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 A la recherche de la vérité [libre]

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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: A la recherche de la vérité [libre]   Dim 27 Sep - 19:15

Premier quartier, ruelles :

[RP précédent : ]http://www.kh-memento.com/t363-quete-mirage-mon-beau-mirage#1625]

Elsa interrompit sa marche, elle était arrivée à destination. Elle avait été violemment éjectée du mirage à Agrabah, perdant la trace de son unique repère : Hayden. Amnésique et seule au monde, elle avait un moment erré dans le désert à la recherche de ses compagnons, jusqu’à ce qu’elle se rende à l’évidence : elle ne les trouverait pas. Elle avait alors fait appel à l’objet magique qui était –heureusement- en sa possession et contacté Sam, du Hall des quêtes, pour qu’elle vienne la chercher.
Quelques heures plus tard, un vaisseau avait débarqué et elle avait été rapatriée à Traverse, seule. Elle était inquiète pour Hayden, mais elle ne pouvait rien faire pour lui… le soleil drainait ses forces comme un vampire, elle ne pouvait pas survivre dans un environnement aussi aride. La jeune femme avait donc prié la résistance d’envoyer quelqu’un pour l’aider. Quant à elle, on lui avait gentiment proposé de se reposer dans une chambre, ce qu’elle avait fait. Cela dit, malgré toute la gentillesse dont Sam faisait preuve, Elsa se sentait désespérément seule et perdue. Au moins, Hayden était un compagnon de voyage fiable, elle avait confiance en lui. Mais maintenant… elle se trouvait dans un environnement totalement inconnu, et le seul souvenir qui lui restait de son passé était son prénom et ce mystérieux collier qui semblait la lier aux discordians. C’est tout naturellement qu’elle avait décidé de retourner sur le tout premier lieu où elle était apparue, dans les ruelles. Là où Hayden l’avait aidé et soigné…

Elsa observa la ruelle, la redécouvrant d’une toute nouvelle manière. Elle en vient à se demander si c’était le bon endroit, mais elle reconnut des morceaux de décors. Oui, c’était bien là où elle était apparue, deux jours plus tôt, gravement blessée et en état de choc.

Elle prit le temps de regarder chaque détail de la rue, cherchant vainement des réponses à ses questions. Que lui était-il arrivé ? Pourquoi ses premiers souvenirs remontaient à ici ? D’où venait-elle ? Qui était-elle ? Et pourquoi lui avait-on fait du mal ?    

La blondinette sentit une vague de frustration et de peur l’envahir. Son amnésie la condamnait à la solitude la plus totale. Si seulement elle pouvait obtenir des réponses…
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Skarn



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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Dim 27 Sep - 19:39

Spoiler:
 

Que diable se passait-il ? Skarn ne comprenait plus rien; balloté depuis sa ville natale jusqu'à un lieu que ses occupants avaient nommé "Pays des Merveilles" -et qui n'avait, soit dit en passant, rien de merveilleux-, l'homme était, en l'espace d'une journée à peine, passé par nombres de lieux tellement étranges, que chacun aurait pu être un monde à part entière. Ah oui, justement, cette histoire de mondes... Cette fille... Sia... lui avait expliqué à ce sujet qu' il existait en fait une infinité de mondes, comme autant d'univers parallèles. Skarn se disait dont qu'après tout, il avait probablement vu quelques-uns de ces mondes au cours de ces dernières heures.

Quant à ces dernières heures, de combien d'heures s'agissait-il ? Alors qu'il tentait d'aider cette enfant, livrée à ces fous et leurs sottes superstitions, l'homme-fauve avait encore été transporté, mais, cette fois-ci, nul monde ne l'avait accueilli. Non, nulle lumière pour colorer ses yeux, nul paysage à contempler, pas plus que sol à fouler, Skarn flottait dans un espace d'infinies ténèbres, au sein duquel seule sa personne semblait exister. Hors des notions d'espace et de temps régissant toute vie, l'homme avait perdu ses repères, et n'aurait donc su dire combien d'heures s'étaient écoulées depuis ce fatidique moment où la main de cette fillette avait échappée à la sienne. Depuis combien de temps ressassait-il cet échec, plongé dans sa sombre apathie du moment ?

Fut-ce dû à sa prise de conscience découlant de ces dernières considérations, ou le hasard tendit-il une main à l'homme morose, comme une chance offerte de relancer "la machine", toujours est-il que non loin du non-lieu fait de vide dans lequel flottait le personnage, une sorte de déchirure était apparue, laissant entrevoir ce qui ressemblait à une sombre ruelle. Si les questions du pourquoi et du comment firent brève irruption dans l'esprit de Skarn, il ne s'embarrassa guère de quelque réflexion à leur égard, et prit parti de saisir l'opportunité qui lui était donnée de retourner dans un endroit qui en serait un.  Alors que l'ahuri se demandait encore comment se rendre en ce passage, le miracle se fit de lui-même, et bientôt, notre fauve se retrouva les deux pieds bien au sol, au fond d'un sordide passage plongé dans une obscurité malsaine.

Si la première réaction de Skarn fut cet instant de satisfaction d'une perfide fugacité qu'apporte la liberté après un temps de captivité, les longs instants qui suivirent furent le théâtre d'un déferlement de ressentis se muant bien vite en un raz de marée d'impressions qui, rapidement, submergèrent Skarn, engloutirent sa conscience.

Un mur à droite, un mur à gauche, et un mur derrière, le passage s'avéra être une impasse, perdue au milieu des mille et unes odeurs de ce qui devait être une ville, à en juger par le brouhaha que distinguait Skarn depuis sa position silencieuse. L'homme, quelque peu déboussolé, eut pour première idée de prendre mesure de la situation, mais cela s'avéra bien vite impossible, tant il ne parvenait à endiguer le flot continu de ses sens. Quelque chose clochait, et ces derniers se trouvaient, pour Skarn ne savait quelle raison, avoir vu leur acuité décuplée, voire centuplée...

Alors que le bruit du silence l'accablait de sa cacophonie, la raison de l'homme vacillait de plus en plus, et chaque nouvelle vague sonore accompagnée de moult effluves semblait devoir faire chavirer son esprit dans les turpitudes de la folie. S'accrochant désespérément aux restes de sa raison, Skarn se refusait à laisser ses sens partir en vrille de la sorte, mais refuser n'était pas suffisant pour réfuter; il allait rapidement devoir mettre en oeuvre une contre-mesure. Ainsi commença-t-il à tenter de se concentrer, malgré cette migraine de plus en plus intense qui ravageait l'espace pris entre ses deux tempes. Tentant d'abord de dissocier certains stimuli, sons et, ou, odeurs, afin de pouvoir se focaliser dessus et éluder sa perception des autres sons et saveurs qui ne cessaient de l'assaillir.

Les yeux fermés pour ne laisser aucun stimulus visuel le distraire, Skarn tentait, plus ou moins vainement, de faire abstraction de cette polyphonie ambiante pour tenter de se concentrer sur son odorat. Des secondes passèrent, qui bientôt en minutes se muèrent, sans, toutefois, que l'homme ne puisse ignorer ce vacarme tonitruant. Il décida donc d'inverser la procédure, en se concentrant non plus sur les odeurs, mais d'abord sur les sons. Il s'aida en cela de sa main afin de pincer ses narines, empêchant ainsi la quasi-totalité des senteurs de venir titiller ses cellules olfactives en effervescence.
Quelques instants de ce régime lui suffirent à être capable de faire un peu le vide, et le cerveau de l'homme-fauve, libéré de sa surcharge sensorielle, commençait à se révéler capable de dissocier certains bruits de leurs congénères, et même d'en identifier une partie.

Un bruit de succion retentit sur la droite de l'homolupus, lorsqu'un puceron vint s'écraser sur la toile d'une araignée, tendue sur sa course. A terre, dans le recoin d'un coin d'angle de mur, une fourmi avançait péniblement avec sur le dos, une énorme miette de quelque pièce de panem, qui provoquait un vacarme assourdissant chaque fois que sa transporteuse la faisait racler contre un élément du décors trop proche de sa course. Quelque part dans une rue éloignée, un enfant pleurait pour une claque qu'il avait reçu -naturellement- à tort, alors que dans une direction opposée, le pas lourd de bottes d'acier retentissait triomphalement sur le pavé d'une grand rue. Le brouhaha se mua bien vite en une foultitude de sons bien distincts les uns des autres, et, si Skarn ne parvenait pas identifier chacun d'eux, il devenait capable, minute après minute, d'en reconnaître toujours d'avantage et d'en détacher de nouveaux. Petit à petit, l'homolupus se retrouva de plus en plus à même d'ignorer ceux des bruits dont il n'avait cure, afin que son cerveau ne traite que les informations qui lui étaient utiles.

Satisfait de ses progrès, l'homme se mit dès lors en tête d'utiliser cette nouvelle compétence, tentant d'ignorer le bruit ambiant afin de s'entraîner à la maîtrise de son odorat révolté. Sitôt sa cavité nasale dégagée, Skarn se retrouva submergé sous une indomptable cascade d'odeurs, dont le mélange final relevait plus du remugle nauséabond qu'autre chose. La nausée le prit immédiatement, conduisant ainsi l'homme-fauve à ployer sous le poids du dégoût. Nez face au sol, le personnage n'eut que le temps, juste avant de rendre, de noter le détail insignifiant d'une vielle paire de bretelles d'un mauve délavé, ayant sans-doute été abandonnée ici par quelque clochard lassé de leur dandysme. Skarn ne put retenir un rire nerveux, en pensant que cela lui ferait une odeur de plus à supporter durant son apprentissage forcé...

