AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hayden
Alchimiste déchiré


Pseudo Heaven : Chris
Messages : 59
Triomphe : 46
Date d'inscription : 24/09/2014
Age : 24

Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Ramener son monde

MessageSujet: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Mar 24 Fév - 20:10

[Ce RP fait directement suite à Sorti de sa tanière ]

 Je vis le renard prendre la fuite dans le coin de l’œil, d'ailleurs en essayant de lui courir après je manquai de me prendre un coup d'hallebarde. Comme on faisait sur ma planète, je mis mes mains en l'air pointant le ciel à peine caché par la toiture dans la maison en débris. Je poussai dans un gros soupir :

"Et si je vous disais que ...", tentai-je de dire.

 Je me fis interrompre par un coup puissant dans la mâchoire venu de mon côté gauche qui m'assomma en un rien de temps. Non, je n'eus pas vraiment le temps de le sentir, ni même de le voir c'est en revanche au réveil que j'ai senti de la chaleur contre ma joue et cette sensation de mâchoire décalée me fit rendre compte que ça m'avait bien amoché.
 À mon réveil, j'avais les mains liées et les pieds liées, comme si j'étais un gibier qu'on ramenait au campement afin de le cuisiner. Un de mes premiers réflexes fut de regarder les trois gardes qui m'accompagnaient dans cette calèche, fait principalement de bois peint en rouge. Et à leur tour, ils me regardèrent froidement me faisant bien comprendre que je n'avais pas intérêt à parler. Dans ce genre de situation, j'aurais fait appel à l'alchimie, bien évidemment mais ... ils avaient récupéré ma ceinture et l'avaient planqué suffisamment loin pour que je ne puisse pas utiliser mes cristaux. Ce qui me restait à faire ? Attendre, sûrement ...

 Je sentis le convoi s'arrêter et les gardes qui m'accompagnaient me prirent par les bras, me soulevant presque. N'ayant pas l'habitude d'avoir les pieds liés, je fis une chute en voulant sortir de la calèche donnant une impression d'avoir raté une marche. Un des gardes du convoi ne tarda pas à me détacher ... les pieds. Je me relevai seul et dis ironiquement :

"Je vous remercie de votre coup de main..."

 Les gardes m'empoignèrent par les bras et en tournant le regard, je vis qu'on était à un campement avec des fortifications (si on peut nommer ça ainsi) en toile et en face de moi, une grande cage de métal, la seule chose qui me semblait bien solide dans ce campement d'ailleurs et je me rendis vite compte qu'ils allaient m'y jeter mais encore une fois; sans ma ceinture d'alchimie.  Ils ouvrirent la porte de la cage et je rentrai dedans, l'un d'eux m'arrêta et coupa les liens au niveau de mes poignées. Je lui fis un signe de la tête avec un sourire et je demandai :

"Au fait, pourquoi on m'arrête ?"

"Nous t'avons aperçu avec le brigand et nous supposons que tu es son complice. Après je ne te rappelle pas ce que vous avez fait, pas besoin."

 J'attrapai les barreaux de la cage dans mes mains et marmonnai :

"Évidemment... Ce renard ..."

 Quelques heures passèrent, j'essayai minute après minute de faire appel à mes poussières d'alchimie qui étaient accrochés à ma ceinture mais rien n'y faisait, je ne la sentais même pas ce qui signifiait qu'elle était probablement plus loin que je ne le pensais. Je tentais tellement de pousser mes limites que je me mis à avoir des migraines et des saignements de nez.
 Je décidai de prendre une pause et je vis une personne passée dans le campement mais pas habillée comme un garde, avec une tenue plutôt civile d'ailleurs :

"Hé ! Toi là-bas ! Je peux te demander un service ? Je suis pas un prisonnier ... enfin pas vraiment ..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Skarn



Messages : 38
Triomphe : 35
Date d'inscription : 16/02/2015

MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Mer 25 Fév - 15:05

Skarn s’éveilla en douceur. Lui vînt en premier une sensation de confort et de douce chaleur. Son dos reposait sur quelque chose de moelleux, alors qu'une couverture nappait son corps. Il se trouvait résolument dans un lit, et le fait d’en avoir conscience signifiait la fin de cet affreux cauchemar. Il ouvrit doucement les yeux, mais ne reconnut en rien le lieu dans lequel il se trouvait. C’était une pièce, de forme rectangulaire, aux couleurs d’un bleu fade, au centre de laquelle reposait son lit, entouré d’un ensemble de machines comme il n’en avait jamais vu, sur lesquelles défilaient d’étranges images. C’est en voulant se lever, qu’il se rendit compte que des tas de tubes et de câbles étaient reliés à divers endroits de son corps. Un dernier détail l’interpellait: ses mains étaient liées à l’armature de son lit à l’aide de de gros anneaux métalliques reliés par des chaînes.

