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 La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]

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Laharl Valhalla
Prince déchu


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MessageSujet: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Dim 11 Oct - 14:37



" Hm hm hm... Citoyens, citoyennes de ce monde... J'vous annonce l'avènement de votre futur empereur... Retenez bien mon nom, il résonnera bientôt à travers l'horizon entier ! Je suis le grand Laharl Valhalla, reconnaissez ma puissance, ma suprématie, et bénéficiez d'ma gracieuse protection ! Vassaux, Acclamez votre suzerain salvateur ! Haaaaaahahahahahah ! "

Surgissant de la porte d'entrée du Premier Quartier de Traverse, en la défonçant du pied, bien évidemment, un garçon plutôt énergique s'exclamait d'une fougue rare. Croisant les bras, simultanément à ses dires, l'entité, pour le moins originale, n'hésitait pas à hausser la voix exagérément, afin de bien se faire entendre de tout le monde... Des efforts presque inutiles, puisque, même si d'emblée surpris par le bruit et le mouvement de l'immense porte, les habitants de ladite ville détournèrent vite leur attention... à la vue de la puérile cause du grabuge...

" Hé ! Mais répondez ! Ne m'ignorez pas ! J'vous ordonne de n'pas m'ignoreeeeerrrrr ! " S'exclama, de plus belle, le Prince des Démons.

Il levait les bras, déversant sa frustration à travers des gestes aléatoires et frénétiques... Une fois de plus, l'enfant incorrigible ratait l'opportunité d'un accueil grandiose. Mais y avait-il vraiment opportunité à saisir ? Peu lui importait, il devait absolument se faire connaître... Néanmoins, force était d'avouer que des méthodes plus conventionnelles auraient pu être préférables... Ce n'était juste pas dans le style du garnement, cela manquait de punch !


" Mon Prince, je pense qu'il est possible que vous sautiez involontairement quelques étapes, pour pouvoir affirmer une telle annonce avec autant de conviction... " Lui rappelait, méticuleusement, le guitariste à sa solde, d'une expression quelque peu gênée.

Volvix venait de franchir le portail des ténèbres et, finalement, la porte d'entrée à son tour. Celui-ci s'appuyait présentement sur son instrument électrique, de ses deux mains, adoptant un petit sourire amusé... Ce n'était pas de la moquerie. Simplement que son compagnon l'amusait, de par ses réactions subites et imprévisibles, pour le commun des mortels.

Sur la grand place, quelques filles attirèrent le regard de leurs amies, en la direction des troubadours. La tenue du Simili semblait assurément plaire aux demoiselles... et pas que la tenue, d'ailleurs... Le concerné remarqua assez vite ces regards désireux, ces lèvres légèrement mordues... Elles étaient mignonnes, craquantes dans leurs réactions, mais la chevelure blonde n'avait pas pour ambition de leur faire la cour... ce n'était pas son style. D'ailleurs, il y avait fort à parier qu'elles se lanceraient tôt ou tard, si le groupe venait à rester trop longtemps sur la grand place...

Tandis que son maître continuait de démontrer ses émanations colériques, l'adolescent au grand coeur offrit un sourire léger, mais sincère, à ses nouvelles admiratrices... ce qui en firent sautiller certaines, rougissant avant de s'éloigner progressivement, la nécessité de leurs activités les rattrapant. Dire qu'il suffisait d'une veste et d'un physique acceptable, pour leur faire croire à l'amour... mais elles étaient jeunes, un jour elles comprendraient probablement qu'au delà des réactions impulsives, liées à l'apparence, pouvait sommeil un charme psychologique encore plus grand.


" Où est-elle ?... " Questionna le prochain monarque des mondes, sortant à la fois son sujet de ses divagations futiles.

" Elle arrive, Laharl. Donne lui juste un peu de temps... " Répondit immédiatement Volvix, ne défixant son regard des demoiselles qu'après avoir constaté l'écoute de faibles bruits de pas.

Avançant lentement, une petite fille passait maintenant l'immense arc de l'entrée, un grimoire entre les mains... Son regard vide semblait, malgré tout, scruter les environs avec attention. Elle retenait tout ce qu'elle voyait et entendait, à la manière d'un ordinateur. Une charmante silhouette, dont les cheveux blanc paraissaient annoncer l'hiver, de leur éclat... A vrai dire, c'était plutôt le cas, d'un certain point de vue... puisque, en effet, la Discordian n'apportait que mort, désolation et paradoxes, sur son passage innocent. Le compte à rebours était déclenché, avant la possible destruction de Traverse...

Les regards étaient tournés vers elle... autant ceux de ses tuteurs, que les visages attendris des quelques passants ayant la chance d'observer une créature aux semblants si fragile... Quelle ironie. Laharl ignoré par ses dires, elle, adulée par la vue. L'apprentie alchimiste rejoignit finalement ses équipiers, sa grosse sacoche perturbant légèrement ses déplacements. Le Démon, aux cheveux bleus, la jaugeait une énième fois... Dire qu'il doutait encore de sa pertinence dans le groupe, n'aurait pas été exagéré. Bien sûr, lors de leurs premières épopées, elle s'était révélée particulièrement habile avec la magie... mais rien de comparable au jour de sa rencontre. c'était plutôt décevant, selon les exigences de son maître. En plus, son corps était si fragile en apparence... L'excentrique majesté avait l'impression qu'une simple boule de feu serait en mesure de la faire partir en fumée...


" Bon... Maintenant qu'on est tous là... baladons-nous un peu et tentons ta méthode d'approche, mon barde... J'vais faire un effort, pour te prouver ma bonne volonté de Roi. " Abdiqua la princière figure, débutant sa majestueuse avancée, à travers Hahah la nouvelle ville s'offrant à lui.

Les pas se succédaient, au milieu de la faible foule, alors que l'écharpe du mentionné flottait allégrement, donnant l'impression d'entamer une vaine tentative, sur la route... écharpée... de la reconnaissance héroïque. Ce n'était pas gagné. Mais peut-être que la récente résolution du dresseur de sans-coeur, permettrait d'ouvrir les portes à une inversion de tendances...

La marche des trois compagnons les menaient doucement au Deuxième Quartier. Un endroit charmant où de multiples ruelles se croisaient... Mais avant d'y parvenir, notre jeune seigneur avait bien pour intention de toquer à l'une des portes, longeant la grand place du lieu actuel. Ainsi, Volvix continuait de le suivre posément, l'air décontracté et néanmoins attentif. Celui-ci gardait toujours un oeil sur sa protégée, telle était la mission imposée par Laharl... Pourtant, il aurait été exagéré de dire que son intention était contraire. Haaa, notre guitariste ne savait définitivement pas résister à sa protection compulsive, envers le genre opposé. Nous naissons avec des traits et nous procurons des acquis, sur le chemin de notre existence... D'où est né cette spécificité ? Il était encore un peu tôt pour le savoir. L'adolescent n'était qu'un Simili, peut-être n'était-ce là qu'une copie habitualisée d'un souvenir ?...

Le poing de l'entité démoniaque s'abattit, sur l'une des modestes bâtisses... quelle destinée l'attendait, à l'orée de cette propriété ? Le succès, la reconnaissance, la renommée tant attendue ?... Il n'y avait pas 36 manières de le savoir, il lui fallait essayer avec finesse. Tenter un passage d'informations, en toute simplicité, de façon calme et modérée... Là la véritable force d'un souverain écouté par son peuple, au delà de sa prestance, des premiers mots qui assouvissent le respect des-


" Mes salutations, citoyen de cette ville isolée... Comment allez-vous ? " Demanda donc son altesse, dans un élan rare de courtoisie.

" Euh, bien, merci... C'est pour ? " Rétorqua l'homme, venant d'ouvrir la porte de son habitation.

" J'venais naturellement t'informer d'la présence de ton nouveau maître protecteur... C'est à dire moi. "

* PAN *

Avouez... vous vous y attendiez. Une réaction qui provoqua un rictus, difficilement contrôlé, de la part du blondinet. Comment rester sérieux, en de telles conditions ? La silhouette princière était bien restée dix secondes, immobile, à regarder cette porte, présentement fermée... la mine, déconcertée... Non, c'était intenable, même pour un Simili. La suite était prévisible... Frustré de son échec, Laharl commença à ruminer des plaintes, sous la vision amusée de son loyal serviteur, qui feignait la compréhension à chaque regard posé sur lui. Il l'appréciait, son maître maladroit, et espérait rester encore longtemps à ses côtés... une telle personne, était plutôt rare à la rencontre, et salvatrice pour le moral. Un jour, il parviendrait à se faire accepter, Volvix en était persuadé. Il fallait juste que le Démon trouve en quoi il pourrait leur être utile... qu'il cesse, de lui-même, à vouloir être acclamé, avant de devoir faire ses preuves. Finalement, qu'il fasse son devoir sans espérer systématiquement un retour positif. Les vrais héros étaient au service de la justice, avant de l'être pour leur ambitions. Mais cette notion, aux semblants positifs, existait-elle réellement, ou n'était-ce qu'une manifestation d'un point de vue fatalement subjectif ?

Ekko avait, elle aussi, observée la scène... mais n'avait daigné la moindre modification faciale. Elle restait imperturbable, peu importait la situation. Comme une coquille vide, elle n'affichait jamais la moindre émotion. La petite fille était une Discordian, il était vrai. Sa forme humanoïde laissait supposer que c'en était une Majeure... Pourtant, la vérité était autre, elle en était la mère directe. Un Précurseur... Un grade peu connu, si ce n'était de leur propre race. Les premiers enfants d'Abnegatio, racines primaires de la pandémie paradoxale. L'un d'eux apparaissait un jour en votre monde, et semait les graines de son déclin, par la manifestation d'une arborescence macabre pour celui-ci. Qu'allait-il advenir de ce monde ? Dans le ciel du petit matin, la lune virait déjà au rouge... le premier signe avant-coureur, accompagnant également le déluge prochain. Pleine à chaque fois, toujours plus grande et étincelante...

Dans les ruelles, elle avançait, accompagnée de ses deux sauveteurs... elle qui avait failli tomber avec le monde qui l'avait vu naître. Silencieuse, la demoiselle aux cheveux blanchâtres s'enfonçait dans le dédale labyrinthique du Premier Quartier de Traverse, livre des sorts fermement tenu contre sa poitrine naissante.


" Non mais vraiment, quel culot ! Une telle atteinte à ma royale personne !... C'pauvre type mériterait que je l'brûle vif ! Moi qui proposait généreusement mon règne protecteur... Ha, certaines personnes n'ont vraiment aucun respect. " S'insurgeait, de plus belle, le prince déchu.

Pendant le trajet, Volvix jeta, comme à l'accoutumée, quelques regards en direction de sa protégée, lui souriant comme pour lui dire qu'il ne l'oubliait pas, qu'il était avec elle... Cela lui valu, à terme, une légère inclinaison de tête, en provenance de la concernée. Ce dernier ignorait tout de la nature de la petite fille, de son origine et de son destin, probablement triste. Il voulait juste la préserver des dangers potentiels, pouvant encore se présenter à elle. Qui pourrait en vouloir à un inculte de vouloir sauver un enfant... La question était, pourrait-il encore s'y résoudre, une fois la vérité dévoilée ? Que choisir, entre le futur des mondes, et celui d'une innocente erreur ? Une solution simple pour l'un, un véritable calvaire psychique pour l'autre. Toi, observateur isolé, admire les limites de ta justice étriquée et admets que le monde n'a jamais fonctionné selon tes conceptions... que la seule justice existante nait de la logique qu'une cause amène à un effet.


" Mmh ? "

Dans une rue étroite et parallèle, une fille paraissait se faire agresser par un individu visiblement peu recommandable... Après un instant de réflexion et d'observation, le guitariste du groupe profita du manque apparent d'attention de son ami, pour venir discrètement en aide à l'impuissante victime. Beaucoup plus sérieux qu'avant, Volvix invoqua son instrument électrique et gratta perceptiblement une corde, pour matérialiser un cerceau façonné de l'élément susmentionné. Au final, toutes ces attentions avaient permis au jeune homme de dévier l'attention de son objectif premier, d'entrevoir, à travers la bifurcation, une situation peu enviable... Si Ekko n'avait pas existé, un monde ne serait peut-être pas tombé, mais qui aurait sauvé cette personne ? L'effet papillon réservait de multiples surprises, pour ceux capables de déceler certaines de ses manifestations.

L'anneau foudroyant entama sa course calculée et bloqua l'agresseur, en même temps que de l'envoyer sur le banc de touche, grâce à la décharge. Qui était prisonnier, à présent ? Une ironie presque désirée. Quoi qu'il en soit, la troupe put rapidement reprendre le chemin, ouvrant la porte du Deuxième Quartier, bien que Laharl ne s'était aperçu de rien, trop occupé à se plaindre...


" Mais j'vais leur montrer, moi ! Ha, je te l'jure bien. Pour sûr, ces pauvres taches ramperont à mes pieds ! J'deviendrai le seigneur des mondes, avec ou sans leur aide ! Je prouver- "

" ... Toi... tu nous suis... " S'exclama, de sa petite voix, l'inexpressive Ekko, coupant la parole à son turbulent tuteur.

