurs. Check.
...allergie aux pommes ? CHECK !


-Non… non merci. Je… suis allergique aux pommes.

La folle dingue aux cheveux verts avait donc bien tout entendu lorsqu'elle était dans ce rêve bizarre enneigé - et oui, c'est pas parce que Yuurei Gaki n'a pas rp là-bas qu'elle n'y était pas...et aussi discrète qu'elle l'a pu l'être (oui, Yuurei et discrète dans la même phrase, ça sonne étrange, pas vrai ?), elle avait bien tout entendu.

-Nous n’avons pas eu l’occasion de parler hier. Je voulais vous remercier pour votre intervention quand j’étais avec Hadès. Il aurait mieux valu que vous ne vous en mêliez pas, mais l’intention était là, alors merci.

Il s'assit, et déposa le panier de pommes par terre.

-Ca y est, vous avez retrouvé votre reine. Vous êtes heureux ? Est-ce que des souvenirs vous sont revenus ? Votre prénom peut-être ?

-Autant vous l'avouer de suite. L'histoire des pommes, c'est l'idée de Yuurei Gaki. Elle a dit que ce serait ma façon de me faire pardonner auprès d'elle, définitivement. Elle veut vérifier une théorie sur votre personne mais ne m'en a pas dit plus. Mais peu importe qui vous êtes en vérité, cela ne m'intéresse pas. Vous avez sauvé la vie du gars blond, là, Cedric; je l'ai entendu parler avec Marjorie, et il est prêt à vous suivre où que vous alliez pour rembourser la dette qu'il a envers vous. Quant à moi, non, je suis loin d'être heureux. Tous mes souvenirs ne sont pas revenus, très peu en tous cas. J'ai peut-être retrouvé un fils que je pensais mort, j'ai retrouvé celle que je suis censé protéger et à qui je suis lié, mais je suis loin d'être heureux. Je me dois de suivre mon devoir, mais cela ne m'empêchera pas d'être malheureux car il y ait une personne que j'ai appris apprécié, mais je ne sais rien de cette personne ni de ses sentiments qu'elle s'efforce de cacher, sûrement pour ne pas souffrir et je la comprends. Mais son passé reviendra tôt ou tard la tourmenter et j'aimerais pouvoir être à ses côtés quand cela arrivera pour la réconforter et la prendre dans mes bras comme je l'ai déjà fait.

L'Ankou venait de se surprendre lui-même à sortir cela maintenant.

Et puis une tornade verte se posta devant eux, la jeune fille pointant Valerya du doigt de manière totalement hystérique.


-JE LE SAVAIS ! JE LE SAVAIS !

Yuurei entra en trombe dans l'hôtel, en courant.

-C'EST BLANCHE-NEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIGE !

L'Ankou se tourna aussitôt vers la rouquine; et cette fois ce fut bien de la surprise, mélangée à une pointe d'admiration qui passa dans son regard.

-Vraiment ?

****

-Je ne sais pas ce que prépare Celsia mais j’ai très peur…

-Je vois...

Hadès prit la reine dans ses bras et dit en soupirant.

-Heureusement que j'aurais de quoi financer la guerre et peut-être apaiser les tensions entre les royaumes...

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mar 3 Fév - 21:22

L’Ankou posa le panier et s’assit près d’elle.

-Autant vous l'avouer de suite. L'histoire des pommes, c'est l'idée de Yuurei Gaki. Elle a dit que ce serait ma façon de me faire pardonner auprès d'elle, définitivement. Elle veut vérifier une théorie sur votre personne mais ne m'en a pas dit plus.

Wait… what ? Comment ça vérifier une théorie sur sa personne ?! Aussitôt le cerveau de Blanche se mit à fonctionner à toute vitesse pour émettre un tas d’hypothèses. S’était-elle fait démasquer par cette adolescente ? Comment Yuurei aurait-elle pu savoir ? Elle n’avait absolument rien révélé de son passé à personne et avait veillé soigneusement à éviter de croiser les personnes qu’elle connaissait. A moins qu’Elsa ait eut la langue un peu trop pendue et qu’elle ait révélé ce qu’elle savait sur les princesses de cœur à Yuurei qui en avait tiré des conclusions ?

Une chose est sure, elle irait interroger la jeune fille dès que possible. En attendant elle croisait les doigts pour qu’elle se trompe.

« Faites que tout ça ne soit qu’un terrible hasard… »

-Mais peu importe qui vous êtes en vérité, cela ne m'intéresse pas. Vous avez sauvé la vie du gars blond, là, Cedric; je l'ai entendu parler avec Marjorie, et il est prêt à vous suivre où que vous alliez pour rembourser la dette qu'il a envers vous.

« Me suivre n’importe où ? »

-Il ne me doit rien…

Avec lui aussi il allait falloir qu’elle parle. Elle avait aidé Cédric pour qu’il puisse repartir à zéro et refaire sa vie, pas pour qu’il se sente redevable envers elle.



-Quant à moi, non, je suis loin d'être heureux.

Ces quelques mots suffirent à capter l’attention de Blanche. Elle ne pouvait pas dire qu’elle était amie avec l’Ankou, ce n’était pas le cas, et il n’était pas particulièrement proches. Cependant elle avait développé une relation très particulière avec lui depuis qu’elle avait décidé de l’aider à retrouver la mémoire. Comme elle, il avait vécut des choses difficiles et, malgré son indifférence apparente, elle savait qu’il se préoccupait réellement des gens. C’était quelqu’un de bien. Le savoir malheureux la touchait donc, d’une certaine manière.