Paradoxalement, c'est en priorité sur l'âcre relent de ses rejets que se focalisa notre personnage, partant du postulat que se concentrer sur l'odeur la plus forte pour ensuite, chercher à identifier les autres, en allant vers les plus discrètes, serait sûrement la manière la plus efficace de procéder. L'exercice porta bien vite ses fruits, et une fois cette pestilence imprimée dans son esprit, il l'isola, afin d'ouvrir sa perception aux autres senteurs, en procédant par étapes. Il se rendit donc bien vite compte que les effluves s'avéraient infiniment plus nombreuses que les bruits, et que parmi celles-ci, se distinguait en priorité toute une myriade d'exhalaisons. L'endroit puait la vie, alors que quelques fragrances fleuries s'insinuaient dans l'air, disputant leur emprise des sens à des fumets de nourriture auxquelles se mêlaient les rances émanations venues de quelque égout au substrat putréfié.

Skarn reprenait lentement le contrôle de ses sensation, récupérait sa contenance et préservait ainsi sa conscience. C'est alors qu'il remarqua un détail qui, bien qu'il eut dû lui sauter aux yeux, avait manqué de marquer notre homme; il voyait formes et couleurs, au plus profond d'une sordide impasse dénuée de toute source d'éclairage. Ouïe et odorat n'étaient donc pas les seuls de ses sens à avoir subit cette fulgurante croissance d'acuité, et l'homme prit note, en son fort intérieur, de veiller à faire très attention à cela en sortant de la zone d'ombre, afin de ne pas abîmer ses précieuses rétines.

Ce que Skarn ne savait pas, faute de pouvoir se voir, c'est que ses yeux dont il passait habituellement son temps à masquer la couleur écarlate derrière des lunettes teintées, luisaient désormais comme deux lanternes dans la nuit... deux lanternes rouges, naturellement.


Spoiler:
 

Un sourd grondement retentit dans l'impasse... le grondement de la faim. L'homme, qui ignorait combien de temps il avait passé dans cette immensité de ténèbres, était littéralement affamé, et tout autant, voire plus encore, assoiffé. Alors qu'il s'apprêtait à se mettre en route pour explorer cette ville inconnue, une subtile fragrance vint lui caresser la truffe, porteuse d'un doux bouquet qui mit ses sens en émoi. Un tout petit instant plus tard, dans la ruelle sur laquelle débouchait l'impasse, une fringante jeune femme passait, lentement, semblant inspecter les environs à la recherche de quelque chose. Skarn, bien tapis dans l'obscurité de son impasse, demeurait immobile, et, il le pensait, invisible. Cependant, un changement dans l'exhalaison de la demoiselle lui indiqua qu'elle l'avait probablement remarqué. En effet, celle-ci, après avoir regardé en direction de la sombre voie sans issue, s'était mise à dégager une odeur que Skarn trouvait pareille à nulle autre; celle de la peur. S'y mêlaient quelques senteurs plus délicates de frustration et de stress, et Skarn se demanda comment il était possible qu'en plus d'être  capable de percevoir ces faibles stimuli, il sache les identifier sans l'ombre d'un doute. Plus étrange encore, était cette accélération de son rythme cardiaque, qui trahissait l'excitation qui grandissait en lui. Remettant ses lunettes en place, l'homme se mit à marcher lentement vers la blondinette, qui, déjà tournait les talons. Arrivé au croisement, l'homme-loup se mit à suivre la passante, se guidant au parfum qu'elle laissait derrière elle. Il ne hâtait pas son pas, prenant son temps, savourant cet instant où les rôles se figent, ou toute redistribution devient impossible. Il était le prédateur, et cela l'amusait, bien qu'il ignore pourquoi. Skarn profita d'un croisement pour emprunter un chemin parallèle à celui de sa cible. Il la suivait de très loin, sans avoir besoin de la voir. La jeune fille pressait le pas, et emplissait l'air de ses craintes. Anticipant la prochaine direction de celle-ci, Skarn finit par la contourner, déboulant devant elle au sortir d'une petit allée.

"Sauriez-vous m'indiquer où je puis me procurer un plan de cette cité ?"

Il lança cette question sans laisser le temps à la jeune fille de réagit à son apparition. Le prédateur de l'instant passé avait bien en tête que son interlocutrice pouvait très bien, plutôt que de répondre à son interrogation, pousser un hurlement et prier pour qu'un preux accoure à sa rescousse. Pour l'heure, Skarn avait besoin de tout sauf cela, et il se tenait donc en alerte, tous muscles tendus, prêt à se ruer sur la jolie chose pour la bâillonner d'une main si elle entreprenait de crier.

De plus, mis en bouche par ce petit jeu de piste, l'homolupus avait réveillé la lueur de son tatouage, qui accompagnait celle de ses yeux, dont il ignorait l'existence. De fait, le monde était actuellement à ses yeux d'une lenteur extrême, ou plutôt, il était présentement capable de se mouvoir à une vitesse que le monde ne pouvait suivre.
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Lun 28 Sep - 21:55

La jeune femme finit par se rendre à l’évidence : rien dans cet endroit ne pouvait lui permettre de comprendre. Qu’allait-elle devenir ? Elle ne connaissait personne ici, et si elle disposait vraisemblablement d’un peu d’argent, ce dernier n’était pas inépuisable. Sam n’allait pas l’héberger in eternum. Quand elle la mettrait à la porte, que ferait-elle ?

La solution était peut-être de s’engager d’une manière ou d’une autre dans la résistance. Si elle était liée aux discordians, les rencontrer lui permettrait peut-être d’en savoir plus. Une idée complètement saugrenue mais inquiétante se forma dans son esprit : et si elle était l’une des leurs ? Après tout elle portait leur symbole autour du cou. Toujours est-il que la nuit était tombée et qu’il valait mieux qu’elle rentre, de toute façon elle n’avait plus rien à faire ici. Le seul chemin qui se dessinait à elle pour l’heure était celui de la résistance. Mais avait-elle vraiment envie de s’engager dans un conflit qui la dépassait ? Elle n’avait rien à gagner à se battre pour des inconnus.

Focalisée sur ses propres pensées, elle ne sentit pas la présence du chasseur. La peur qu’elle ressentait n’était pas liée à la crainte d’une quelconque agression. C’était le monde entier qui l’effrayait : si grand, si menaçant…

Elle sursauta lorsque l’étranger apparu d’un coup.

"Sauriez-vous m'indiquer où je puis me procurer un plan de cette cité ?"

-Euh…

Pourquoi n’avait-il pas l’air surpris de la voir ? C’est comme s’il savait qu’elle était là. Un frisson lui donna la chair de poule. Ce type dégageait une présence… désagréable. Il lui faisait peur.

-Non, désolée. Je ne connais pas bien la ville, en fait. Je viens d’arriver… en quelque sorte.

La blondinette voulu le contourner. Elle esquissa donc un pas sur le côté dans l’espoir qu’il la laisse passer sans faire d’histoire.
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Skarn



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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Lun 28 Sep - 23:02

Bien indépendamment de la question qu'il lui avait posé, Skarn mettait cette femme mal à l'aise. Sa simple présence la troublait, et tout en elle indiquait son désir de s'éloigner le plus vite possible. Elle formula à la va-vite une réponse convenable, alors que ses pieds amorçaient déjà un pas de côté afin de contourner l'étrange homme.

"Non, désolée. Je ne connais pas bien la ville, en fait. Je viens d’arriver… en quelque sorte."

Les vêtements de la donzelle, sans être particulièrement luxueux, arboraient une facture de premier ordre, et leur ajustement démontrait goût et raffinement, alors que sa diction comme ses intonations portaient la marque d'une certaine éducation. Du genre d'éducation, précisément, où l'on apprend us et coutumes, arts et manières. Hors, une réponse téléphonée telle que celle que venait de lancer la demoiselle au visage de cet inconnu tranchait radicalement avec ce genre d'éducation, et trahissait le trouble qui l'habitait. Skarn s'en délectait, mais n'en laissa rien paraître.

Il laissa cette beauté effarouchée s'éloigner à grands pas, lui laissant le luxe de se croire débarrassée de sa présence menaçante. Reprenant sa progression parallèle à celle de la dame, l'homme-fauve la suivait de loin, humant ses effluves, et les dissociant de celles des autres passants qui croisaient son chemin. Le flair de Skarn finit par le conduire sur une grande place, très éclairée, et fort peuplée à la vue de l'heure pourtant avancée. Il désirait poser une autre question à cette femme aux senteurs si enivrantes qu'il suivait depuis un petit moment désormais, mais il devrait patienter. L'aborder au milieu de pareille foule s'avérait risquer; elle pourrait se mettre à crier, et il y avait bien trop de monde pour qu'il se saisisse d'elle et la bâillonne sans que les badauds n'ameutent la garde.

Lentement, très lentement, l'odeur de cette nymphe à la chevelure ensoleillée changea. Exit la crainte, fini l'anxiété, désormais, ne restaient que la douce et envoûtante fragrance de sa peau de pêche, relevée d'une petite, mais néanmoins perceptible pointe de stress. Skarn finit par contourner la sublime créature pour venir se planter devant elle au détour d'un porche situé à l'abri des regards. Un léger sourire au coin des lèvres, le chasseur demanda sur un ton poli:

"Peut-être, en ce cas, sauriez-vous m'indiquer un lieu où passer la nuit ?"

Elle ne pouvait fuir à cette question; elle avait dit être elle-même nouvellement arrivée en ville, elle devait donc connaître un hotel. Naturellement, elle désirerait lui indiquer n'importe quel autre lieu que celui où elle passait ses nuits. Mais en tant que nouvelle arrivante de cette cité, il y avait fort à parier qu'elle ne connaîtrait qu'un seul et unique lieu de ce type, ce qui ne manquerait pas de la confronter à un choix difficile. Pensant à tout ceci, Skarn savourait cet instant, au point d'en jubiler intérieurement.

Juste avant que la demoiselle ne le quitte une nouvelle fois, finissant par se dire que s'amuser était bien, mais ne faisait pas tout, l'homolupus décida de rassurer son interlocutrice. Après tout, il avait réellement besoin d'informations...