Elle s'était arrêtée, remarquant des pas étranger, bien qu'éloignés. Fixant la rescapée, par dessus l'épaule. Les yeux d'un Discordian... Non, les yeux de ce Précurseur, avaient cette force étrange, ce pouvoir presque paralysant, pour ceux n'y étant pas préparés. La sensation d'être aspiré dans la singularité d'un Trou Noir, de percevoir son effrayante attraction, l'aura terrifiante du danger immense. Comment allait l'interpréter cette jeune dame ? Il ne s'agissait après tout là que d'une impression quasi-instantanée.

Le Prince déchu se retourna, tout comme son loyal vassal, alertés donc par la récente recrue. Assurément, ils attendaient des explications. Nonobstant, ce dernier pu reconnaître aisément l'espion... invoquant à nouveau la guitare électrique et la posant à la verticale, pour s'appuyer sur le manche, avec ses bras. Son sourire se voulait rassurant, elle ne risquait rien. En revanche, la demoiselle allait devoir s'expliquer rapidement, si elle ne voulait pas provoquer un quelconque malentendu. Au vu des colères actuelles de son altesse, il était, en effet, plutôt préférable de détendre l'atmosphère, plutôt que de l'envenimer... Mais la vie était façonnée d'imprévus, constituant le sel de cet évènement, souvent considéré comme fortuit. Quelles surprises attendaient encore, sournoisement, la journée de ces voyageurs atypiques et déterminés ?


" ... Qui es-tu pour oser me couper, au beau milieu d'mon monologue plaintif ?!... Ais au moins l'obligeance de t'présenter, devant l'inestimable Prince "déchu" que je représente !... " Avança le Démon à l'apparence d'enfant, bras croisés, de sa voix perçante et dérangeante.

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Dernière édition par Laharl Valhalla le Lun 2 Nov - 14:09, édité 1 fois
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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Dim 11 Oct - 17:05

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"Quand quelqu'un fais quelque chose qui te rend service ou te fais plaisir, tu dois dire merci."

La phrase d'Oz tournait et retournait dans la tête de la jeune fille. Lancée au pas de course, elle rattraperait ces gens qui venaient de l'aider, afin de les remercier. Elle ne manquerait pas, plus tard, de tout raconter à son petit blondinet, et n'aurait plus qu'à recevoir ses félicitations. Ce groupe avançait plutôt vite, mais Alice les suivit aisément sans les voir, guidée par le son tonitruant des jérémiades de quelque fanfaron. Déboulant d'une ruelle dans une artère de taille plus conséquente, la fillette n'eut que le temps d'entendre claquer la lourde porte à double-battants qui conduisait dans une autre zone de la cité. Se précipitant tête baissée à la rencontre de ses sauveurs, elle franchit donc ce seuil, et fut accueillie de l'autre côté par le regard glacial d'une petite fille, et sa déclaration, lancée comme une accusation au visage d'Alice:

"Toi... tu nous suis..."

L'espace d'un instant, les yeux d'Alice et ceux de l'enfant se rencontrèrent. Immobile, paralysée, la jeune demoiselle se sentit comme happée, aspirée... C'était comme si son âme devait être arrachée à son corps, et se retrouver prisonnière dans les yeux de cette petite chose. Colorés d'un joli vert, ces deux globes dénués de vie se révélèrent, pour Alice, habités des plus sombres ténèbres. Ce bref échange fut brusquement interrompu par la matérialisation, aux pieds d'Alice, d'un portail à destination de l'Abysse...

Libérée de l'emprise de ce funeste regard, l'adolescente se retrouva genoux à terre, des gouttes de sueur froide ruisselant le long de son doux visage. Pantelante, elle peinait à reprendre ses esprits, et ses yeux hagards ne réalisaient pas encore qu'elle ne se trouvait plus à Traverse. C'est alors qu'une main légère vint se poser sur l'épaule de la demoiselle terrifiée.

"C'est fini. Reprends tes esprits, ma sœur..."

Ces mots, simples, murmurés avec une profonde douceur, suffirent à calmer Alice, qui, levant les yeux, se rendit compte qu'elle était au cœur de l'Abysse. Accroupie devant elle, une main empathique posée sur son épaule, sa sœur jumelle, Alysse, lui souriait avec tendresse.

"Je vais te renvoyer là où tu te trouvais, exactement à l'instant où tu en es partie.
_Comment...
_N'oublie pas; cette dimension existe à la fois hors du temps, et en chaque instant. Passé, présent, et futur ne sont qu'un dans ce lieu."

Sur ces mots, le passage se rouvrit, et Alice se retrouva de nouveau dans Traverse l'instant suivant. Vu par le groupe lui faisant face, une masse noirâtre et circulaire avait fait obstruction à leurs yeux, englobant la jeune fille et la soustrayant de leurs regards. Puis cet écran s'était volatilité après moins d'une demi-seconde d'apparition, leur permettant de voir de nouveau la demoiselle, affichant plus d'aplomb que jamais.

***

Durant ce temps, dans l'Abysse, Alysse s’excusait auprès de sa sœur qui ne pouvait déjà plus l'entendre:

"Il m'aurait eté possible de te renvoyer dans un passé antérieur à l'ouverture du portail. J'aurais pu t'éviter de quitter Oz, de te faire agresser. Mais, cela aurait eu un prix... Le fait de vouloir changer le passé ne produit que l'effet inverse. Cela crée un désordre dans la trame temporelle du monde, qui fléchit alors le cours de ses évènements pour revenir à son état fonctionnel..."

La volonté d'Abysse repensait à cette vieille histoire, ce Kevin Regnard, qui arriva jadis devant elle, amené par Albus. Cet humain désirait, plus que tout, changé le passé qui avait vu les siens périr alors qu'il était absent. Seule une enfant avait survécu à la tragédie, et Kevin, noble chevalier, ne se pardonnait pas son absence. Sellant un pacte avec lui, la dame des profondeurs accéda à la requête de ce jeune arrogant, qui finalement sauva tous les siens du drame. Fermant les yeux, Alysse revit la manière encore plus atroce dont moururent toutes ces personnes peu de temps après... Finalement, changer le passé n'avait sauvé aucun membre de la famille, et même la fillette, qui à l'origine avait survécu, périt cette fois-là en même temps que les siens.

"Je ne referai jamais un telle erreur. Le passé doit rester le passé... Pardon, petite sœur."

***

A peine Alice avait-elle eut le temps de se recomposer une façade, que l'écran opaque se volatilisa, lui laissant de nouveau faire face à l'étrange groupe. Prenant cette fois-ci soin d'éviter le terrible regard de la fillette, l'adolescente s'apprêtait à parler lorsqu'elle fut interrompue par un nabot hirsute aux cheveux bleus, avec des oreilles taillées en pointes:

"...Qui es-tu pour oser me couper, au beau milieu d'mon monologue plaintif ?! Aies au moins l'obligeance de t'présenter, devant l'inestimable Prince "déchu" que je représente !"

Voila qui était fort ! Elle venait pour adresser ses remerciements à cette drôle de compagnie, et voila qu'à présent, elle se faisait sermonner ! Ne se contenant pas plus d'un quart de micro-seconde, Alice rétorqua sur un ton condescendant:

"Silence, vermisseau ! Quelqu'un m'a aidé y'a deux minutes, je suis venu lui dire merci !"

Détaillant rapidement les différents éléments qui composaient cette bande, la jeune dame parvint rapidement à la conclusion que seul le beau blond qui se tenait à côté du moribond à la grande bouche, pouvait vraisemblablement être son sauveur. Il était en effet difficile pour Alice, de concevoir que la fillette aux yeux du désarroi ait quelque chose à voir dans son sauvetage, de même que le péquenot au breloques dorées semblait visiblement bien trop imbu de sa personne pour prendre le temps d'aider qui que ce soit. Quand à l'espèce d'ombre aux yeux jaunes qui accompagnait le groupe, elle n'était pas sans rappeler quelque chose à Alice, bien que cette dernière ne sache trop quoi.

Le fanfaron aux cheveux ébouriffés, qui n'avait visiblement pas apprécié le ton d'Alice, vint se poster devant celle-ci, droit comme un piquet, et reprit son discours véhément, sur un ton de triomphe grandiloquent... puis se prit une gifle dans la poire ! La patience n'avait jamais été une qualité de la jeune fille, réputée pour être colérique et dénuée de tact. Les derniers instants ne seraient pas des plus appropriés pour mettre un frein à ces affirmations...

La situation entre les deux forts caractères s'envenimait lorsque apparut soudain, tombant littéralement du ciel, un jeune homme aux cheveux blonds en bataille, qui darda immédiatement deux yeux verts aux reflets de sang sur le fameux "pince déchu". Le gringalet fraîchement débarqué, autour duquel flottaient des chaînes se terminant par des pointes acérées, tenait dans sa main une gigantesque faux de pas loin de trois mètres de long, qu'il semblait déplacer aussi simplement qu'une plume... Atterissant entre Alice et son compagnon de dispute, le nouveau venu laissa soudainement échapper une aura de puissance meurtrière qui fit tressaillir la jeune enfant aux blancs cheveux.

Alice ne put retenir sa surprise, laissant échapper, d'une voix basse trahissant l'incompréhension:

"Oz..."

Les iris désormais teintées de la plus macabre des rougeurs, le blondinet à la grande faux ne dit qu'une chose. Il ne posa qu'une question, à l'intention de celle qui désormais, de sa prochaine réponse, pourrait provoquer un véritable cataclysme:

"ALICE, TU VAS BIEN ?"

L’intéressée, interloquée, mit quelques secondes à retrouver sa prestance, et, lorsqu'elle s'apprêtait enfin à répondre par l'affirmative, un élément des plus inattendus vint interrompre le déroulement de cette scène, pourtant déjà incohérente...

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Kitsune Nosaka
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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Mar 13 Oct - 18:28

Si seulement il avait pu atteindre cette rose, tout se serait passé autrement.

Kitsune Nosaka ne comprend pas comment il ne l’a pas volé. D’habitude la moindre chose qu’il peut emporter avec lui, il le fait. Pourtant cette rose avait quelque chose qui l’en empêchait. Ça sera parti remis la prochaine fois. Il veut cette rose il la veut à tout prix. Le renard est persuadé que c’est ce qui le permette de retrouver sa boule de vie. Plusieurs mois se sont écoulés depuis qu’il l’a égaré et il sent ses forces le quitter petit à petit. Il n’est pas encore dans une phase critique, mais il faut qu’il se bouge le poil.

Le voilà maintenant dans une nouvelle ville qu’il ne connaissait pas. Ou presque. En soit la ville lui est inconnu, mais pas ses habitants, pas tous.


<<-regarde Saka, c’est Huan-Li.
-Qui?
-Huan-Li le marchand à qui tu as volé de la nourriture pendant au moins… piufff… quarante ans
-tu n’exagères, mais ce n’est pas loin.
-Ah. Je me souviens maintenant. En Corée, ou quelque chose comme ça non?
-Oui. Mais qui est qu’il peut bien faire là?
-Je n’en sais rien, mais mieux vaut pas trop l’approcher. La carabine qu’il a sortie à notre dernière rencontre à faillit me couter la vie
-en effet>>

Le groupe se trouve dans le deuxième quartier de la ville de traverse, mais ça, ils ne le savent pas. Tout en se cachant du regard de leurs «amis»’, ils visitent la ville, en s’avançant doucement. Les rues sont désertes. Même Huan-Li décide de quitter ce quartier par une énorme porte en bois. Enfin seul. Nosaka n’a même pas besoin de se changer en humain, préférant économiser ce qui restait de magie dans la petite statuette de pierre qu’il avait volée à Shibuya. Il la sort de son sac et la contempla.

Petite statuette faite d’un minerai quelque qu’onques gris clair. On pouvait facilement deviner qu’elle représentait un rouge-gorge. Dater d’au moins deux cents ans elle était plutôt bien conservé. Elle n’a pas du beaucoup voyager, jusqu’a le renard ne l’emprunte à très long terme. Tout en gardant ces yeux sur la sculpture, l’animal s’adressa à ses deux elfnards


<<-Il serait peut-être temps d’en trouver une nouvelle, non? >>

C’est ainsi que le gang se met en quête de retrouver un autel. La nuit est en train de tomber gentiment et les lampadaires s’allument un à un. Tout est joli et on peut presque voir les amoureux sortir pour se balader sous le ciel enflammé. Pour autant que les amoureux soient des grands bonshommes gris.

<<-Des Similis! Courez! >>

~Des similis dans en plein centre-ville, c’est quoi ce bordel~


Le renard les redoute, pas comme les sans-cœur. Ces derniers sont faciles à gérer, ayant perdu son cœur de renard, ces petits êtres noirs ne s’intéressaient pas au renard contrairement aux similis. Qu'est-ce que peut bien les attirer à ce point? Surement un des objets qu’il a dans son sac. Pas le temps de vérifier, l’animal sprinta entre les rues, esquiva ceux qui apparaissent devant lui, grimpa sur une table de terrasse, sauta sur un avant-toit, fonça dans une porte et se retrouva dans un studio vide, la poisse. Les Similis sont dans la pièce et continuent d’affluer en nombre. Il faut se battre, pas le choix. Le renard se jeta vers le premier simili devant lui et échoua lamentablement. D’un revers de patte, tentacule, membre cancéreux, le simili envoya l’animal par la fenêtre du troisième étage.

