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 Un livre est un monde... Et vice-versa...

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Maître du Jeu



Messages : 37
Triomphe : 52
Date d'inscription : 17/10/2014

Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Indiquez en résumé l'objectif du personnage.

MessageSujet: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Lun 20 Juil - 0:44

Tout le monde se réveilla dans le Monde Réel. Une belle clairière verdoyante et fleurie les entouraient. Au centre de la clairière se trouvait un socle avec un livre fermé. On pouvait lire sur la couverture de cuir : « Alice au Pays des Merveilles ». Ce livre était inamovible de son socle. Une énorme puissance émanait de ce livre. On aurait dit le symbole du monde, un signe, un objet qui n'appartenait qu'à lui… Un Artefact… S'en approcher ne sera pas possible sans une énorme détermination ou un immense pouvoir… Mais à quel point faut-il être déterminé ? A quel point faut-il être puissant ? Qui sait…

Un bruit se fit entendre. Un tremblement. En regardant autour d'eux, tout mourrait à une vitesse impressionnante. Le sol lui-même commença à se détruire. Le monde ne supportait plus son agresseur spatio-temporel et il était en train de sombrer vers la fin de l'Espace et du Temps. Il fallait agir… Ou pas…
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Celsia
Bug de la matrice


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Triomphe : 86
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Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Briser Elsa physiquement et psychologiquement pour la contrôler et l'enfermer dans sa boucle temporelle.

MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Lun 20 Juil - 22:35

Alice était apparu, leur avait servi un discours sur son besoin de retrouver l’autre partie de son cœur incomplet qui se trouvait vraisemblablement de l’autre côté du miroir. Jusque-là c’était plutôt cool, cela signifiait qu’il suffisait de détruire le miroir ou d’empêcher les autres de passer jusqu’à ce que le monde se disloque. Pour gagner du temps, Celsia employa la solution simple : la discussion. Sauf qu’un crétin de simili venait de la dénoncer, ce qui l’avait agacée au plus haut point, à peu près autant que l’ordre qu’il lui donna juste après. Mais aucun combat ne put s’engager (d’ailleurs elle ne savait pas bien si elle préférait taper en premier sur le mec prétentieux ou sur le simili, elle ne les aimait ni l’un ni l’autre) car le miroir les absorba d’un coup. Ils se retrouvèrent donc dans une dimension des plus étranges, virent des choses totalement déroutantes pour ne pas dire franchement bizarres et flippantes avant de débarquer dans un nouveau monde.

Enfin, pas si nouveau que ça.

Ils étaient sortis de l’imaginaire du Pays des Merveilles pour arriver dans le monde réel dont Alice était native.

Le monde réel, ou ce qu’il en restait : seule une clairière avait été préservée, certainement grâce au pouvoir de l’Artefact qui arrivait encore à repousser les paradoxes dans un petit périmètre. Il n’y avait plus d’intérêt à tuer Alice maintenant, de toute façon ce monde était perdu.

Celsia considéra un moment le livre qui trônait sur son socle avec respect. L’énergie et le pouvoir qu’il dégageait était semblable au sien, tous deux étaient de la même nature… mais l’Artefact du Pays des Merveilles étaient en sommeil alors qu’elle s’était réveillée, grâce à Elsa. C’était la première fois qu’elle rencontrait un autre Artefact, et cela l’émut. Dommage qu’elle soit obligée de le laisser périr, elle aurait aimé l’aider à s’éveiller et à prendre vie comme elle-même l’avait fait jadis.

Elle parcourut les nombreux aventuriers qui étaient arrivés du regard, en reconnaissant certains, en découvrant d’autres pour la première fois. Ses alliés avaient suivi le mouvement. Elle ne savait pas comment, mais les derniers êtres vivants de ce monde étaient arrivés au même point. Elle voyait dans leurs yeux que certains se questionnaient à propos du livre, que d’autres avaient peur. La plupart n’avaient probablement pas le pouvoir de quitter le Pays des Merveilles… ces pseudos héros d’un autre monde avaient-ils peur pour leur vie à présent qu’ils comprenaient qu’ils étaient piégés ? Lassée de sa comédie, la ténébreuse reprit son apparence d’origine : ses longs cheveux noirs, ses yeux rouges et son tatouage de discordian sur l’omoplate droite.

-Pour devancer vos questions, lança t-elle assez fort pour être entendue de tous, le livre là-bas est l’Artefact du pays des Merveilles, autrement dit c’est un fragment du cœur de ce monde qui a pris la forme d’un objet pour protéger ce monde de l’effondrement. Son pouvoir principal, s’il est activé, est sa capacité à générer une boucle temporelle et à piéger un monde et ses habitants dans un cycle qui se répète infiniment. Si vous décidez de l’activer, vous ne ramènerez pas le Pays des Merveilles à son ancien état, mais vous le stabiliserez dans sa situation actuelle. Bien sûr, si vous faites ça, vous vous retrouverez piégés dans la boucle avec les habitants du Pays des Merveilles et vous revivrez le même évènement sans arrêt pour l’éternité. Perspective reluisante n’est-ce pas ? Ah, et j’oubliais, des fois que certains d’entre-vous soient prêts à se sacrifier héroïquement pour tenter de nous arrêter… les boucles temporelles n’ont pas de prises sur les discordians. Si vous activez la boucle nous attendrons donc que votre esprit s’y piège pour vous exterminer un par un. Votre deuxième possibilité, plus prudente, c’est de fuir ce monde maintenant tant qu’il est encore temps.

Elle les gratifia d’un grand sourire.

-Vu l’état de décomposition du monde, je dirai qu’il vous reste environs cinq minutes pour décider avant que tout ne s’effondre.
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Xaspirate
Le Spectre d'Ombre et de Vide


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Localisation : Dans le Néant...