"Je ne vous veux aucun mal, soyez rassurée. Je suis juste perdu dans une ville que je ne connais pas. S'il-vous-plaît, aidez-moi."
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Mer 30 Sep - 16:38

Elsa s’était contentée d’une réponse polie mais rapide et s’était éclipsée sans demander son reste. Elle ne comprenait pas bien ce qui lui avait pris réagir comme elle l’avait fait. Si elle se mettait à avoir peur de toutes les personnes qu’elle croisait dans la rue… mais quelque chose dans l’attitude de cet inconnu l’avait mise mal à l’aise. Son agression était trop récente et, bien qu’elle n’en garde pas de souvenir, son inconscient, lui, n’avait pas oublié. Elle fut donc soulagée en atteignant la place principale, éclairée et fréquentée. Elle n’était plus très loin de son objectif maintenant. Dans une dizaine de minutes elle arriverait dans le bâtiment où avaient élus domicile une poignée de membres de la résistance. Et après ça, que ferait-elle ?

La blondinette se prit à regretter sincèrement l’absence d’Hayden. Elle se sentait en sécurité auprès de lui, même si elle le connaissait à peine. Elle adressa une prière silencieuse au destin pour lui demander de le protéger. Elle s’inquiétait vraiment pour lui. Avec un peu de chance, il avait été éjecté du mirage et se trouvait quelque part à Agrabah, mais rien n’était moins sûr.

Elle se mit à réfléchir à ce qui était arrivé là-bas, dans l’autre monde. Il lui avait semblé retrouver un élément familier au contact de la neige, mais aucun souvenir n’était revenu. Peut-être qu’elle venait d’un pays niché dans les montagnes, où il gelait. D’ailleurs, à ce propos, elle avait été étonnée en constatant que le froid n’avait pas de prise sur elle, elle ne le ressentait tout simplement pas, contrairement à ses compagnons qui étaient gelés. Elsa songea aux vêtements qu’elle avait réussi à créer magiquement. Elle ne savait pas comment elle avait fait, mais elle avait visiblement des capacités magiques dont elle ne se souvenait pas et qu’elle ne contrôlait pas.

Quittant la place, la jeune reine pénétra dans une rue moins fréquentée… et fut rejoint par ce même homme qui l’avait interpellé un peu plus tôt. Bon, là ça devenait vraiment flippant, il l’avait suivi ?

-Peut-être, en ce cas, sauriez-vous m'indiquer un lieu où passer la nuit ? Je ne vous veux aucun mal, soyez rassurée. Je suis juste perdu dans une ville que je ne connais pas. S'il-vous-plaît, aidez-moi.

Elsa prit le temps d’analyser calmement la situation. Pour le  moment, l’attitude qu’il avait vers elle, bien que singulière, n’était pas agressive. Elle espérait que cela continue ainsi.

-Et bien…

Où était l’hôtel où elle avait logé quand elle était arrivée là déjà ? Elle était dans un tel état d’épuisement quand elle s’y était rendue…

-Retournez sur la grande place, lui indiqua t-elle avec un petit sourire. Remontez les escaliers et continuez tout droit, ce n’est pas très loin.

Elle hésita une seconde, ne sachant comment formuler ses pensées.

-Vous dites que vous êtes étranger à Traverse. Venez-vous d’un autre monde ? J’ai ouïe dire que cette ville accueillait les personnes qui n’avaient nulle part où aller, suite à la disparition de leur monde…

La question, bien qu'implicite était très claire : "d'où venait-il et qu'était-il venu faire ici?"
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Skarn



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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Jeu 1 Oct - 10:23

Skarn avait pris la plus apaisante des intonations pour prononcer ses derniers mots. L'artifice parut fonctionner, et la demoiselle, malgré un temps d'hésitation, se rasséréna quelque peu:

"Et bien…"

Après un petit instant de réflexion, la midinette expliqua:

"Retournez sur la grande place, remontez les escaliers et continuez tout droit, ce n'est pas très loin."

Satisfait, Skarn hocha la tête en guise de remerciement, s'apprêtant à rendre à la belle la quiétude qu'il lui avait ôté par espièglerie, mais la demoiselle renchérit alors:

"Vous dites que vous êtes étranger à Traverse. Venez-vous d’un autre monde ? J’ai ouïe dire que cette ville accueillait les personnes qui n’avaient nulle part où aller, suite à la disparition de leur monde…"

Celle-ci, il ne l'avait pas vu venir ! Skarn resta un instant coi, analysant la situation; maintenant qu'il l'avait en face de lui, il se rendait compte que cette nénette était déjà plutôt anxieuse de nature, sans qu'il intervienne. Alors, considérant qu'en plus il s'était amusé à lui coller une sacré frousse, son changement de comportement soudain laissait l'homme-fauve pour le moins perplexe.

Quelle étrange raison pouvait bien motiver cette jeune fille, visiblement d'une nature plutôt craintive, à s'intéresser à un inconnu qui, indéniablement, l'avait suivi de nuit, à travers la ville ? Quel intérêt pouvait-elle y trouver ? Quel enjeu se cachait derrière cette discussion ? Conscient que laisser trop de temps passer laisserait entrevoir sa méfiance et sa suspicion, Skarn, afin de ne pas perdre sa façade de chasseur, composa rapidement une réponse, en tâchant ne pas révéler d'information pouvant être utilisé contre lui.

"A vrai dire, je ne suis pas familier de cette histoire de "mondes". Jusqu'à il y a peu, j'étais persuadé qu'un seul et unique monde existait, celui qui m'avait vu naître."

Il avait déclamé cette phrase sur un ton volontairement hésitant, donnant à sa réponse l'air d'authenticité qui, il en était sûr, affirmerait son rôle de voyageur égaré. Ce faisant, le personnage réfléchissait à la suite des choses.  
Affichant un sourire gêné, il renchérit:

"Je viens tout juste d'atterrir dans cette ville inconnue, et je ne sais même pas quelle monnaie à cours ici. Mais déjà, grâce à vous, je vais pouvoir tenter d'obtenir une chambre à l'œil dans l'établissement que vous m'avez gentiment conseillé."

En parlant, l'homolupus observait attentivement la fille qui lui faisait face, cherchant vainement sur elle le moindre indice qui trahirait une intention ou une autre chez cette fillette. Ne trouvant rien, il décida de reprendre la situation en main, et conclut:

"Vous m'avez été d'une grande aide, et vous semblez quelque peu troublée, permettez-moi de vous raccompagner à votre huis, en gage de gratitude."

Il conclut cette dernière déclaration en faisant un pas dans la direction de son interlocutrice, transgressant toutes les règles de proxémie, franchisant la barrière de l'espace intime auquel devait tenir cette jeune femme visiblement issue d'une bonne famille. Il en était certain, un tel geste ne serait pas sans effrayer la demoiselle, qui, immédiatement, tenterait de couper court ses interrogations... à moins de réellement manigancer quelque chose.

Gardant en tête cette dernière possibilité, Skarn, ses yeux cachés derrière leurs rideaux noirs, scrutait les environs, à la recherche de quelque indice indiquant un piège ou autre danger éventuel. Sans vouloir céder à la parano, il avait appris dans sa vie, à se montrer prudent, et à analyser les faits dans leur ensemble. Ici, l'ensemble des faits présentait une incohérence marquée, ce qui était souvent le signe distinctif d'un mauvais coup en préparation. Avec ce mouvement des plus rustres, l'homolupus, non content de réaffirmer sa position de prédateur, plaçait l'étrange blondinette dans une position où tout acte autre que la fuite, trahirait l'existence d'une intention cachée. Poussant encore plus loin son vice, Skarn conclut sur une phrase lourde de sens caché:

"Qui sait ce qui pourrait vous arriver, seule dans ces rues sombres ?"
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Sam 17 Oct - 14:00

Spoiler:
 


-A vrai dire, je ne suis pas familier de cette histoire de "mondes". Jusqu'à il y a peu, j'étais persuadé qu'un seul et unique monde existait, celui qui m'avait vu naître.

Elsa acquiesça en signe de soutien. Elle comprenait trop bien la surprise que réservait cette situation. Elle se souvenait de ses sentiments lorsque Sam lui avait racontait dans les grandes lignes l’histoire des mondes et des Justes.

Ce type était inquiétant, mais c’était peut-être seulement parce qu’il était seul, fatigué, ou à bout de nerfs ? A moins que ce ne soit un comportement normal d’où il venait. En tout cas, il lui faisait un peu moins peur.

-Je viens tout juste d'atterrir dans cette ville inconnue, et je ne sais même pas quelle monnaie à cours ici. Mais déjà, grâce à vous, je vais pouvoir tenter d'obtenir une chambre à l'œil dans l'établissement que vous m'avez gentiment conseillé.

-Le munnies, c’est la monnaie locale, répondit elle.

Elle-même s’était réveillée à Traverse avec une bourse pleine de cet argent, il fallait donc croire que cette monnaie était utilisée dans d’autres mondes. Elle l’avait d’ailleurs prouvé à Agrabah, lorsqu’elle s’était équipée auprès d’un commerçant pour affronter le désert.

Il l’observait, et son regard la mettait mal à l’aise. Ses yeux… malgré ses lunettes, elle arrivait à percevoir vaguement leur couleur et cette dernière n’était pas des plus naturelles. Son comportement ne lui plaisait pas. Même s’il prétendait être un réfugié et qu’elle lui cherchait des excuses pour justifier sa manière d’être, elle ne pouvait s’empêcher de le trouver… effrayant.

-Vous m'avez été d'une grande aide, et vous semblez quelque peu troublée, permettez-moi de vous raccompagner à votre huis, en gage de gratitude. Qui sait ce qui pourrait vous arriver, seule dans ces rues sombres ?


Il accompagna la parole d’un geste. Un de trop. Aussitôt, le peu de sympathie que la jeune reine éprouvait pour lui fondit comme neige au soleil. Elle recula d’un pas pour marquer à nouveau la distance entre eux.

-Veuillez garder vos distances, monsieur, lança-t-elle d’une voix ferme et autoritaire, retrouvant son aplomb de reine. Je vous remercie pour votre proposition, mais je peux me débrouiller seule.