Digne d’un film de Hollywoodien, le messager d’Inari apprit à ses dépens comment voler, mais pas pour très longtemps. Il atterrit lourdement sur une jeune fille aux cheveux blancs. Le renard secoua la tête et regarda partout. Un groupe de jeune personne quatre, voir cinq se trouve autour de lui, surpris, des éclats de verre dans les cheveux. Il se relève tente de regarder le ciel, mais ne voit que du blanc. Les êtres élastiques sortent de partout et assoient le groupe.

Le renard essai de décamper, mais au moment du sprint, il sent sa cheville droite le lâcher surement une entorse. Il va devoir faire une meilleure prestation de combat qu’avant, chose pas possible. Zenko et Yako se sont cachés dans le sac depuis le début de la fuite et, au vu des circonstances, ils décident de rester dedans.


~Espérons qu’ils savent se défendre…~


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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Lun 2 Nov - 23:05



* CLAC *

Ooouuuhh, celle-là... Laharl ne l'avait pas vu venir. Pourfendant l'air à une vitesse significative, la claque de la nouvelle venue se logea en plein sur la figure du monarque qui, sous le choc de l'impact, manqua de tomber à la renverse. C'est quelle avait de la force ! Trébuchant presque, l'enfant turbulent se tint la joue, pendant encore quelques instants... C'était la première fois qu'une personne osait porter atteinte à son sublime visage... Ca piquait, tellement. Comment pouvait-elle lui faire cela... à lui ! Le prince déchu des Démons ! Ca n'allait pas se passer comme ça, oh que non ! Cette donzelle allait goûter de sa colère, elle allait payer pour son insolence !

" Non mais ça va pas ?! Comment peux-tu porter la main sur moi, espèce de tarée ?! J'vais te faire goûter à la puissance d'un Dém- Hein ?... " Commença-t-il à s'insurger, coupé par l'apparition subite d'une silhouette intimidante.

Un garçon blond, plutôt de faible carrure... Ses yeux se révélaient meurtriers... sa faux de trois mètres qui, SA FAUX ?! Ah oui, quand même... Ce n'était pas n'importe qui, au final. Voilà qui se révélait plutôt inattendu, à vrai dire. Volvix plissa même des yeux, cherchant à percevoir un quelconque danger dans sa gestuelle... Il semblait se retenir de déchainer sa puissance. Enfin... pas tant que ça, puisque, à la manière d'un avertissement, le jeune homme en question laissa se dégager une forte aura.


" Mmh !... " S'exclama, par réflexe, la petite Discordian.

Celle-ci venait, en effet, de ressentir cet effrayant stimuli, entamant un pas en arrière. La jeune demoiselle, aux cheveux blanchâtres, avait beau être semblable à une coquille vide, elle n'était pas pour autant dénuée de certains réactions naturelles, liées à la crainte compulsive d'un instinct de survie.

Un tableau déjà bien fourni en émotion s'offrait donc aux personnalités présentes, mais ce n'était pas fini. Absolument. Le visiblement prénommé, Oz, n'eut pas droit à une réponse, en provenance de celle qui paraissait être sa protégée. Nous dirions plutôt qu'une perturbation imprévue s'incrusta, au sein du groupe... un bruit de verre brisé qui retentit...

Levant les yeux vers la source, située en hauteur, les compagnons durent se résoudre à se protéger des débris projetés. Tous ? Non. Ekko, n'ayant pas conscience de ce que pouvait représenter l'évènement, resta immobile, yeux grands ouverts, en s'écroulant sous le poids d'un étrange renard... Etait-il la cause du grabuge ? C'était fort probable. Quoi qu'il en soit, ce dernier semblait plutôt paniqué et blessé. Sa patte lui faisait mal, apparemment, au vu de son expression faciale, lors d'une tentative de fuite...

La Discordian, toujours sous l'animal, s'apprêtait à relever son corps frêle, lorsque ses yeux se posèrent sur un problème qu'elle n'avait plus les moyens d'esquiver... Un débris transparent, plus conséquent que les autres, entamait rapidement une course au meurtre, s'alignant parfaitement avec le visage si innocent de la victime. Trop faible pour se dégager du poids, elle ne put que fermer les yeux, en attendant une triste sentence, sous un petit son de panique.


" Mais quoi, encore ?! " Enonça la royale entité, à la vue d'une foulée de monstres élastiques, les encerclant subitement tous.

Décidément, on ne savait plus où donner de la tête... Toute l'attention venait d'être happée par ces choses tortueuses. Au point où personne ne remarqua l'apparition d'un phénomène, pour le moins inexplicable... D'un bruit de verre supplémentaire, bien qu'étouffé par la cohue ambiante, une discrète fissure se manifesta, peu au-dessus de la fragile tête, appartenant à la mystérieuse demoiselle... la matière tranchante restait suspendue dans l'air environnant, lévitant de façon immobile ? Celle-ci s'était étonnement arrêtée net, quelques centimètres avant de rencontrer la faille spatiale, comme piégée dans une zone où le temps n'existait plus...


" M... merci ?... " Prononçait la rescapée, hésitante de la cause de son sauvetage, mais surtout désemparée par la tournure des choses.

Son regard vide croisa brièvement celui du renard, demeurant encore sur son ventre, malgré une position plus stable. Que fait-il ici ?... La frimousse du petit brin de femme se pencha, un peu surprise de constater la présence d'une créature qu'elle ne connaissait pas. Ekko s'assit donc, le renard entre les bras, l'air ailleurs... La fourrure de la bête, elle pouvait la sentir, entre ses petits doigts, curieux du toucher leur étant octroyé...


" ... C'est, doux... " Laissa-t-elle enfin échapper, en fermant légèrement les yeux, comme si cette constatation l'apaisait inexorablement.

De l'autre côté de la scène, les étranges créatures affluaient en nombre, pour une raison inconnue... Il allait falloir prendre les choses en mains, pour éviter de se retrouver submergés, dans les secondes à venir. Ainsi, le guitariste à la tenue inimitable s'avança calmement, méfiant de ces opposants potentiels... Il apprêta son arme, en forme d'instrument à cordes, et joua quelques notes pour l'échauffer. Quelques brefs arcs électriques apparaissant...


" Sincèrement je vous préviens, il est déconseillé de chercher des noises à ceux que vous ne connaissez... Si vos intentions sont néfastes à notre comité, je me verrai obligé de vous éloigner. "

Des paroles sèches et claires, bien qu'énoncées sous un ton mélodieux. Laharl croisa les bras, d'un air satisfait... Son vassal était digne d'être sous son commandement, même si le Démon aurait bien voulu se dégourdir les mains, après l'affligeante humiliation dont il devait encore se venger... Puis, il y avait ce type là, assez intéressant, fallait l'avouer. Un futur sujet, avec un peu de chance. Oui ! Voilà une excellente occasion d'effectuer un recrutement... ce n'était pas donné à tout le monde de manier une aussi colossale arme, après tout. Et cette émanation énergétique... elle rendait le sourire à son altesse. Même en temps qu'adversaire, il pourrait y prendre du plaisir, pour sûr.

Mais, surprise ! Encore une fois, oui. A croire que le destin pouffait de rire, en cette journée bien distincte d'une habituelle monotonie... Enfin, en terme général. Car vous vous doutez qu'avec Laharl dans les environs, ces propos n'avaient pas beaucoup de sens, tant son quotidien paraissait rempli de circonstances diversifiées et de problèmes en tous genres... Enfin soit. Tout ça pour dire que les bestioles, répondant en réalité au nom de Simili, s'arrêtèrent net dans leur avancée, suite aux dires de Volvix. Lui-même était assez impressionné... Visiblement, ils se montraient plus obéissants que prévu.

Mieux. Ces derniers s'accroupirent, comme pour saluer un supérieur... Bah tiens, si le groupe s'attendait à ça... Non mais, ils faisaient quoi là, sérieusement ? L'adolescent à la blonde chevelure eut fatalement un instant d'incompréhension, avant obtenir une étonnante réponse, de la part de ces êtres singuliers. Leurs paroles résonnaient si étrangement, qu'il vint même à se demander si il n'était pas le seul à les entendre.


" Nos plus plates excuses, maître, nous n'avions pas deviné votre présence, ni même qu'ils étaient avec vous... Veuillez nous faire grâce de notre erreur, nous tâcherons de prochainement vous satisfaire au mieux. Vous n'avez qu'à appeler, nous surgissons... " S'exclama donc l'un d'entre-eux.

" Euh... Je suppose... que c'est, bon ?... " Dit le Simili, d'un ton presque convaincu, tandis qu'il se retournait lentement.

Alors que la figure électrisante revenait vers son suzerain, les silhouettes grisâtres disparaissaient, peu à peu. Son regard s'arrêta sur Ekko, qui continuait de passer ses doigts fins sur la fourrure du renard de tout à l'heure, comme absorbée par une pulsion qui dépassait sa volonté... si tenté qu'elle en ait une. A moins que ce soit justement ce brin d'humanité qui s'emparait enfin d'elle... Rien d'autre à signaler, si ce n'était un morceau de verre immobile dans l'ai- Hein ?! Voilà une observation troublante, pour le guitariste. Etait-ce la manifestation de son pouvoir ? Comme pour le jour de sa rencontre, dans ce monde déstructuré ? Mmh, ce qui préoccupait surtout le grand garçon, c'était son manquement au sauvetage... Si il lui était arrivé quoi que ce soit...


" Hm ! Te revoilà, mon cher vassal ! Quelle brillante performance, j'suis fier de toi ! Comment tu t'y es pris ?... Le super pouvoir de l'oeil menaçant, une compétence interdite dont tu t'assurais d'me garder la surprise ?! Je n'en attendais pas moins d'mon fidèle bras droit ! Haaaahahahahahah ! " S'extasia le Prince déchu, de son habituelle voix aigüe et dérangeante d'assurance.

Volvix feint de rire avec son ami, ne comprenant absolument rien à la situation... On n'allait pas relever le problème, en plus ça ne servirait pas à grand chose. Enfin, d'après le guitariste... Non, celui-ci préféra prévenir Laharl sur l'activité actuelle de la petite protégée, ainsi que de l'évènement peu courant, se profilant non loin d'elle. Voilà qui attisait la curiosité du futur Roi des Mondes... Ainsi, mais avant de s'avancer vers la jeune Discordian, il continua de garder les bras croisés, s'adressant, de profil, à ses plus proches interlocuteurs... la marque rouge encore visible, sur sa joue.


" Tu m'as l'air d'une force correcte, toi... T'as vu ce dont mon fidèle serviteur, Volvix, était capable, avec un seul regard... Retiens bien mon nom... Je suis Laharl Valhalla, Prince des Démons et futur Roi des Mondes ! Et elle... C'est la petite nouvelle. Mais elle est plus intéressante qu'on n'serait en droit de l'penser, je t'assure !... Hmm, hmm... Ecoute-moi bien... J'me sens d'humeur apaisée. Alors, j'suis prêt à considérer ta demande, au sein d'mes rangs, jeune inconnu. Et ce, malgré ta faible expérience de la vie... "

Des paroles déconcertantes à l'écoute, il était vrai. Oh, mais, avouez... ce n'est pas non plus comme ci elles vous paraissaient incohérentes au personnage... Et oui, la vanité était une seconde nature, chez l'entité démoniaque, cela depuis fort longtemps. Néanmoins, son acolyte, bien conscient que sa majesté risquait de laisser planer le risque d'une confusion, avec sa dernière phrase, s'avança en direction des deux tourtereaux, désinvoquant sa guitare, un sourire légèrement gêné parcourant son doux visage...

" Mes excuses pour tout ça... Mon maître ne fait pas souvent dans la dentelle, mais c'est une bonne personne. Son coeur se veut inaccessible, pourtant à travers sa fougue il s'exprime. Aussi, ne soyez pas étonnés par ses derniers dires... Malgré son apparence des plus enfantines, Prince Laharl est âgé d'une centaine d'année. C'est commun aux Démons d'avoir une espérance de vie élevée... Dire qu'une telle demoiselle se retrouve en pareille posture, de par la délicate initiative d'un remerciement à mon encontre... est fort regrettable, je l'admet. Ne nous en tenez pas rigueur, s'il vous plait. Comme vous pouvez le constater... mon ami n'a pas toujours la langue dans sa poche. En conséquence, savoir le gérer n'est pas toujours aisé, alors même que je vise son amélioration, en vue de le rendre digne de son objectif... " S'excusa principalement le mentionné, offrant un sourire sincère au petit groupe.