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Objectif de Triomphe: Détruire Parasite Kurokami et les êtres réels.

MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Jeu 30 Juil - 22:39

Alors que le combat était déclaré, tout se brisa une nouvelle fois. Après un spectacle morbide, un poème hurlant et des révélations étranges, Xaspirate se réveilla dans une clairière. Ses pouvoirs métamorphes revinrent mais il ne se sentait pas encore capable de les utiliser. On dirait que ces voyages entre les dimensions l'ont énormément affaibli. Une fois qu'il eût complètement récupéré ses moyens et écouté la Discordiane, il regarda autour de lui. Sa perception d'aura, propre à tous les Similis, était finalement revenu. Certaines auras étaient puissantes, d'autres beaucoup moins. Mais l'une d'entre elle retint particulièrement l'attention du Samouraï. Une aura semblable à la sienne. Mais qui n'avait qu'une différence par rapport à sa propre aura. Cette aura était celle d'un Sans-Cœur. Sinon, elles étaient en tous points identiques. Cherchant plus furieusement qui était la cause de cette aura, il le vit. Près d'une femme rousse.

- TOI !!!

La créature noire se retourna, ne comprenant que le cri était pour elle. Et sans réfléchir, Xaspirate se jeta sur le Sans-Cœur et lui planta ses lames dans le thorax. Il courut avec la pauvre créature empalée sur ses sabres et le plaqua contre un arbre. Les deux yeux du Simili étaient devenus rouge sang. Et il fixait le Sans-Cœur.

- PARASITE KUROKAMI !!! Tout est de ta faute ! Je ne devais pas exister ! Je ne devais pas vivre avec ce fardeau ! Tu vas me le payer… Parasite le fixa avec des yeux incrédules. RAAAAAAAAAH !!! MEURT !!!

A ce moment, Xaspirate se transforma en Armure Astrale. Ses yeux avaient toujours la même lueur meurtrière. Il voulait complètement éradiqué ce Sans-Cœur. Son Sans-Cœur. Et c'est ce qu'il s'apprêta à faire. Il brandit son poing et l'abattit le plus fort possible sur Parasite…

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-dialogue1 -dialogue
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Parasite Kurokami
Le Doppelgänger d'Ombre et de Sang


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Localisation : Toujours en train de regarder la Lumière de loin...

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Objectif de Triomphe: Retrouver la Lumière.

MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Jeu 30 Juil - 23:03

Parasite eût à peine le temps de sauter pour protéger Blanche et Eren qu'il reçut l'attaque de Abnegatio. Alors, tout se brisa, une nouvelle fois. Après un spectacle étrange, et des révélations sinistres, il se réveilla dans une clairière. Ayant pris le sort du Maître des Discordians de plein fouet, il eût énormément de mal à se relever. Mais il sentit sa partie infecté par la Reine disparaître et il reprit son « humanité » perdue. Il pût également ressentir de nouveau les auras. Mais avant d'être complètement d'aplomb, il allait lui falloir quelques minutes. Peut-être cinq. Ou une bonne dose de Ténèbres.

Soudain il entendit un hurlement derrière lui. Il eût à peine le temps de se retourner que deux lames se plantèrent dans son torse et l'emmenèrent jusqu'à un arbre. Là, il vit un Simili Samouraï, avec une écharpe bleue, le regarder avec des yeux rouge.

- PARASITE KUROKAMI !!! Tout est de ta faute ! Je ne devais pas exister ! Je ne devais pas vivre avec ce fardeau ! Tu vas me le payer… Parasite le fixa avec des yeux incrédules. Il ne comprenait pas. Pourquoi ce Simili l'attaquait-il ? Que lui avait-il fait ? Et pourquoi son aura était si identique à la sienne ? Le Doppelgänger n'eût pas le temps de répondre à ces questions. Le Samouraï hurla de plus belle. RAAAAAAAAAH !!! MEURT !!!

A ce moment, Xaspirate se transforma en Armure Astrale. Ses yeux avaient toujours la même lueur meurtrière. Il voulait complètement éradiqué ce Sans-Cœur. Son Sans-Cœur. Et c'est ce qu'il s'apprêta à faire. Il brandit son poing et l'abattit le plus fort possible sur Parasite… Mais ce dernier eût le temps de passer à la deuxième vitesse aussi. Il s'était transformé en Nervure. Et il avait arrêté le poing de Xaspirate. En donnant un grand coup de tête à son adversaire, il réussit à se remettre en position de combat.

Deux véritables titans de plus de 5m de haut se faisaient face et commencèrent à lutter. A coups de poings, à coups de griffes. Ils envenimaient la situation pour ceux qui étaient resté « en bas ». Leur combat était hargneux. Pour l'un ; ce combat était dénué de sens, pour l'autre ; ce combat allait déterminer qui des deux méritait VRAIMENT la vie qu'il leur a été donné. Un combat comme on en raconte dans les légendes. Un combat de monstres.

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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Dim 2 Aoû - 4:44

De son couvert, Oz observait attentivement la scène. Le monsieur qui l'avait aidé au tribunal était là, et prenait soin de la jolie demoiselle. Tout semblait calme et paisible, quand soudain, le malade de tantôt arriva en trombe et se lança illico presto dans un nouvel assaut. Cependant, l'attaque fut avortée lorsque le temps sembla stopper sa course. Tout autour d'Oz demeurait figé, même le samouraï-boîte-de-conserve, immobilisé dans une posture impossible à tenir. La flore alentour se mit à dépérir à vitesse grand V, et fut bien vite remplacée par une prairie faite d'espaces blancs et noirs, délimités par de petits rus. Le tout avait des allures de damier s'étendant à perte de vue, et Oz vit les différents acteurs autour de lui récupérer lentement leur liberté de mouvement.