-Tous mes souvenirs ne sont pas revenus, très peu en tous cas. J'ai peut-être retrouvé un fils que je pensais mort, j'ai retrouvé celle que je suis censé protéger et à qui je suis lié, mais je suis loin d'être heureux.

Avait-elle bien entendu ? Un « fils » ?!

-Je me dois de suivre mon devoir, mais cela ne m'empêchera pas d'être malheureux car il y ait une personne que j'ai appris apprécié, mais je ne sais rien de cette personne ni de ses sentiments qu'elle s'efforce de cacher, sûrement pour ne pas souffrir et je la comprends. Mais son passé reviendra tôt ou tard la tourmenter et j'aimerais pouvoir être à ses côtés quand cela arrivera pour la réconforter et la prendre dans mes bras comme je l'ai déjà fait.

Un air surpris s’afficha sur son visage à mesure qu’il parlait. Est-ce qu’il était en train de parler de…

-JE LE SAVAIS ! JE LE SAVAIS !

Blanche-Neige sursauta. Trop concentrée sur l’Ankou, elle n’avait pas entendu Yuurei arriver.

-C'EST BLANCHE-NEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIGE !

C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige… C’est Blanche-Neige…

La voix de l’adolescente raisonna dans sa tête.
Son cœur fit un bond dans sa poitrine. C’était un cauchemar.

L’incrédulité se peint sur le visage de Blanche lorsqu’elle réalisa qu’elle s’était faite démasquée… et que celle qui l’avait découverte était en train de crier son identité sur tous les toits. Sans répondre à l’Ankou, elle se précipita dans l’hôtel à la poursuite de Yuurei. Elle réussit à intercepter la jeune fille au deuxième étage… dans la chambre de Smith.

« Qu’est-ce qui est arrivé à cette pauvre porte ? » Se demanda la princesse de cœur en écarquillant les yeux. On aurait dit que quelqu’un l’avait défoncé.

Dans la chambre elle entendait Yuurei s’exclamer à tout va que Blanche-Neige se trouvait dans l’hôtel. Sérieusement ?! La situation ne pouvait pas être pire !

-Yuurei ! S’exclama telle en rentrant à son tour dans la chambre. Vient ici, tout de suite !

Elle ferma la porte derrière elle. Mieux valait qu’une seule personne tierce entende la suite de la conversation que tous l’hôtel.

-Bonjour et navrée Jonathan, ce ne sera pas long. Yuurei, je veux savoir d’où tu tiens cette information !

Elle écouta les explications de la jeune fille en maudissant son manque de prudence. Comment avait-elle pu laisser Yuurei épier sa conversation avec Alice sans s’en rendre compte ?! A la fin du récit, elle planta ses yeux dans ceux de son interlocutrice.

- Ecoute-moi bien gamine, j’avais de très bonne raisons de cacher mon identité et tu viens de la crier sur tous les toits. Des gens me cherchent, des personnes peu recommandables qui ne feraient qu’une bouchée de moi s’ils me trouvaient. Personne, absolument personne, ne doit savoir qui je suis ! Alors tu vas aller voir les autres et leur dire que tu as inventé cette histoire et que rien de tout ça n’est vrai, d’accord ?

Sans attendre de réponses, elle sorti de la pièce et se dirigea droit vers les escaliers avec une seule idée en tête : quitter l’hôtel. Après avoir descendu une première volée de marche, elle s’arrêta devant la statue d’un ange pleureur.

-Je sors quelques heures. Je reviens, alors tenez votre promesse.

Et ni une ni deux, elle rejoint le rez-de-chaussée et quitta l’hôtel sans se préoccuper des regards qu’on lui lançait ou des questions qu’on pouvait éventuellement lui poser. Elle était en colère. Contre Yuurei qui l’avait si facilement démasqué et avait crié son nom sans se soucier des conséquences, contre elle-même qui avait clairement manqué de vigilance et elle maudissait le sort qui s’acharnait sur elle.

Après avoir parcouru deux cent mètres et s'être assurée d'être bien seule, elle matérialisa son Solum et parti en direction du vallon où elle serait libre d’évacuer librement sa colère sans se soucier d’être vue.
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mer 4 Fév - 20:28

Le cœur d’Elsa se mit à battre rapidement dans sa poitrine lorsqu’Hadès la prit dans ses bras. Elle n’avait pas l’habitude d’une telle proximité, avec personne. En dehors de sa sœur et, plus récemment, d’Artis (même si elle était ivre à ce moment-là), personne ne lui avait fait de câlin depuis des années. Mais c’était différent avec lui, l’effet qu’il produisait sur elle était totalement incontrôlable, ce qui la frustrait d’ailleurs un peu étant donné qu’elle avait passé sa vie à lutter pour garder le contrôle de ses émotions. C’était d’autant plus frustrant que le moment ne s’y prêtait pas du tout. Elle était angoissé et elle avait peur pour son peuple, elle n’aurait pas dû ressentir de l’attirance dans un instant pareil.

-Heureusement que j'aurais de quoi financer la guerre et peut-être apaiser les tensions entre les royaumes...

-Vraiment ?

La réponse du dieu des Enfers la surprit quelques peu. Ils se connaissaient à peine et il était déjà en train de lui parler d’investir sa fortune personnelle dans un conflit qui ne le concernait pas directement…

-Ma sœur est piégé là-bas… S’il lui arrive quelque chose..

-C'EST BLANCHE-NEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIGE !

Elsa écarquilla les yeux. Blanche-Neige ? LA Blanche-Neige du conte ? Yuurei disparu dans les étages supérieurs, bientôt suivi de Valerya. La jeune reine jeta un regard étonné à Hadès, cherchant à voir s’il était aussi surpris qu’elle.

-Je suppose que plus rien ne devrait me surprendre… c’est une princesse de cœur après tout.

Quelques minutes s’écoulèrent avant que Valerya ne fasse le chemin dans l’autre sens et ne sorte de l’hôtel. Elle avait l’air furieuse.

-Bon… et bien…

Elle se tourna à nouveau vers Hadès.

-Je ne sais pas trop ce que cela signifie mais j’imagine que nous aurons bientôt une explication. Il faut que j’aille rendre visite à Cid pour lui annoncer que je reporte mon départ. M’accompagnerez-vous ?

Elle sentit très vite la désapprobation d’Hadès et se gifla mentalement.

-Je suis stupide. Vous devez certainement préférer éviter les membres du comité de restauration de la Forteresse Oubliée après ce que vous a dit Valerya…

Elle marqua une hésitation.

-D’ailleurs, je ne sais pas exactement de quoi elle vous accuse. Nous devrions peut-être en parler… si vous le voulez bien. Mais pas maintenant, il faut vraiment que j’aille voir Cid pour m’excuser. Il a dû attendre après moi hier… A tout à l’heure.

La blondinette déposa chastement un baiser sur la joue d’Hadès avant de tourner les talons et de sortir de l’hôtel. Elle se fit intercepter par l’Ankou qui lui proposa de l’accompagner, ce qu’elle accepta sans hésiter. Après avoir marché un moment en silence, la souveraine finit par se décider à lancer la conversation.

-J’ai peut-être été un peu dur avec vous… Tobias. Ou qui que vous soyez. J’ai vu tellement de choses étranges ces derniers jours… alors pourquoi pas un poète mort depuis vingt ans qui revient à la vie. J’ai un peu plus de mal à accepter le fait que Kagi puisse être votre fils… en sachant qu’il a plus d’un siècle et que c’est un shinigami –ce n’est pas votre cas si ? Cela reviendrait à dire que vous avez vécu dans un lieu où le temps ne s’écoule pas de la même manière que dans les Royaumes du Nord… c’est une théorie plausible en prenant en compte les paradoxes temporels. Etonnante, mais plausible. Par contre pour ce qui est de mes parents… il va me falloir un peu plus que votre parole. Avez-vous une preuve de ce que vous avancez ? Pourquoi ne vous ais-je pas rencontré avant si vous leur aviez vraiment promis de veiller sur ma sœur et moi ?


Ils finirent par arriver devant chez Cid, ce qui coupa court à la conversation. Elle passa les heures suivantes à justifier son retard et l’absence d’Artis, ainsi qu’à apprendre à piloter son nouveau vaisseau. Il fut finalement décidé d’un commun accord avec Cid qu’elle repasserait dans quelques jours récupérer son bien lorsqu’elle serait enfin prête à partir. D’ici là, son vaisseau resterait au hangar.

Lorsqu’ils rentrèrent  à l’hôtel, Elsa apprit que Valerya n’était toujours pas revenue. Si elle s’en inquiéta, elle n’en laissa rien paraître et alla prendre son repas avec les autres en partageant un moment sympathique et convivial. Après cela, chacun retourna à ses occupations. Quand à Elsa, elle remercia ses hôtes et décida de se retirer dans sa chambre pour enfiler une tenue un peu plus confortable. Elle ne savait pas encore ce qu’elle allait faire de sa soirée… peut-être aller se promener dans les rues du Jardin Radieux ? Elle avait appris à apprécier ce monde, les gens qui le peuplait et ses magnifiques couchés de soleil. Elle jeta un regard envieux par la fenêtre, consciente qu’elle s’en irait très bientôt et ne sachant pas si elle aurait l’occasion de revenir un jour ici.
 
***
 
La nuit était tombée depuis peu lorsque Blanche-Neige avisa l’entrée de l’hôtel. L’heure du repas était passée depuis un moment, ce qui ne la dérangeait pas outre mesure puisqu’elle s’était acheté un sandwich un peu plus tôt. Artis était parti quelques minutes plus tôt, faisant malgré tout l’effort de la raccompagner sur le plus gros du chemin. Elle lui était reconnaissante pour cela, elle ignorait si elle aurait réussi à faire le déplacement seule dans son état. Si le garçon avait soigné ses fractures et ses blessures les plus sérieuses, elle n’en demeurait pas moins dans un état lamentable. Ses vêtements étaient en parti troués, tâchés par la terre et le sang, de nombreux bleus et égratignures plus ou moins sérieuses étaient visibles là où les habits ne pouvaient cacher la peau et elle tenait à peine debout.

« Voilà ce qui arrive quand on utilise la magie de manière abusive… et qu’on fait une chute de quinze  mètres… » songea telle en entrant dans l’hôtel.

Elle salua Marjorie dans le hall sans s’attarder, ne désirant pas justifier son état et s’arrêta aux pieds des escaliers, totalement découragée.

« Allez du nerf ! Je monte, je prends une douche et je me change et… je m’endors pour les sept prochains jours ! »

Il lui semblait déjà entendre son matelas l’appeler. Elle parvient à monter les trois étages en faisant preuve d’une volonté surhumaine et s’apprêtait à rentrer dans sa chambre lorsqu’un éclat de voix retentit. La belle se figea.