" Et toi, crois pas que je t'ai oubliée, petite garce ! Grmnlmnln... Non mais de quel droit elle ose me porter atteinte... J'lui ai rien fait, quoi... aïe, ma joue, fait chier... "

Et le garçon turbulent continuait de se plaindre, agitant vivement ses bras en direction de son ennemie, avant de reprendre le court chemin vers la petite Discordian... grommelant des injures que lui seul pouvait entendre... Il arrivait maintenant à niveau de l'étrange animal. Le monarque non plus, n'avait jamais vu pareille créature. Ce n'était pas très courant, au sein de son monde... il fallait le dire. Malgré ses quelques voyages en dehors, la réalisation d'un bestiaire complet lui paraissait encore inaccessible...  Que de surprises, au sein de cette chaleureuse ville, mais que leur réservait-elle encore ? Pleins d'expériences divertissantes et invraisemblables, à coups sûr ! A moins d'un danger imprévu ?... Rien n'était moins sûr, avec ce comité, aussi diversifié qu'opposé ! Une multitude de couleurs auxquelles seul Lombre semblait faire exception... le basique Sans-Coeur grimpant sur l'épaule du futur souverain, autoproclamé, des mondes.

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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Mar 3 Nov - 2:25

Dans une pluie de verre, une bestiole chuta lourdement sur la fillette aux cheveux blancs. La scène s'obscurcit soudain lorsqu'une armée de silhouettes de différentes tailles et formes, s'élancèrent depuis le ciel, faisant un temps écran à la lumière diffuse des lampadaires, durant leur course vers le sol.

Comme une fois les pieds sur terre, ces créatures prenaient rapidement des postures qui ne laissaient aucun doute quant à leurs intentions belliqueuses, Oz passa à l'attaque sans attendre. Une de ses chaînes fendit l'air, vive comme l'éclair, et transperça une petite bestiole blanchâtre au vol, avant de s'enrouler autour de la jambe d'une seconde, pour l'envoyer s'écraser contre le mur le plus proche. Une autre chaîne, de ce temps, avait saisit un des opposants un peu trop proche d'Alice, et l'étranglait inexorablement.

Le blondinet de l'autre groupe s'avança alors vers la foule d'ennemis, puis, matérialisant dans sa main ce qui ressemblait à un instrument de musique tel que n'en avait encore jamais vu Oz ni Alice, il pris la parole, sur un ton où se mêlaient confiance et défiance...


"Sincèrement je vous préviens, il est déconseillé de chercher des noises à ceux que vous ne connaissez... Si vos intentions sont néfastes à notre comité, je me verrai obligé de vous éloigner."

Cette tentative d'intimidation fit mieux que fonctionner, tous bidules blancs se mettant alors à genoux pour saluer bien bas:

"Nos plus plates excuses, maître. Nous n'avions pas deviné votre présence, ni même qu'ils étaient avec vous... Veuillez nous faire grâce de notre erreur, nous tâcherons de prochainement vous satisfaire au mieux. Vous n'avez qu'à appeler, nous surgissons...
_Euh... Je suppose... que c'est, bon ?...", reprit alors le charmeur aux boucles d'or.

Les bras croisés dans une attitude de triomphe, le pèquenot à joue rouge se fendit d'une immense sourire, avant d'interroger son compagnon:

"Hm ! Te revoilà, mon cher vassal ! Quelle brillante performance, j'suis fier de toi ! Comment tu t'y es pris ?"

Oz prit à cet instant note de la relation qui liait ces deux personnes: suzerain et vassal. Le fanfaron s'avérait donc être une sorte de monarque. La question restait de savoir si il jouait à domicile, ou était, lui aussi, en villégiature...

"Le super pouvoir de l'oeil menaçant, une compétence interdite dont tu t'assurais d'me garder la surprise ?! Je n'en attendais pas moins d'mon fidèle bras droit ! Haaaahahahahahah !"

Le petit roi fit quelques pas afin de venir se camper devant Oz, et, le toisant fièrement, lui tînt à peu près ce langage:

"Tu m'as l'air d'une force correcte, toi...
_Hein ?"

Cela ressemblait à un compliment. Cela y ressemblait très vaguement, et, peu certain de l'attitude à adopter, Oz ne put fournir que cette réponse de faible éloquence, ce qui sembla très bien convenir à son interlocuteur, qui aimait visiblement parler pour dix...

"T'as vu ce dont mon fidèle serviteur, Volvix, était capable, avec un seul regard...
_Et ?"

Oz avait rencontré des tas de gens loufoques, Xerxes et le duc Barma en tête, mais cet individu les battait à plate couture. Il parlait tout seul, en faisant mine de s'adresser aux personnes lui faisant face, sans se soucier de leurs réactions, pas plus que de leur attention à son discours. Et non content de cela, il démontrait un goût des plus prononcés pour la vantardise !

"Retiens bien mon nom..."

L'étrange personnage continuait son monologue, alors qu'Alice, de ce temps, s'était jeté dans les bras d'Oz. Cette poignante séance d’enlacement mutuel permit à Oz de retrouver son sang-froid habituel, et les chaînes ainsi que son aura menaçante disparurent quasi-instantanément, alors que ses yeux reprenaient leur teinte verts émeraude.

"Je suis Laharl Valhalla, Prince des Démons et futur Roi des Mondes ! Et elle..."

Une fois l'accolade avec Alice terminée, Oz s'empressa de lui poser une question qui lui brûlait les lèvres:

"Mais pourquoi es-tu partie seule comme ça ?"

Baissant les yeux, la demoiselle répondit alors, d'un air contrit. Elle expliqua à son doux être qu'alors qu'il se trouvait inerte et inconscient, les réserves d'argent pour payer la chambre d'hôtel venaient à manquer. N'ayant jamais rien compris à ces histoires d'argent, la manière de s'en procurer, elle avait décider de partir avec la ferme intention de ne pas revenir les poches vides. Durant son explication, que son jouvenceau écoutait attentivement, aucun de ces deux jeunes gens n'accorda la moindre attention à ce que déblatérait le roi des mal-élevés, qui continuait son discours suffisant:

"C'est la petite nouvelle. Mais elle est plus intéressante qu'on n'serait en droit de l'penser, je t'assure !"

Alice termina son récit en concluant:

"Je pouvais pas rester à ne rien faire et attendre qu'on te jette dehors. Dans ton état, te fournir un lit était le minimum que je pouvais faire... La jeune fille baissa encore plus les yeux, une larme scintillant au coin de son oeil. Et même ça, j'en étais incapable. Tu es toujours là pour me protéger, pour m'aider, et...
_Hmm, hmm... Ecoute-moi bien..."

Laharl, comme il avait dit se nommer, avait finit par se rendre compte du peu d'intérêt que lui portaient les deux tourtereaux, et ne se gêna ainsi pas pour interrompre leurs touchantes retrouvailles, afin de leur accorder ce qui semblait à ses yeux être la plus grande des faveurs.

"J'me sens d'humeur apaisée. Alors, j'suis prêt à considérer ta demande, au sein d'mes rangs, jeune inconnu. Et ce, malgré ta faible expérience de la vie..."

Là... Oz resta bouche bée, alors qu'Alice s'apprêtait déjà à rétorquer à sa manière si... douce ! Avant qu'elle ne souffle mot, le fameux Volvix s'avança légèrement, et prit la paroles, affichant un sourire sincère et rassurant:

"Mes excuses pour tout ça... Mon maître ne fait pas souvent dans la dentelle, mais c'est une bonne personne. Son coeur se veut inaccessible, pourtant à travers sa fougue il s'exprime. Aussi, ne soyez pas étonnés par ses derniers dires... Malgré son apparence des plus enfantines, Prince Laharl est âgé d'une centaine d'année. C'est commun aux Démons d'avoir une espérance de vie élevée...
_Et Oz a 125 balais ! Je ne vois pas le rapport entre son âge et sa connerie !"

Même si c'était la vérité, Oz n'aimait pas entendre parler de son âge. Cela soulevait généralement bien trop de questions dont il préférait oublier les réponses...

"Dire qu'une telle demoiselle se retrouve en pareille posture, de par la délicate initiative d'un remerciement à mon encontre... est fort regrettable, je l'admets. Ne nous en tenez pas rigueur, s'il vous plait. Comme vous pouvez le constater, mon ami n'a pas toujours la langue dans sa poche. En conséquence, savoir le gérer n'est pas toujours aisé, alors même que je vise son amélioration, en vue de le rendre digne de son objectif...
_Et toi, crois pas que je t'ai oubliée, petite garce !"

Et ainsi fusa-t-elle, cette deuxième gifle qui démangeait Alice depuis quelques minutes maintenant. Le bruit de l'impact, sec et violent, démontrait l'impétuosité de ce geste, dans lequel la demoiselle avait déployé bien plus d'énergie que dans sa précédente. Mais cela ne semblait pas suffire, puisqu'une troisième se présentait déjà aux portes. Le coup ne partit toutefois jamais, Oz maîtrisant Alice, et l'enjoignant au calme, alors que celle-ci vociférait et grommelait à l'encontre du nabot qui venait de signer son arrêt de mort:

"J'vais t'en donner des garces moi. J'vais t'envoyer d'où tu viens, t'iras te moucher dans les jupons de ta mère. Profites-en pour lui dire d'arrêter de se faire des poneys, si c'est pour enfanter des ânes comme t..."

La main d'Oz vint bâillonner la furie, avant que toutes les pires insanité de la création ne soit proférée par sa jeune bouche.

Grmnlmnln... Non mais de quel droit elle ose me porter atteinte... J'lui ai rien fait, quoi... aïe, ma joue, fait chier...

Pour le coup moins fanfaron, Laharl s'éloigna des deux adolescent en maugréant dans la moustache qu'il n'avait pas encore, s'approchant de l'étrange créature velue qui s'était tantôt écrasée sur la fillette aux cheveux blancs. Pendant ce temps, Oz libérait Alice, qui avait fait mine de se calmer, mais sitôt libre de toute entrave, la brunette se rua sur Laharl, qui lui tournait le dos, avec la ferme intention de s'en prendre à sa seigneurie:

"Sombre jus de poubelle !! J'vais m'occuper de ton cas, tu vas finir en macchabé d'eau de vaisselle ! Puis faisant signe de pas approcher à Volvix: Et toi, le Cyrano à quatre pattes, penses même pas à t'interposer, ou tu finis en ectoplasme à roulettes ! Puis, dardant le plus vindicatif des regards sur Laharl, Alice repris: Toi, là, le zouave inter-planaire, v..."

De nouveau, ses mots furent tus, étouffés cette-fois, non pas par la main d'Oz, mais par ses lèvres. Prenant l'iconoclaste en furie au dépourvu, le blondinet déposa sur les lèvres de sa bien-aimée un baiser profond et langoureux, si chaud que la neige noire qui s'était mise à tomber du ciel fondait avant même de toucher la peau des deux jeunes amants.  Puis, cessant ce suave échange, le garçon prit sa dame oiselle par les épaules, et, noyant ses yeux yeux dans les siens, déclara:

"Qu'ils te voient comme une garce... Qu'ils te voient comme pire que cela... ou mieux. Que tu soies leur rêve ou leur cauchemar. Laisse les penser et dire ce qui les chante, tu n'as pas besoin de les écouter, tant que tu m'entends. Tu n'as pas besoin de les regarder, tant que tu me vois. Car moi, je n'entends et ne vois que toi, et je n'ai que faire de leur avis. Je t'aime telle que tu es, pour tout ce que tu es, le bon, et le moins bon !"

Les yeux écarquillés sous le coup de la stupeur, Alice n'en revenait pas. Sa colère, son ressentit, ses craintes, ses peines, sa fatigue... tout était envolé. Des larmes, mais cette fois, de joie, s'échappèrent de ses yeux, alors que l'adolescente se jetait dans les bras de son beau blond aux yeux verts. Fort, aussi fort qu'elle le pouvait, elle voulait le serrer dans ses bras, encore, et encore. Ses mains dans le dos du garçon, elle se cramponnait à lui... Au creux de ce moment intense avec son précieux Oz, une des mains de la jeune femme, dans le dos de ce dernier, adressa un dernier petit geste à l'intention de Laharl, comme le mot de la fin, venant clore leur querelle...

Spoiler:
 
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Kitsune Nosaka
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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Mer 4 Nov - 14:28

Des fois être un animal sauvage à ses avantages. Souvent le problème des hommes ne les concerne pas et ils ne sont pas restreints par des obligations sociales. Partir en douce est moralement accepter par la majorité de l’opinion publique. Jamais quelqu’un ne va gronder son chat parce qu’il se casse au milieu de ce qui semblait un discours que vous lui faisiez, alors que si c’était votre fils autant vous dire qu’il sera puni. Souvent ne comprenant pas trop ce qui se passe, les animaux vont voir ailleurs et c’est un peu ce qui est en train de se passer.

Nosaka n’avait visiblement plus mal à la cheville, c’était surement dû à son atterrissage un peu brutal, mais la douleur était visiblement partie, lui permettant ainsi de se remettre en route. Le combat avait rapidement tourné court, un des inconnus était un simili, il semblerait. Il leur avait ordonné de plus bouger, et plus bouger ils ont fait. Impressionnant et très intéressant.

° Les similis sont donc capable de subordination. Faut que je retienne ça. °


Pendant que le renard était dans ses pensées, une main vint se poser sur son dos. Il hérissa le poil surpris, pensant que c’était un ennemi, mais au bout de la troisième caresse l’animal compris que c’était juste un câlin. Le Kitsune sentit que la main était hésitante, elle avait surement jamais vu un renard auparavant, et la sentir se promener dans son poil était un vrai régal. Le renard, comme beaucoup de canidés, adorait les caresses, c’était un peu son péché mignon. Le reste du groupe semblait trop absorber par leur dispute pour regarder ce que faisait le renard.