Une jeune fille en tablier bleu apparut alors qu'Oz reconnu sans savoir d'où, non loin d'un grand miroir qu'Oz n'avait pas remarqué jusque là.

"Hey, encore une greluche pour toi si tu veux !" dit Alice sur un ton railleur en mettant un petit coup de coude à Oz.

La jeune fille, se tenant droit devant le miroir, tînt à peu près ce langage:

"Cessez donc ce combat futile. L'heure n'est pas à l'affrontement. Ou plutôt, l'heure n'est plus. En tout cas, plus en ce lieu. J'ai besoin de votre aide à tous. Je suis Alice Liddell, Princesse de Cœur du Pays des Merveilles. Mon royaume se meurt et est en proie aux paradoxes et aux Discordians, ces êtres hors des lois du Temps et de l'Espace qui cherchent à faire sombrer les mondes dans les abysses des Dimensions. J'ai été séparée en deux partie distinctes à cause d'un paradoxe dont je soupçonne Abnegatio, maître des Discordians, d'être le créateur. J'ai absolument besoin de traverser le miroir pour rejoindre ma moitié, mais quelque chose m'empêche d'approcher... Le Pays des Merveilles va s'écrouler sous les paradoxes si on ne se dépêche pas ! Si j'arrive à reconstituer mon cœur je pourrais aider ce monde contre les paradoxes qui le ronge. Aidez moi à rouvrir le passage dans le miroir s'il vous plaît !"

Le psychopathe au multiples sabre éclata de rire, ce à quoi l'éternelle demoiselle en détresse, toujours collée à son chevalier servant, répliqua:

"Paradoxes, Discordians, Princesse de Cœur ? Ça veut dire quoi tout ça ? Et on est censé faire quoi avec ce miroir ?"

N'étant de toute manière plus caché par rien, Oz et Alice s'était rapprochés de l'assemblée durant le discours d'Alice Liddle, et le garçon s'apprêtait à prendre la parole à l'attention de la princesse de cœur lorsque le molosse au casque de fer interpella la fille qui venait de parler:

"Alors toi… Toi, tu mérites mon sabre dans ton front pour ton jeu d'actrice. Franchement je sais pas comment tu fais… A moins que ce soit les autres qui sont complètement stupides. Quand même; jouer la fille blessée, faire style que tu sais rien et enfin dire «Oh mon dieu, que se passe-t-il ?» alors que c'est presque toi la cause de tout ça ! Franchement c'est fort ! Aller, sex-machine, lève-toi et aide-moi à détruire ce foutu miroir. On a un monde à faire tomber…"

"Je vois que tu n'as peur de rien, mais je peux t'assurer que cette assurance va bien vite s'estomper. J'ignore pourquoi tu tiens absolument à tout détruire et ce qui fait que tu tiens une haine aussi grande pour les humains, mais si pour t'arrêter, il faut t'arracher la vie, je le ferai sans la moindre hésitation."

La réponse du type serviable fit regretter quelque peu à Oz de l'avoir menacé précédemment. Quand aux déclarations du type bipolaire, elles semblaient désigner la jolie minaude pour complice de toute cette tragédie. Le chevalier servant semblait d'ailleurs aussi le penser, puisqu'il fit quelque pas de côté, mettant une distance de sécurité entre lui et elle. La tension était à son paroxysme, et Oz restait sur le qui-vive, s'attendant à ce que l'un ou l'autre des protagonistes ouvre le bal des hostilités d'un instant à l'autre.

Son attention fut cependant détournée lorsqu'une étrange et envoûtante musique se fit entendre au travers du miroir. Lugubre et lancinante, elle n'avait besoin d'aucune parole pour annoncer la venue d'un indicible fléau...

"Cette musique... Je... Je connais cette musique. Mais... D'où ?"

Alice semblait prise dans une sorte de transe hypnotique, et se mit à avancer d'une démarche mal assurée, en direction du miroir. Oz voulut la retenir, mais quelque chose dans cette mélodie, lui interdit tout mouvement. Par bonheur, la jeune fille étant encore éloignée du miroir lorsque celui-ci explosa littéralement à la fin de sa lugubre mélopée, alors que du souffle de l'explosion apparaissait une flopée de monstres loufoques psalmodiant tous en chœur les vers d'un poème qui fit immédiatement réagir Oz:

"Il était grilheure; les slictueux toves
Gyraient sur l'alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.

Prends garde au Jabberwock, mon fils !
A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent !
Gare l'oiseau Jubjube, et laisse
En paix le frumieux Bandersnatch !

Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,
Cherchait longtemps l'ennemi manxiquais...
Puis, arrivé près de l'Arbre Tépé,
Pour réfléchir un instant s'arrêtait.

Or, comme il ruminait de suffêches pensées,
Le Jabberwock, l'œil flamboyant,
Ruginiflant par le bois touffeté,
Arrivait en barigoulant !

Une, deux ! Une, deux ! D'outre en outre,
Le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan !
Il terrasse le monstre, et, brandissant sa tête,
Il s'en retourne galomphant.

Tu as donc tué le Jabberwock !
Dans mes bras, mon fils rayonnois !
O jour frabieux ! Callouh ! Callock !
Le vieux glouffait de joie.

Il était grilheure : les slictueux toves
Gyraient sur l'alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.
"

"Le... Quand j'étais dans les ronces !"

Oz avait déjà entendu le début de ce texte, lors de son étrange rêve alors qu'il était prisonnier d'une haie du labyrinthe. Rêve au cours duquel il se souvenait désormais avoir vu Allice Liddle, et assisté à sa métamorphose durant laquelle elle était passé d'une enfant blonde aux yeux bleus, à une adolescente brune aux yeux verts.