« Oh pitié, ne me dites pas que Bérénice est là ! »

Et si, c’était bien la voix de l’hôtelière qu’elle entendait derrière la porte. Blanche-Neige en aurait pleuré de frustration ! Pas question de déranger un couple et de risquer de les surprendre en train de… Bref. Elle jeta un regard sur le sol, en se demandant si elle n’allait pas s’allonger là… elle était tellement fatiguée qu’elle aurait pu s’endormir… elle ne se sentait définitivement pas capable de redescendre les escaliers pour aller demander un lit à Marjorie. C’est alors que ses yeux glissèrent sur la porte de la chambre voisine, celle de l’Ankou.

« Non, je ne peux pas faire ça… je vais le mettre mal à l’aise… »

En même temps il fallait vraiment qu’elle prenne une douche et qu’elle se change. Problème : son sac était resté dans sa chambre… décidément, c’était de pire en pire ! La rouquine se décida finalement à taper et attendit patiemment qu’on vienne lui ouvrir.

-Je suis désolée de vous déranger, dit-elle en replaçant une de ses mèches de cheveux derrière l’oreille –geste totalement absurde compte tenu de son état général, mais qui tenait plus lieu du réflexe. Je viens de rentrer et euh… Bérénice et Hans sont tous les deux dans la chambre. Je n’ose pas entrer… mais je suis tellement fatiguée que je vais finir par m’écrouler. Ca me gêne de vous demander cela mais pourrais-je dormir dans votre chambre cette nuit ? Je me ferai toute petite dans un coin par terre. Promis, vous ne m’entendrez pas. Ou si cela vous ennuie, puis-je au moins prendre une douche dans votre chambre ? Mes affaires de rechange sont dans ma chambre mais j’aimerai au moins nettoyer la terre et le sang sur ma peau.

Elle marqua une pause et songea que son interlocuteur devait s’interroger sur ce qui l’avait mise dans cet état, aussi décida-t-elle de devancer les questions.

-J’étais au grand vallon avec une connaissance lorsque nous avons été pris dans un paradoxe. Celsia est apparu et nous a attaqué. Le sol s’est plus ou moins effondré à ce moment-là et on a fait une chute d’environ quinze mètres. Mais tout va bien, il n'y a pas de blessé grave. Enfin, plus maintenant, on a pu soigner le plus gros des blessures.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Lun 23 Fév - 0:38

Après la sévère réprimande de Blanche-Neige, Yuurei s'enquit d'obéir et alla directement voir ses amis; sauf que ceux-ci la connaissant bien ne la crurent pas, et alors personne n'écouta ses dires; ils étaient maintenant sûrs et certains, tous ceux l'ayant entendue, que Blanche-Neige était parmi eux. Cependant, leurs réactions ne furent que peu hystériques, contrairement à celle de la jeune fille aux cheveux étrangement verts.
Bon bah...la fausse rouquine allait pas être contente du tout.

****

Passons maintenant à Hadès et Elsa.


-Je ne sais pas trop ce que cela signifie mais j’imagine que nous aurons bientôt une explication. Il faut que j’aille rendre visite à Cid pour lui annoncer que je reporte mon départ. M’accompagnerez-vous ?

Hadès resta impassible, mais dans son regard se lut cette lueur de surprise craintive; non, ô grand jamais il n'irait voir Cid. Il avait changé d'apparence, mais...et s'il le reconnaissait ? OH MY DEATH QUE NON IL N'IRAIT PAS !

-Je suis stupide. Vous devez certainement préférer éviter les membres du comité de restauration de la Forteresse Oubliée après ce que vous a dit Valerya…

Hésitation d'Elsa que le dieu sentit; il n'allait pas devoir répondre à tout un tas de questions maintenant...si ?

-D’ailleurs, je ne sais pas exactement de quoi elle vous accuse. Nous devrions peut-être en parler… si vous le voulez bien. Mais pas maintenant, il faut vraiment que j’aille voir Cid pour m’excuser. Il a dû attendre après moi hier… A tout à l’heure.

Il rougit au baiser donné par la jeune reine et il se retint un instant de la prendre dans ses bras pour l'embrasser de manière plus fougueuse; mais là, ce serait assez inconvenant - oui, c'est ironique.

Et puis...discussion entre un ancien Ankou - mignon - et sa reine.


-J’ai peut-être été un peu dur avec vous… Tobias. Ou qui que vous soyez. J’ai vu tellement de choses étranges ces derniers jours… alors pourquoi pas un poète mort depuis vingt ans qui revient à la vie. J’ai un peu plus de mal à accepter le fait que Kagi puisse être votre fils… en sachant qu’il a plus d’un siècle et que c’est un shinigami –ce n’est pas votre cas si ? Cela reviendrait à dire que vous avez vécu dans un lieu où le temps ne s’écoule pas de la même manière que dans les Royaumes du Nord… c’est une théorie plausible en prenant en compte les paradoxes temporels. Etonnante, mais plausible. Par contre pour ce qui est de mes parents… il va me falloir un peu plus que votre parole. Avez-vous une preuve de ce que vous avancez ? Pourquoi ne vous ais-je pas rencontré avant si vous leur aviez vraiment promis de veiller sur ma sœur et moi ?

-En terme exact, shinigami signifie "dieu de la mort". Dans chaque monde, chaque notion abstraite comme la Mort, la Justice ou que sais-je encore a sa propre représentation variant donc d'un endroit à l'autre. Dans les Royaumes du Nord, c'est l'Ankou, une âme choisie au hasard chaque année, ne pouvant être choisie que seulement quatre fois en tant que tel au cours de sa non-vie; dans mon cas, ce fut uniquement la première fois au moment où j'ai rencontré vos parents. Quant aux mondes, le temps varie également, mais là n'est pas la question entre mon fils et moi, je vais donc répondre à des questions plus légitimes.