Pris de panique, il se mit à tirer comme un forcené sur ses fers, désireux de se libérer dans les plus brefs délais. Il n’en fût rien, mais son raffut eut tôt fait de provoquer l’entrée d’une jeune femme toute de blanc vêtue. Après l’avoir enjoint à conserver son calme, celle-ci consulta les différentes machines situées près de son lit, puis s’en retourna après de brèves salutations.

Peu de temps après, une nouvelle femme débarqua dans la chambre. Totalement différente de la première, elle était vêtue de vêtements sobres, dont la découpe permettait sans nul doute une bonne aisance de mouvement. Proches de ses formes, ils laissaient deviner une silhouette athlétique, parfaitement mise en valeur par une chevelure d’un noir profond, dont l’agencement s’avérait assez pratique pour ne la gêner même en cas d’exercice. Il sut dès le premier regard que celle qui s’avançait à présent vers lui était une femme d’action.

Fixant sur lui un regard dur, cette dernière prit la parole:


Je vais aller droit au but: qui êtes-vous, et d’où venez-vous ? Mais surtout, comment êtes-vous entré dans la salle des archives fédérales ? Qu’est-ce qu’un Skygge peut bien avoir à faire de nos archives ?

_De là où je viens, on commence par “Bonjour”. Ensuite on se présente, et alors seulement, on peut poser ses questions… Allez, on la refait !


S’il n’avait déjà pas franchement apprécié de se réveiller attaché à son lit, le ton de cette hurluberlue l’avait vraiment mis en rogne. Il se contînt donc en formulant cette réponse au sein de laquelle se partageaient humour et ironie. La boutade ne fut visiblement pas du goût de la dame, dont les joues commençaient à s’empourprer sous le coup d’une colère qu’elle semblait avoir du mal à refréner.


Moi, je ne suis pas menottée à un lit, et ce soir j’aurai un repas chaud afin de me remettre de cette journée de chiottes. Et vous ? Si vous espérez manger dans les prochaines heures, vous feriez mieux de répondre à mes questions. Donc on la refait, à ma manière: qui, où, quand, comment ?

_Nan mais on croit rêver. Je suis censé répondre à vos questions, sans savoir à qui j’ai à faire, et pour quelle raison je me retrouve entravé sur ce lit !!


Il ne comprenait rien à la situation, ce qui, couplé à l’attitude hautaine de cette nana, était une recette parfaite pour le mettre hors de lui.


Ok, ok, je me présente. Mon nom est Sia, agent dans la Brigade d’investigations spéciale de Xanthia.

_C’est quoi Xanthia ?” l’interrompit Skarn.


Sia reçut la question comme un coup de poing en plein cœur. Il ignorait la raison de cette réaction, mais il perçut clairement un changement dans l’attitude de la femme, sans avoir quelque idée de la raison de ce changement.
Son ton lorsqu’elle reprit la parole, n’avait rien à voir avec celui qu’elle utilisait avant.


On va tenter de reprendre les choses depuis le début: quel est votre nom ?

_Skarn. Je viens de Magnamund, je ne sais pas ce que sont des archives fédérales, et j’ignore tout ce que vous appellez un Skygge.
Vous voyez, en demandant correctement, les réponses pleuvent d’elles-mêmes…



Elle se serait passé avec joie de sa dernière phrase, et il lui fallut déployer de gros efforts pour se retenir de lui balancer sa main au visage. Toutefois, ce qu’il avait déclaré l’avait laissée pantoise, et fait remonter en elle de douloureux souvenirs; un individu non fiché dans les registres des états providences, ignorant tout des Skygges, et certainement de leur monde...