"Qu'est-ce... cela veut dire ?"

Le jeune homme était à présent persuadé que son emprisonnement par la végétation n'avait pas été fortuit. Alice, ayant retrouvé ses esprit, s'approcha d'Oz et prit la parole:

"Oz, tu as entendu ce poème ? Bandersnatch ? Jabbewocky ?
_Et l'oiseau JubJube, c'est Dodo...
_Qu'est ce qui te fais dire ça ?
_Tu te souviens, lorsque j'ai posé la question au Chechire d'ici, sur une fille qui pleurait ?
_Oui, je me souviens aussi et surtout que tu n'a pas répondu quand je t'ai demandé de qui tu parlais !
_Et bien c'était elle. C'était Alice Liddle. J'ai été emprisonné par une haies, et j'ai fais une sorte de rêve. J'y ai vu cette fille, enfant, rencontrer une assemblée de trois drôles de personnages, puis prendre la forme qu'elle a ici, avant de s'enfuir à toute jambes, les larmes aux yeux. Et tout le long de la scène ou presque, les deux premiers paragraphes de ce poème résonnaient dans l'air, sauf que les noms étaient alternatifs. Je n'avais, à ce moment, reconnu que Dodo..."

Les deux jeunes gens parlaient à voix basse, de sorte que les autres personnes présentes, distantes d'une demi douzaine de mètres, ne puisse les entendre. De ce temps, la horde de bestioles, toutes plus improbables les unes que les autres, avait pris position autour de trois créatures plus grosse et plus impressionnantes que les autres:
-La première était un oiseau semblable à un vautour, possédant deux paires d'ailes, un plumage violacé tirant vers le rose bonbon par endroit, des écailles de lézard sur le cou, trois paires d'yeux et un bec brisé.
-La seconde était un fauve gigantesque au pelage gris tacheté, avec un visage entre l'ours et le bouledogue, des dents petites mais nombreuses, des pattes gigantesques avec de petites griffes et une queue longue hérissée de poils dures, presque piquants.
-Et la dernière, trônant au centre de l'assemblée, était une véritable monstruosité capable de glacer d'effroi quiconque la voyait; un reptile titanesque avec un long cou sinueux, des dents de rongeurs, des antennes d'insectes, des yeux de lumière et de flammes, des cheveux crasseux et éparpillés, des doigts d'araignée, des ailes de démon, d'ange et de fée, une queue qui entourait la totalité de l'assemblée hurlante et enfin des pieds d'homme. Cette véritable chimère infernale cracha un nuage de flammes multicolores et un sentiment étrange prit les spectateurs. Pendant les quelques secondes où ils crurent brûlés, la voix des créatures s'éleva encore une fois:

"Le Chevalier Blanc, ses épées inexistantes, abandonnent son armure et cherche revanche. Le Roi Rêveur, son autorité inutile, disparais dans un songe et massacre sans hésitation. La Comtesse Noire, sa peau empruntée, est né du Temps et ne veut pas le rendre. Le Rongeur en Peluche et sa Reine au Cœur Changeant, doivent dormir dans leur chambre noire et laisser la place au Traître du Temps et à la Reine au Cœur Souriant."

C'est alors que chiens, chats, vaux, vaches, cochons... tout disparut, et le décors avec, dans une vaste kaléidoscope prismatique, et que les personnes en présence furent happé par un vortex teinté d'une myriade de couleurs. Oz perdit conscience. Alice perdit connaissance. Ou peut-être était-ce l'inverse...

En se réveillant nos deux tourtereaux se découvrirent rendus dans une clairière au centre de laquelle trônait un petit livre de cuir. Tous les protagonistes de la scène précédente semblaient présents, ainsi que beaucoup d'autres que les jeunes gens n'avaient encore jamais croisé. La minaude en détresse, qui ne paraissait plus du tout en détresse, se redressa, alors que son allure commençait à changer: ses cheveux devinrent aussi sombres que les ténèbres, ses yeux se teintèrent de rouge, alors que sur son omoplate se matérialisait un étrange tatouage, qu'Oz et Alice, sans pouvoir mettre un nom, et encore moins une signification dessus, reconnurent comme l'un des signes ésotériques visibles sur certains des vitraux qu'ils avaient arpenté dans leur rêve commun.

"Tout est lié depuis le départ", murmura Alice, plus pour elle-même que pour s'adresser à Oz.

L'ex-minaude prit alors la parole, sur un ton tonitruant au sein duquel pointait une note de défiance:

"Pour devancer vos questions, lança t-elle assez fort pour être entendue de tous, le livre là-bas est l’Artefact du pays des Merveilles, autrement dit c’est un fragment du cœur de ce monde qui a pris la forme d’un objet pour protéger ce monde de l’effondrement. Son pouvoir principal, s’il est activé, est sa capacité à générer une boucle temporelle et à piéger un monde et ses habitants dans un cycle qui se répète infiniment. Si vous décidez de l’activer, vous ne ramènerez pas le Pays des Merveilles à son ancien état, mais vous le stabiliserez dans sa situation actuelle. Bien sûr, si vous faites ça, vous vous retrouverez piégés dans la boucle avec les habitants du Pays des Merveilles et vous revivrez le même évènement sans arrêt pour l’éternité. Perspective reluisante n’est-ce pas ? Ah, et j’oubliais, des fois que certains d’entre-vous soient prêts à se sacrifier héroïquement pour tenter de nous arrêter… les boucles temporelles n’ont pas de prises sur les discordians. Si vous activez la boucle nous attendrons donc que votre esprit s’y piège pour vous exterminer un par un. Votre deuxième possibilité, plus prudente, c’est de fuir ce monde maintenant tant qu’il est encore temps."