« Au diable la courtoisie. »

Elle soutient son regard en essayant de masquer le sentiment de malaise qu’il lui inspirait pour lui montrer qu’elle n’avait pas l’intention de se laisser faire. Ca fonctionna, jusqu’à ce qu’un évènement étrange ne vienne troubler la scène. Quelque chose de sombre et de léger se mit à dégringoler du ciel. La jeune femme tiqua, se demandant de quoi il s’agissait.

-Qu’est-ce que c’est que ça ? De la cendre ?

Elle tendit la main pour attraper un bout de la substance. C’était petit, mais il en tombait partout. La réalité la frappa durement lorsqu’elle réalisa que la cendre fondait au contact de sa peau chaude. Elle écarquilla les yeux devant le phénomène, ressentant un malaise qui n’avait plus rien avoir avec son interlocuteur. Son cœur se mit à battre plus vite et du prendre sur elle pour ne pas partir en courant. Le pourquoi de cette réaction lui était inconnu, de toute évidence, son corps gardait en mémoire des choses que son esprit avait profondément enterré sous un masque d’amnésie.

-De la neige.

La blondinette jeta un regard aux alentours, comme si elle s’attendait à ce qu’une chose débarque, mais rien ne vient. La peur qu’elle ressentait n’avait plus rien à voir avec la petite inquiétude que lui faisait éprouver son interlocuteur. Elle ne savait pas pourquoi mais il fallait qu’elle parte et qu’elle aille se cacher. Il ne fallait pas que la chose la trouve. Elle fit néanmoins l’effort de se tourner vers Skarn pour lui dire au revoir.

-Bonne soirée monsieur.

Et comme la jeune reine l’avait déjà fait un peu plus tôt, elle tourna les talons pour s’éloigner. Une violente migraine martelait son crâne endoloris, et elle espérait trouver de l’aide et des réponses auprès de Sam. Peut-être savait elle quelque chose à propos de cette neige noire…
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Dim 18 Oct - 13:29

"Qui sait ce qui pourrait vous arriver, seule dans ces rues sombres ?"

Skarn avait lâché cette dernière phrase comme un ultime coup de bélier sur la porte déjà cédante d'une forteresse assiégée. La déclaration n'eut cependant pas l'effet escompté; elle n'eut d'ailleurs aucun effet, les défenses de la demoiselle ayant déjà volé en éclats lors de la proposition -volontairement accompagnée du mauvais geste- qu'avait fait l'homme-loup un instant plus tôt.

"Veuillez garder vos distances, monsieur", lança-t-elle d’une voix ferme et autoritaire, tout en opérant un pas en arrière, afin de restaurer une distance de sécurité avec cet homme étrange qui jouait avec ses nerfs. "Je vous remercie pour votre proposition, mais je peux me débrouiller seule."

Dardant sur lui un regard empreint de fierté et d'une certaine forme de défiance, la jeune dame semblait vouloir percer le couvert des sombres lunettes afin d'accéder aux fenêtres ouvrant sur l'âme de l'homolupus. Ainsi-donc, cette fillette de bonnes mœurs révélait un caractère que ne lui avait point soupçonné Skarn, qui, pour le coup, lui tira intérieurement son chapeau. Même s'il était indéniable que ce petit bout était de nature plutôt anxieuse et pouvait aisément être effrayé, il ne fuyait pas devant le danger, et, tout au contraire, montrait ses quenottes pour se défendre. Cette demoiselle n'était pas une proie... Et sans proie, pas de prédateur.

Skarn s'apprêtait donc à laisser cette dame en paix lorsqu'un rafraichissement soudain dans l'atmosphère troubla ses réflexions. Du ciel commencèrent à tomber, lentement, de fines particules noires comme suie.

"Qu’est-ce que c’est que ça ? De la cendre ?"

Dans le cas d'une éruption volcanique à proximité de la ville, il eut été probable que les cieux déversent un flot de cendres, mais aucune secousse ni aucune déflagration n'avait eu lieu pour corroborer cette hypothèse. Et puis, une fois quelques-unes de ces particules déposées sur la peau de Skarn, ce dernier se rendit compte que ces choses, froides au toucher, fondaient au contact de la chaleur humaine...

"Je ne pense pas. C'est froid, et cela fond dans la main..."

Blêmissant soudain, la demoiselle se raidit, et, perdant toute sa prestance, balbutia:

"De la neige."

Ainsi donc, la neige de ce monde était noire !? L'homme fauve se promit intérieurement de réfléchir plus tard à l'explication de cela. Que pouvait contenir les plus hautes nues de ce monde qui ainsi puisse colorer un élément d'habitude aussi clair et pure que l’albâtre ?

"Bonne soirée monsieur."

Véritablement prise d'une peur panique, la femme se mit à détaler, sans même prendre garde qu'elle tournait le dos à Skarn, qui l'avait tant effrayé quelques instants plus tôt. Celui-ci, curieux, se demanda alors comment il convenait de nommer cette terreur; neigophobie ? Non; "nixophobie" semblait bien plus approp... Le personnage coupa court à ses réflexions lorsque une ombre passa fugacement à l'extrémité de son champ de vision. Levant la tête en direction du toit sur lequel il était persuadé d'avoir entraperçu ce mouvement, Skarn scrutait l'obscurité à la recherche de quelque chat ou rat haut perché.

***

Vif comme l'éclair, l'homolupus se lança dans une course bondissante durant laquelle sa vitesse sembla défier les lois de la gravité et de l'espace-temps, franchissant en un instant la distance qui le séparait de la miss fuyarde. Se jetant sur elle, il la poussa à terre juste avant que ne vienne s'écraser au sol un fatras de briques et de charpentes qui, sans pouvoir être mortels, auraient sans aucun doute grandement blessée la demoiselle.

Se relevant, Skarn scrutta le toit, persuadé que cet "incident" et la présence d'il ne savait qui sur le toit la seconde d'avant, ne pouvaient être dissociés l'un de l'autre. Réfléchissant à voix haute, l'homme-loup laissa échapper à mi-voix un axiome alors que la délicate créature se relevait, encore sous le choc:

"Il n'existe pas de coïncidence. Il y a juste des informations manquantes..."
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Mar 3 Nov - 0:26

Alors que la jeune femme marchait d’un pas rapide pour rejoindre son lieu de résidence actuel qui était tout proche, quelque chose la percuta de plein fouet et la plaqua au sol, lui coupant le souffle. Elle entendit un bruit sec, comme un si quelque chose s’était brisé non loin, mais n’eut guère le loisir de comprendre ce qu’il venait de se passer, tout s’était enchainé beaucoup trop vite. Reprenant son souffle et digérant l’impact qui lui avait fait légèrement mal, elle comprit que l’inconnu s’était jeté sur elle. L’homme se releva rapidement et maugréa une phrase incompréhensible en scrutant le toit. Pour sa part, Elsa comprit assez vite que les tuiles brisées au sol et l’action de son voisin étaient liées. L’étranger venait de la sauver d’un choc qui aurait pu lui faire très mal. Elle lui adressa un « merci » après s’être relevée, impressionnée par ses réflexes.
Hélas, ils n’eurent guère le temps de causer d’avantage, qu’une masse sombre bondit du toit et atterrit sur le sol devant eux. Floqué d’un cœur barré rouge tranchant net avec le noir ténébreux dont était composée la créature, cette dernière devait mesurer près de deux mètres de haut et était tout à fait impressionnante. Elsa resta interdite devant le monstre, totalement pétrifiée. Son premier réflexe fut de se demander s’il s’agissait des  fameux discordians dont lui avait parlé Sam. Puis elle réalisa que le symbole n’était pas le même et que cette chose affreuse devait plutôt être un sans-cœur dont était envahi la ville. Quoi qu’en principe, toujours d’après la résistance, les sans-cœurs n’allaient jamais dans le premier quartier, d’où le fait qu’ils lui aient fermement recommandé de ne pas quitter le quartier. Pourtant le sans-cœur était là, à quelques mètres, et ils étaient tous les deux sacrément dans la merde… sauf si l’inconnu savait se battre. Alors que le sans-cœur grognait, Elsa recula précipitamment pour tenter de mettre de la distance entre eux. Sans arme, elle ne doutait pas de l’issu de l’affrontement. Elle sentit de légers picotements dans ses doigts auxquelles elle n’accorda aucune importance, d’autant qu’ils disparurent lorsqu’elle se rapprocha de l’étranger.
Soudain, un coup de feu retentit et la créature valsa en avant. Un second mit fin à son existence, ses morceaux partirent en fumée. Une jeune femme apparu alors, pistolet en main. Une vingtaine d’années, blonde et le visage fin, elle ne ressemblait pas à l’idée que l’on pouvait se faire d’une guerrière, cela dit elle était plutôt bien équipée.


-Elsa, tout va bien ?

Sam s’avança vers eux, après s’être assurée d’un regard qu’il n’y avait plus de danger.

-Bon sang, d’habitude les sans-cœurs n’attaquent jamais dans le premier quartier ! Quelque chose a dû les attirer. Cette fichue neige noire n’est pas du tout naturelle ! Vous n’êtes pas blessés ?

Elle les détailla l’un après l’autre et parut soulagée. Son regard s’attarda alors sur Skarn.

-C’est un ami à toi Elsa ?

-Nous venons de nous rencontrer, répondit prudemment la jeune reine. Mais sans lui je ne m’en serai pas si bien sortie.

Sam acquiesça et jaugea le garçon pendant un court instant. Estimant qu’il n’avait pas l’air dangereux, elle lui tendit la main.

-Enchantée, je m’appelle Sam. Et vous, vous êtes ?

La jeune femme attendit qu’il réponde, avant d’enchainer.

-On devrait rentrer se mettre à l’abri avant qu’un autre sans-cœur n’attaque. Venez ! Lança t-elle en leur faisant signe de la suivre. On sera mieux au local pour parler.

Elsa lui emboita le pas sans hésiter. Le groupe se mit à progresser dans la rue, se dirigeant vers une zone plus éclairée.