<<— ils ont l’air d’être partis pour un moment, tu veux qu’on aille manger une glace à l’eau de mer? >>

Ekko ne répondit rien. Le renard se leva est commença à s’éloigner du groupe quand il sentit toujours la main sur sa nuque. Elle ne voulait pas lâcher, mais ne semblait pas le retenir. Elle le suivit même. Le petit comité prit le premier croisement sans qu’aucun des autres ne les remarque partir. Il venait de voler une personne d’un groupe, enfin elle semblait consentante. Nosaka esquissa un sourire à Ekko et les Elfnards ne tardèrent pas à sortir du sac et à voler dans tous les sens. La jeune fille ne semblait pas avoir déjà vu un tel spectacle et suivait des yeux les deux lucioles qui tournoyaient autour de ça tête.

<< — Ce sont mes Elfnards, des vraies fripouilles.
— Ce n’est même pas vrai d’abord! T’es qui toi d’abord?
— M’enfin ce n’est pas comme ça qu’on se présente face à une dame. Moi c’est Zenko>>
Yako lâcha un grand soupir exaspération de la luciole blanche.
<<— moi, j’suis Yako!
— Tu peux m’appeler Nosaka ou juste Saka, au choix. Tu ne m’as pas l’air très bavarde, néanmoins quel est ton nom? >>
Ekko hésita un moment, ne comprenant peut-être pas tout ce qui se passait, trop de choses nouvelles devant elle, avant de prononcer doucement son nom.
<<-….Ekko…
— Et bien Ekko, ravi de te connaître, allez viens, j’ai trouvé une bourse, on va pouvoir s’acheter une glace à l’eau de mer, paraît qu’il les importe d’un autre monde>>

Ils se dirigeaient maintenant vers le centre-ville.
__________________________________________________________________________________

Ellipse

<<— ils seraient peut-être temps que je te ramène vers tes camarades. >>

En revenant dans le deuxième quartier, ils remarquèrent que l’atmosphère avait changé. Il faisait maintenant presque nuit. Ils arrivèrent là où ils s’étaient rencontrés plus tôt dans la journée. Mais plus rien. Il n’y avait personne, seul quelque débris de verre au sol laissait un témoignage de leur passage.

<<— ils sembleraient qu’on va continuer à voyager ensemble pour un petit moment>>
Yako sortit d’une touffe de cheveux de la jeune demoiselle, sourire aux lèvres. Il semblerait qu’un des Eflnards soit content qu’Ekko reste avec le groupe de joyeux lurons.
HRP:
 

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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Mer 2 Déc - 0:06



Aie aie aie... C'était encore plus le bordel... Les efforts de Volvix, pour apaiser la situation, s'avéraient bien vains. Mais que fallait-il donc faire pour calmer ces deux piles électriques, semblant régénérer mutuellement leur fougue ?... Le musicien était quelque peu déconcerté par les évènements et la remarque de la jeune fille, à son encontre, ne l'aidait pas vraiment à mettre du sien pour stopper cette confrontation...

Heureusement, une autre personne put réussir à maîtriser la scène, d'un baiser passionné... Plutôt efficace et harmonieux, comme méthode. Il fallait bien l'avouer... Ainsi, le guitariste soupira à la fois de soulagement, mais également d'un certain sarcasme, dissimulé dans un murmure et adressé au vide...


" Et c'est moi le Cyrano... " Lâcha-t-il faiblement, à l'écoute de la tirade, énoncée plus tôt.

Un sourire amusé parcourait les lèvres du blondinet. Vexé ? Non, il ne l'était pas. Résister à la vantardise de son maître aurait pu représenter une tâche bien plus insupportable que ça... et pourtant, il y arrivait avec brio. D'ailleurs, un léger rictus s'échappa de son corps... Les rencontres... qu'elles partent ou non sur les chapeaux de roues, étaient passionnantes, renforçaient la notion même du voyage, telle une fraiche brise, enlaçant avec délicatesse nos fragiles tissus corporels... Mmh... Un jour, il faudrait qu'il compose quelque chose la-dessus, le thème était assez encourageant.

Quoi qu'il en soit, il était temps d'apporter un peu de rigueur à cette dispute, avant qu'elle ne finisse par aller trop loin... Tout à fait. Voilà déjà que l'environnement se réchauffait lentement... cela par l'enflammée frustration de notre petit monarque. Dire qu'il n'avait pas perçu la délicate et gestuelle attention de son interlocutrice aurait été souhaitable, bien que trop facile pour éviter de relancer le conflit.

La neige noire, ayant commencée à tomber, depuis quelques instants déjà, se transformait en une pluie sombre, quelques centimètres avant d'espérer pouvoir toucher sa seigneurie... On n'était pas loin du point de non-retour. Pour tout dire, une manifestation flamboyante aurait très bien pu émerger des paumes du garçon, si son vassal n'était pas intervenu, citant son prénom, avant de le dissuader du regard... Difficile de dire qui était le maître de l'autre, en ces instants... L'amitié paraissait s'imposer en solution miracle.


" ... Ca va, ca va... J'ai compris. Humf... Attends-moi là, j'en ai pour deux minutes et j'reviens... Mais c'est bien parce que ma royale prise de décision t'as accordé le luxe d'une requête expresse et rarissime, mh ? " S'exclama alors son altesse, d'une voix faussement convaincue, alors qu'il s'éloignait, s'efforçant de ne pas faire profil bas.

Le sourire regagna le compagnon de l'atypique personnalité, tandis qu'il le regardait partir. Ce qui était amusant, avec le Démon, c'était certainement son manque d'honnêteté envers lui-même. Franchement, fallait toujours qu'il en fasse trop, ou pas assez, selon le point de vue. On l'aurait cru régit au centre d'une loi l'interdisant de montrer le moindre signe de faiblesse, même au travers de ses rares excuses. Bah... une fois qu'on le connaissait, ce n'était pas bien gênant. Parce qu'on se rendait bien compte qu'au fond, Laharl avait le coeur vaillant et plus à l'écoute qu'à première vue. M'enfin, on était loin d'une personne offrant son aide de façon totalement désintéressée, évidemment...


" Il va revenir... De façon plus sereine, j'entends... Oh ! C'est vrai... il ne vous laisse pas en placer une, bien sûr. Son manque de politesse finira par déteindre sur moi, à force... Je me nomme Volvix, guitariste et humble serviteur de sa majesté, déjà présentée. Puis-je vous demander vos appellations ? Vous êtes du coin, au fait ?... En outre et tel que mon maître s'est exprimé, je dois avouer être également impressionné par votre démonstration de force et de réactivité, pour tout à l'heure, monsieur... ? "

Le plongeon. Allez, on risquait l'entrée dans ce champ épineux, que représentait une phase de connaissance sous première et mauvaise impression. Ceci dit, il paraissait nécessaire, pour l'ancienne Rock Star, de repartir sur de bonnes bases, c'était l'instant propice. Absolument, les caractères difficiles venaient d'être modestement apaisés, suffisamment pour entamer une discussion saine et profitable à chacun, l'espérait le Simili. Pour ce faire, il avait bien pris soin d'attendre la fin du charmant enlacement, se profilant sous sa vision presque envieuse d'un lointain souvenir immémorable. De même que l'écrivain improvisé semblait avoir demandé une permission du regard, avant de s'immiscer à nouveau, au sein de la zone de confort du couple particulier.

Soudain, l'atmosphère paru grimper à nouveau dans les températures, mais perceptiblement, cette fois, prenant même une teinte légèrement rougeâtre. La blonde chevelure se voulu rassurant sur le phénomène, assurant que tout ceci était bien normal et qu'il n'y avait pas à s'inquiéter outre mesure... alors même que divers débris commençaient à entamer un parcours vers les cieux d'une ruelle limitrophe, la terre tremblant faiblement. La circularité d'une boule enflammée se laissa percevoir, dépassant légèrement de l'un des nombreux toits de l'endroit... Il détendait ses nerfs, rien de plus... chacun sa méthode, après tout. Chez Laharl, en l'occurrence, cela passait souvent par la démonstration de force, vous l'aurez compris.

Durant ce laps temps, la petite Discordian commençait déjà à se faire amicalement kidnapper, si l'on puis dire... Ca n'avait pas l'air de lui déplaire... En fait, tant qu'elle pouvait continuer de toucher cette fourrure, qui hypnotisait littéralement son toucher, la jeune demoiselle aurait bien suivi le renard jusqu'au bout du monde. N'oublions pas que sa conscience restait encore à démontrer, malgré des sursauts apparents de volontés, pouvant tout aussi bien s'apparenter à des réflexes, comme à des instincts naturels... De plus, il, ne semblait pas refuser cette petite aventure vraisemblable, se profilant visiblement à elle...


" ... Ekko... " Répondit-elle, à la question lui étant posé par son nouveau compagnon poilu.

La façon dont elle bougeait ses lèvres était pour le moins attendrissant... Comment rester insensible face à un être si fragile, à la voix si douce et effacée ? Une peluche à l'aspect négligé, mais dotée d'une irrésistible frimousse, incitant l'avènement de câlins incessants...

Elle les suivit donc, sous le fascinant balais scintillant, s'imposant à sa vision innocente... Qu'elles étaient intrigantes, ces sortes de lucioles parlantes... Leurs petites voix aigües n'étaient pas désagréables à l'écoute, elles berçaient cet agréable trajet vers l'inconnu... Ekko n'avait pas peur. Rarement, d'ailleurs, mis à part dans des situations qui paraissaient annoncer sa mort imminente... et encore, seulement lorsque son faible instinct de survie lui permettait de percevoir efficacement les instants en question.

L'ambiance était relaxante, chargée de plénitude... Et au bout de cette promenade improvisée, une étrange glace les attendrait, afin de leur faire savourer ses saveurs venues d'ailleurs. C'est ainsi que notre groupe, singulier de par les éléments le composant, se retrouva momentanément privé de l'un de ses membres, alors que l'ex Rock Star venait enfin de s'en apercevoir...




" ... Hmm. Laharl ?... Je pense qu'on a un problème... " Fit remarquer le mentionné, d'une expression faciale trahissant son manque d'attention.

Bien que ce dernier tentait, assez pitoyablement, de se montrer rassurant... on pouvait lire en lui une gêne naissance s'installer. Il venait de réaliser l'échec d'une importante responsabilité, lui ayant été imposée... Comment allait-il parvenir à se sortir de ce guêpier ? Il allait lui falloir une sacré chance, sur ce coup, ou ce serait le sermon, à coup sûr...


" Ouais... Cette neige noir est plutôt étrange, nan ?... Enfin, j'sais pas, il neige pas, chez moi. Mais de tous les mondes où nous nous sommes rendus, elle était toujours blanche... pas vrai ? "

Ouf, il ne s'en rendait pas compte... faudrait pourtant bien lui faire un compte rendu, à un moment ou à un autre... Toutefois, le Prince des Démons touchait un point possiblement sensible... Cette légère poudreuse, s'étant d'ailleurs inévitablement transformée en pluie générale, durant l'activité censée décompresser le gamin turbulent, perdurait pourtant maintenant, pendant déjà de nombreuses minutes. Etait-ce le signe avant coureur d'un évènement néfaste ? Non, pas forcément. Après tout, le sans-coeur, accompagnant l'enfant aux deux longs épis bleutés, ne se montrait pas particulièrement menaçant... alors que sa couleur était exactement la même que celle de cette noirâtre retombée.

Ce dernier revenait donc de sa modeste absence, l'air déjà plus sérieux qu'à l'accoutumée... Afin d'éviter les risques de repartir en vrille, le futur Roi des Mondes, s'efforçait même d'éviter une confrontation de regard, avec sa partenaire de dispute. Inutile de préciser qu'il se faisait violence pour ne pas en remettre une couche... Pourtant, il s'était vraisemblablement bien calmé... juste que  revoir cette stature hautaine, à son arrivée, lui donnait envie de l'étrangler. Enfin, remarquez, cela devait probablement être réciproque, pour le coup.

Laharl croisa donc les bras, une fois à niveau de son fidèle vassal, demandant son résumé des évènements nouveaux, avant de remarquer, vers la fin du discours récapitulatif... un léger problème...


" ... Elle est où, la nouvelle recrue ?... ... ... Eh ! Je t'ai posé une question ! Change pas de sujet, elle est où Ekko ?! Je t'avais dit de la surveiller, tu fais chieeeerr !... Merde quoi ! C'est surement cet enfoiré de renard qui nous l'a chipée, mais de quel droit ?! J'avais de grands plans pour elle, je refuse d'en lui laisser la propriété ! C'est MON vassal ! " S'offusqua-t-il, en s'enflammant de plus belle.

Il allait visiblement falloir partir à sa recherche... Halala, c'est pas vrai... mais quelle équipe de bras cassés, je vous jure... Volvix était si honteux de sa négligence que, si il l'avait pu, il aurait probablement été se morfondre sur un banc de la grand place, s'étalant de tout son long, rivières de larmes s'échappant indéfiniment de ses paupières... Sauf que l'heure n'était pas à la dépression, mais à l'action. Il fallait prendre une initiative et rapidement. Peut-être était-elle en danger... Non pas que le renard en représentait forcément un, mais qu'il ne représentait pas forcément la meilleure protection possible, pour ce corps frêle, ne bénéficiant que d'une magie, certes puissantes, et pourtant tellement lente à la préparation...