Il s'alluma une cigarette et reprit sa respiration. Le taciturne qui se mettait à parler autant...décidément !

-Les paradoxes et les problèmes temporels et dimensionnels ont commencé il y a un petit moment de cela. J'ai effectivement rencontrer vos parents et leur ai fait une promesse; malheureusement, j'ai été envoyé dans un autre monde, là où j'ai rencontré ma femme et ait eu un fils. Quant aux preuves...quand on rentrera chez nous; seulement si vous êtes prête à les revoir quelques instants.

****

Ellipse temporelle pour arriver à un moment plus intéressant, Blanche-Neige partageant la même chambre que l'Ankou...eh oui...Hans et Bérénice étant en train de faire des...HUM ! Les moins de dix-huit ans n'auront pas accès à cette scène de toute façon, donc on ne donnera pas de détails.
DONC ! Revenons-en à nos moutons !


-Je suis désolée de vous déranger. Je viens de rentrer et euh… Bérénice et Hans sont tous les deux dans la chambre. Je n’ose pas entrer… mais je suis tellement fatiguée que je vais finir par m’écrouler. Ca me gêne de vous demander cela mais pourrais-je dormir dans votre chambre cette nuit ? Je me ferai toute petite dans un coin par terre. Promis, vous ne m’entendrez pas. Ou si cela vous ennuie, puis-je au moins prendre une douche dans votre chambre ? Mes affaires de rechange sont dans ma chambre mais j’aimerai au moins nettoyer la terre et le sang sur ma peau.

Le poète était tranquillement allongé sur son lit et ne s'était pas vraiment attendu à l'arrivée de quelqu'un à ce moment-là. Il n'avait sur lui que son boxer noir, révélant son corps bien proportionné; et il avait également l'air un peu hagard, dans les vapes; sûrement besoin de sommeil. C'est pourquoi il ne réagit que mollement.

-J’étais au grand vallon avec une connaissance lorsque nous avons été pris dans un paradoxe. Celsia est apparu et nous a attaqué. Le sol s’est plus ou moins effondré à ce moment-là et on a fait une chute d’environ quinze mètres. Mais tout va bien, il n'y a pas de blessé grave. Enfin, plus maintenant, on a pu soigner le plus gros des blessures.

Il se poussa pour laisser la jeune femme entrer avant de se rendre compte de son état actuel niveau vêtements et se hâta à choper une couverture et de s'y rouler dedans; et aussi de s'éclater contre le sol au passage.

-Euh...je vous en prie, faites donc ! Ne faites pas attention à moi !...Hum...Attendez...QUOI ?! Celsia ?! Que s'est-il passé ?! Vous allez bien ?!

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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Mer 25 Fév - 17:38

Elsa se laissa tomber sur son lit, pensive. Elle n’avait pas fermé sa porte à clé, songeant qu’elle prenait moins de risques qu’en la fermant. Si elle avait bien appris quelque chose ces dernières semaines, c’est que Celsia pouvait frapper n’importe où n’importe quand et qu’un verrou ne l’arrêterait pas. En revanche, cela pourrait ralentir ses alliés pour venir l’aider si jamais sa jumelle maléfique apparaissait soudainement dans sa chambre. En fin de compte,  elle n’avait pas osé poser les questions qui lui brulaient les lèvres à Hadès… la jeune femme se traita intérieurement de lâche. Elle avait peur, tout simplement. Peur d’apprendre que son amant ait pu commettre des atrocités par le passé, peur que cela change la relation qui était en train de se tisser doucement entre eux.  

Les mots de Tobias raisonnèrent dans sa tête : « J'ai effectivement rencontré vos parents et leur ai fait une promesse. Quant aux preuves...quand on rentrera chez nous; seulement si vous êtes prête à les revoir quelques instants. »

Les revoir… Tobias avait-il réellement ce pouvoir ? C’était à la fois incroyable et merveilleux de penser qu’elle pourrait parler à nouveau à sa famille comme s’ils n’étaient jamais partis. De savoir s’ils étaient fiers de ce qu’elle était devenue…
… non. Comment pouvaient-ils être fiers d’elle ? Elle avait révélé son secret devant toute l’élite des Royaumes du Nord, failli causer la ruine de son royaume et tuer à nouveau sa sœur. Même si elle en avait la possibilité, elle n’était pas sûre d’être capable de faire face à ses parents, elle avait trop honte d’elle. Et puis… ils étaient morts par sa faute…

La blondinette se laissa doucement glisser vers le sommeil en se demandant de quoi demain serait fait.

***

De toute évidence, elle avait tiré l’Ankou du lit. Génial. Si elle n’était pas aussi fatiguée, elle aurait volontiers profité de la vision que lui offrait le jeune homme. Il fallait l’avouer, le blondinet était un très bel homme et il n’était pas dénué de charme… bref. Ce n’était pas le moment de penser à ça. Elle venait de le réveiller et se retrouvait dans une situation un peu gênante. Il eut l’air de remarquer sa tenue légère et se précipita pour attraper une couverture. Et puis au passage il s’étala par terre. Blanche se précipita pour l’aider à se relever.

-Vous ne vous êtes pas fait mal ? Lança-t-elle, les yeux légèrement écarquillés.

-Euh...je vous en prie, faites donc ! Ne faites pas attention à moi !