L'air ravie d'elle même, elle ajouta, avec un sourire triomphale sur son visage:

"Vu l’état de décomposition du monde, je dirais qu’il vous reste environs cinq minutes pour décider avant que tout ne s’effondre."

Tous dans l'assemblée, ou presque, s'étaient tenus cois durant le discours de la demoiselle, lui accordant toute l'attention que de telles menaces méritaient. Bien sûr certains n'y prêtèrent guère d'attention; toute classe à ses mauvais élèves... Comme ces deux énergumènes de plusieurs mètres de haut qui n'avaient attendu après personne pour commencer à se taper dessus, non loin de l'endroit où nos deux tourtereaux se trouvaient.

Oz prit Alice dans ses bras pour l'embrasser, puis, mimant une étreinte, lui susurra à l'oreille:

"Cette fille est clairement un de nos ennemis. Elle une de ceux que nous avons été envoyer pour neutraliser. Mais je pense que le fait qu'elle ai repris son apparence réelle et qu'elle parle comme ça, signifie qu'elle n'est pas seule. Elle pourrait avoir des alliés parmi les personnes présentes. Ne disons rien, et ne faisons rien, avant d'avoir pu identifier tous nos ennemis."

Les deux jeunes gens mirent fin à leur étreinte, et s'en allèrent s'assoir dans un coin de la clairière, feignant l'un comme l'autre, l'air résigné de deux qui attendent leur fin.
Dans l'état actuel de leurs connaissances, le rapport de force semblait être équitable: la nana diabolique et le psychopathe au casque de fer, contre le chevalier servant, et Oz.
Le souci était qu'il y avait bien d'autres personnes autour, et qu'il était peu probable qu'un d'entre eux ne prenne part à la suite. Oz était donc fermement résolu à se faire passer pour un bambin impuissant en attendant de savoir chiffrer le nombre de ses opposants...

Toujours à voix basse afin que leur conversation ne reste qu'à eux, Alice demanda à Oz:

"Quand même, ce poème... Dodo, Bandersnatch, et même Jabberwocky. On a rencontré un Cheshire... Ce monde est régit par une Alice... On a même rencontré une Reine de Cœur...
_Et je suis presque certain que son prénom, si nous avions eu l'occasion de le lui demander, aurait été Miranda !
_Il y a un lien entre ce monde et le notre, mais je n'arrive pas à comprendre lequel.
_Le fait que j'ai fais ce rêve... C'est comme si la haie m'avait capturé en endormi exprès pour que j'assiste à ce specta
_C'était un message", l'interrompit Alice. "Un avertissement... Mais dans quel but ?"

Les deux jeunes gens restaient perplexes. Tant de questions, et si peu de réponses...
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Skarn



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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Dim 2 Aoû - 5:36

Skarn venait à peine de s'enfermer dans la maisonnette, ravi d'être à l'abri de la folie qui sévissait au dehors, que le décors changea sous ses yeux. Le temps d'un battement de paupière et l'homme-loup se retrouva attablé avec tous les protagonistes qu'il venait d'abandonné. Tous ou presque, puisque les trois tarés de la tea-party semblaient ne pas avoir été conviés à cette réunion. A sa gauche se tenaient l'épéiste au regard meurtrier, et en face de Skarn, se trouvaient la rouquine et le freluquet. Skarn devinait la présence de l'autre boule de nerf noire au pied de la nana, alors que Monsieur "J'ai la Grosse Tête" était assis en bout de table...

"Tss. Je pensais m'être enfin éloigné de tous ces fous, et je me retrouve de nouveau parmi eux...", pensait l'homme fauve...

Un miroir, très grand, apparut à bonne distance de la table, suivi d'Alice, la jeune fille du tribunal. Cette dernière, vêtue d'un tablier blanc par-dessus sa robe bleue, tenait en sa main un couteau capable de rendre jaloux n'importe quel boucher. Prenant la parole sur un ton autoritaire, elle tint un discours alarmant, devant une assemblée déjà aux aboies:

"Cessez donc ce combat futile. L'heure n'est pas à l'affrontement. Ou plutôt, l'heure n'est plus. En tout cas, plus en ce lieu. J'ai besoin de votre aide à tous. Je suis Alice Liddell, Princesse de Cœur du Pays des Merveilles. Mon royaume se meurt et est en proie aux paradoxes et aux Discordians, ces êtres hors des lois du Temps et de l'Espace qui cherchent à faire sombrer les mondes dans les abysses des Dimensions. J'ai été séparée en deux partie distinctes à cause d'un paradoxe dont je soupçonne Abnegatio, maître des Discordians, d'être le créateur."

Skarn nota à ce moment que la demoiselle décocha un regard furieux à l'attention de l'autre Gueule Masquée, dont le regard parut... amusé. L'observateur avait enfin un nom à mettre sur cette face de cyclope.

"J'ai absolument besoin de traverser le miroir pour rejoindre ma moitié, mais quelque chose m'empêche d'approcher... Le Pays des Merveilles va s'écrouler sous les paradoxes si on ne se dépêche pas ! Si j'arrive à reconstituer mon cœur je pourrais aider ce monde contre les paradoxes qui le ronge. Aidez moi à rouvrir le passage dans le miroir s'il vous plaît !"

"Je t'aiderais Alice, tu peux compter sur moi. J'irais à l'intérieur de ce miroir s'il le faut mais je te rendrais ton coeur !", rétorqua immédiatement le gringalet. Il ajouta, en tournant la tête avers Abnegatio: "Et au passage tu auras peut-être aussi sa tête..."