Devant l'apparition de phénomènes imprévus, l'application de protocoles tout aussi particuliers... Le guitariste se tenait donc le front, se demandant comment formuler adéquatement une requête aussi délicate, après les évènements récents et plutôt peu entrains à l'acception d'une quelconque entraide... concernant les deux tourtereaux, du moins.

Il n'y avait pas 36 solutions, en un laps de temps aussi réduit... Il fallait y aller avec honnêteté et empathie, avec des excuses, sans doute aussi. A quatre, ils auraient certainement beaucoup plus de chances de la trouver. Nonobstant et actuellement, seuls deux passages paraissaient probants à la traque... avec la possibilité que les chemins se séparent plus loin, mais sans certitudes, puisqu'ils ne connaissaient pas les rues de cet endroit, où ils venaient fraichement de débarquer...


" Je... Je suis vraiment désolé de vous demander une telle faveur, alors que nous venons à peine de nous rencontrer. En de fâcheuses circonstances, qui plus est... Néanmoins, je pense que nous aurions bien besoin de votre aide, si toutefois vous auriez un peu de temps à nous accorder, en supplément. Vous comprenez, elle est si jeune et si fragile... si il lui arrivait quoi que ce soit, bien que je sois le principal fautif... je... S'il vous plait ! Si vous ne voulez pas le faire pour nous... de grâce, offrez-lui une opportunité plus certaine de s'en sortir !... Mon écart de conduite a provoqué cette résultante, oeuvrons ensemble pour qu'elle ne lui soit pas fatale, je vous en prie... "

Une demande prenant vite une allure de supplication... Malgré tout, le Simili craignait vraiment pour la vie de sa protégée... Savoir qu'elle était peut-être en danger lui déchirait le coeur. Ou du moins, c'était l'impression qu'il en avait... possiblement n'était-ce là que la manifestation de mauvais souvenirs ressurgissant de sa vie passée... Quoi qu'il en soit, le guitariste semblait assez paniqué et se pressait de finir ses formulations, saisissant l'urgence de la situation, en demeurant pourtant soucieux du respect à accorder à ses interlocuteurs, au sein de son discours qu'il savait tristement osé.

Quelle décision allait prendre le petit comité ?... Et surtout, de quelle façon pourraient se répartir les protagonistes en question ?... Le mystère, durant encore de longues secondes, allait persister. La situation, elle, menaçait dangereusement de s'envenimer...

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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Jeu 7 Jan - 16:55

Après quelques instants d'une mièvre étreinte, les deux jeunes gens daignèrent enfin mettre fin à leurs effusions, reportant leur attention sur ce qui les entourait. Le pèquenot n'était plus présent, guère plus que la chétive enfant qu'Alice avait vu à son arrivée sur les lieux.

Le subordonné de Laharl s'adressa à ce moment à Oz, en le regardant droit dans les yeux. Ce type plaisait à Oz, il respirait la bonhommie, et quelque chose disait au garçon qu'il était une personne en qui on pouvait avoir confiance.


" Il va revenir... De façon plus sereine, j'entends... Oh ! C'est vrai... il ne vous laisse pas en placer une, bien sûr. Son manque de politesse finira par déteindre sur moi, à force... Je me nomme Volvix, guitariste et humble serviteur de sa majesté, déjà présentée. Puis-je vous demander vos appellations ? Vous êtes du coin, au fait ?... En outre et tel que mon maître s'est exprimé, je dois avouer être également impressionné par votre démonstration de force et de réactivité, pour tout à l'heure, monsieur... ?"

Malgré cette rencontre sur de mauvaises bases, cette personne respectait codes et conventions, et venait d'engager les présentations de la plus polie des manières. Accueillant ces manières avec un sourire spontané, Oz ne se fit pas prier pour répondre et ainsi établir les bases d'une discussion bien plus civilisée que celle qu'avaient pu avoir sa dulcinée et le petit monarque.

"Oz. Je m'appelle Oz Bezarius, fils premier du duc Bezarius, première parmi les grandes maisons ducales de mon monde. Et cette demoiselle -il désigna alors Alice- qui se nomme Alice, est ma compagne. C'est une femme au grand cœur... -finissant sa phrase à demi-voix- même si elle s'emporte un peu facilement. Et pour répondre à toutes vos interrogations; nous ne sommes pas d'ici, non."

Alors qu'Oz la présentait, Alice se contenta, à l'appel de son nom, d'une brève onomatopée accompagné d'un regard de défi, le tout en prenant une posture triomphale. Les tensions à peine dissipées, la température devait-elle remonter d'un cran, lorsque le ciel s'embrasa dans un vacarme assourdissant causée par toute une suite de détonations.

Laharl fit un retour fulminant (au sens propre du terme) après quelques minutes de ce feu d'artifices improvisé, les yeux fixés vers le ciel. L'homme qui venait de se présenter sous le nom de Volvix interpella alors son suzerain, afin de l'alerter d'un fait impromptu (un de plus)...

"" ... Hmm. Laharl ?... Je pense qu'on a un problème...
_Ouais... Cette neige noire est plutôt étrange, nan ?... Enfin, j'sais pas, il neige pas, chez moi. Mais de tous les mondes où nous nous sommes rendus, elle était toujours blanche... pas vrai ?"

S'en suivit une succession de bref échanges entre les deux personnages, durant lequel Alice vint murmurer à Oz:

"Il faut que je te parle de quelque chose. La petite là-bas... -l'adolescente se rendit compte à cet instant que la fillette avait disparu, et s'en exclama à haute voix- Tiens d'ailleurs, elle où c'te gosse !?"

Laharl se mit tout de suite en tête de faire comme s'il était le premier à avoir remarqué la perte d'un membre de son groupe, et se mit à maugréer à l'encontre du guitariste:

"... Elle est où, la nouvelle recrue ?
_Dans ton cul...", répondit tout bas Alice. Volvix, se tenant bien plus proche de la jeune impertinente que ne l'était son maître, parut entendre la remarque, et s'apprêtait visiblement à y rétorquer lorsque son impatient gamin de compagnie l'interpella de nouveau:

"Eh ! Je t'ai posé une question ! Change pas de sujet, elle est où Ekko ?! Je t'avais dit de la surveiller, tu fais chieeeerr ! Merde quoi ! C'est sûrement cet enfoiré de renard qui nous l'a chipée, mais de quel droit ?! J'avais de grands plans pour elle, je refuse d'en lui laisser la propriété ! C'est MON vassal !"

De son côté, Oz trouvait le discours de Laharl pour le moins déplacé, parlant de cette petite fillette comme de sa propriété, puis se ravisa, en se souvenant qu'Alice en avait souvent fait de même à son égard. D'une certaine manière, ces deux-là se ressemblaient, et un air légèrement amusé se serait peint sur le visage du petit blondinet si le faciès de Volvix n'avait pas affiché tant de gravité;
le pauvre hère, en bon subordonné, se laissait hurler dessus par la demi-portion, adoptant le plus contrit des airs.

Alice, quant à elle, s'apprêtait à proposer son aide et celle d'Oz pour rechercher la fillette, lorsque le guitariste, une fois passé le sermon de son fanfaron de suzerain, vint se camper face aux deux adolescents, et leur tint à peu près ce langage:


"Je... Je suis vraiment désolé de vous demander une telle faveur, alors que nous venons à peine de nous rencontrer. En de fâcheuses circonstances, qui plus est..."

Fidèle à elle-même, Alice allait balancer un véritable flot d'injures au scélérat qui avait osé interrompre son élan de bonté, mais, une fois n'est pas coutume, la demoiselle se ravisa et accorda son attention au discours qui avait lieu.

"Néanmoins, je pense que nous aurions bien besoin de votre aide, si toutefois vous auriez un peu de temps à nous accorder, en supplément. Vous comprenez, elle est si jeune et si fragile..."

Le discours semblait s'éterniser, et la patience d'Alice s'amenuisait seconde après seconde. Si ce type daignait la fermer un peu, il aurait déjà obtenu son aide. Mais non, il lui fallait continuer son monologue, et la miss fronçait déjà les sourcils, résistant à l'envie de lui dire "ok c'est bon" juste pour qu'il la ferme. Oz, qui avait remarqué la tension sur le visage de sa compagne, lui pris la main, lui adressant par la même un sourire enjôleur. Il espérait que cela serait suffisant à redonner un peu de calme à sa chérie, dont la patience n'avait jamais été le point fort.

"S'il lui arrivait quoi que ce soit, bien que je sois le principal fautif... je... S'il vous plait ! Si vous ne voulez pas le faire pour nous... de grâce, offrez-lui une opportunité plus certaine de s'en sortir !... Mon écart de conduite a provoqué cette résultante, oeuvrons ensemble pour qu'elle ne lui soit pas fatale, je vous en prie..."

Alice ne se retint guère plus longtemps, et explosa:

"Ho ! C'est bon tu vas la fermer oui, qu'on puisse en placer une !? Bien sûr qu'on va la chercher cette enfant, on l'aurait déjà proposé si on avait pu parler. Hein Oz !? Ce type m'a sauvé toute-à-l'heure, je lui dois au moins ça. Et puis, c'est qu'une enfant...
_Allons la chercher !", répondit immédiatement le gamin blond sans marquer la moindre hésitation.

La question qui se posait désormais, était de savoir par où commencer les recherches. Ni Oz ni Alice ne connaissaient cette ville, et les endroits où se cacher devaient y être légion. Le groupe eut comme première idée de se scinder en deux, afin de couvrir un plus grand territoire, mais l'impossibilité de convenir d'un point de rendez-vous rendait la chose périlleuse. C'est donc tous ensemble qu'ils partirent en direction de la place principale du village, lieu qui paraissait le plus logique pour débuter des recherches.

Sauf que voila, les deux nouveaux compagnons d'Alice et Oz ne connaissaient pas mieux la ville, et jamais la petite assemblée ne parvint à ladite place. Ruelle après ruelle, détour après détour, le groupe perdit un précieux temps, sans même pouvoir demander sa direction, ne croisant âme qui vive, sans doute en raison de l'heure avancée. Lorsque enfin tout ce petit monde arriva devant une grande porte ressemblant trait pour trait à celle empruntée plus tôt, tous la franchirent, persuadés d'avoir enfin retrouvé la voix du premier quartier. Ainsi la petite bande se retrouva-t-elle dans une nouvelle partie de la ville, plus dégagée et quelque peu moins sombre que la précédente.

Quelques instants d'exploration mènent rapidement les aventuriers improvisés à une placette occupée par une fontaine dorée qui eut donné au lieu un charmant petit air, sans l'arrivée d'indésirables. Un groupe d'une demi-douzaine de petites bestioles comme celle qui se trouvait perché sur les épaules de Laharl, venait d'apparaitre comme sorti de nulle part, alors qu'une version titanesque de ces bestioles approchait par la droite. Oz, de par sa nature, ressentit rapidement la nature de ces êtres, dont l'existence était proche de celle des chains de l'Abysse, et matérialisa immédiatement son pouvoir. La simple manifestation de son aura de B-Rabbit consuma immédiatement les petites ombres aux yeux jaunes, alors que Laharl pouffait en voyant son familier s'évanouir dans le néant. Des chaînes volèrent alors autour d'Oz, qui les envoya s'enrouler autour des membres du colosse, le faisant rapidement choir. Le blondinet choisit alors ce moment pour effectuer un fantastique bond, et assener le coup fatal à son ennemi, à l'aide d'une faux de presque trois mètres qui venait de se matérialiser dans ses mains.

Le combat aurait pu s'achever ainsi, mais d'autres ombres étaient apparues de ce temps, et s'en prenaient désormais aux trois autres membres du groupe, qui semblaient résolument bien s'en tirer, à l'exception d'Alice, qui se contentait d'envoyer les pires injures aux sans-cœurs qui s'approchaient à présent d'elle. Un léger bruissement dans le dos d'Oz lui fit alors faire volte-face, pour voir se diriger vers lui à toute vitesse une bestiole ressemblant aux ombres, mais de tailles humaine, et armée de redoutables griffes. Oz n'eut que le temps de parer l'attaque avec sa faux, reculant de plusieurs pas sous le coup de l'impact. Voyant les yeux de la créature briller d'une dangereuse lueur rouge, mais ne ressentant pas en cet adversaire la même nature ténébreuse que dans les précédents, le jeune homme libéra cette fois-ci l'intégralité de son pouvoir, et, une fois totalement devenu le b-Rabbit, se rua à l'assaut de son adversaire.