-Je suis venue te prévenir Elsa. La résistance se retranche dans un autre monde, des amis ont besoin de notre aide. Je pense que tu aurais intérêt à nous accompagner. Il y a des gens doués là-bas, peut-être que quelqu’un pourra t’aider à retrouver la mémoire et à comprendre ce qui t'es arrivé.

-Où allez-vous ?

-Je ne peux pas te le dire. Tu sais contre quoi on se bat, je ne peux pas prendre le risque que ça s’ébruite. Mais je me porte garante de ta sécurité, tu seras moins exposée là-bas qu’ici. La ville est moins dangereuse.

Elsa fit mine de réfléchir quelques instants, mais sa décision était déjà prise depuis un moment lorsqu’elle répondit.

-C’est d’accord, je vous accompagne.

Sam parut satisfaite de la réponse et se tourna vers Skarn. Ils étaient presque arrivés au local de la résistance.

-Vous n’avez pas l’air de venir du coin, je me trompe ? Qu’est-ce qui vous amène à Traverse ?
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Skarn



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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Mar 3 Nov - 4:50

Une créature vaguement humanoïde, de près de deux mètres de haut, se dressait à présent devant Skarn, derrière qui se terrait la petite nymphe. La bestiole, noire comme l'ébène, grognait ostensiblement en approchant, et il allait rapidement falloir décider de la meilleure conduite à tenir. Sans arme, et contre un tel bestiau, la chose la plus sage à faire était sans nul doute de tenter un sprint, mais voila; il y avait cette fille, qie l'homme fauve ne pensait pas capable de tenir la vitesse...
Skarn vit cela comme une chance supplémentaire de sauver sa vie. Après tout, si ce monstre voulait du sang, alors il se contenterait de dépecer le moins rapide des fuyards, laissant à l'autre l'opportunité de prendre la fuite pour de bon.

Cependant, le fait qu'il vienne de sauver cette midinette rendait caduque cette réflexion... En effet, pourquoi prendre la peine de la sauver, pour la sacrifier juste après ? D'ailleurs, même sans penser à cela, pourquoi l'avait-il sauver ? Il est vrai qu'elle lui avait donné l'indication dont il avait besoin, alors qu'il s'était amusé à la terroriser, juste pour le plaisir. Elle n'était en rien forcée à pareille charité, et...


"Et alors ? Je vais pas sauver toutes les bonnes âmes que je croise juste parce qu'elles sont bonnes ? Si ?"

Décidant d'aborder le problème sous un autre angle, Skarn se demanda ensuite si finalement, il y'avait une raison pour ne pas sauver cette jeune femme... C'est alors qu'il s'apprêtait à se pencher sur cette nouvelle question, qu'il fut tiré de ses réflexions par une violente détonation, qui désintégra littéralement la bête, la réduisant à un nuage noirâtre.

"Elsa, tout va bien ?"

Une jeune femme s'avançait vers eux, une arme à la main. Blonde, les yeux clairs, et le visage doux, sa silhouette frêle s'accordait parfaitement avec la douceur qui se dégageait de sa démarche était légère. Les traits de sa frimousse trahissaient cependant une certaine inquiétude, qui n'enlevait toutefois rien à la bonhommie qui émanait de sa personne.

"Pas franchement le physique d'une sauveuse...", pensa l'homme, un peu désemparé par l'enchaînement des évènements.

"Bon sang, d’habitude les sans-cœurs n’attaquent jamais dans le premier quartier ! Quelque chose a dû les attirer. Cette fichue neige noire n’est pas du tout naturelle ! Vous n’êtes pas blessés ?

La nouvelle venue toisa un instant Skarn, puis, s'adressant à l'autre blondinette, questionna:

"C’est un ami à toi, Elsa ?
_Nous venons de nous rencontrer, mais sans lui je ne m’en serais pas si bien sortie."

Skarn découvrait ainsi le nom de la jolie blonde qu'il avait pris plaisir à traquer dans la ville, et mis un petit instant avant de se rendre compte que leur sauveuse lui tendait la main en se présentant:

"Enchantée, je m’appelle Sam. Et vous, vous êtes ?"

Les épaules étaient relâchées, l'arme trop basse pour être mise en joue rapidement, et les appuis de la demoiselle ne permettaient visiblement aucun mouvement brusque. Il n'y avait donc pas de danger immédiat pour Skarn, qui s'était sûrement attiré quelque sympathie de cette inconnue en aidant cette Elsa qui semblait avoir pour elle quelque importance. L'homolupus devait-t-il pour autant faire confiance à ces personnes ? Pouvait-t-il se le permettre ?

Tendant à son tour la main, Skarn répondit:


"Alex, je me nomme Alex Kuzbidon."

Sam se mit sans attendre en route, lançant derrière elle une invitation à qui l'entendrait...

"On devrait rentrer se mettre à l’abri avant qu’un autre sans-cœur n’attaque. Venez ! On sera mieux au local pour parler.

Sans hésiter, la jeune fille dénommée Elsa emboîta le pas à cette Sam qui avait l'air résolument sûre d'elle.

"Ainsi, cette créature porte un nom... sans-coeur... étrange appellation."

La ville était, semblait-il, infestée de ces bestioles, ce qui en faisait une ville bien plus dangereuse que ne l'eut pensé Skarn avant cela. Coupant court à son hésitation, Il suivit les deux nanas, trouvant qu'être accompagné de quelqu'un d'armé pouvait lui éviter quelques désagréments.

"Je suis venue te prévenir Elsa. La résistance se retranche dans un autre monde, des amis ont besoin de notre aide. Je pense que tu aurais intérêt à nous accompagner. Il y a des gens doués là-bas, peut-être que quelqu’un pourra t’aider à retrouver la mémoire et à comprendre ce qui t'est arrivé.
_Où allez-vous ?
_Je ne peux pas te le dire. Tu sais contre quoi on se bat, je ne peux pas prendre le risque que ça s’ébruite. Mais je me porte garante de ta sécurité, tu seras moins exposée là-bas qu’ici. La ville est moins dangereuse."

Ainsi donc, entre ces deux "amies", la méfiance restait tout de même de mise. Cela représentait pour Skarn une précieuse information quant au contexte général dans lequel évoluaient les deux jeunes filles, et lui permettait de se construire une répartie adaptée.

"C’est d’accord, je vous accompagne."

"La sotte !", se dit alors le jeune homme.

En effet, Sam avait parlé de résistance, et il n'y avait de résistance, sans combat à mener, sans guerre à ne pas perdre. S'embarquer dans ce genre de groupe, c'était aller au devant de terribles ennuis, que Skarn préférait largement éviter. Et il était persuadé que Elsa, si tel était bien son nom, n'y avait pas sa place non plus, de par ce qu'il avait pu observer de son caractère et ses capacités durant la dernière heure...

Sam se tourna alors vers l'homolupus, et tout en lui adressant un clin d'oeil, lança:


"Vous n’avez pas l’air de venir du coin, je me trompe ? Qu’est-ce qui vous amène à Traverse ?"

Traverse ? Etait-ce le nom de cette étrange ville ? Pour sûr, il n'était pas d'ici. Mais pouvait-il dire d'où il venait ? A quoi servait de parler d'un endroit que l'on ne savait situer ? Dans sa situation actuelle, que Skarn soit d'ici ou d'ailleurs, qu'il soit là ou nulle part, cela ne semblait plus avoir la moindre importance...

"Suis-je si différent, pour qu'on me reconnaisse immédiatement pour un étranger ? Quoi qu'il en soit, vous avez vu juste, je ne suis pas d'ici. Et je dirais que ce qui m'amène dans cette ville, n'est rien de plus qu'un mauvais lancé de dés..."

L'homme fut lui-même surpris du cynisme de sa phrase. Bien qu'il ne souhaitait rien révéler sur sa personne, sa dernière déclaration donnait sur son mental des informations qu'il aurait préféré garder pour lui... Peu importe la manière dont il tournait le problème, Skarn ne trouvait aucune cohérence logique à sa présence en ce lieu, pas plus qu'à la suite d'évènements qui lui étaient arrivés depuis ce fameux choc dans la grand rue qui le conduisait chez Cynthia.

"Cynthia..."

L'homme morose fut tiré de ses turpitudes lorsque les deux dames qui le précédaient stoppèrent devant une porte voutée. Il étaient arrivés au local de Sam...
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Jeu 12 Nov - 18:09

Alex Kuzbidon… si le nom, pour le moins étrange, attira l’attention des deux femmes, elles n’en laissèrent rien paraitre et poursuivirent leur route. Sam, dont l’attitude désinvolte pouvait surprendre, nota toutefois que son compagnon de route semblait tendu, sur la défensive. Soit ce gars-là cachait quelque chose, soit il était perdu et stressé par sa situation. Autant ne rien laisser paraitre et le laisser partir rapidement. S’il décidait de poser des questions à propos de la résistance, elle serait obligée de tomber le masque et de creuser sur l’identité du personnage. D’ici là…

De son côté, Elsa se posait de nombreuses questions sur ce qui allait arriver, mais savait que Sam ne lui dirait rien tant qu’elles ne seraient pas arrivées au local. Pouvait-elle lui en vouloir ? Après tout avec la présence de cet étranger dont ils ne savaient rien…

-Suis-je si différent, pour qu'on me reconnaisse immédiatement pour un étranger ? Quoi qu'il en soit, vous avez vu juste, je ne suis pas d'ici. Et je dirais que ce qui m'amène dans cette ville, n'est rien de plus qu'un mauvais lancé de dés...

-Un mauvais lancé de dé, hein ? Releva Sam, légèrement sceptique. J’imagine que c’est ce que peuvent dire tous les gens qui ont atterris ici après avoir perdu leur monde. A moins que ce ne soit pas votre cas ?

Elle se détourna une minute pour entrer une clé dans la serrure et ouvrit la porte, leur faisant signe de passer devant.

-Allez-y, entrez. Va récupérer tes affaires Elsa, nous allons bientôt partir.