L'impetuosité, la fougue... Parler et agir sans réfléchir avant avait toujours été, selon Skarn, l’apparat de la jeunesse, et le jeune blanc-bec assit en face de lui, venait une fois de plus de lui donner raison. Quelle promptitude à se placer aux devants d'ennuis qui sûrement, allaient bien vite le dépasser ! Cela ressemblait aux discours chevaleresques servis par tant de preux chevaliers, rapidement passés de vie à trépas... Skarn ne put réprimer un petit sourire narquois, alors que Maître Tartampion prenait la parole, sur un ton toujours aussi suffisant:

"Voilà qui est fort intéressant. Si je m'attendais à ce que je recherchais vienne réellement à moi, je n'aurai même pas pris la peine d'exécuter tout ce remue-ménage. Je pourrai perdre davantage de temps à expliquer la réelle cause de tous ces paradoxes liés à ce monde, mais… vous me comprendrez, on a déjà perdu assez de temps comme ça : ce miroir est à moi. Ou plutôt, soyez certains que je n'ai nullement l'intention de vous laisser vous en approcher." Puis, regardant tour à tour en direction du jeune insouciant et du cleps noir, il dit, d'un ton sec: "Ruine !"

L'homme-fauve perçut à ce moment un mouvement dans le miroir. De par son éloignement, il était difficile de bien voir ce qui se trouvait dedans, mais cela venait de bouger, et l'objet était désormais en train de se fissurer, alors qu'une sombre mélodie se faisait entendre. Bien que jolie, cette musique transpirait la détresse et la résignation, et Skarn devinait qu'il s'agissait là d'un bon résumé de l'état d'esprit d'Alice, lutant pour se sauver et pour sauver son monde, dont elle pensait être le cœur, ou quelque chose du genre.. Pris de sympathie pour la demoiselle, il voulu s'adresser à elle. Il ne pouvait faire grand chose pour l'aider, mais au moins pourrait-il peut-être la réconforter, ou lui redonner un peu de moral... Il ne savait pas trop s'il en était capable, mais il avait réellement envie d'essayer. Sa priorité restait naturellement de fuir ces lieux, et de retrouver au plus vite le chemin de chez lui, mais puisqu'il était ici, il avait envie de faire quelque chose pour cette jeune fille qui souffrait visiblement grand peine. Il voulait. Il voulu. Il ne pu.  Le miroir explosa sitôt le son tût, entrainant le décors avec lui dans son auto-destruction.

Tout le monde se retrouva dans un vaste amphithéâtre éclairé par une lumière diffuse venant d'on-ne-savait-où, alors qu'une foule bigarrée, mêlée aux protagonistes d'il y a quelques instants, scandaient de manière accusatrice:

"Vous n'avez pas vu grand-chose, c'est un fait. Savez-vous pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? Vous n'êtes qu'un jeu de cartes ! Un jeu d'échecs… D'où viens-tu ? Et où vas-tu ? Lève la tête, réponds poliment, n'agites pas tes mains. Plus vite ! Ne parle pas ! Tu n'es qu'un élément de son rêve… La question est de savoir qui sera le maître. L'autorité doit être obéit ou elle doit être surpasser ! Oublie ! Le train vient avec ses voitures brillantes. Avec des assises confortables et des roues d'étoiles. Or, dépêches-toi mon petit, n'aie pas peur. L'homme de la Lune est l'ingénieur."

Au sein de cet amphithéâtre, des personnes semblaient vieillir et dépérir à vue d’œil, alors qu'une reine aux airs familiers et au regard haineux rajeunissait, devenant de plus en plus belle et de plus en plus rouge. Une fois complètement écarlate, elle hurla un ordre incompréhensible, et un gigantesque manteau rouge abattit sur les spectateurs la hache colossale qu'il brandissait.

La voix des personnes dans l'hémicycle s'éleva encore une fois :

"Le Roi des Cartes, ses chaînes sont pouvoir, son masque est mensonge, son œil est La Vérité. Le Chien Géant, montre les crocs, montre les dents et reste humain. Le Prince Rouge, ses armes faibles, son corps brisé et essaye de sauver ceux qui sombrent. Le Valet à l’Épée, sa lame réprime la dissidence, sa loyauté est une erreur et sa foi est d'or, comme ses yeux. La Reine Rousse, son cœur est propre, son futur est mort, comme eux. Le Monstre Poétique, cherchant sa vie, cherchant sa raison, grandissant et mourant face aux Soleils."

La hache vint frapper Skarn de plein fouet, incapable du moindre mouvement d'esquive...
Surpris mais en vie, le personnage s'éveilla dans une clairière, au milieu d'une foule d'individus, dont ceux qu'il avait coutoyé ces dernières minutes. Au centre de la clairière, un chevalet était surmonté d'un ouvrage relié de cuir, au près duquel se tenait une demoiselle aux cheveux noirs qui ne prit rapidement la parole.

"Pour devancer vos questions, lança t-elle assez fort pour être entendue de tous, le livre là-bas est l’Artefact du pays des Merveilles, autrement dit c’est un fragment du cœur de ce monde qui a pris la forme d’un objet pour protéger ce monde de l’effondrement. Son pouvoir principal, s’il est activé, est sa capacité à générer une boucle temporelle et à piéger un monde et ses habitants dans un cycle qui se répète infiniment. Si vous décidez de l’activer, vous ne ramènerez pas le Pays des Merveilles à son ancien état, mais vous le stabiliserez dans sa situation actuelle. Bien sûr, si vous faites ça, vous vous retrouverez piégés dans la boucle avec les habitants du Pays des Merveilles et vous revivrez le même évènement sans arrêt pour l’éternité. Perspective reluisante n’est-ce pas ? Ah, et j’oubliais, des fois que certains d’entre-vous soient prêts à se sacrifier héroïquement pour tenter de nous arrêter… les boucles temporelles n’ont pas de prises sur les discordians. Si vous activez la boucle nous attendrons donc que votre esprit s’y piège pour vous exterminer un par un. Votre deuxième possibilité, plus prudente, c’est de fuir ce monde maintenant tant qu’il est encore temps."