« Tu viens de t’éclater la gueule par terre et tu penses que je vais fermer les yeux sans t’aider ? » songea telle, légèrement irritée.

La rouquine était fatiguée et cela se répercutait sur son humeur. Elle se gifla mentalement. L’Ankou avait fait preuve de courtoisie en acceptant sa demande, il n’était pas question de lui manquer de respect.

-...Hum...Attendez...QUOI ?! Celsia ?! Que s'est-il passé ?! Vous allez bien ?!

« Ah, ça y est, il a remarqué… »

-J’ai connu mieux… mais je survivrai.

Elle se frotta les yeux et se retient au mur quelques instants pour ne pas perdre l’équilibre. L’épuisement était en train de remporter la guerre.

-Je vous l’ai dit. Elle nous a attaqué et on a chuté d’une falaise… (elle indiqua la salle de bain du doigt) je… je peux ?

La jeune femme attendit d’avoir l’autorisation pour s’y enfermer. Elle jeta sans ménagement ses vêtements sales et déchirés par terre et entreprit de se laver. Le contact de l’eau chaude sur sa peau lui redonna un peu d’énergie. C’est fou comme ça pouvait faire du bien ! Elle en profita pour faire l’état des lieux des blessures sur son corps… ce n’était pas brillant. Des bleus gros comme le poing commençaient à apparaitre un peu partout, sans parler des écorchures, et sa lèvre blessée… la belle concentra le peu d’énergie qui lui restait pour soigner cette dernière. C’était mieux que rien. Elle se pencha pour attraper ses vêtements avant de faire une grimace. Non, elle ne pouvait pas renfiler ça pour dormir, ils étaient plein de terre…

« Génial, je fais quoi maintenant ? »

Encore une fois elle allait devoir faire appel à l’Ankou. La rouquine enfila ses sous-vêtements et s’enroula dans une serviette avant de se glisser hors de la salle de bains.

-Désolée… je peux vous emprunter des vêtements pour la nuit ? Les miens sont trop sales…

Elle le remercia et parti se changer. Elle ressorti quelques instants plus tard, propre et habillée. La chemise que lui avait prêté l’Ankou lui allait beaucoup trop grande mais ce n’était pas désagréable…

-Merci encore… je suis désolée de vous avoir réveillée. Je n’ai plus de chambre depuis que Hans est arrivé mais je suis coincée à l’hôtel... c’est un peu gênant. Je trouverai une solution avec Bérénice demain, pour que cette situation ne se reproduise plus.

Blanche balaya la pièce du regard, cherchant un coin où s’installer par terre pour ne pas gêner. Elle refusa net quand l’Ankou lui proposa de prendre son lit pendant que lui dormirait sur le sol et ils finirent par trouver un compromis en se partageant la place sur le matelas. Epuisée, la belle se glissa sous les couvertures et s’endormit presque aussitôt…
Elle aurait préféré dormir d’un sommeil sans rêves mais il n’en fut rien. Comme à l’accoutumée, la jeune femme sombra dans ses cauchemars…


Blanche-Neige se retrouva sur une plage de sable blanc. Autour d’elle il régnait un silence total, dérangeant. Même les vagues ne faisaient aucun bruit. Le ciel grisâtre donnait une ambiance morne et déplaisante au tableau. Elle ne savait pas comment elle était arrivée là, elle y était c’est tout. Et ça lui paraissait normal. La jeune femme fit quelques pas sans remarquer que les nuages commençaient à s’amonceler et à noircir au-dessus d’elle. Une tempête se préparait, et toujours aucuns bruits.  Cet endroit lui rappelait vaguement son monde natal… A l’écho de cette pensée sa matérialisa une forme derrière elle. Elle la sentit plus qu’elle ne la vit et son cœur fit un bond dans sa poitrine. Elle ne devait pas se retourner, non, non, surtout pas… car elle savait ce qui l’attendait…

-Retourne toi, intima une voix grave et masculine.
-Non, répondit Blanche, le visage figé par la douleur.

Si jamais elle se retournait…

-Tu es responsable de ce qui est arrivé. C’est toi que Catherine voulait, pas Chris, ni moi. Mais tu es vivante et nous sommes morts.

-J’aurai du mourir juste après vous, répondit Blanche en serrant les points, s’évertuant à fixer un point fixe devant elle. Ne crois-tu pas que j’ai essayé de vous rejoindre après que ce maudit paradoxe m’ait arraché à notre monde et empêché Catherine de me bruler vive ? Mais Sia m’en a empêché. A chaque fois.

-Tu as abandonné ton peuple. Tu t’es mis des œillères pour taire ta culpabilité et tu fuis. C’est méprisable. La femme que j’ai épousée n’aurait jamais fait ça. Tu as changé.

-J'étais coincée à TerraNostra. Et quand bien même je serai retourné à Lystera, Catherine m'aurait brisé en deux à l'instant où j'aurai mis pied à terre !

Blanche-Neige frissonna en sentant le vent balayer l’air. Depuis quand faisait-il si froid ? Mais peut-être que ce n’était pas la température qui la gelait, peut-être que ce n’était que la conséquence des mots qu’elle entendait. Chacun d’entre eux la poignardait en plein cœur. Il avait raison, elle était lâche. Les larmes se mirent à rouler le long de ses joues… ou peut-être était-ce la pluie ? La belle pivota doucement sur ses talons pour faire face à l’homme qu’elle avait jadis aimé. Elle dut se faire violence pour ne pas détourner aussitôt les yeux. Nathan était recouvert de sang, blessé… il avait ce même visage livide que dans le souvenir qu’elle avait emporté de lui. Le visage d’un mort. La luminosité chuta brusquement. Elle se trouvait au milieu d’une clairière, seulement éclairée par la lueur de la lune. Il lui semblait ressentir une présence, pourtant elle ne voyait rien.