Soit il était bon menteur, soit il était, comme son amie disparue, venu d’un autre monde. Dans une situation normale, la procédure pour une intrusion d’un “non fiché” dans les archives nationales, était sans appel: incarcération, interrogatoire, effacement de mémoire, reconduite à la frontière. Mais son instinct lui dictait de ne pas suivre la procédure. Ces derniers mois, son monde avait connu une recrudescence de paradoxes en tous genres. Des voitures flottantes, des objets disparaissant d’une seconde à l’autre, des bestioles inconnues arrivant d’on ne sait quel monde, et ces terribles ombres que l’on rencontrait de plus en plus souvent. C’était du n’importe quoi, et la situation de son monde la préoccupait de plus en plus. Mais la prudence la poussa à tester l’homme avant de lui accorder quelque confiance.


Vous dites venir de Magimoune, pa…

_Magnamund !! Où ai-sje encore débarqué pour qu’il y ait des gens capables de n’avoir jamais entendu parler du continent de Magnamund?

_Veuillez répondre à mes questions, et je tenterai de répondre aux votre. Disons que ce serait un échange de bons procédés. Qu’en dites vous ?


Cette Sia dardait sur Skarn un regard perçant qui le fit frémir. Elle avait quelque chose en tête, il en était persuadé, mais il n’était clairement pas en position de force, et il lui faudrait coopérer, bon gré mal gré, s’il espérait se sortir de cette situation à la noix.


Bon, cela me paraît tellement invraisemblable de rencontrer quelqu’un qui ne connaisse pas Magnamund, que je ne sais pas vraiment par où commencer. Afin que je vous situe ma patrie, dites moi, je vous prie, où nous nous trouvons…


Suivit alors une très longue discussion, au cours de laquelle Sia découvrit l’existence d’un monde nommé Magnamund, recouvert de deux immenses continents nommés Magnamund Oriental et Magnamund Septentrional. Elle appris pas mal de chose sur ce monde, et fut rapidement persuadé que ce type avait, tout comme Valérya, débarqué par le biais d’un paradoxe. Quant à Skarn, les révélations de Sia le sonnèrent. En bref, il n’existait pas un monde, mais des mondes, et apparemment, nombres d’entre eux étaient en danger. Des anomalies de natures diverses apparaissaient et disparaissaient, et l’impossible devenait possible, comme disparaitre d’un monde et se retrouver dans un autre, ou pire; d’étranges créatures se manifestaient de temps à autres et attaquaient à vue.

La discussion s’était déroulée autour d’un bon repas chaud, que Skarn avait eu le plaisir de savourer grâce à ses mains nouvellement libérées. Passés les grincements d’une rencontre entre deux caractères forts, Sia s’avérait être une femme de cœur, compréhensive et généreuse.


Hum, je ne sais pas comment cela se passe dans ton monde, mais disons que par chez nous, un type qui se balade à moitié nu, avec des yeux rouges, ça peut déranger… Finis ton repas, et allons arranger ça.

_Mes yeux ne sont jamais passé inaperçus, chez moi comme ailleurs…


Elle le guida dehors, où les attendait une grosse boîte en fer qu’elle appelait “véhicule”. Ce monde décidément étrange recelait une technologie très avancée, et Skarn s’émerveilla de ce qui les entourait durant toute la durée du trajet, au cours duquel Sia expliqua au jeune homme comment elle avait acquis la plupart des informations qu’elle venait de lui transmettre.


J’ai connu il y’a quelques temps une femme qui, comme toi, venait d’un autre monde. Une personne extraordinaire, capable de ressentir instantanément ce qui se cachait au plus profond des gens. Elle à passé environs trois ans chez nous, puis elle a disparu sous mes yeux, happée par un de ces satanés paradoxes. Si j’en avais eu l’opportunité, je l’aurais suivi. J’espère qu’elle se porte bien, où qu’elle soit. J’espère toujours, un de ces quatre, trouver un moyen de la rejoindre, ou de la ramener.


Au fil de son discours, la demoiselle avait peu à peu glissé dans une sorte de monologue rétrospectif, et c’est d’une voix monotone qu’elle poursuivait son récit, sans plus avoir l’air de s’adresser à son compagnon.


Il y a tant de choses que j’aurais aimé lui dire. J’aurais dû être plus alerte, j’aurais dû… je devrais être à ses côtés.