Souriante, elle ajouta:

"Vu l’état de décomposition du monde, je dirais qu’il vous reste environs cinq minutes pour décider avant que tout ne s’effondre."

Skarn ne réagit pas, ou prou. De tous temps, en tous lieux, il avait toujours eu, et il y aurait toujours, des imbéciles pour croire aux maléfices, sortilèges, et autres enchantements. Les gens avaient besoin de ceci. Certains pour refuser d'admettre leur ignorance, d'autres simplement par besoin de rêver à quelque chose d'autre, quelque chose de plus que leur simple condition. Le mieux à faire, était de laisser les rêveurs rêver, et les ignorants ignorer. Grand bien leur fasse !

Rapidement, l'homme-loup se mit à déambuler parmi la foule, à la recherche d'Alice Liddle. La jeune fille était déjà bien mal en point, nul doute que de telles allégations allaient s'insinuer sans souci dans son esprit déjà affaibli par le désarroi. Il devait la trouver, et la mettre à l'abri, loin de ces fous et de leur guerre...
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Maître du Jeu



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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Lun 10 Aoû - 15:09

Alors que le Simili géant et le Sans-Coeur géant s'affrontaient, la jeune Alice Liddell se remit sur pieds et commença à chercher à rejoindre le livre. Mais les deux titans l'empêchaient d'atteindre l'ouvrage sur son socle de bois. Tout le monde semblait très faible dû aux voyages entre les différentes dimensions et personne ne semblait apte à affronter les deux abominations.

Contrairement aux indications de Celsia, les paradoxes se démultiplièrent d'un coup, ne laissant que quelques secondes d'actions aux voyageurs. Alice réussit à passer à travers les jambes de l'un des monstres et sprinta pour rejoindre le livre. Plus que quelques enjambées et le monde pourrait peut-être éviter de sombrer dans le chaos des dimensions.

Déjà, les personnes restées en retraite se firent envoyer à travers les dimensions vers le Domaine des Ténèbres. Puis les paradoxes atteignirent les deux géants. Et commencèrent à avaler l'environnement autour du livre. Alice elle-même commença à être avaler dans les paradoxes. Elle prit une dernière impulsion pour tenter de rejoindre le livre…



Elle effleura à peine le livre. Un contact insuffisant pour sauver le Pays des Merveilles… Les paradoxes la recouvrit alors et elle fut emportée dans l'infinité des dimensions. En poussant un dernier cri et en hurlant un dernier nom, elle disparut…



Tous les actants des événements du Pays des Merveille se retrouvèrent emportés dans ce qui est nommé le Domaine des Ténèbres. Les êtres n'appartenant pas pleinement aux Ténèbres ou ne possédant aucune protection contre celles-ci allaient être transformés en créature des ombres… Mais un chemin s'ouvrit… Vers une ville… La Ville de Traverse ! Il était encore possible pour certains d'être sauver. Mais il fallait réagir. Et vite !

FIN DE L'EVENT !!!
Vous pouvez choisir entre rester dans le Domaine des Ténèbres (à vos risques et périls pour certains) ou de rejoindre la Ville de Traverse.
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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Mar 11 Aoû - 11:58

La jeune fille nommée Alice s'apprêtait à toucher le livre magique, elle disparut, happée par quelques ténèbres. Le phénomène se répandant rapidement aux autres protagonistes alentour, un sombre passage vers l'Abysse s'ouvrit, engouffrant Oz, Alice, ainsi que le fameux piédestal et son livre avant que ce fameux paradoxe ne l'avale lui-aussi. Le portail vers l'Abysse se refermait à toute vitesse derrière les enfants, laissant les derniers badauds aux prises avec l'infernale situation.

(Ceux qui le souhaitent peuvent sauter dans le portail vers l'Abyss, ou rester et se faire happer par le domaine des ténèbres, ou partir par leurs propres moyens.)
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Skarn



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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Mar 11 Aoû - 12:11

Skarn ne mit guère longtemps avant d'apercevoir la silhouette fragile d'Alice Liddle. Celle-ci courrait et slalomait, effectuant un véritable parcours du combattant afin d'éviter les obstacles, passant ici, effectuant un crochet là, sautant, ou encore se baissant lorsque vint le moment de passer les deux colosses plongés dans leur lute titanesque. La jeune fille courait à perdre haleine, le regard fixé sur le livre situé au centre de la clairière. Un regard empreint de peur et de désespoir. Visiblement, la demoiselle avait gobé l'intégralité du discours de l'autre folle furieuse, et Skarn, alarmé par le stress visible de l'enfant, s'élança sans tarder à sa rencontre.

Presque arrivée devant le fameux artefact, Alice tendit le bras, afin de s'en saisir, mais, au moment du contact, la demoiselle commença à disparaître littéralement, comme dévorée par des ténèbres ! Réagissant plus vite que l'éclair, Skarn se saisit in-extremis du bras de la malheureuse, qu'il tenta de tirer à lui, espérant la tirer de ces ombres qui semblaient vouloir l'avaler toute entière.