Elsa acquiesça et entra dans la bâtisse. La salle sur laquelle donnait la porte d’entrée était divisée en trois espaces distincts : un grand bureau occupait l’espace près de la porte (le mur derrière était occupé par un panneau d’affichage vierge). Sur la droite, on pouvait noter la présence d’une cheminée et de quelques canapés et fauteuils, ce qui donnait un aspect convivial aux lieux. Au fond, deux marches plus bas, se trouvait une arrière salle avec une kitchenette et quelques tables, surement un lieu pour se restaurer et boire. L’ensemble de l’espace brillait par son vide : excepté quelques meubles et appareils, il ne restait rien qui attestait qu’un groupe de personnes aient pu vivre ici. Cela dit, l’arrière salle comptait également un escalier qui montait vers un étage, et une porte close. Elsa traversa la pièce et disparut dans l’escalier.

Sam referma la porte derrière eux et s’adossa au bureau, sans lâcher son arme.


-Je vous sers quelque chose à boire « Alex Kuzbidon » ? Pour rejoindre la place principale il vous suffit de prendre la route sur la droite en ayant le local dans votre dos. Vous continuez sur une cinquantaine de mètres, puis vous prenez à gauche et vous continuez toujours tout droit.
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Ven 13 Nov - 3:07

"...J’imagine que c’est ce que peuvent dire tous les gens qui ont atterris ici après avoir perdu leur monde. A moins que ce ne soit pas votre cas ?"

La blondinette adressa cette réponse suspicieuse alors qu'elle faisait halte devant une petite porte cochère. Qui que soient réellement ces deux midinettes, elles semblaient au fait de beaucoup de choses, et bien que Skarn ne souhaitait pas trop en dévoiler sur lui, pour d'évidentes raisons, il voyait dans cette rencontre une bonne opportunité pour glaner quelques informations providentielles.

"Allez-y, entrez. Va récupérer tes affaires Elsa, nous allons bientôt partir."

"J'aurais tendance à dire que mon monde m'a perdu, en fait. Répondit Skarn avec un sourire plaisantin aux lèvres. Après, je dois bien admettre que je me retrouve pris dans un voyage que je n'ai pas décidé, perdu je ne sais où, à tenter de comprendre comment j'en suis arrivé ici."

L'homolupus marqua une pause en entrant, laissant les demoiselles vaquer à leurs occupations. La plus jeune des deux, qu'il avait suivi plus tôt dans les rues de la ville, se précipita pour monter les marches d'un escalier. Le local brillait par son organisation fonctionnelle. La présence de plusieurs tables assorties de leurs chaises dans la petite cuisine, lui donnait des airs de réfectoire. Une cheminée cernée de petits fauteuils et sièges cossus rompait avec le sérieux d'un panneau d'affichage vierge situé près d'un grand bureau non loin de l'entrée. De toute évidence, ce lieu était aménagé pour recevoir des groupes entiers de personnes, se réunissant visiblement pour discuter ou réfléchir sur quelque projet. Le coin salon près de la cheminée permettait de relâcher un peu le stress lors de pauses. Skarn se doutait que l'étage devait, quant à lui, accueillir chambrées et salles d'eau, ainsi, sûrement, qu'une réserve d'aliments secs, permettant, au besoin, de se terrer quelques temps en ce lieu si nécessaire. Le fait que le tableau d'affichage ne laisse voir aucune indication donnait une information importante à l'homme-loup; quelles que furent les activités ici menées, leurs traces avaient été soigneusement effacées, ce qui sous-entendait que ce "repère", n'en était plus un, et avait sûrement été percé à jour. Quelles que soient les histoires louches dans lesquelles ces deux nanas trainaient, si Skarn ne voulait pas s'y retrouver mêlé, il allait devoir rapidement prendre congé...

L'homme fut tiré de ses observations lorsque la porte d'entrée claqua dans son dos. Se retournant promptement, il vit que la plus âgée des femmes se tenait à présent entre lui et la porte, son arme bien en main.

"Un piège ?"

Ni une, ni deux, le sang de Skarn ne fit qu'un tour... Sur sa poitrine, la lueur caractéristique de ses mauvais moments se faisait déjà voir, alors que le personnage cogitait afin de trouver une idée généralissime qui lui permettrait de se tirer du pétrin dans lequel il semblait encore s'être fourré...
Contre toute attente, l'attitude de son interlocutrice se détendit un tantinet, et cette dernière prit la parole sur un ton poli, mais dénué d'aménité:

"Je vous sers quelque chose à boire «Alex Kuzbidon» ?"

Ne souhaitant pas donner à une inconnue l'occasion de lui faire ingurgiter quelque douteuse substance, le fauve déclina poliment l'offre. La demoiselle reprit alors:

"Pour rejoindre la place principale il vous suffit de prendre la route sur la droite en ayant le local dans votre dos. Vous continuez sur une cinquantaine de mètres, puis vous prenez à gauche et vous continuez toujours tout droit."

Voila qui avait le mérite d'être clair. Si Skarn, méfiant, ne comptait déjà pas s'attarder, on lui signifiait clairement que son départ était fortement souhaité. Tout ceci était louche. Ces deux personnes étaient étranges. L'une semblait évoluer en eaux troubles avec la plus grande aisance, alors que l'autre, semblant ravie de patauger dans la fange de son "amie", ne paraissait même pas capable de se défendre d'une mouche. Mais ce qui intriguait le plus l'homme-loup, était cette phrase dite plus tôt par cette fameuse Sam:

"La résistance se retranche dans un autre monde..."

Ces femmes se rendaient dans un autre monde. Ces personnes étaient capables de se déplacer à volonté d'un monde à un autre !? Jouant le tout pour le tout, Skarn prit le taureau par les cornes, se lançant dans une conversation à couteaux tirés. Avançant d'un pas lent vers Sam, et gardant ses mains bien en vue afin de signaler qu'il n'avait aucune intention belliqueuse, le personnage vint se planter devant la donzelle méfiante, et se mit à déblatérer:

"Sam... Je ne sais pas à quel jeu vous jouez, toi et tes amis, et cela ne me concerne pas. Mais laisse-moi te dire ceci: tu peux te prendre pour un petit soldat si ça te chante, et voltiger d'un endroit à un autre en disant que tu es un super héros qui mène une super guerre pour sauver une super cause dont je me fous..."

Marquant une courte pause, l'homme aux lunettes reprit sur un ton de messe-basse:

"Mais la petite là-haut, tu sais qu'elle n'est pas comme toi. Même en imaginant que tu sois réellement au service d'une grande cause, pourquoi l'entraîner là-dedans, alors que tu sais que cela ne fera que lui faire du mal ? Il v..."

Skarn interrompit son discours, humant dans l'air l'odeur d'Elsa qui s'apprêtait à redescendre l'escalier. Reprenant alors une bonne distance avec celle qui lui faisait face, l'homme reprit le ton du plaisantin un peu paumé qu'il avait tantôt emprunté, et posa une dernière question à son interlocutrice:

"En fait j'aimerais beaucoup rentrer chez moi, mais j'ignore tout, et de la manière dont j'en suis parti, et de la façon dont je puis procéder pour inverser la marche. Mais peut-être votre personne qui semble si bien au fait, accepterait-elle de me faire part de ses conseils prodigues ?"

La jeunette déboula de l'escalier alors que Skarn terminait sa tirade, et celui-ci remerciait son flair pour l'avertissement qu'il lui avait fourni. Ainsi, les trois personnages étaient de nouveau réunis, dans cette pièce qui cachait difficilement ses origines premières. Que réservait la suite ? Malgré toute la logique froide de ses analyses incessantes, l'homolupus n'était, à la suite de la dernière discussion, plus en mesure de la moindre anticipation... et cela l’horripilait. Bien que cela ne se vît point extérieurement, l'homme était rendu comme anxieux par ce flou dans lequel il évoluait désormais, et sa tension se répercutait à son tatouage, qui ne cessait de conserver sa lueur si ostensible...
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Ven 20 Nov - 17:21

-J'aurais tendance à dire que mon monde m'a perdu, en fait. Après, je dois bien admettre que je me retrouve pris dans un voyage que je n'ai pas décidé, perdu je ne sais où, à tenter de comprendre comment j'en suis arrivé ici.

« Comme beaucoup de gens à Traverse. » Songea Sam.

La question était de savoir s’il disait vrai ou non. L’air de rien, cet inconnu dégageait une aura qui mettait mal à l’aise. Ajouté à ça son mensonge éhonté lorsqu’il lui avait donné son nom (personne ne s’appelait vraiment Alex Kuzbidon, sérieusement !), il avait vraiment l’air louche. Mais tout ça n’aurait bientôt plus d’importance puisqu’elle allait gentiment, mais surement, le pousser à s’en aller. Leur départ était programmé, la ville du Jardin Radieux avait besoin d’aide. Elle fit toutefois un effort de politesse en lui proposant à boire – elle n’était pas une rustre tout de même- mais son voisin refusa sa proposition. Il se planta devant elle, les mains bien en vue comme s’il craignait qu’elle ne le frappe. Au moins cela signifiait qu’il la prenait au sérieux, c’était dans cette intention qu’elle avait gardé son arme en main. Ou bien il la narguait… Ce type aurait tout aussi bien pu être un Combattant de l’Arche sous couverture. Ne sachant pas combien de temps son groupe allait quitter Traverse, ils avaient bien veillé à effacer les traces de leur existence ici. Mais ils n’étaient pas à l’abri d’une attaque surprise… ils étaient en guerre après tout.

-Sam... Je ne sais pas à quel jeu vous jouez, toi et tes amis, et cela ne me concerne pas. Mais laisse-moi te dire ceci: tu peux te prendre pour un petit soldat si ça te chante, et voltiger d'un endroit à un autre en disant que tu es un super héros qui mène une super guerre pour sauver une super cause dont je me fous...

Ok, celle-là elle ne l’avait pas vu venir. Elle l’écouta parler, totalement incrédule.