-Un danger guette, annonça Nathan, inexpressif.


Une prédiction ?

-Tu parles d’Hadès ?


-Non. La traque a commencé.


-Nathan, de quoi parles-tu ?


-Le chasseur.


-Le chasseur est mort.


-Plus maintenant.

Une flèche siffla à son oreille et vient se ficher dans l’arbre, à quelques centimètres de son visage. Blanche-Neige sursauta et esquissa un mouvement pour courir mais quelque chose la retient par la cheville et elle s’affala de tous son long.

Le paysage changea à nouveau, le soleil revient. A une cinquantaine de mètres, le rugissement de l’eau était assourdissant. Elle se trouvait aux pieds d’une falaise. Devant elle une cascade et une rivière qu’il valait mieux ne pas braver tant le courant était puissant, derrière, la forêt. Blanche-Neige se releva précautionneusement. Quoi qui ait entravé son pied, ça avait disparu.

-Les chutes d’Isdara… je suis à Lystera ?

Sans un mot, Nathan leva le doigt vers la falaise, quarante mètres plus haut. Une jeune femme à la chevelure flamboyante était cernée par des soldats tous vêtus de noir : la garde personnelle de Catherine de Lystera. La femme leva les mains bien haut et fit quelques pas en direction des soldats, avant de se raviser et de se précipiter vers la falaise de laquelle elle se jeta. Son corps fit un bruit sourd en percutant la surface de l’eau et disparu dans le tumulte du torrent.

Blanche fixa l’eau pendant un long moment, choquée.

-Je viens de prédire ma propre mort ?

Un frisson la parcourut. Il lui semblait vraiment qu'elle était observée. Mais par qui ? Il n'y avait personne. Personne d'autre que le fantôme de son défunt maris et elle.

-Il y a quelqu'un ?


-Cours Blanche-Neige, lança la voix de Nathan. Cours, et ne t’arrête pas ou le chasseur t’aura…

***

La belle se réveilla en sursaut. Paniquée et transie de froid, elle mit un long moment avant de comprendre où elle était… le cauchemar n’en était pas un, c’était un rêve prémonitoire.
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MessageSujet: Re: Les Westerguard [PV Kagi, Hadès et compagnie]   Lun 22 Juin - 16:20

(HRP: comme convenu, je résume à grande vitesse)


Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, Blanche-Neige n’eut pas trop de mal à se rendormir malgré ce qu’elle venait de voir et elle ne se réveilla qu’en début d’après-midi. Oui elle était très fatiguée, d’ailleurs ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas autant dormi. Bon, en même temps ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas été aussi épuisée, ça aide.


Il n’y avait plus personne dans la chambre lorsqu’elle ouvrit les yeux. L’Ankou avait dû se lever depuis un bon moment. La belle fut stupéfaite en regardant l’heure, ça ne lui ressemblait pas de se lever si tard. Elle profita de ce repos bien mérité et de l’énergie que ça lui avait apporté pour soigner les blessures qu’il lui restait. C’était superficiel, Artis avait soigné les plus graves, mais elle avait des pouvoirs de guérison alors autant en profiter. Elle songea qu’elle aurait intérêt à ne pas trop forcer sur sa magie pendant deux ou trois jours, le temps de récupérer pleinement. Elle se leva, fit le lit et se glissa dans la salle de bains pour regarder de quoi elle avait l’air avec les vêtements de l’Ankou. Elle n’avait pas vraiment prit le temps de se regarder la veille, elle était trop fatiguée. Ça lui faisait bizarre de se voir dans une tenue d’homme, elle n’en avait pas porté depuis… un bon moment. Elle eut comme un pincement au cœur en songeant qu’elle allait bientôt quitter toutes ses nouvelles connaissances. Elle le savait, leur séparation était proche, l’affaire de quelques jours… ou peut-être quelques heures. Elsa, la courageuse reine, Hans, ce pauvre prince qui avait été torturé par sa famille, l’Ankou, le mort amnésique qu’elle avait essayé d’aider comme elle le pouvait… Il y avait aussi Hadès, mais dans son cas, prendre de la distance était plus un gage de soulagement que de tristesse. Et puis Bérénice et sa famille qu’elle commençait à apprécier… bref.

« Il faut que je trouve un prétexte pour partir aujourd’hui… Yuurei a découvert mon identité, s’ils commencent à me poser des questions… », songea-t-elle.


Blanche-Neige fuyait, comme d’habitude. Elle ne faisait que ça depuis qu’elle était arrivée dans ce monde, elle le savait, mais c’était plus fort qu’elle. Elle retourna dans son ancienne chambre, actuellement occupée par Hans, et resta évasive quant à l’endroit où elle avait passé la nuit. Elle n’avait pas vraiment envie de lui dire qu’elle avait été obligée de dormir dans la chambre voisine pour le laisser flirter avec sa nouvelle amie. Elle prit une douche et se changea, puis plia les affaires de l’Ankou et les déposa sur son lit en se promettant de le remercier dès qu’elle le croiserait.

***

Elsa se réveilla de bonne heure le lendemain : elle avait pris une décision pendant la nuit après s’être ressassé sa conversation avec Hans. Il était temps de partir. La souveraine parti à la recherche d’Hadès et le trouva dans sa chambre. Elle prit le temps de lui expliquer ses plans pour la suite.