B-Rabbit abattit d'abord lourdement son arme sur sa cible, qui esquiva d'un geste vif, avant de lancer une contre attaque d'une de ses mains dangereusement armées. Le mouvement fut stoppé dans son élan par l'une des chaînes d'Oz, alors que la seconde fonçait droit sur le nescient afin de le transpercer. De nouveau, la vive bestiole esquiva au dernier instant, mais ne lança ce coup-ci pas de contre-offensive, se contentant de tourner autour du grand lapin. De nouveau B-Rabbit fit voler sa faux en direction de sa proie, qui, une fois encore, évita le coup, et balança un grand coup de griffe au garçon lapinisé, que ce dernier ne put éviter totalement, subissant une légère entaille sur son bras gauche. Derrière-lui, il semblait que le reste du groupe avait fini sa besogne, et n'allait pas tarder à pouvoir lui prêter main forte.

Désireux de tirer parti de leur avantage numérique, Oz se lança dans une feinte d'attaque, qui avait pour but de provoquer un mouvement d'esquive du monstre, afin de pouvoir le contourner. La bestiole se trouvait maintenant prise en tenaille, b-Rabbit d'un côté, et le reste du groupe de l'autre.
C'est à cet instant que se produisit un fait des plus inattendus, lorsque Alice, restée calme depuis quelques secondes, s'élança dans le dos du nescient, et s'en saisit à pleins bras, en hurlant:

"Vas-y Oz, je le tiens, découpes-le en rondelles !!"

Hmmm ?:
 
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Laharl Valhalla
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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Mer 17 Fév - 17:43

Ainsi donc nos protagonistes se retrouvaient à marcher, à courir, au sein des différentes allées, parsemant le Deuxième Quartier de Traverse... Sous les airs intéressés du jeune monarque, en devenir, se cachaient pourtant bel et bien les traits d'une inquiétude certaine, pour la vie de la petite rescapée... Trop fier, il ne pouvait s'avouer l'attachement qu'il vouait à ses sujets. Toutefois, Laharl n'avait pas pour intention de ressembler à son frère... ce bâtard manipulateur, ne reculant devant rien pour atteindre le trône. Non ! Le prince colérique était bien plus noble, plus généreux, plus héroïque et plus modeste queeuuh, peut-être pas ce dernier point...

" Hum... Prince Laharl... Vous semble-t-il avéré que je m'exprime de façon trop évasée ?... " Osait, timidement, s'exprimer ce guitariste, soucieux de son attitude.

Même à travers une course poursuite, des plus stressantes, Volvix parvenait à se remettre en question, sur son comportement. C'est vrai, il se faisait violence pour sa négligence... Ekko était sous sa responsabilité, c'était bien lui qui avait incité le Prince à la sauver, bien que ce dernier approuva rapidement. Ce qu'il se passait, la perte de temps qu'il occasionnait à leurs nouveaux compagnons, tout était de sa faute... En prime, le barde réduisait les chances de trouvaille, avec un monologue inutile, pouvant se résumer en quelques mots seulement. Ce qui pouvait paraître comme une bénédiction pour ses écrits, prenait désormais l'allure d'une malédiction pour ses amis...


" Depuis que je t'connais, ouais... Et après ?... On s'en fout pas mal de ces détails. T'es comme t'es. T'as jamais râlé, concernant mon caractère sulfureux, j'ai pas à le faire non plus, envers toi... Et puis, un Roi n'a pas besoin de s'entourer de mecs semblables à lui, la complémentarité, c'est notre force ! " Répliqua amicalement le Démon, tentant finalement de sauver les apparences, sous le regard confus de son vassal.

L'un arborant un sourire faussement fier, l'autre, plus amusé par la tolérance vraisemblable de son maître, ils formaient un duo atypique mais efficace. C'était vrai... Apprendre à comprendre, à accepter, à tirer profit des traits caractériels de chacun, ne pouvait que propulser davantage le groupe... Refouler sa nature, la cacher pour plaire aux autres, était contre-productif. Bien !... Le simili comptait tout de même faire quelques efforts pour résumer plus perceptiblement ses propos, par respect pour ses interlocuteurs. Il le fallait. Juste qu'il ferait néanmoins plus attention à ne trop douter de ses actions...

Déjà bon nombre de minutes que notre groupe tournait en rond, sans le moindre indice, sans la moindre trace de la petite Discordian... Mais sérieusement, il l'avait emmenée où, ce renard de malheur ? Si cela se trouvait, il s'était déjà échappé de ce monde urbain, voilà déjà un bon moment... Et personne, personne, nom de dieu, pour les conseiller sur la voie à prendre. Enfin... évidemment, il commençait à faire nuit depuis un bon moment, les villageois avaient certainement d'autres choses à faire que de se les geler, à attendre un pauvre voyageur perdu, dans le but de l'aider gracieusement, tel un honorable samaritain...


" La... La lune... " Murmurait presque le musicien, au petit comité, au détour d'une sombre ruelle.

Celle-ci arborait, en effet, une teinte tristement familière, enveloppant les lieux d'une douce lueur rougeâtre. Comme, comme pour cette fois... lors de la rencontre d'Ekko... N'était-ce là qu'un hasard ? Que cela pouvait-il bien signifier ?... Une énigme à la résolution encore hors de portée... Peu importait. Ce mystérieux voile chaud ne parviendrait qu'à entretenir la fougue de nos protagonistes, il fallait persévérer pour la retrouver !

Une attitude emplie d'espoir, qui conduisit le comité à une énorme porte, toute semblable à celle du Quartier précédent... Allez, cette fois c'était la bonne ! La grande place de Trav- NON ! Désespoir total... Bon, ok, c'était une grand place, mais pas la bonne !... Devant cette affligeante déception, le visage du futur suzerain s'emplit d'une lassitude notable... tandis que celui de son fidèle serviteur s'enfonçait, au creux d'une main qui se voulait vainement rassurante... Mais ces ruelles de merde, aussi ! C'était quoi le trip ? Le labyrinthe était foiré, alors on a décidé d'y construire une ville ?!... Ils n'allaient jamais réussir à sortir d'ici...

Oui, cette dernière phrase prendrait bientôt un sens moins divertissant, quoique... puisque, peu de temps après l'arrivé des braves, au niveau de la fontaine de ladite place, se matérialisèrent d'obscures créatures, semblables à celle perchée sur les épaules de la sulfureuse majesté... Plutôt impressionnés de recroiser ces bestioles ici, Volvix et Laharl eurent un léger temps d'absence. Ca pour une surprise... Et ce, oula, ce colosse là... il était avec eux ? Mince... Mais il semblait bien plus intimidant que ses congénères, ce qui pourrait possiblement vouloir dire que le château et le village alentour...


" Beu, euh. HE ! Mais tu vas pas t'y mettre aussi, toi ?!... " Protesta sa démoniaque altesse, lors de la vague de puissance, causé par la révélation d'aura du blondinet, estompant littéralement les Ombres présentes sur la scène apparente.

Aucune réponse... Déjà il s'envolait en direction du Darkside... Mais c'est dingue ! Tout le monde se foutait de sa gueule ou quoi ?!... Bah, Lombre était Lombre, le familier du prestigieux monarque... il ne pouvait pas mourir ainsi, non... certainement pas... Non, bien sûr, c'était impossible. Bon, quoi qu'il en soit, l'urgence demandait aux protagonistes de réagir efficacement. Oui, car déjà se matérialisaient d'autres noirâtres spécimens, encerclant le groupe... Oooh, encore du temps de perdu, en perspective...



Et l'éclair jaillit, sous vos yeux ébahis... Retrouvant ses instincts de guitariste, Volvix portait le premier assaut, avant qu'une des sombres entités n'y parvienne. C'était préférable pour la demoiselle, qui semblait au centre des convoitises... Jeunes brigands, ayez peur, car se profile la lumière de votre jugement... Mmh ? Vous pensez que j'en fais trop ?... Oui, l'héroïsme semble plutôt laisser place à la passion. Le principal fautif, inspiré, dansant presque au rythme de ses salves électriques...

Pourtant, son attention est bien réelle. Tel un chef d'orchestre, le blondinet contrôle le terrain, n'hésitant pas à entamer la création d'arcs énergétiques, s'y laissant glisser, afin de couvrir une zone plus colossale, tout en évitant également les points morts... Ces petites créatures n'ont aucune chance, contre tant de précaution, d'observation, de fougue... La scène ressemble d'avantage à un tableau, une oeuvre d'art, dont fussent des tracés paralysants... des coups de pinceau, précis, harmonieux. Une peinture avec pour centre Alice, ses injures n'abaissant en rien l'intérêt de la confrontation...


" Allons allons... vous abandonnez déjà ? Laissez-moi au moins terminer mon solo ! " S'exclama enfin le Simili, d'un visage trahissant son amusement.

Un bonheur éphémère, puisque ces choses ne représentaient que des obstacles de plus, dans la recherche de la petite Discordian. Mais il n'était pas question d'abandonner et l'air sérieux de Laharl paraissait approuver ces dires, tandis qu'un Second Darkside faisait son apparition, devant le Démon. Si il comptait impressionner le précité, c'était raté... Il n'existait d'adversaire à sa mesure et ce gros tas de muscles allait bientôt le comprendre... Croisant les bras, l'écharpe vacillant dans l'air ambiant, de par la ténébreuse apparition du sans-coeur, Laharl fermait les yeux d'un air satisfait. Ca allait être intéressant...


" Hé, toi... Tu penses peut-être me faire peur, mais sache que RIEN, ni PERSONNE, ne peut prétendre y parv- " Commençait à s'exclamer fièrement l'agaçante personnalité, avant de se retrouver subitement coupé.

Tout à fait. Par la faute d'un manque de vigilance, la créature, peu encline à la discussion, faucha le monarque, d'un revers de bras bien placé... Planant à une vitesse folle, c'est au travers d'un mur, que se finit la course du Prince obscur. Des bouts de pierres tombaient et ensevelissaient quelque peu la victime, dont seules les jambes paraissaient désormais visibles, depuis l'extérieur de la structure... Dans un certain jargon, cette piètre démonstration se désignait comme un Fail...


" Maître Laharl ?... Tout va bien ?... " Demanda le vassal, ne sachant à quelle émotion laisser libre cours, tant la vision paraissait aussi dangereuse qu'ironique.

Non... tout n'allait pas bien... De quoi ?... Le corps ?... Non, bien sûr, je parlais au plan mental, puisque le suzerain venait encore de subir un affront supplémentaire, lors de la même journée... La gigantesque créature s'approchait des deux humanoïdes, restant à proximité de son impressionnante carrure... Nul doute qu'ils représentaient ses prochaines cibles de choix... Et pour cause, Volvix demeurait déjà bien occupé, à combattre les diverses entités, essayant de s'accaparer le coeur de la colérique demoiselle.

Mais celle-ci n'était pas la seule à posséder un caractère répréhensible... Déjà le bruit des précédents gravas se laissait entendre... Le Prince des Démons se relevait de son matelas temporaire et inconfortable. Aussi impressionnant que cela pouvait paraître, il ne paraissait pratiquement pas affecté par le coup reçu, ni par l'impact qui s'en était suivit... Là la résistance exemplaire des membres de son espèce.


" Grraah, mais bordel !... J'en ai marre qu'on me tourne en ridicule ! Toi là !... Oui, toi, gros tas d'muscles !... Tu vas payer pour tout l'monde, alors commence par te prendre CA ! " S'exclama-t-il, de vive voix, tout en enjambant le restant de mur.

Concentrant son énergie sulfurique dans sa paume, le garçon, à la drôle chevelure bleutée, se montrait décidé à en finir vite... Une boule de feu pour capter l'attention, une autre pour la provocation, une suivante pour tenir à distance... les émanations enflammées se faisaient multiples, englobant peu à peu la créature, sous un torrent d'explosions. Mais ce fut de courte durée, puisque déjà les teintes rougeoyantes se firent dispersées par le darkside...

Résistant, hein ?... Peu importait, il finirait bien par tomber. Oui, mais au bout de combien de temps ?... Et bien... relativement peu... Absolument. Enervé, révolté, à propos d'une nouvelle offensive l'envoyant à terre, le jeune homme, aux oreilles pointues, hurla littéralement sa frustration, en insultant vivement son adversaire !... A ce moment, une aura légèrement mauvée émana, pour la première fois, de son corps. Qu'était-ce ?... Personne ne le savait encore. Pourtant il s'agissait bien là d'une représentation des Ténèbres, évoluant lentement, au sein de ce corps robuste, mais aux allures chétives...

Les Démons possédaient naturellement une affinité primaire avec cette force mystérieuse. En fonction des actions, des réactions, de l'entourage, également... celle-ci pouvait être amenée à se développer davantage... Cette aura donnait un air presque sinistre au futur Roi des Mondes, mais surtout, accentuait sa colère et s'en alimentait...


" Je vais te détruire ! Tu m'entends ?! Tu vas me respecter et t'incliner, SALOPERIE ! " Hurla à nouveau le concerné, s'élançant vers le monstre, tout en préparant sa plus forte attaque.

Ce n'était pas dans les habitudes du Prince, que d'user de sa dernière carte aussi vite... En général, il gardait le meilleur pour la fin, comme il le disait. Mais il fallait croire que sa frustration avait pris le dessus, jusqu'à laisser une ouverture aux Ténèbres... Elles le rendaient plus irritable, plus expéditif. Ainsi, lors de son saut, une grande sphère enflammée, à l'apparence semblable à un soleil, se construisit perceptiblement... La température globale de l'endroit augmenta sans conteste, alors que déjà des débris commencèrent à se laisser attirer, par cette masse brûlante... Pliant lentement son corps en arrière, c'est néanmoins d'un geste vif que notre monarque abattit sa folle offensive, en direction de l'impuissante cible, que représentait à présent le Sans-Coeur.