Après avoir parcouru une distance faramineuse en un rien de temps, ils s’arrêtèrent devant une échoppe aux couleurs bigarrées. Entraînant Skarn à l’intérieur de la boutique, Sia lui désigna un portant sur lequel trônait différents modèles de petits bouts de verre teintés, reliés deux à deux par une mince monture métallique que prolongeaient deux branches repliables.


Choisis une de ces paires de lunettes, je te les offre. Tu attireras moins les regards avec ça. Je reviens dans un instant.


En effet, elle revînt un instant plus tard, avec dans ses mains, une paire de chaussures noires, faites d’un bon cuir. Il y avait le même type de pompes en Magnamund, et Skarn dit sans hésiter:


44… je chausse du 44.


Le gratifiant d’un sourire entendu, sa mécène lui fit signe de la suivre jusqu’à l’étal de chaussures, où Skarn ne mit pas longtemps à trouver… chaussure à son pied. Il fut très gêné que sa nouvelle amie paie la note pour lui, mais il devait bien admettre qu’il n’y avait pas d’autre solution viable, étant lui-même sans le sou. Il découvrit par ailleurs que sa monnaie n'aurait eu aucun cours en Xanthia.


Bien, allons t’habiller un peu maintenant, avant que tu n’attrapes froid…”, lui dit-elle sur un ton ironique.


Alors qu’ils quittaient le magasin, l’impensable se produisit; leur véhicule s’envolait en direction d’une sorte de trou d’un noir bleuté, situé à une dizaine de mètres dans les airs. Avant de comprendre ce qu’il se passait, Skarn se trouvait lui-même loin du sol, se sentant aspiré par ce vortex. Autour de lui volaient des nuées d’objets, provenant pour la plupart des étals environnants. Certain que cet étrange tourbillon et sa gloutonnerie ne présageaient rien de bon, il hurla un dernier mot adressé à Sia, avant de disparaître dans la sombre gueule:


Merci  !


D’abord, l’ouïe… un bruit, léger mais fort perceptible, emplissait l’air alors qu’un autre tentait en vain de faire oublier le premier, de par son irrégulière omniprésence.

Ensuite, le toucher… une douce caresse sur sa peau, fraîche et sensuelle, laissait après son passage, une sensation de vigueur retrouvée, non sans une petite touche d’humidité, qui, étrangement, n’avait rien de désagréable. Ce qu’il entendait était le vent.

Puis l’odorat… une senteur végétale, très présente, régnait sur l’espace olfactif. Un règne sans partage, qui semblait reléguer les quelques autres stimulus flottant dans l’air au rang de simples hères. Sur sa peau sillonnait une brise, dont l’humidité entêtante annonçait la nature matinale.

Suivis du goût… un sentiment de sécheresse, et le reliquat d’un limon pâteux déposé dans le lit défraîchis d’une bouche jadis tumultueuse, permettaient à de brefs instants, de ressentir les saveurs marquées de la chlorophylle et d’autres substrats végétaux aux fragrances plus subtiles. Ce qu’il entendait, était une brise matinale, soufflant tendrement au travers d’une végétation marquée.

Vînt alors la vue…  au moment d’ouvrir les yeux. Une myriade de couleurs l’éblouirent dans un éclair kaléidoscopique, alors que sa rétine suppliait que l’on éteigne ce feu dévorant.

Mais par dessus tout, il ne pouvait ignorer cette infernale migraine et sa compagne dame Nausée, qui martelaient tout son être de leurs rites victorieux, comme pour défier Skarn de reprendre conscience. Oui, car il y a des jours comme ça où tout ne va pas pour le mieux, il y a des jours où tout part en c… Son corps était une arène, et son esprit accueillait une vaste troupe de tambours qui battaient la mesure au rythme du combat acharné que livraient son malaise et sa volonté. Déployant des efforts dont il ne se serait jamais cru capable, Skarn finit par se relever, gardant un moment la pause d’un piquet, stalagmite d’un instant au milieux d’un vaste décors dansant.

A présent que le paysage ralentissait sa course folle, notre homme commençait à mieux se représenter le lieu qui avait accueilli son somme forcé; tout autour de lui se balançaient au gré de cette brise légère dont il est fait mention depuis un moment déjà, une profusion de bambous aux diverses mensurations. Bien sagement, tels de silencieux danseurs, ces hautes tiges semblaient répéter inlassablement les mouvements d’une chorégraphie ancestrale, rythmée par le seul murmure du vent s'immisçant dans leurs intimes frondaisons.