-Puisque nous n’avons aucun moyen de la retrouver pour le moment autant ne pas perdre notre temps ici, surtout qu’elle doit savoir où nous sommes. Il faut que j’apprenne à me battre, je ne supporte pas d’être une cible facile. La prochaine fois que je verrai Celsia il faut que je sois en mesure de me défendre. Le problème c’est que je ne contrôle pas ma magie alors… mieux vaut aller dans un endroit où je ne peux blesser personne.

Hadès lui parla alors du Colisée en Grèce et des Enfers et il fut décidé que ce serait de leur prochaine destination. La blondinette fit le tour de l’hôtel pour prévenir le groupe (non sans avoir volé un baiser à Hadès auparavant) de leur choix : ils  partiraient en début d’après-midi, après manger. Elle ne forçait personne à suivre bien sûr, mais ceux qui voulaient venir étaient les bienvenues. Cela dit, Yuurei intervient en disant qu’une grande fête était organisée le soir même et qu’il ne fallait surtout pas rater l’évènement. Après avoir été harcelée par elle pendant deux heures, Elsa finit par céder : ils ne partiraient que le lendemain matin. C’était l’occasion de dire adieu à cette ville qu’elle ne reverrait peut-être jamais… elle y avait passé des moments forts et elle savait que cet endroit allait lui manquer.
Si elle savait ce qui était sur le point d’arriver…

***

Lorsque Blanche-Neige apprit que le groupe allait partir le lendemain, elle sut qu’il était temps pour elle de tirer sa révérence. Elle prétexta une grosse fatigue pour esquiver la sortie nocturne (toute la ville allait assister à cette fête, pas question qu’elle prenne le risque de tomber sur un membre du comité de restauration de la Forteresse Oubliée !) et alla toucher deux mots aux Anges Pleureurs pour leur interdire de toucher à Hans quand elle s’en irait.
C’est le cœur gros qu’elle regarda toute la bande partir en songeant qu’elle ne les reverrait peut-être jamais. Elle ne leur avait pas dit au revoir…
La rouquine attrapa son sac et quitta l’hôtel sans un regard en arrière. Si elle avait su qu’elle partirait si vite elle aurait demandé à Artis de l’attendre. Une fois de plus elle se retrouvait seule, mais elle l’avait voulu après tout…

***

La nuit était tombée depuis peu lorsque le groupe quitta l’hôtel pour se rendre aux festivités. La ville avait été décorée pour l’occasion et brillait de mille feux, l’ambiance était très agréable. Ils tentèrent de ne pas se  perdre de vue les uns des autres mais très vite la foule les séparèrent. Elsa avait laissé son sac et la broche qu’Hadès lui avait offerte à l’hôtel pour ne pas risquer de les perdre, n’ayant pris avec elle que sa bourse et son collier magique qu’elle ne quittait jamais. Elle était vêtue d’une simple tunique et d’un pantalon, élégants mais passe-partout. Elle ne voulait surtout pas se faire remarquer pour cette dernière soirée. Évidemment elle ne savait pas que ses précautions étaient inutiles, Celsia avait déjà tout prévu. Elsa venait de tomber dans son piège, et elle allait souffrir.

La souveraine savoura ce début de soirée aux côtés de son amant. Elle se sentait bien, bien que légèrement sur ses gardes, et appréciait de pouvoir passer du temps avec le dieu. Elle se demanda ce que serait la vie avec lui quand le problème de Celsia serait réglé. Avaient-ils vraiment un avenir ensemble, lui, le dieu immortel et elle, simple humaine ? Elle ne voulait pas y penser mais elle le savait, cette histoire ne pouvait pas connaître de fin heureuse. Quand bien même leurs sentiments seraient réels et ils décideraient de rester ensemble, elle vieillirait et mourrait alors que lui resterait éternellement jeune. Et puis il avait des obligations dans son monde et elle dans le sien… si elle n’avait pas été reine elle aurait pu abandonner son monde pour aller vivre avec lui, mais c’était impossible. Leur couple ne survivrait probablement pas à la mort de Celsia…

Elle avait peur d’aborder la question, mais le cas de Blanche-Neige lui revenait sans cesse en tête. De quelle manière était-il lié à elle ? Lui avait-il vraiment fait du mal ? Lorsqu’elle avait appris l’identité de Valerya de la bouche de Yuurei, elle avait préféré de ne pas faire de commentaire. La rouquine devait avoir ses raisons pour préférer taire ses origines et elle respectait ça. Sauf qu’Hadès aussi s’était bien gardé de dire quoi que ce soit, et au final ils avaient passé tout ça sous silence.

Il fallait qu’elle fasse part de ses doutes à Hadès, mais elle était inquiète. Et si jamais il décidait de la quitter parce qu’il la trouvait trop intrusive ?


-Je ne regrette pas d’avoir reporté le départ à demain, lança t’elle pour briser le silence qui s’était installé entre eux. Le Jardin Radieux va me manquer, c’est une belle ville.

Elle laissa passer quelques secondes, se demandant comment rentrer dans le vif du sujet.

-Alors Valerya est en fait Blanche-Neige… C’est étonnant de savoir qu’une princesse de conte de fées se cachait près de nous tous ce temps. Mais cela veut aussi dire que c’est une princesse de cœur si je m’en tient à ce que j’ai lu dans les archives secrètes de la ville.

Elle s’arrêta de marcher et leva les yeux vers Hadès pour guetter sa réaction.
-Que vous reproche-t-elle au juste ?
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