« Petit soldat si ça te chante», « En disant que tu es un super-héros », « Super guerre pour sauver une super cause dont je me fous »

Mais pour qui il se prenait cet enfoiré ? Cinq minutes plus tôt il prétendait ne rien savoir de la situation globale et de ce qu’il se passait dans les autres mondes et maintenant il se permettait de porter des jugements de valeur sur l’activité de la résistance. Il ne connaissait rien, rien, et il la condamnait ! C’était juste hallucinant ! Simplement parce qu’il avait entendu le mot « résistance » un peu plus tôt. Passait encore le fait qu’il la tutoie soudainement, mais cet air condescendant qu’il utilisait pour lui parler…

« Et dire que je risque ma vie tous les jours pour sauver des types comme ça… », Songea-t-elle, écœurée.


Son expression changea, n’affichant plus aucune sympathie pour la personne qui lui faisait face. « Alex Kuzbidon » venait de dégringoler dans l’estime de la jeune femme, passant du « potentiellement allié ou potentiellement ennemi » à simple « bouffon ».

-Mais la petite là-haut, tu sais qu'elle n'est pas comme toi. Même en imaginant que tu sois réellement au service d'une grande cause, pourquoi l'entraîner là-dedans, alors que tu sais que cela ne fera que lui faire du mal ? Il v...

La jeune femme le regarda, consternée. De mieux en mieux.

Il coupa sa phrase dans son élan, sans raison apparente, et reprit sa position initiale. Tant mieux, elle ne supportait plus de l’avoir si près d’elle. Lorsqu’Elsa descendit les marches, Sam comprit le pourquoi de cette réaction et s’en étonna. Alex l’avait entendu arriver de si loin ? Elle avait finalement eut raison de se méfier de lui… s’il avait de telles capacités, rien ne lui disait qu’il n’en cachait pas d’autres. Et qui sait qu’elles réelles intentions il avait ? S’il cherchait à utiliser Elsa pour la provoquer et la faire parler, il se mettait les doigts dans l’œil.

-En fait j'aimerais beaucoup rentrer chez moi, mais j'ignore tout, et de la manière dont j'en suis parti, et de la façon dont je puis procéder pour inverser la marche. Mais peut-être votre personne qui semble si bien au fait, accepterait-elle de me faire part de ses conseils prodigues ?

« Ben voyons ! Et maintenant il ose demander de l’aide ! »


Non, vraiment, il n’y avait pas à dire, ce type la repoussait.
Elsa était redescendue. Elle portait un sac à dos, peu rempli. Derrière elle, un homme d’une trentaine d’années lui emboitait le pas. Grand, un bon mètre quatre-vingt-dix, le genre musclé que l’on n’a pas envie d’embêter, brun, il arborait un visage relativement gracieux qu’une large cicatrice sur le long de sa joue droite venait perturber. L’homme toisa Skarn sans animosité, puis jeta un coup d’œil vers Sam qui ne cherchait pas à masquer sa contrariété. Elsa lui avait raconté leur rencontre lorsqu’elle rangeait ses affaires, quelques minutes plus tôt et il savait donc à quoi il avait affaire.

-Tout va bien, Sam ?
-Ouais… répondit cette dernière, ignorant la dernière question d’Alex Kuzbidon.


Elle tourna la tête vers Elsa.

-Dis-moi Elsa, depuis combien de temps connais tu Alex ?
-Une trentaine de minutes, tout au plus. Pourquoi ? Répondit la jeune reine amnésique.
-Lui as-tu expliqué ta situation ? Comment tu nous avais rencontrés et pourquoi tu étais actuellement à Traverse ?
-Non, il ne m’a pas interrogé à ce propos.

Et en toute honnêteté, s’il l’avait fait, elle ne savait pas si elle lui aurait répondu. Elle ne le connaissait pas après tout.

-Alex s’inquiète pour toi. Peux-tu lui confirmer que je n’ai pas l’intention de t’envoyer en première ligne te faire massacrer par une infanterie qui n’existe pas, s’il te plait ?

Elsa écarquilla les yeux et dévisagea Alex.

-Comment ? Mais bien sûr que non !

Le grand brun qui accompagnait Elsa et Sam, parti d’un grand rire.

-C’est vrai que tu ressembles un peu à un bourreau, Sam ! D’ailleurs, je suggère qu’on commence à recruter quelques enfants pour les intégrer à nos rangs ! Lança-t-il d’une voix amusé.

-Hé ! Ce n’est pas très gentil pour moi, ça ! Rétorqua Elsa d’un air faussement boudeur. Qui sait, quand j’aurai retrouvé la mémoire je me découvrirai peut-être des talents cachés ?

C’était déjà le cas d’ailleurs, elle se connaissait des capacités pour la magie depuis qu’elle avait réussi à altérer ses vêtements par la pensée ou à manipuler de la glace dans le mirage… le groupe de résistants de Traverse le savait, contrairement à Alex.

-Bon trêves de plaisanteries, lança le grand gaillard. On devrait y aller, les autres nous attendent.

Sam se redressa et se rapprocha de la porte d’entrée pour ouvrir la porte.

-Allez, tout le monde dehors ! Et pour répondre à ta question, Alex, les deux moyens les plus connus pour voyager entre les mondes sont les vaisseaux gummies et les passages de ténèbres. Je te déconseille les seconds, ils ont la mauvais habitude d’amplifier les ténèbres dans le cœur des gens et à les transformer en sans-cœur.
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Skarn



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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Dim 22 Nov - 1:48

"Tout va bien, Sam ?"

Aux cotés d'Elsa se tenait un homme à la présence imposante. Charpenté, et le visage balafré, on reconnaissait en lui la prestance d'un combattant expérimenté. Skarn fut tout d'abord surpris de ne pas l'avoir flairé plus tôt. Il supposa, l'instant d'après, qu'avoir des sens sur-développés, c'était bien, mais que cela ne garantissait pas d'en avoir la maîtrise.

"Il faudra que je m'exerce...", pensa-t-il alors que la conversation continuait autour de lui.

"Ouais…", répondit l’intéressée, non sans une pointe de mécontentement dans la voix. Puis, tournant la tête vers Elsa, elle lui demanda ce que celle-ci avait ou non pu expliquer à "Alex" de leur rencontre, avant d'expliquer à sa petite protégée la raison de ce questionnement:

"Alex s’inquiète pour toi. Peux-tu lui confirmer que je n’ai pas l’intention de t’envoyer en première ligne te faire massacrer par une infanterie qui n’existe pas, s’il te plait ?"

La petite répondit aussitôt qu'il n'en serait rien, alors que le garde du corps à ses côtés se fendit d'un rire, allant jusqu'à se permettre une boutade.

"Cet homme tente de détendre l'atmosphère.", pensa alors Skarn, en adressant au personnage un discret signe de tête pour lui exprimer sa reconnaissance. Avec ces nouveaux éléments en sa possession, l'homme-loup se fit un regard neuf sur la situation, et se dit qu'après tout, la petite ne serait sûrement pas plus en danger avec eux, que seule dans cette ville. Ne constituait-il pas, en lui-même, un élément fort déplaisant de cette ville !?

Bon trêves de plaisanteries, on devrait y aller, les autres nous attendent.

La dernière phrase du grand gaillard marqua Skarn. Si, jusqu'à présent, cette Sam, avait plus ou moins l'air d'une "leadeuse", sa "radiance" s'effaçait désormais quelque peu face à l’aplomb de cet homme à qui, Skarn en était persuadé, il ne valait mieux pas trop chercher des noises.

Allez, tout le monde dehors ! Et pour répondre à ta question, Alex, les deux moyens les plus connus pour voyager entre les mondes sont les vaisseaux gummies et les passages de ténèbres. Je te déconseille les seconds, ils ont la mauvais habitude d’amplifier les ténèbres dans le cœur des gens et à les transformer en sans-cœur.

Vaissogummies ? Passages de ténèbres ? Cette nana aurait parler en langage Glock que cela n'aurait fait aucune différence. En sortant du local, Skarn se permit une dernière question, histoire de comprendre un peu ce que Sam tentait de lui expliquer:

"Et... c'est quoi exactement... un sans-cœur ?"

Après que Skarn eut remercié Sam pour ses explications, le groupe se mit peu après en marche, et l'homolupus resta seul dans la sombre rue, incorporant ces nouvelles informations, afin de décider de la marche à suivre. Grâce à la jeune femme, Skarn avait compris qu'il avait déjà emprunté au moins deux passages de ténèbres, et que cela n'avait pas l'air bon du tout. Il allait devoir faire attention à cela à l'avenir. De plus, il semblait exister un moyen plus sûr de se rendre d'un monde à l'autre, mais Skarn ne parvenait pas à se représenter ce que pouvait être ce vaissogummie.

Une chose possible eut été de prendre Sam et son groupe en filature, afin de pouvoir jeter un œil à cet artefact dont elle parlait. Ainsi, Skarn aurait sû de quoi il retournait, et aurait eu plus de chance de s'en procurer un similaire par la suite. Cependant, l'idée présentait des risques. Si suivre un groupe en toute discrétion ne présentait aucune difficulté, grâce à ses nouvelles facultés, il se souvenait que l'homme aux côtés d'Elsa avait parlé "d'autres personnes" qui les attendaient.


"Au diable la prudence, je dois jouer le tout pour le tout. Sinon, je vais finir par ne jamais pouvoir rentrer chez moi..."

Humant l'air, le personnage encapuchonné se mit en route, marchant à pas de loup, tous ses sens sur-développés aux aguets. Suivant le groupe en restant à plus d'une rue d'écart, il savait qu'il leur serait impossible de le repérer, mais restait toutefois attentif, afin de ne pas se faire surprendre par un monstre comme celui rencontré tantôt, ni par des alliés d'Elsa et sa bande, qui convergeraient dans la même direction. Ainsi, Skarn évoluait dans les ombres, se faufilant de ruelle en ruelle, évitant les passages éclairés ou trop à découvert, scrutant les alentours à la manière d'un cerf se sentant épié au beau milieu de sa forêt.