Autour de lui, disséminés entre l… Il n’était pas seul ! Alors que son esprit reprenait peu à peu ses marques, il avait la désagréable impression d’être observé…

Derrière lui ! Quelqu’un se tenait derrière lui, il en était convaincu. Par instinct plus que par réflexe, Skarn pivota sur lui même pour faire face à un loup. Non, pas un loup; son loup. Celui de son étrange rêve introspectif au cours duquel il était passé à côté de la cavalcade de sa vie. Etrangement, le fauve paraissait légèrement plus grand que lors de leur dernière entrevue, et semblait le toiser d’un regard malicieux.


L’heure est donc aux hallucinations …


Formulant cette pensée à voix haute, l’homme sentit en lui déferler une vague de détresse, prête à tout engloutir sur son passage. Sa raison demandait le divorce, et la récente redondance d’évènements troublants ne lui offrait pas réellement de quoi la retenir.


Non !


Non, il ne devait pas flancher; elle l’attendait, il en était persuadé. Même si cette attente n’était pas celle dont il rêvait tant, il n’était pas question d’inquiéter Cynthia. Il se devait de rentrer au plus vite, et cela lui interdisait de se laisser abattre.

Décidant d’ignorer la bête, Skarn reporta son attention sur le sol. Ça et là étaient disséminés entre les racines éparses une multitude d’objets en tous genres, jonchant le sol d’un entrelacs de déchets, probablement aspirés comme il le fut, et recrachés ici en même temps que son corps inerte..
L’explorateur improvisé découvrit parmi ceux-ci, outre la paire de lunettes nouvellement achetée, et miraculeusement sauve, une longue veste de cuir dotée d’un capuchon. Toujours torse-nu, il remercia, en son for intérieur, la providence qui semblait, par ce modeste présent, vouloir faire pardonner l’énième vilenie par laquelle le sort l’avait fait échoir en ce lieu. Demeurant impassible, le mystérieux loup observait Skarn durant ses recherches, alors que ce dernier faisait, lui, tout son possible pour ignorer la bête, comme pour nier l’indéniable vérité d’un esprit refusant de laisser s’échapper ce qu’il lui restait de sanité. Puis l'animal disparut en un éclair alors que se faisait soudain entendre le bruit d’un pas en approche.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Misaki
Le Divinateur des Étoiles


Pseudo Heaven : Elyon, Riku, Michiyo Despheras, Yachiru, Yuna, Kisshomaru, Céleste, Camélia, Kuraken...
Messages : 10
Triomphe : 4
Date d'inscription : 28/06/2014
Age : 21
Localisation : Sur un dragon

Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Indiquez en résumé l'objectif du personnage.

MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Ven 27 Fév - 3:40

« Hey, fais attention quand même. Tu sais, ces créatures que j’ai combattu tout à l’heure, elles rôdent partout. On les appelle les Discordians, et ils sont beaucoup plus forts et plus rusés que des de simples Similis, et bien plus forts de simples Sans-cœurs. Autant que tu le saches, ils vadrouilleront dans tous les mondes dans lesquels tu iras.
- Hm. T’en fais pas pour moi, va ! Je m’en sortirai.
- Je ferais pas le fier, si j’étais toi, Misaki !
- Je ferai attention ! »
 
Lorsqu'Edge me vendit le vaisseau Gummi, je me mis donc en tête de partir de la Ville de Traverse aussitôt. Comme tous les bons vaisseaux avaient un nom, et que celui-ci était particulièrement imposant, je décidai donc d’appeler celui-ci: Jenayā, qui signifiait « Je vole », en Évangélien. Étrangement il faisait toujours nuit dans ce monde-ci, cela en devenait Presque déprimant, voire même oppressant. Il me tardait de voir les autres mondes et plus précisément ce à quoi ils ressemblaient. Je montais dans le vaisseau Gummi qu’Edge m’avait venu pour une somme modique. Il était magnifique, gris et énorme : un vrai vaisseau de combat. Jaskel rentra après moi, d'un bond incroyable : il avait aussi hâte que moi de partir à l’aventure, on dirait bien. Après avoir manipulé le vaisseau comme j'ai souvent eu l'habitude de le faire, habilement, le vaisseau fit un bruit de démarrage : le moteur de celui-ci fonctionnait à merveille. Une fois dans les airs, les cieux restaient désespérément inchangés. Quelques débris spatiaux ça et là, mais rien qu’un rayon laser ne puisse terrasser. Après avoir écrasé tout ce qui se dressait sur mon passage, en ayant, tout de même, manqué une dizaine de fois de me faire avoir par des créatures volantes de l’espace, (qui bien sûr, lançaient des missiles sur moi) j’arrivai à bon port. Je fis atterir le vaisseau sur le monde qui se tenait devant moi.
 