De son côté, le barde royal en avait fini, mais il n'était pas pour autant rassuré de la tournure des évènements. C'était la première fois qu'il distinguait un air aussi sombre, sur le visage de son ami... Quelque chose ne tournait pas rond. Mais il se faisait possiblement des idées... En tout cas, la tentative désespérée de la sombre bestiole, parut bien vaine... même si celle-ci parvint à stopper l'objet de sa disparition, quelques secondes durant. Après quoi elle se retrouva décomposée par le souffle de l'explosion ravageuse...

Rangeant sa guitare, Volvix s'apprêtait à féliciter malgré tout son maître... lorsqu'il constata finalement que ce dernier ne paraisait toujours pas apaisé... La sombre aura semblait toujours présente et, devant cette situation inhabituelle, l'écrivain du dimanche ne sut quoi faire. Il tenta tout de même un discret compliment, mais sa majesté ne parut même pas y prêter attention... L'entendait-elle seulement ?... Il paraissait ailleurs, comme concentré sur sa hargne.


" Vas-y Oz, je le tiens, découpes-le en rondelles !! "

Mmh ?... Visiblement, par un concours de circonstances, il semblait que le Nescient en question soit encerclé... même immobilisé, par la brave initiative d'Alice. C'était plutôt bien joué. Le Simili se devait de l'avouer. En fait, il aurait bien voulu le lui faire remarquer, tout en la mettant en garde sur le potentiel danger, auquel elle semblait vaillamment s'exposer... Cependant, à peine l'amnésique put écarter ses lèvres qu'une boule de feu, de moyenne taille, traversa rapidement la distance les séparant. Celle-ci était passée non loin du visage de l'adolescent présumé, pour venir s'échouer en plein sur la vive entité bleutée, qui disparut aussi rapidement qu'elle se déplaçait habituellement...

Laharl, coupable certain de cet opportunisme, ne daigna même pas se vanter de sa réussite... gardant son bras tendu, le regard perçant, vers une cible qui n'existait même plus... Son aura, toujours pas affaiblie, le suivit, telle une flamme obscure y trouvant sa source, lors des prochains pas du souverain à venir... Il transcendait le fictif triangle humanoïde, passant à côté de sa partenaire de dispute, sans même lui prêter un oeil prétentieux... Ce n'est qu'après quelques mètres supplémentaires qu'il s'arrêta enfin, serrant des poings.


" Lombre... Lombre, vient ici. Lombre !... LOMBRE ! " Monta-t-il dans le ton, tout en ordonnant l'arrivée de son familier.

Sur la dernière et vive répétition du nom, le démon tapa violemment son pied contre le sol... cela créant une discrète onde mauve, alors que l'aura, précédemment décrite, paraissait s'intensifier subitement, pour redescendre aussitôt... Et ainsi, une Ombre apparut, sous l'étonnement notable de l'électrique vassal. C'est vrai, Lombre semblait avoir été détruit avec les autres Sans-Coeurs... Comment pouvait-il être de retour ? La scène de sa disparition avait pourtant paru des plus convaincantes... A moins que... qu'il ne s'agisse plus de Lombre ?...

La bestiole fit réagir ses antennes, l'espace de quelques instants, puis monta le long du corps de son maître vraisemblable et s'installa sur son épaule... Avait-il, avait-il réussi à invoquer ce supposé duplicata ? Un mystère encore difficilement soluble, bien que la précédente explication s'apparentait comme la plus probable.

Visiblement satisfait de ces retrouvailles, le Prince de feu se décrispa un peu, le halo mauvé et flamboyant s'atténuant vaguement... Volvix, à présent plus serein, se rapprocha de ses nouveaux compagnons, malgré tout interloqué par les évènements. Il cherchait clairement une explication... à l'apparition de cette pulsion soudaine, mais aussi à l'arrivée de ces étrangetés, qu'il pensait jusqu'ici inoffensives... Il y avait aussi ce renard... Ekko avait-elle vraiment été kidnappée, ou l'avait-elle suivi de son plein gré ?... Si oui, pourquoi ?... Puis, cette fissure en suspension, la lune rouge... L'heure semblait clairement à la discussion, même si la recherche de la Discordian restait de mise.


" Humf... Maintenant, revenons à mon vassal... " S'exprima, d'un ton sérieux, son altesse, alors qu'il prenait visiblement la marche.

Le Premier Quartier... enfin... Situé non loin de son immense porte, Laharl venait de l'enfoncer du pied, comme au bon vieux temps de sa royale résidence... A chaque impulsion, l'aura ténébreuse, bien que réduite dans son opacité, se dévoilait temporairement. Il faudrait probablement encore un peu de temps, pour qu'elle s'atténue complètement. Aujourd'hui, les Ténèbres avaient réussi à exploiter une minuscule faille, avaient tenté de l'agrandir, jusqu'à pouvoir résider plus nettement en leur réceptacle... Le Démon ne sortait pas indemne de cette confrontation, mais ne s'était pas pour autant laissé submerger.

Tandis que le groupe pénétrait la Grand Place de la Ville de Traverse, sous les regards interloqués des quelques passants alentours... le guitariste, aux cheveux blonds, partagea à ses nouvelles connaissances, ses craintes, ses observations, au cours de ce périple, les menant tous jusqu'ici... Par ailleurs, désireux de pouvoir possiblement les aider également, Volvix n'hésita pas à leur demander si, eux-mêmes, possédaient des interrogations auxquelles ils étaient présentement incapables de répondre. Sans vouloir paraître indiscret, bien évidemment.

Et puis, au-delà de l'aspect dramatique de la situation, des questionnements multiples, c'était une occasion de faire un peu plus connaissance et d'animer, de façon moins angoissante, l'infructueuse recherche, jusqu'à présent...


Spoiler:
 

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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Dim 20 Mar - 3:15

Alice venait de se saisir du nescient, hélant Oz afin qu'il le découpe, lorsqu'une boule de feu vint vaporiser la bestiole, roussissant au passage les nattes d'Alice, qui n'attendit pas pour réagir:

"Nan mais tu fais quoi, tronche de flan !? On est là pour t'aider et toi t'essaies de me faire rôtir !? Qu'est-ce qu'il y a ? T'as la haine de t'être fait mettre minable par une nan...."

Mais Laharl passa près de l'adolescente sans même prêter attention aux véhémences de la demoiselle, avant de faire halte quelques pas plus loin, pour se mettre à crier:

"Lombre... Lombre, vient ici. Lombre !... LOMBRE !"

Alors que le petit souverain enrageait, des manifestations violacées émanaient de lui, par pulsions répétitives. A force de vociférations et d'appels intensifs, une petite bestiole noire, semblable au défunt serviteur de Laharl apparut devant le suzerain, puis, se plaçant visiblement à son service, vint se camper sur les épaules du petit seigneur. Ceci eut pour conséquence directe d'apaiser quelque peu le vindicatif brailleur, dont l'aura violacée s'estompa bientôt, alors que non loin de là, Oz, lui aussi, revenait à son état habituel.

Alice, elle, sans dire mot, ne manqua pas de prendre intérieurement note du fameux incident, ou plutôt de sa conclusion... Les étrangetés s'enchaînaient depuis sa rencontre avec le groupe de Laharl, et l'étrange lune rougeoyante qui flottait dans les cieux n'était pas là pour contredire cet axiome que la demoiselle commençait à trouver de plus en plus embarrassant. La demoiselle fut tirée de ses pensées par la voix d'Oz, qui s'adressait à elle sur un ton inquiet:

"Je te remercie de ton aide Alice, mais as-tu pensé à ce qui aurais pu t'arriver ?
_Bien sûr que non, j'étais bien trop occupée à empêcher ce monstre de te découper en rondelles !!"

Alice, derrière sa réponse, tentait de cacher l'inquiétude qui avait pris le dessus en elle, afin de paraître bien plus forte qu'elle ne l'était. Faisant cela, elle savait pourtant pertinemment bien que la supercherie ne duperait pas le nobliau...

"Dans une situations comme celle-ci, les risques d'être découpé sont bien plus de ton côté que du mien. S'il doit y'avoir combat, je préfèrerais que tu restes à l'écart, je pourrai, de cette manière, me concentrer d'avantage sur ma sécurité, si je n'ai pas à m'inquiéter pour toi.
_Je suis assez grande pour m'inquiéter de moi toute-seule ! Puis tu peux dire ce que tu veux, sans moi, tu finissais en morceaux ! On est deux dans cette aventure, alors ne tente pas de me laisser à la traine !!"

La conversation aurait ainsi pu durer des heures, si Laharl n'avait pas interrompu le duo, en ramenant la petite confrérie à un sujet hautement plus urgent: Ekko...

Après s'être remise en route, la troupe pas si joyeuse parvint finalement aux portes du quartier principal, que sa royale personne Laharl ouvrit en grandes pompes... ou plutôt, d'un grand coup de pompe !

Alors que la petite assemblée arpentait la grand place de Traverse, Volvix, le type à l'instrument bizarre, mit Oz et Alice au courant de ses dernières observations et craintes, jouant ainsi la carte de la transparence, avant de s'enquérir auprès des jeunes gens quant au fait qu'eux aussi, puissent avoir quelque énigme non-élucidée. Oz apprécia grandement l'intention, et décida, lui-aussi, de jouer la transparence, tout du moins en ce qui les concernait Alice et lui. Il choisit néanmoins de ne mentionner ni Jack, ni la volonté d'Abysse, ni-même la nature de leur mission. Le petit noble avait en effet remarqué un petit changement chez Alice depuis l'affrontement contre le nescient, et la trouvait pensive, comme absorbée par quelque réflexion. N'ayant pas lui-même un souvenir très net de la fin de cette rixe, le jeune homme prenait parti de la prudence, attendant d'avoir pu discuter seul à seul avec sa mie, avant de ne trop se dévoiler.

Toutefois, le guitariste comme le jeune Bézarius ne se faisaient pas d'illusions quant au but non-avoué de cette discussion, qui visait, par l'intermédiaire d'échanges bienséants, à animer de manière moins angoissante la durée de ces recherches, jusqu'ici infructueuses.

Alors que des heures s'étaient écoulées, la quête du groupe, qui n'avait conduit à rien, déboucha enfin sur une piste. Un vendeur de glaces se souvenait en effet avoir eu pour clients un étrange renard doué de parole, qui voyageait accompagné d'une enfant. Ils étaient ensuite partis s'installer à la terrasse d'un café non loin de là, afin de déguster leur achat devant un soda. Quelques temps plus tard, le tenant du café indiqua aux enquêteurs qu'il avait en effet souvenir, parmi ces nombreux clients du jours, de ce duo assez inhabituel. Il étaient resté assis-là un moment, avant de partir sans payer l'addition. L'un des serveurs les avait poursuivi, mais était rentré bredouille, en expliquant qu'il les avait perdu peu après être entré dans le second quartier.

Ainsi donc, leurs investigations les conduisaient vers là d'où ils venaient, et l'aventure prenait des allures de casse-tête chinois, qui commençait à énerver deux des personnages de l'assemblée, qui, finalement, se ressemblaient bien plus qu'ils n'auraient aimé l'admettre...
Les ruelles du second quartier s'enchaînaient, l'une après l'autres, se ressemblant toutes plus ou moins, et chaque intersection passée était ponctuée d'une émanation plus ou moins explosive d'Alice ou de Laharl, voire des deux...

Avec tous ces évènements, personne n'avait prit soin de remarquer que la neige noire avait cessé de tomber, mais tous remarquèrent cet étrange engin volant qui s'extraya à grande allure d'un entrepôt alentour, pour aller se perdre dans l'immensité du ciel étoilé qui surplombait les têtes de nos aventuriers.

"Oz, c'était quoi ça ?", questionna Alice.

Le garçon, pour toute réponse, se contenta de hausser les épaules, le regard plein de doute, sans cesser sa marche. Le groupe finit par débouler à un endroit malheureusement connu de tous; le lieu de la rencontre avec les similis. L'endroit précis où avait disparu la fillette que tous recherchaient à présent. Alors que le moral commençait à leur faire défaut, quelle ne fut pas la surprise de ces gens, en voyant, là, à quelques dizaines de mètres d'eux, se tenir le renard et la fillette.

Mais alors que tous s'apprêtaient à crier et courir dans la direction de l'improbable duo, les deux êtres s'évanouirent dans un flash de lumière, laissant la rue déserte derrière eux. C'en était trop pour Alice, qui explosa littéralement de colère:

"Rhaaa nan !! On nous prends pour des andouilles ! On nous fait tourner en rond, en carré, en rectangle... et moi j'aime pas la géométrie !! J'm'en vais brûler cette ville, jusqu'au moindre de ses bâtiments, histoire qu'on ait une vue un peu plus dégagée... Un cochon ne retrouverait pas son ekko dans tout ce foutoir !!"
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MessageSujet: Re: La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]   Aujourd'hui à 10:36

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La bipolarité du papillon régit nos destinées. [ PV Oz et Kitsune ]
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