Après un moment de marche, la petite bande stoppa sa marche, et Skarn se dit alors qu'ils avaient atteint leur destination. Il lui fallut moins d'une minutes pour trouver le bâtiment exact, et quelques autres pour se hisser sur le toit de celui-ci. S'infiltrant par une minuscule mansarde, l'indésirable s'approcha prudemment, aussi discret qu'un serpent, le regard aussi affuté que celui d'un aigle. Il déboucha finalement sur une balustrade faisant le tour d'un vaste espace au centre duquel trônait une énorme construction de fer. Etait-ce cela, ce fameux "vaissogummie" ? De quelle manière cette chose énorme pouvait-elle être utilisée afin d'ouvrir un portail d'un monde à l'autre ? Skarn se devait d'observer, d'apprendre.

Elsa et ses amis s’affairaient en tous sens autour du gros bloc de métal, et... déposaient des sacs et autres provisions dedans ! L'homme comprit alors qu'il s'agissait là d'un moyen de transport, et que sa taille était due au fait qu'il était prévu pour contenir des gens. Si Skarn était au départ censé suivre le groupe afin de savoir quel était ce prodigieux artefact permettant d'aller d'un monde à l'autre, avait atteint son objectif, il décida, plutôt que de partir, de rester. Le fait que l'artefact soit en fait une machine compliquait les choses, car, même s'il s'en procurait un similaire, il était pour ainsi dire certain, que Skarn ne saurait l'utiliser. Même si sa première idée était donc de venir, d'observer, puis de repartir au local que le groupe d'Elsa avait quitté, afin d'en faire son nouveau gîte, l'homolupus se fixait dorénavant pour objectif de s'embarquer en clandestin à bord de ce drôle d'engin, afin d'en apprendre plus sur son fonctionnement. Seulement voila; en plus des trois personnes déjà connues de Skarn, trois autres autres individus étaient visibles sur les lieux, et, en se concentrant, Skarn pouvait sentir les odeurs de deux autres personnes dans l'appareil. La place était bien gardée, et l'infiltration ne paraissait aucunement possible.

Une idée germa alors dans la tête du personnage; si cette masse de métal était en effet un moyen de transport, il fallait lui permettre de quitter cette enceinte. Or, aucune porte de ce bâtiment n'était assez importante pour permettre le passage d'un tel engin. La solution se présenta alors à Skarn lorsqu'il vit que le toit était fendu d'une longue estafilade. Ainsi, l'appareil était censé quitter les lieux par les airs, et le toit était donc supposé s'ouvrir.

Quittant discrètement son point d'observation, l'intrus remonta sur le toit, non sans avoir emporté quelques objets divers trouvés ça et là dans de petites alcôves sur lesquelles donnait la balustrade. Une fois ressorti par sa mansarde, le roublard alla trouver le point d'ouverture du toit, et se débrouilla à l'aide de ce qu'il avait récupéré, pour bloquer le système. Cela retarderait considérablement le décollage, et forcerait l'équipe à se scinder afin de trouver la source du problème. D'un autre côté, cela aurait également pour but de mettre ces guérilleros sur le qui-vive. Après tout, le fondement même de tout résistant, est de vivre dans la paranoïa, peut importe à quoi il souhaite "résister". Repassant fissa par sa mansarde attitrée, Skarn alla se planquer dans une des fameuses alcôves visitées plus tôt, pour penser à la suite. Au moins deux personnes se dirigeraient vers le toit, et au minima une de plus tenterait de guider les opérations d'en bas, pendant qu'une dernière resterait proche du mécanisme afin de l'actionner pour vérifier son fonctionnement au fur et à mesure de l'opération. Il resterait donc quatre personnes à occuper. Réfléchissant à cela, il entendit en bas l'une des personnes préparant le départ, poser une question à l'un de ses collègues. La question, au demeurant anodine, venait de fournir à l'homolupus une information sur l'appareil, qui allait lui permettre de faire de nouveau diversion.


"Voila, on est presque bons, il n'y a plus qu'à terminer le plein de la soute à carburant, et tout sera paré ! Matéo, tu t'en occupes ?
_Ouais, ça vient !"

Bien que la technologie mise en œuvre sous ses yeux dépassait de loin le niveau technologique de son monde, Skarn avait déjà entendu parler de carburant; il s'agissait de matières inflammables que l'on pouvait utiliser afin de créer de l'énergie. Il lui apparut donc clair que cette machine qui devait bientôt prendre son départ, avait un besoin vital d'un combustible quelconque pour fonctionner.

Faisant attention à ne pas se montrer, l'espion improvisé glissa un furtif coup d’œil en contrebas de la balustrade, afin de se faire une idée de la chose. Un type était en effet occupé à connecter un énorme tuyau à une sorte de soupape située sur le dessous de l'appareil. Quelques longs instants plus tard, le tuyau fut enlevé, et, alors que les tous derniers bagages étaient transportés à bord, le signal d'ouverture du toit fut donné. Il allait être temps de passer à l'action.

Comme prévu, le toit ne s'ouvrit pas, et une certaine confusion s'installa, vite remplacée par une bonne dose d'anxiété. Un type fut envoyé voir de quoi il retournait, ce qui contraria Skarn. En comptant, un était donc en haut, un bloqué au poste de commandes du mécanisme, et les échos de voix indiquaient qu'au moins un autre personnage se tenait hors de l'appareil, observant ce qui se passait.

Une voix provenant du toit demanda de l'aide:


"Matéo, j'ai besoin d'un coup de main. Le vent a foutu des tas de merdes dans le mécanisme !"

Les renforts se mirent en route, au nombre de deux, et l'homolupus salua cette providence, comptant que cela faisait déjà quatre personnes occupées. Regagnant le plancher des vaches par le côté opposé à la passerelle du vaisseau, l'homme, aussi furtif qu'une anguille en eaux troubles, se faufila sous le vaisseau, quelques mètres à peine dans le dos du grand gaillard rencontré plus tôt, qui semblait superviser les opérations du toit en relayant les informations pour ses compagnons.
Dessous l'engin, une petite trappe couvrait la valve à laquelle avait été connecté le tuyau quelques minutes auparavant. Un instant plus tard, le liquide se mit à couler à grandes eaux, et Skarn se précipita, vif comme l'éclair, aussi silencieux qu'une douce brise, afin de se cacher derrière une caisse située non loin.

Se rendant compte que ses bottes pataugeaient, le grand dadet poussa un hoquet de surprise, et les personnes restées dans l'appareil se ruèrent à sa rencontre afin de savoir ce qu'il se passait. Une armée de bras, rapidement, se mit en branle afin d'éponger le dangereux liquide, alors qu'une ombre faisait le tour de la pièce, se faufilant de caisse en baril, de baril en ombre, jusqu'à se retrouver à proximité immédiate de la passerelle d'embarquement.


"Allez, plus que quelques mètres, et c'est bon. Quelques mètres... Quelques mètres... mais pas n'importe lesquels. Les plus durs !"

L'un des hommes du toit hurla dans un cri de triomphe; le mécanisme d'ouverture était débloqué. S'en suivit alors une courte discussion à tue-tête, entre les personnes au sol, et celles d'en haut, durant laquelle les gens occupés à éponger le carburant, expliquaient leurs déboires à leurs congénères. Skarn profita de ce vacarme ambiant pour piquer un sprint et gravir la passerelle, alors que personne ne pouvait entendre le bruit de ses pas. L'intérieur de l'engin était à la fois simple et compliqué. Des tas de voyants lumineux et de cadrans étranges clignotaient dans tous les coins du cockpit, qui occupait l'essentiel de l'espace interne de l'engin. Une porte coulissante, cependant, donnait sur un petit espace où étaient entassés bagages et provisions. Alerté par un bruit de pas qui remontaient la passerelle, Skarn s'enterra illico presto sous une tonne de malles et autres encombrants, et fit le mort.

Il reconnaissait l'odeur de Sam, accompagnée d'une autre qui ne lui était pas encore familière.


"Le toit, la soute à carburant... On cherche à nous empêcher de décoller, à nous retarder. C'est une raison de plus pour nous dépêcher ! Dis à tout le monde d'embarquer. On part de suite !"

Le vaisseau ne bougea toutefois pas immédiatement, la soute à carburant devant de nouveau approvisionnée. Finalement, après de longues minutes durant lesquelles la tension montait au sein des discussions, le départ se fit en trombe, toute l'équipe s'étant rendue à l'avis de Sam: on avait volontairement retardé le décollage afin que "l'arche" puisse débarquer à temps pour éliminer le groupe. Skarn ignorait ce qu'était cette arche, mais cela avait l'air de ne pas être vraiment drôle.

Le voyage ne semblait pas bien se passer, et Skarn, inconfortablement installé sous une pile de malles et de caisses, n'avait pas été détecté, même avec les incessants va et viens de ceux qui venaient, tour à tour, chercher ceci ou cela dans les affaires entreposées. Toutefois, ce balais quasi-continu l'avait empêché de sortir de sa cachète, alors qu'il lui fallait rapidement en trouver une nouvelle afin de na pas être découvert au déchargement de l'appareil. De plus, et ce n'était pas là le moindre de ses soucis, l'appareil était régulièrement pris de secousses plus ou moins violentes, et d'incessantes déflagrations laissaientt penser que l'engin faisait régulièrement feu sur Skarn ne savait quoi.

C'est ainsi qu'après un voyage dont il ne pouvait dire combien de temps il avait duré, l'homme fauve sentit l'appareil amorcer une descente. Le voyage touchait donc à sa fin, sans que le personnage n'ait eut loisir de chercher une meilleure cachette, et, comble de l'ironie, il n'avait rien appris du fonctionnement de l'engin. Dépité, il finit par succomber à l'inconscience bien malgré lui, vaincu par le manque d'énergie dû à plusieurs jours sans sommeil et sans nourriture...
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Elsa d'Arendelle
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Dim 29 Nov - 15:01

[Rp clos. Suivant ici : http://www.kh-memento.com/t423-retour-vers-une-vie-passee-libreskarn#1912 ]
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MessageSujet: Re: A la recherche de la vérité [libre]   Aujourd'hui à 10:36

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