Ah ! Bah au moins, il fait jour ici !
 
Ce fut ainsi que j'arrivai sur la terre des Dragons. Dans l'indicateur de mon vaisseau Gummi je vis de quel monde il s'agissait. Jaskel vint juste à côté de moi et me dit en Évangélien :
 
« Étrange ce monde est. Nous descendrons ?
- Oui, Jaskel, on descend ! »
 
Nous descendîmes. Autour de nous, un paysage vert, des bambous à perte de vue. On ne devait sûrement pas être proche du village, vu toute cette verdure. A moins bien sûr que les gens d’ici vivaient à même la forêt, comme les Karteks, à Evangélica. Ni moi, ni Jaskel n’en savions quelque chose, enfin, pour l’instant. Nous décidâmes de nous aventurer dans cette forêt, ou plutôt, cette bambouseraie. A peine avions nous marché quelques mètre qu’une horde de créatures, littéralement venue d’on ne sait où, nous prirent d’assaut. On aurait dit une embuscade, vu le nombre. Ah, je détestais ce genre de situations, où le nombre comptait. Il y avait quelques sans cœur. Avec quelques sorts et des coups de Giant Gauntlets, j’en vins à bout. Mais les similis qui apparurent après eux me donnèrent froid dans le dos. J’appelais donc Jaskel, l’aeon, grâce à la bague que mon père m’avait léguée. C’est ainsi que Jaskel prit une autre forme, plus chimérique. Avec quelques attaques de type glacier, foudre et brasier, ils me laissèrent tranquille.
 
« Ah oui, ces créatures qu’on appelle les Discordians. Attend, tu vas voir, je vais les pulvériser. Brasier X ! »
 
La flamme jaillit en direction d’une des créatures présentes devant moi. Mais étant donné que c’étaient des Discordians, ils n’étaient pas  si facilement démontables. Je devais faire appels à une chimère plus puissante que Jaskiel.  
 
« Vorgon ».

Dans le cercle magique, une créature apparu, en son jet de lumière. Une majestueuse et énorme créature du nom de Vorgon, et sûrement l’une de mes créatures favorites. Il poussa un rugissement. Vorgon était une chimère-dragon, c'était une créature ailée, qui maîtrisait les magies de l'eau et de l'air. 
« Vorgon, Cyclone. »
 
Le dragon à quatre pattes se mit à flotter dans les airs et commença à battre des ailes. Un cercle magique blanc apparu et le vent se mit à tourner un même centre de gravité, dévorant peu à peu les HP des Discordians. Après cette attaque, nécessitant énormément de MP, Vorgon disparu évidemment aussitôt. J’étais vraiment à bout de souffle, et il en restait encore un. Je rappelais Jaskiel, beaucoup moins coûteux en MP.
 
« Foudre X. »
 
Des éclairs jaunes vinrent à bout du dernier Discordians. Mais malgré les nombreux HP que les Discordians laissait, j’étais presque à court d’MP. Et les Magic-points, pour un mage-sorcier, c’est primordial. Je pris soin de prendre, ça et là, les quelques MP, disséminés dans les coffres. Bon sang, d’où venaient toutes ces créatures ? Il fallait vraiment que je me forge et m’habitue à en dégommer plus. Il fallait aussi que je gère mieux mes MP. C’est fou ce qu’un combat peut vous vider de vos MP. J’utilisais Jaskiel pour un sort de location :
 
« Henel weilyot shak, raesyani lanā līre hiryl lymyā. » (Pour montrer le chemin, dis-moi par où dois-je passer)
 
Un cercle magique apparu et un faisceau de lumière apparu il indiquait un endroit étrange et visiblement abandonné.  Ce devait être un campement, au vu de toutes les tentes qui étaient posées là. Je m’aventurai dans les lieux, un peu décontenancé par ce sort de localisation.  Peut-être qu’il n’avait pas fonctionné. Qu’est-ce qui pouvait bien se cacher ici.
 