La tentative de sauvetage fut un échec, et l'homme-fauve disparut en même temps qu'Alice...
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Eren Illyrio



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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Sam 15 Aoû - 13:25

Avant même qu'Eren ne puisse esquisser le moindre mouvement, Abnegatio se tourna vers l'endroit où il se trouvait et jeta le sort : Ruine. Eren vit alors s'approcher deux boules semblant faîtes d'énergie et sut que se faire toucher serait, au minimum, extrêmement douloureux. Alors que, par réflexe, il écartait sa tête de la trajectoire, Parasite Kurokami sauta et reçu le sort à sa place. Tout s'enchaîna alors très vite. Eren voulu porter secours au sans-coeur lorsque le miroir se brisa, attirant son attention. Une musique s'en échappait mais elle n'augurait rien de bon.

A la fin de la musique, tout sembla exploser autour des protagonistes, les plongeant ainsi tout d'abord dans l'obscurité la plus totale puis dans une sorte d'amphithéâtre remplis de personnages étranges. Eren n'y comprenait rien, plus rien n'avait de sens. Des personnes rajeunissaient à vue d'oeil, certains semblaient les accuser, Eren regardait autour de lui pour tenter d'y voir un peu plus clair mais il lui semblait que plus le temps passait et plus il s'enfonçait chez les fous. C'est alors qu'une énorme hache apparu au dessus de tous les spectateurs avant de s'abattre sur eux. C'était clair, l'attaque était inévitable et il crut mourir.

Les voix pourtant s'élevèrent de nouveau, montrant bien au prince que sa dernière heure n'était pas encore venue :

Le Roi des Cartes, ses chaînes sont pouvoir, son masque est mensonge, son œil est La Vérité. Le Chien Géant, montre les crocs, montre les dents et reste humain. Le Prince Rouge, ses armes faibles, son corps brisé et essaye de sauver ceux qui sombrent. Le Valet à l’Épée, sa lame réprime la dissidence, sa loyauté est une erreur et sa foi est d'or, comme ses yeux. La Reine Rousse, son cœur est propre, son futur est mort, comme eux. Le Monstre Poétique, cherchant sa vie, cherchant sa raison, grandissant et mourant face aux Soleils.

Ce discours n'avait, pour lui, aucun sens tout comme ce qui venait de se produire. Cependant il discerna des choses qu'il connaissait. Le chien géant faisait référence au sans-coeur, le prince rouge aux armes faibles et au corps brisé c'était lui, et la reine rousse au futur mort ne pouvait être que Valerya. Pourquoi était-il mort ? Cette phrase lui glaça le sang.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, Eren se trouvait dans une clairière verdoyante. Il regarda autour de lui et put retrouver les différentes personnes qu'il avait rencontré jusqu'à présent et même quelques petits nouveaux dont une qui sembla se métamorphoser et devenir plus "sombre". Elle leur servit un discours sur l'avenir de ce monde qui semblait visiblement incertain. Déjà tout autour d'eux semblait se dissoudre dans les ténèbres. Ils ne leur restaient que peu de temps pour...

-Pour rien, pensa le jeune prince, il était visiblement trop tard et ils avaient échoué à sauver ce monde.

Tandis que le discours de cette fille touchait à sa fin, une créature blanche se jeta sur Parasite Kurokami et lui planta ses lames dans le torse. Le sans-coeur n'avait pas encore retrouvé ses forces cela se voyait. Les deux créatures se transformèrent alors, devenant semblable à deux colosses qui allaient se livrer une bataille féroce, menaçant d'écraser toutes les personnes se trouvant plus bas. Le sans-coeur avait protégé Eren, il avait le devoir de l'aider, il avait une dette.

Le prince se saisit de son arc et tira le reste des ses flèches sur la créature blanche. Au vue de sa taille, rater ne serait-ce qu'un tir serait une honte pour lui et chaque projectile se planta dans le monstre qui ne semblait rien sentir. Il conserva alors la dernière flèche. Eren sourit alors à la perspective qui s'ouvrait à lui : Imagine que c'est un arbre

Il s'élança alors vers les pieds du monstre blanc et se jeta sur l'endroit où devait se trouver son tendon. Il s'accrocha comme il put tandis que le monstre combattait Parasite Kurokami et commença à escalader le long de la jambe. A plusieurs reprises il faillit chuter mais il tint bon. Arrivé à hauteur de son dos, il se servit des flèches qu'il avait tiré afin de se hisser. Certaines manquèrent de se déloger mais, si certaines tombèrent, il parvint à grimper jusqu'à une sorte d'écharpe bleu entourant le cou du monstre. Eren sauta et parvint à s'en saisir et continua son ascension.

Il atteint finalement la tête après maintes efforts et put alors scruter l'ensemble du lieu où il se trouvait. Alice courait entre les jambes des colosses et se dirigeait vers le livre au centre de la clairière. Le prince sortit alors son épée, observa le crâne du monstre où gisait un étrange symbole et leva son épée avant de la planter au centre de celui-ci. Il délogea ensuite son arme, attendit que Parasite et le monstre se rapproche et sauta vers le sans-coeur, atterrissant sur sa tête. Il s'arma alors de son arc, reprit à peine son souffle, visa et tira au centre de l'étrange symbole.

Les ténèbres envahirent alors très vite l'endroit où se trouvait les protagonistes. Alice avait-elle réussi ou non, Eren n'en avait aucun idée mais il sombrait peu à peu dans l'obscurité. Pourtant une sorte de chemin semblait s'ouvrir à lui. Rester dans le noir ne lui semblait pas une bonne idée et pensa que Valerya le suivrait dans ce chemin, de même pour Parasite Kurokami. Il avait revu son jugement concernant le sans-coeur, celui-ci avait toujours voulu les aider et s'était interposé à l'attaque pour les protéger. Il espérait le revoir un jour et le remercier.
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MessageSujet: Re: Un livre est un monde... Et vice-versa...    Aujourd'hui à 10:37

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