« Jaskiel, ne fais surtout aucun bruit. »
 
Jaskiel disparu aussitôt,  légèrement irrité, apparemment. Il avait quelqu’un, là-bas. Je pouvais le voir. Oh. D’ailleurs,  lui aussi m’a vu. Mince ! Et moi qui voulais être discret.
 
"Hé ! Toi là-bas ! Je peux te demander un service ? Je suis pas un prisonnier ... enfin pas vraiment ..."
 
Bon sang ! Je m’étais vraiment fait repérer. En même temps, il n’y avait pas vraiment d’endroit où se cacher, ici. J’entendis la voix de l’homme, au loin.
 
« Comment ça, ‘pas vraiment’ un prisonnier ? Qui es-tu et qu’est-ce que tu fais ici ?  »
 
Déjà sur mes gardes face à la menace que pourrait représenter cet individu, je me tenais prêt.
 
« Je ne sais pas trop comment tu as atterri dans ce monde mais tu ne viens clairement pas d’ici, toi, si je ne m’abuse ! »
 
L’homme n’avait pas si l’air si farouche, en fait. Il en avait tout l’air, certes, mais il n’avait pas une aura qui inspirait les ténèbres en tout cas. Qui sait à quel point il pouvait être puissant. Je n’avais que trop peu d’expérience des gens des autres mondes pour savoir ce que valait leur force face à la mienne. Inutile d’engager un combat inutilement, et puis en plus, j’étais vraiment limite, question MP.
 
« Écoute, je ne cherche pas la bagarre. Je m’appelle Misaki. Je viens d’E… de la ville de Traverse. »
 
Cette hésitation, pour ne pas divulguer aux autres le monde duquel je venais, c’était par pure précaution. Même si de toute évidence, mon interlocuteur avait du le sentir. Mais façon de penser était très simple. Depuis que j'avais quitté Evangélica, ma devise a été: Le moins on en saura sur le lieu d’où je viens, le mieux ce sera. Je regardais, encore farouchement, mon interlocuteur, et je lui dis alors :
 
« Et toi ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Abnegatio
Capitaine de l'Arche


Messages : 125
Triomphe : 667
Date d'inscription : 25/06/2014

Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Indiquez en résumé l'objectif du personnage.

MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Jeu 5 Mar - 18:09

N'oubliez pas que dans les jeux, les HP et les MP sont des points de l'ordre du gameplay et non-pas du roleplay. Ces notions n'ont aucun sens pour les personnages. Parlez plutôt d'énergie vitale et astrale, par exemple.
- Fantoche.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.kh-memento.com
Hayden
Alchimiste déchiré


Pseudo Heaven : Chris
Messages : 59
Triomphe : 46
Date d'inscription : 24/09/2014
Age : 24

Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Ramener son monde

MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Lun 9 Mar - 22:54

Je soupirai et regardai mon interlocuteur. Croyait-il vraiment que j'allais me battre alors que je suis derrière les barreaux ? À moins d'avoir envie de mourir (ce qui n'était pas le cas), ce n'est pas ce que je recherchais. Je fis un mouvement de bras dessinant un arc sur le campement et lui dis :

"J'aimerais te demander un petit service ... Vraiment petit. Serait-il possible que tu me trouve ma ceinture d'alchimie ? Elle est quelque part ... par là ... ou par là", dis-je en dessinant un arc de cercle à l'opposé du premier.

 Je me mis à regarder mes pieds et à remonter mes yeux jusqu'au torse et j'écartai les bras comme pour imiter un épouvantail, je ne pus m'empêcher de lui balancer ces quelques mots ironiquement :

"Ça se voit tant que ça que je viens pas d'ici ?"

 J'abaissai mes bras et me rapprochai des barreaux voyant d'un plus près le blond qui discutait avec moi. Il avait l'air amical mais semblait me craindre bizarrement. Qu'est-ce qui pouvez bien lui faire peur chez moi ? Mes yeux rouges écarlates ? Ou peut-être le fait que la colère envers ce renard, nommé Nosaka, brûlait en moi ? Non, ce garçon n'avait pas l'air ignorant non plus :

"Et bien, et bien ... Pour commencer, je m'appelle Hayden, oublie mon nom de famille, je n'en suis pas fier et je viens de la Terre. Une planète un peu éloignée de tout ce qu'il y a ici. Et toi, tu viens de la Ville de Traverse ... ?"

 J'eus un temps d'hésitation. La Ville de Traverse. Ce nom me disait quelque chose mais je n'arrivais pas à m'en souvenir et effectivement, la Ville de Traverse était en réalité la Ville où je m'étais réfugié après mon séjour dans le domaine des ténèbres où j'avais passé deux ans à ne me nourrir qu'avec des mélanges alchimique. Je revins à mes pensées et lui proposa une autre solution :

"Écoute, on s'entend au moins sur ce point-là, je ne veux pas me battre ... Je veux seulement récupérer la liberté qui m'a été volé. Alors j'ai une autre solution qui pourrait te plaire : Tu me fais sortir de la cage et je me débrouillerais pour trouver ma ceinture. Au moins tu ne perdras pas ton temps."

 J'aspirai ma lèvre inférieur faisant un léger bruit aigu et je poursuivis avec une autre phrase :

"En revanche, si tu n'as pas le pouvoir de me faire sortir ... Première solution.", dis-je en haussant les épaules.

La situation était compliquée pour moi et je ne voulais pas en arriver à m'abaisser devant lui et le supplier pour me faire sortir. Bien sûr, j'imaginais que ce n'est pas avec mes quelques belles paroles qu'il allait accepter mais ma langue était tout ce que j'avais sous la main.

_________________
Hayden's Theme :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Skarn



Messages : 38
Triomphe : 35
Date d'inscription : 16/02/2015

MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Jeu 26 Mar - 1:48

Le son d’un cor coupa court à la conversation. Le son d’une alerte qui signifiait au jeune homme, de bleu vêtu, qu’il avait été découvert. N’appartenant clairement pas aux autorités du camp, et parlant qui plus est avec un détenu, il ne faisait pas bon pour lui rester ici, et c’est sans demander son reste que l’inconnu détala, laissant le prisonnier à sa place de futur martyr.
Dans le désordre qui suivit, le malheureux vit passer devant lui, en rangs plus ou moins ordonnés, mais toujours très pressés, une foule de soldats cherchant en vain un mystérieux intrus, complice du prisonnier. Traînant la patte derrière une file indienne de forcenés armés jusqu’aux dents, un ancien jeunot à la démarche mal assurée eut la mauvaise, et ô combien funeste, idée de marquer l’arrêt à proximité de la cage, afin de narguer le détenu.

Peu importe le nombre de tes complices qui viendront, tous te rejoindront au gibet, scélérat !!

Grand mal lui prit de prendre une telle liberté à un moment si inopportun, car, entendant un bruit le faisant tressaillir dans son dos, il fit promptement volte-face, déjà ruisselant de sueurs froides. Fort heureusement pour lui, cette erreur risquait bien d'être la dernière de sa vie; le captif...

***

Perdu dans sa méditation à propos de ce loup apparaissant et disparaissant, Skarn n’entendit pas approcher le voyageur qui s’apprêtait désormais à le héler. Revenant à la réalité par quelque alerte, l’homme fauve, dans un sursaut soudain, envoya un revers du coude en plein dans la figure du passant, avant de se raviser, puis d’aider ce dernier à reprendre appui sur ses orteils.

Heu… Désolé… Je… J’ai eu… J’ai eu un mouvement de… heu.... de panique...et heu… vous allez bien ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]   Aujourd'hui à 21:01

Revenir en haut Aller en bas
 
Dans l'ombre d'une cage [PV : Misaki + Skarn]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cinéma : La valse dans l'ombre.
» Dans l'ombre des alcôves [Rôles Privés]
» Dans l'antre de la Dame d'Esgaroth
» Sirion, l'ombre du coeur [ Lhurgoyf, cavalier de Sharna]
» Dans l'ombre d'Odin...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kingdom Hearts Memento :: Machine à café :: Flood et jeux :: Archives du forum :: Rps-
Sauter vers: