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 Dans la ville basse... [Artis] [Event]

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Melanie Hawkfield
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MessageSujet: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mar 5 Jan - 2:19

Sucrée. Salée. Sucrée ou salée ? Quel arôme étrange !


Mélanie étudiait la glace qu’elle venait d’acheter avec l’argent que lui avait donné Abnegatio. Cet étrange homme se comportait un peu comme un père avec elle, avec eux tous en fait. Les habitants de la Calligraphie des Interdits étaient ses protégés et il semblait leur vouer une grande affection. Lorsqu’elle avait accepté de venir ici, il lui avait donné une bourse avec un peu d’argent pour qu’elle puisse se faire plaisir.
Confortablement assise sur son banc, Mélanie réfléchissait au bienfondé de son intervention. Les Combattants de l’Arche étaient aux Justes ce que l’armée était pour les civils : des soldats. C’était eux qui se mettaient en danger pour tous les autres, pour que l’Arche puisse être construite malgré les dangers. En règle générale, les Combattants et les Justes se côtoyaient peu car les guerriers étaient fréquemment en mission. Ils se connaissaient, bien sûr, mais leur relation étaient limitées. Pour autant, elle éprouvait un grand respect pour ces hommes et ces femmes qui mettaient leur vie en jeu pour protéger leur communauté. Sans compter que c’était l’un d’entre eux qui l’avait sauvé lorsqu’elle était enfermée dans un asile sordide…  jamais, au grand jamais, elle ne serait capable de lui dire à quel point elle lui en était reconnaissante. C’était en partie pour cela qu’elle avait accepté cette mission dangereuse : par reconnaissance envers Abnegatio et cet homme, Max, qui faisait partie de l’équipe d’intervention, et peut-être également pour se prouver qu’elle était aussi capable d’aider sa nouvelle famille. Le problème, c’est qu’aussitôt sortie de la Calligraphie des Interdits, elle avait été à nouveau confrontée aux paradoxes et ses pouvoirs recommençaient à faire des leurs.
Le Jardin Radieux, autrefois la Forteresse Oubliée… Elle n’avait pas eu besoin d’un cours d’histoire pour comprendre que ce monde avait connu des temps troubles. Il suffisait de sentir l’air malsain qui se dégageait autour des « fluctuations »… non, pardon, des « paradoxes », c’est comme ça que les Justes appelaient les distorsions de la réalité. Des paradoxes spéciaux temporels, pour être exact. Logique, cela justifiait le fait qu’elle ait pu avoir connaissance du passé et du futur à certaine reprises en regardant à travers les « fenêtres paradoxales » qui s’ouvraient de ci et là. Lorsqu’elle avait vu à quoi elle devait se frotter, Mélanie avait failli repartir en courant mais sa fierté avait été la plus forte. Elle était la plus faible du groupe, elle ne voulait pas leur donner l’impression d’être une trouillarde même si c’était vrai. Ca ne lui avait pas empêché de regretter son havre de paix. Là-bas elle n’avait pas de visions étranges et horribles, alors qu’ici… Le Jardin Radieux était nettement plus touché par les distorsions que son Angleterre natale et la nature de ces dernières étaient beaucoup plus violente… probablement à cause du passif de ce monde : une guerre sordide et ténébreuse. Les gens qui vivaient ici étaient tous focalisés sur le tremblement de terre  hors de la ville sans se rendre compte qu’ils étaient déjà entourés par un véritable champ de mines. Si elle avait dû faire une comparaison, elle aurait dit que les paradoxes étaient comme des fruits verts en train de murir lentement… ils ne seraient perceptibles par le commun des mortels que lorsque le fruit se détacherait de l’arbre et tomberait, écrasant les gens sur son passage. Mais elle ne faisait pas parti du commun des mortels. Elle les voyait, elle les sentait, elle pouvait agir dessus… ou être prise pour cible par ces derniers. Etonnamment, la plupart de ses semblables n’avaient pas cette capacité, c’est pour cette raison qu’ils avaient fait appel à elle. Sa mission était simple : attirer le discordian qui provoquait le tremblement de terre et les effondrements de sol vers la ville pour faire peur aux résistants. Puisqu’elle avait déjà tendance naturellement à attirer les paradoxes sans rien faire, la mission n’était pas bien difficile (il lui suffisait de se concentrer un peu pour appeler le discordian dans sa direction), mais deux complications s’imposait à elle :


1)      Rester en ville sans éveiller les soupçons des riverains et se faire repérer par la résistance (elle n’imaginait pas ce qu’ils lui feraient s’ils apprenaient ce qu’elle était… elle préférait ne pas y penser). La ville étant très agitée à cause du paradoxe et de l’évacuation des Faubourgs, elle arrivait à se fondre dans la masse sans trop de problèmes, d’autant que Celsia l’avait rhabillée de la tête aux pieds pour que ses vêtements passent inaperçu.
 
2)      Ne pas se faire avaler tout cru par un paradoxe en cours de maturation. Pas simple de les esquiver tout en restant discrète puisqu’il lui arrivait parfois de parler seule le temps de comprendre que c’était juste une hallucination…
Mélanie fit une moue en regardant sa glace qui commençait à fondre et laissait de grosses gouttes bleues sur le sol. Pas terrible ! Elle se leva pour aller la jeter à la poubelle et se rapprocha d’une fontaine pour se nettoyer les doigts. Des rires retentirent et attirèrent son attention. A quelques mètres, de jeunes enfants passèrent près d’elle et s’éloignèrent en courant. Le cœur de la discordian se serra et elle tenta de refouler la culpabilité qui l’assaillait. Il lui était difficile de se convaincre que ce qu’elle faisait était bien… si la mission réussissait, ce monde ne connaitrait plus jamais de rires ou de bonheur… ce qui se préparait était un génocide pur et dur.  Si la mission réussissait, elle serait une meurtrière.

« Tu en es déjà une, Mélanie », songea-t-elle.

Elle avait franchi le pas en tuant son père, alors une âme de plus ou de moins… de toute façon elle était condamnée à l’enfer. Et puis les humains l’avaient toujours traité si cruellement en Angleterre, pourquoi devrait-elle avoir pitié d’eux ? Mais elle ne pouvait s’empêcher de regretter d’être complice du crime qui s’apprêtait à être commis. Si seulement elle avait dit non ! Il était tellement plus simple de vivre à la Calligraphie des Interdits en fermant les yeux sur ce qu’il se passait à l’extérieur ! Mais elle s’était engagée, et il n’était pas question de décevoir ses alliés. La jeune femme plongea la main dans sa poche et en sorti son téléphone portable. Aucune nouvelle, les choses devaient bien se passer pour les autres. D’un côté elle regrettait de ne pas pouvoir être aux côtés de Max, de l’autre elle était heureuse de pouvoir rester loin de Celsia. Cette femme l’intimidait et lui faisait peur, elle n’arrivait pas à la cerner. Elle joua un moment avec l’appareil en songeant avec admiration à ce que cette technologie permettait d’accomplir, puis elle le rangea. Il n’existait rien de tel à Londres, c’était très impressionnant ! Sans compter que Max y avait ajouté un traceur pour pouvoir la localiser à tout moment. Au moins, si elle était capturée, ils pourraient savoir où elle se trouvait et intervenir rapidement, plutôt pratique !
Les autres lui avaient dit qu’elle ne devait pas se rendre dans certaines zones de la ville à cause du système de sécurité programmé pour détruire tout ce qu’il identifiait comme discordian. Elle ne savait pas bien si elle était tout à fait discordian, puisqu’elle était humaine à sa naissance jusqu’à ce qu’elle ressuscite des années plus tard, mais elle ne tenait pas à prendre le risque. Lorsqu’elle avait raconté cette histoire à Abnegatio, ce dernier en avait conclu qu’un paradoxe l’avait sauvé en modifiant son organisme. Indirectement elle pouvait donc dire qu’elle était le fruit d’un paradoxe et qu’elle en était plus ou moins devenu un, d’où ses pouvoirs…
Mélanie se mit à marcher dans les Faubourgs en esquivant au mieux les gens qui se  déplaçaient en portant parfois de lourds cartons avec eux pour déménager leurs affaires dans un lieu plus sûr. Le rejet dont elle avait été la victime toute sa vie l’avait rendu méfiante. Le fait est qu’elle avait maintenant peur des gens, c’était triste mais vrai…
Une explosion attira soudain son attention, elle tourna la tête en direction des remparts… et poussa un cri de frayeur en découvrant l’énorme monstre de ténèbres aux yeux jaunes qui étaient en train de franchir le mur en s’infiltrant à travers une brèche pour pénétrer dans la ville. La jeune fille recula vivement devant cette vision terrifiante et percuta quelqu’un de plein fouet. Le choc lui arracha un gémissement et faillit la faire tomber mais elle parvient à retrouver l’équilibre. Un coup d’œil furtif lui apprit qu’il s’agissait d’un homme, nettement plus grand qu’elle. Elle se désintéressa très vite de lui et reporta son attention sur les remparts… qui se dressaient fièrement, en parfait état. Il n’y avait aucune trace de monstre. Ce qu’elle avait vu était probablement la réminiscence d’un lointain passé… ou peut-être une vision possible du futur.

« Un paradoxe », conclut-elle.

Celui-là, elle ne l’avait pas vu venir… quand elle disait que la violence de ses visions était décuplée ici ! Et le pire c’est que cette créature aurait pu basculer dans la réalité ! Elle l’avait senti, il était si proche… il lui aurait suffi de l’attirer vers elle et…
Elle frissonna et se retourna vers le jeune homme qu’elle avait bousculé en se maudissant intérieurement. Elle s’était donné en spectacle devant lui et il devait la prendre pour une folle ! Ce dernier fait n’était pas trop grave, elle avait l’habitude, mais elle était censée rester discrète tant qu’elle était en ville… il lui fallait trouver une excuse de toute urgence ! Et accessoirement qu’elle arrête de trembler ! Ce qu’elle pouvait se détester !

« Reprends-toi Mélanie ! Le monstre a disparu et cet homme n’est ni l’un de ces résistants qui nous menacent ni un psychiatre, pas de raison d’avoir peur ! »

Ah, si elle savait !

-P…pardon monsieur… 


Bon sang, cela faisait combien des mois qu’elle n’avait pas parlé à quelqu’un hors de l’Arche ? Elle avait soigneusement évité tous contacts humains ces derniers jours pour ne pas se retrouver précisément dans cette situation…

-Euh, je…

« MAIS ARRÊTE DE BAGAYER ! »

-J’ai senti le sol trembler, j’ai cru que le paradoxe était sur nous... j’ai paniqué… pour rien apparemment. Je suis trop émotive... Désolé, vraiment !

Elle tenta une ombre de sourire et releva les yeux pour le regarder un bref instant, avant de les rebaisser immédiatement. Mignon le bougre ! Génial, déjà qu’elle n’était pas rassurée, maintenant elle était encore plus intimidée. Non vraiment, il fallait qu’elle s’en aille ! Elle dut se retenir pour ne pas prendre les jambes à son cou. Elle ne savait pas qui il était, elle ne devait surtout pas éveiller les soupçons. Si… si ce type était un résistant et s’il décidait de lui faire du mal… elle n’était même pas armée pour se défendre.
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mer 6 Jan - 2:43

Feather ne tarda pas à écouter les conseils de Blanche et passa un coup de fil à l'attention d'Aerith. Or, cette dernière lui fit comprendre, et ce tout en gentillesse, qu'à l'heure actuelle, il ne leur était pas d'une grande utilité. Ce n'était pas un stratège, et encore moins un combattant. Aussi, les autres membres du comité étant soit déjà occupés, soit tout simplement en mission, aucun n'avait de temps à lui consacrer afin qu'il puisse s'intégrer au sein de leur communauté. A défaut de quoi, la jeune femme lui prodigua pour conseil d'aller s’enquérir de la sécurité des rues. L'écrivain jubila à cette idée et fonça se munir du taser ainsi que du poignard dont Blanche lui avait fait cadeau. Fier comme un pan, il descendit les escaliers de la résidence à la manière d'un cow-boy, les mains solidement cramponnées à sa ceinture sur laquelle il avait disposé ses armes. Il se rendit dehors en arborant la même démarche, jusqu'à ce qu'un éternuement strident ne le stop. Aussi, il rebroussa chemin et grelotta pitoyablement jusqu'à la résidence. Une fois à l'intérieur de celle-ci, il enfila son vieux trench-coat brun et serra son écharpe rouge au plus près de sa gorge. Ce n'est donc qu'une fois suffisamment emmitouflé que l'écrivain quitta réellement les lieux.

Le rouquin se prit très rapidement au jeu et se déplaça à la manière d'un véritable gardien de prison à travers les rues. Pour le coup, il regrettait presque que son choix ne se soit pas porté sur la matraque offerte par la princesse. Il balada ainsi parmi la foule, les mains enfoncées dans les poches et le regard alerte. Peut être par déformation professionnelle, Feather jouait son rôle à fond, à tel point qu'il était déjà à deux doigts de s'inventer un sombre passé de flic combattant le crime et la corruption. Une imagination trop fertile, c'était probablement son plus gros défaut. Son choix de carrière apparaissait toutefois des plus évidents, bien que personne ne prennent vraiment la peine de lire ses œuvres. Soudain, un cri aigüe retentit derrière lui, lui arrachant un bond. Il tenta alors de faire volte face, mais quelque le percuta brusquement à mis-parcours. Il se tortilla comme un ver pour parvenir à rester debout, ce qui fut étonnement un succès. Il secoua vivement la tête de gauche à droite et compris rapidement ce qui se passait : Il s'agissait d'une jeune fille apeurée par...rien du tout.

*Mais elle est tarée celle-là...*

L'écrivain se gifla mentalement.

*J'dois trop fréquenter Artis...je deviens aussi cynique que lui ma parole !*

-P…pardon monsieur…

-Pas de soucis ma p'tite. Par contre, évite de crier comme ça, les gens sont à crans en ce moment !

-Euh, je…

Eh bien. Il apparaissait clairement qu'elle n'avait jamais entendue parler de l'auteur, auquel cas elle n'aurait jamais pu le prendre autant au sérieux. Mais pour une fois qu'on le respectait, ce dernier savait apprécier. Il dévisagea la jeune femme alors que cette dernière avait l'air de chercher ses mots. Non seulement elle était tremblante, mais son regard était des plus fuyants, ce qui ne manqua d'attiser la curiosité du jeune homme. Celui-ci fantasma à l'idée qu'il s'agisse en vérité d'une fan l'ayant reconnut, provoquant ainsi chez elle des cris suivis d'un léger malaise. Toutefois, les paroles de la jeune fille ramenèrent aussitôt le rouquin à la dure réalité.

-J’ai senti le sol trembler, j’ai cru que le paradoxe était sur nous... j’ai paniqué… pour rien apparemment. Je suis trop émotive... Désolé, vraiment !

Le jeune homme s'accorda un certain temps de réflexion avant de formuler une réponse. Après tout, elle ne le connaissait pas encore, aussi se devait il d'en profiter. Puisqu'on l'avait mit en charge de la sécurité des rues, autant continuer à être dans le rôle. Il bomba le torse et balaya son écharpe dans le vent, persuadé de suinter la classe absolue. Après quoi, il afficha un air à la fois désabusé et héroïque, le regard plongé dans l'horizon.  

-Ne t'en fais pas pour ça, nous survivrons à ce paradoxe !

Conscient de s'être un peu emporté côté jeu d'acteur mélodramatique, l'auteur regagna rapidement son sérieux et frotta ses mains l'une contre l'autre en vue de les réchauffer.

-Enfin...t'as quand même bien raison d'avoir peur de ce truc. Il nous emportera tous si on ne fait rien.

Remarquant que ses quelques paroles n'étaient (étonnement ?) pas parvenues à apaiser la jeune fille, il tenta une autre approche.

-En tout cas, j'éviterais de trop mettre le nez dehors par les temps qui court si j'étais toi. Tu as quelque part où aller ? Je peu t'y accompagner si tu veux.





Journal de Feather : Jour 01

Par où commencer ? Je ne sais même pas qui je suis, et encore moins ce que je fais là. Je me souviens même plus où et quand je me suis réveillé, mais c'est le trou noir complet en ce qui concerne ma vie. J'ai questionné les gens autour de moi, et il semblerait que je me trouve dans un monde appelé "La terre des dragons". Je me trouve actuellement dans un petit village isolé, situé dans le Sud d'après ce que j'aurais compris. En tout cas, ça va bientôt faire une demi heure que je fixe ma nourriture sans même savoir comment je suis censé utiliser les couverts qu'on ma donné...et le seule idée que j'ai trouvé, ça a été d'attraper ce bout de papier et un peu d'encre...Je ne sais même pas pourquoi j'écris...Je crois que j'ai peur, peur d'oublier à nouveau.

Journal de Feather : Jour 63

Eh bien, il semblerait que mes efforts pour me construire une nouvelle identité aient enfin portées leurs fruits, puisque je viens tout juste de trouver ma vocation : écrivain ! Au début, écrire était juste une assurance mémoire, au cas où l'amnésie revienne prendre de mes nouvelles. Mais finalement, j'y ai trouvé une véritable passion. Bon, je ne prétend même pas être talentueux. Mais tout ce que je peu dire, c'est que ça m'offre au moins quelque chose à quoi me raccrocher...Enfin, c'est bien beau tout ça, mais du coup j'ai du travail qui m'attend !

Journal de Feather : Jour 108

Ca va bientôt faire 15 jours que des gens disparaissent aux abords du village. Les villageois ont rapidement soupçonné les sans cœurs, jusqu'à ce qu'un gamin revienne couvert de sang en affirmant que c'est les similis qui avaient fait le coup. Apparemment, une sorte de horde ou quelque chose dans ce genre aurait élu domicile dans un grotte du coin. Du coup, le débat s'est vite emballé, les vieillards affirmant que les similis n'étaient jamais descendus aussi loin dans les Terres du Dragons, et que le gamin avait confondu avec des sans cœurs. Tout ce que je sais, c'est que je veux voir ces saletés partir. Mais ça a l'air mal partie...Il y a 4 jours, l'armée a envoyée un petit détachement dans le coin, histoire de voir si les craintes des villageois étaient fondées. On est toujours sans nouvelles...Enfin, j'ai entendu un gars au bar parler d'un "porteur" qui trainerait dans le coin en quête de bestioles à tuer. J'espère qu'il va pouvoir nous sortir de ce pétrin, ça me ferait pas de mal de pouvoir à nouveau dormir sur mes deux oreilles !

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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mer 6 Jan - 17:28

-Ne t'en fais pas pour ça, nous survivrons à ce paradoxe !

Mélanie releva aussitôt les yeux vers celui qui était si sûr de lui, franchement surprise par son aplomb. Tout dans son apparence laissait croire qu’il était confiant, pour autant, elle avait l’impression qu’il surjouait un peu. Comment pouvait-il faire preuve d’autant d’assurance ? Les habitants du Jardin Radieux avaient-ils trouvé le moyen de bloquer le paradoxe ? Si oui, cela signifiait-il que cet homme faisait partie des hommes et des femmes qui s’étaient auto-proclamé « résistants » ? Son cœur se mit à battre plus vite à mesure que l’angoisse la gagnait. Elle baissa les yeux vers la ceinture du garçon et avisa ce qui ressemblait très vraisemblablement à une arme. Génial… Mais l’homme abandonna rapidement sa posture de playboy et retrouva un comportement plus approprié à la situation.

-Enfin...t'as quand même bien raison d'avoir peur de ce truc. Il nous emportera tous si on ne fait rien.

Étonnamment, elle se sentit rassurée en comprenant qu’il avait juste essayé de la rassurer. Elle s’était surement faite peur pour rien. Son regard s’assombri toutefois aux derniers mots prononcés par le jeune homme. Oui… ils seraient tous emportés… mais pas par le paradoxe. Non, le paradoxe ne toucherait pas la ville, elle y veillerait. Elle se demanda comment réagirait cet homme s’il savait qu’il avait devant lui celle qui provoquait toute cette agitation en ville… elle n’avait pas engendré le paradoxe mais elle lui avait permis de se déployer vers la ville. C’était facile pour elle, il lui avait suffi d’appeler le discordian qui se terrait dans le sol du Grand Vallon. Ce dernier creusait des galeries à même la roche et provoquait de terribles dégâts sur sa route. Si elle ne savait pas exactement à quoi ressemblait ce monstre, son imagination se représentait une sorte de mille pattes géant ou de ver de terre. Vu ce qu’elle ressentait à partir de ce qu’il dégageait, la créature devait être énorme.

-En tout cas, j'éviterais de trop mettre le nez dehors par les temps qui court si j'étais toi. Tu as quelque part où aller ? Je peux t'y accompagner si tu veux.

« Nous y voilà… »

La demoiselle secoua la tête et recula légèrement. Elle tenta de se mettre à la place de son voisin et de s’imaginer de quelle manière il la voyait, ce qui eut pour effet de la faire encore plus stresser. Elle n’était pas naturelle du tout. Ce n’était pas sa faute en soi, elle avait déjà du mal à se comporter correctement en société – c’était pire depuis son isolement en hôpital psychiatrique, maintenant elle avait carrément peur des gens et de ce qu’ils pouvaient lui faire – alors il fallait imaginer ce que ça pouvait donner dans un contexte de guerre où elle risquait à tout moment d’être capturée par leurs ennemis !

-Non non, ça va aller, merci ! Répondit-elle, peut-être un poil trop rapidement.

Il n’avait franchement pas l’air d’être de la police. D’un autre côté, sa Londres natale et ce monde n’avaient strictement rien en commun, alors il ne serait pas surprenant que les uniformes soient différents aussi.

« S’il vous plait, laissez-moi partir sans faire d’histoires… »

Il était évident qu’elle n’avait pas de maisons ici et n’arriverait jamais à lui fausser compagnie s’il décidait de la raccompagner chez elle. Elle pouvait aussi partir en courant… et lui mettre aussitôt la puce à l’oreille. Bien joué Mélanie, pour les idées à la con… !

-Vous êtes de la police ? Demanda-t-elle avec curiosité.

Ce comportement paternaliste, cette manière de la tutoyer alors qu’il ne la connaissait pas… Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille.

-Vous devez avoir beaucoup de travail. Ne vous inquiétez pas pour moi. Je vais me débrouiller !

Elle lui lança alors un charmant sourire, espérant lui prouver qu’elle n’était pas folle à lier et qu’il pouvait la laisser partir sans faire d’histoire. Une idée commença doucement à germer dans son esprit. Si cet homme refusait de la laisser, elle pourrait toujours appeler à l’aide auprès de ses alliés… eux pourraient facilement régler la situation ! Si cette pensée lui apporta un peu de réconfort, elle lui fit aussi l’effet d’une douche froide ! NON ! Surtout pas ! L’intervention des autres signifierait très certainement la mort de cet homme. Elle ne voulait pas en arriver à une telle extrémité. Elle n’avait rien contre lui, au contraire, il lui avait même témoigné une certaine gentillesse ! Non, il fallait juste qu’elle arrive à le convaincre de s’en aller… pour son propre bien.
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mer 6 Jan - 22:09

-Non non, ça va aller, merci !

Décidément, elle se montrait de plus en bizarre, ou du moins étais-ce l'impression de Feather. Elle sembla horripilée à l'idée d'être raccompagnée, ce qui ne manqua pas de le surprendre, étant donné son attitude initiale...Si elle était aussi parano et effrayée qu'elle le disait, la logique aurait voulu qu'une escorte à ses côtés lui semble envisageable. Pourtant, elle avait l'air pressée de partir...Le rouquin hésita alors à ré-itérer son offre, lorsque la jeune fille reprit soudain la parole.

-Vous êtes de la police ?

Le jeune homme ne parvint pas à contenir un léger fou rire. Il devait s'être un peu trop pris au jeu pour que quelqu'un en vienne à le prendre autant au sérieux, au point même de penser qu'il aurait pu représenter ne serais-ce qu'un semblant d'autorité. Gêné, il se gratta l'arrière de la tête en baissant le regard.

-Non, pas vraiment. J'essaye seulement de faire mon possible pour aider.

Son interlocutrice ne tarda pas à lui répondre :

-Vous devez avoir beaucoup de travail. Ne vous inquiétez pas pour moi. Je vais me débrouiller !

De plus en plus suspect...Elle avait décidément l'air de fuir quelque chose, mais la vraie question était de savoir s'il s'agissait de lui. Peu de raisons auraient pu la pousser à agir de la sorte, aussi l'auteur se décida à faire preuve de vigilance. Dans le pire des cas, sa frayeur passagère était justifiée, ce qui confirmait qu'elle avait bel et bien quelque chose à cacher. Ou peut être était elle simplement et définitivement cinglée. A moins que...

-T'as plus de chez toi, n'est ce pas ?

Etant donné son air perdue et son obstination à se débrouiller seule, l'écrivain en avait rapidement conclut qu'il devait s'agir d'une réfugiée, son monde d'origine ayant probablement été dévoré par un paradoxe. Bien évidement, l'idée qu'il puisse s'agir d'une juste ne vint jamais à l'esprit de Feather. Ce dernier préféra se complaire dans sa théorie de la vagabonde, reprenant soudain un ton des plus paternel. Sans aucune forme de gêne, il se rendit aux côtés de la jeune fille et exécuta une petite tape amicale dans son dos.

-T'as pas à t'en faire. Je viens de rejoindre la résistances vois-tu, et je suis certain qu'ils seraient prêts à accueillir une réfugiée comme toi.

Il n'attendit même pas de réponse pour se mettre en route, constatant seulement au bout de quelques mètres que son interlocutrice était restée sur place. Il lui adressa alors un sourire sincère.

-Allez, suis moi.




Journal de Feather : Jour 110
Je crois que je viens de rencontrer le type le plus insupportable que le monde ait jamais crée. Ce "porteur", une dénommé Artis, a débarqué chez le maire ce matin. Il lui a annoncé de but en blanc qu'il ne travaillerait par gratuitement, et qu'on avait tout intérêt à réunir la somme qu'il exigeait si on espérait se débarrasser des similis. L'ordure... Et le pire, c'est que les villageois sont déjà entrain de cotiser pour pouvoir le payer ! Il est passé à l'auberge cette après midi, alors j'ai voulu négocier avec lui, ne serait-ce que pour faire descendre ses tarifs ! Mais tout ce qu'a fait ce foutu Albinos à été de m'envoyer paitre comme le dernier des malappris...Malheureusement, j'ai bien l'impression qu'on ne peut plus se passer de ses services, deux nouvelles personnes ont disparus la nuit dernière...Peut être que je ferais tout simplement mieux de partir, et d'aller explorer les mondes. Après tout, il y a tant à découvrir...

Journal de Feather : Jour 114
Ca va bientôt faire un jour entier que suis ce maudit porteur. Ah ça, le contrat a été remplie, on l'a tous bien vu ! Cet imbécile s'est senti obligé de parader devant nous en nous rapportant un simili vivant avant de le décapiter sous nos yeux, soit disant pour "vous prouver que j'ai bien accomplie ma mission", tu parles ! C'était juste un prétexte pour pouvoir frimer devant les villageois ! Toujours est il que j'ai eut un petit entretien avec lui le soir même. Bon, je dois bien reconnaitre que le bougre en connait un rayon, et qu'il m'a appris tout un tas de choses sur la keyblade et sur ceux qu'elle choisit. Mais dès que j'ai commencé à aborder des sujets un peu plus personnelles, ce sale rustre m'a ordonné de fermer mon clapet ! J'ai bien essayé de lui expliquer ma profession et ce pourquoi sa vie m'intéresse, mais il m'a rit au nez. Le lendemain matin, il avait quitté le village. Je ne sais toujours pas trop ce qui m'a pris, mais je me suis lancé à ses trousses. De toute façon, je n'aurais pas pu quitter la région tout seul, lui au moins à l'air de savoir où il va. Enfin, je l'espère...

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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mer 6 Jan - 23:45

Son interlocuteur lui confirma qu’il n’appartenait pas à la police. D’un côté, elle s’y attendait un peu, il n’en avait vraiment pas le look. Mais puisqu’elle ne connaissait pas ce monde ni ses lois, ça valait la peine de vérifier. Au moins maintenant elle était fixée. Tout à coup, il lui posa une question tout à fait inattendue qui surpris beaucoup Mélanie.

-T'as plus de chez toi, n'est ce pas ?

Comment en était-il venu à cette conclusion ? La jeune fille afficha un air complètement perdu, ne sachant trop comment répondre à ça. Il l’a prenait complètement au dépourvu.

-En… quelque sorte, répondit-elle hésitante.

Mais pourquoi avait-elle répondu ça ?! Bien sûr qu’elle avait un chez elle ! Ce n’est pas parce que son pays natal l’avait condamné pour meurtre sans la laisser se défendre et parqué dans un asile où les docteurs ressemblaient plus à des tortionnaires qu’à des médecins qu’elle n’avait plus de foyer ! Bien entendu, elle ne remettrait plus jamais les pieds dans son monde natal, mais il y avait la Calligraphie des Interdits maintenant, sa nouvelle patrie.

-T'as pas à t'en faire. Je viens de rejoindre la résistance vois-tu, et je suis certain qu'ils seraient prêts à accueillir une réfugiée comme toi.

« C’est un résistant. »

La nouvelle lui fit l’effet d’un sceau d’eau glacé sur la tête. Il y avait une différence entre supposer être en face d’un ennemi et en être sûr. Le pire c’est qu’il était plein de bonnes intentions à son égard ! Sa proposition était profondément gentille… et cela rendait les choses d’autant plus difficiles. Les résistants seraient les premières cibles. Dans quelques jours il ferait parti des victimes… dans quelques jours cet homme serait mort. Par automatisme, la jeune fille saisit son téléphone tandis que le rouquin s’éloignait. Elle n’avait pas réussi à le convaincre et il la prenait pour une victime. Il ne voudrait plus la laisser partir maintenant… Elle avait appris à se servir de cet appareil, elle arrivait à taper les messages assez vite maintenant. Il fallait dire qu’elle s’était beaucoup entrainée. Les Combattants de l’Arche ne communiquaient presque que comme ça, c’était plus discret. Elle choisit Celsia comme bouée de secours pour plusieurs raisons : la première c’est qu’elle était le chef de groupe, la seconde c’est que l’attention de Max devait surement être focalisée sur les ordinateurs à cet instant.

A: Celsia
Message : Faubourgs résistant me prends pour réfugié et refuse de me laisser partir. Besoin d’aide.


Un peu plus loin, elle entendit le garçon la héler. Non, bien sûr que non elle n’allait pas le suivre ! Et elle espérait d’ailleurs qu’il allait repartir seul. C’était sa dernière chance… Mélanie tenta une autre approche pour le convaincre. Elle lui montra son téléphone de loin avec un sourire forcé.

-Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne suis pas seule ! Ma famille m’attend, je vais les rejoindre !

La réponse de Celsia ne tarda pas.

De : Celsia
Message :
En derniers recours, isole-le sur les remparts à proximité du château. Je m’occupe du reste.



Génial… maintenant elle savait qu’elle n’était plus seule et qu’elle pouvait compter sur un soutien pour gérer les choses. Le problème c’est que si Celsia intervenait, elle se doutait que sa gestion du problème serait pour le moins radicale et elle n’avait aucune envie d’en arriver là. La jeune femme rangea son téléphone dans sa poche en priant son dieu pour que son interlocuteur prenne la bonne décision.

- Je vous souhaite une bonne journée monsieur !

Et elle tourna les talons pour s’éloigner sans attendre de réponse.
Hélas, ce qui devait arriver arriva et non seulement l’homme ne reparti pas de son côté, mais il décida au contraire la suivre à distance. Mélanie ne chercha pas à tourner la tête pour vérifier la présence ou non du rouquin, elle se contenta de marcher un moment dans les faubourgs (des fois que le jeune homme la suive du regard à distance, elle voulait lui laisser une chance), puis elle finit par tourner dans une rue et se dirigea droit vers les remparts (à ce stade-là, s’il avait décidé de la suivre elle ne pouvait plus rien faire pour lui). Regardant droit devant elle, elle grimpa les marches et constata sans surprise que la zone était déserte. Il était encore très tôt, les gens devaient dormir pour la plupart et ceux qui étaient réveillés avaient surement autre chose à faire que de trainer sur les remparts, excepté peut-être pour garder un œil sur le paradoxe (il n’y avait pas besoin de dix mille hommes pour ça). Mélanie atteignit rapidement le sommet et continua à marcher, légèrement essoufflée par l’ascension. Elle longea les remparts et se dirigea droit vers le chemin le plus direct pour aller au château de cette partie de la ville. Encore quelques mètres et elle arrivait dans la partie couverte et isolée qui conduisait vers le Grand Vallon… elle poussa la grille et se glissa par l’ouverture pour continuer à marcher, puis elle s’arrêta une vingtaine de mètres plus loin et s’accouda au muret. En contrebas, la vue était imprenable sur le Grand Vallon et, au loin, sur l'ancienne résidence de Maléfique. Ce n’est pourtant pas la vue que Mélanie contemplait à cet instant, mais le jeune homme qui venait de franchir la grille à son tour et qui avait fait quelques mètres dans sa direction.


-Vous n’auriez jamais dû me suivre… lança-t-elle avec un air profondément malheureux. Je suis tellement désolée…

Derrière Feather, la grilla claqua net avec un atroce grincement.

-Ne le sois Mélanie, les résistants sont nos ennemis, lança une voix reconnaissable entre toutes pour tous ceux qui avait connu Elsa.

1m67, les cheveux noirs et tressés sur le côté et des yeux aussi rouges que le sang, Celsia se tenait derrière Feather et lui barrais la route pour une possible retraite. La brune ne semblait pas souffrir du froid puisqu’elle arborait un simple débardeur noir un pantalon tout aussi sombre.

-J’espère seulement que la disparition de celui-ci n’attirera pas trop vite le regard de ses compagnons.

Elle planta son regard dans celui de Feather et afficha un sourire amusé.


-La curiosité est un vilain défaut mon cher et je crains que tu ne doives en payer le prix fort.
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Jeu 7 Jan - 2:49

- Je vous souhaite une bonne journée monsieur !

Sur quoi la jeune fille s'éclipsa, le sourire aux lèvres. Sa curiosité prit le dessus, et Feather ne put s'empêcher de la suivre du regard, caché derrière un muret. Or, cette dernière tourna brusquement dans une ruelle, disparaissant ainsi de son champ de vision. L'auteur prit un léger instant pour se questionner. Est ce qu'elle valait vraiment la peine d'être suivie ? Après tout, elle n'avait rien fait de grave, et semblait parfaitement innocente. Toutefois, une intuition le poussait à partir à la recherche la jeune fille, ne serais-ce que pour se rassurer. Il faillit faire demi-tour, lorsque les paroles d'Aerith lui revinrent en tête, le remotivant comme jamais.

-Oui, encore merci pour les crêpes d'ailleurs, c'était amusant ! En tout cas, tu pbzrzzrr toujours bzzrb utile bzbbr...rité des rues ! Oh, attend, on a des parasites sur la lignes. Tu m'entends mieux ? Oui, je te disais que tu pourrais toujours aller patrouiller dans les rues pour voir si tout vas bien.

Son (ridicule) flash back terminé, Feather se persuada alors d'être investi d'une mission, et qu'il se devait de l'honorer pour le comité. C'est ainsi qu'il se lança à la poursuite de la jeune femme, sans avoir trop conscience de ce dans quoi il s'embarquait. Il se précipita dans la ruelle où elle avait disparue et balaya son regard dans la zone afin de la retrouver. Par chance, il aperçut une silhouette se déplacer depuis les remparts. Au vu du nombres de marches qu'il s'apprêtait à devoir grimper, il regrettait déjà sa décision de vouloir jouer au détective. Tandis que Mélanie franchissait les remparts à peine essoufflée, l'écrivain n'acheva son ascension qu'une bonne minute plus tard. Ce dernier franchit la dernière marche en rampant, à bout de souffle. Hélas pour lui, sa cible était déjà entrain de le distancer, et il n'avait aucunement le temps de s'accorder une pause. Il s'efforça alors de la suivre le plus discrètement possible, hésitant de plus en plus à faire demi-tour. Enfin, la jeune femme poussa une épaisse grille et quittant aussitôt le champ de vision de l'écrivain. Il puisa dans ses dernières ressources et s'élança à vive allure en direction de la grille, qu'il percuta un peu trop violemment. En effet, le rouquin manqua de peu de s'être démis l'épaule. Il marcha encore une bonne dizaine de mètres avant de relever la tête et d'apercevoir celle qu'il cherchait.

-Vous n’auriez jamais dû me suivre… Je suis tellement désolée…

La grille claqua d'un coup sec, arrachant un sursaut à l'écrivain.

-Ne le sois Mélanie, les résistants sont nos ennemis.

C'était donc des Justes, il l'avait enfin compris. Il dévisagea longuement Celsia en arborant un air de défi, se demandant à qui il avait à faire.  

-J’espère seulement que la disparition de celui-ci n’attirera pas trop vite le regard de ses compagnons.La curiosité est un vilain défaut mon cher et je crains que tu ne doives en payer le prix fort.

L'auteur recula d'un pas en arrière, la main sur son poignard. Il avait évidemment conscience que Celsia pouvait l'écraser comme une mouche au moindre mouvement. Pourtant, il ne pouvait se résoudre à accepter l'idée d'être capturé aussi facilement. Pour une fois qu'on lui confiait un tant soit peu de responsabilité, il faisait déjà tout capoté. Contre toute, il adopta une tactique peu honorable, et se jeta sur Mélanie l'arme à la main. Le temps qu'elle comprenne ce qu'il essayait de faire, celui-ci était déjà passé derrière elle et tenait fermement son couteau près de la gorge de la jeune fille. Il beugla alors à l'attention de Celsia :

-T'approches pas, j'suis un dingue moi attention !

Il chuchota ensuite à l'oreille de Mélanie :

-Désolé...mais comme ça on a qu'à dire qu'on est quitte !

Le jeune homme commanda ensuite à Celsia d'ouvrir la grille, sans quoi il s'apprêtait à faire un carnage. Or, la discordianne refusa de s’exécuter, affirmant haut et fort que l'écrivain était bien peureux pour s'en approcher. Personne ne sait ce qui lui prit à cet instant. Il lâcha soudainement Mélanie et se jeta en direction de Celsia l'arme au poing, hurlant comme un possédé. En réponse, la jeune femme se contenta d'ouvrir un portail droit devant lui, ce dernier se jetant alors la tête la première contre un mur. Sa tête frappa si fort qu'il s'évanouit sur le coup.

L'écrivain s'éveilla plus tard avec un violent mal de crâne. Il lui fallut un certain temps pour parvenir à faire abstraction de la douleur et se concentrer enfin sur la situation. Il se trouvait dans une pièce relativement humide, et peu éclairée. C'est seulement lorsqu'il voulut se gratter le nez qu'il constata enfin les liens qui entravaient ses poings et ses jambes, ainsi que la disparition de son manteau et de sa chemise. Il remua énergiquement ses poignets en vue de défaire les liens qui les entravaient, mais c'était peine perdue. Une porte s'ouvrit soudain à quelques mètres de lui, et il reconnut presque aussitôt Celsia s'approcher. Il n'offrit pas le luxe à cette dernière d'ouvrir la conversation, et annonça :

-Ecoute ma cocotte, t'as pas enlevé le bon gars. T'as fais une erreur, et tu veux savoir pourquoi ? Il se raclât bruyamment la gorge. Parce que t'as kidnappé le meilleur ami d'Artis, Ha ! Tu l'avais pas vue venir celle là ! Je parie qu'il est déjà en chemin à l'heure qu'il est, et il va vous massacrer les uns après les autres ! Et toi la pimbêche, je peu te jurer que t'auras jamais vue une keyblade d'aussi près !




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Note pour moi même : Ne plus jamais jouer au petit espion. Artis m'avait repéré depuis la veille, et il m'a tendu un piège dans les montagnes. Résultat, il m'a fallut une heure pour le convaincre que je voulais pas l'assassiner ! Il est d'une paranoïa ce type... Je l'ai supplié pour qu'il me laisse l'accompagner, au moins le temps de quitter ce monde, mais le saligaud à refusé tout net. Le seul moyen que j'ai trouvé à été de formuler ça sous la forme d'un contrat...Du coup, je lui dois 500 gummies pour qu'il m'escorte au Jardin Radieux. Le problème ? Je l'ai pas cet argent ! J'ai inventé une histoire d'oncle éloigné qui vivrait près de la forteresse et qui se serait enrichi en collaborant avec le type qui avait inventé la glace à l'eau de mer...mais qu'est ce qui m'a pris...

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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Ven 8 Jan - 20:01

Mélanie poussa un hoquet de surprise lorsque Feather passa brusquement derrière elle et glissa un couteau contre sa gorge. Ok, c’était la première fois qu’elle était prise en otage et elle n’aimait pas du tout ça.

-T'approches pas, j'suis un dingue moi attention !

……………………………….. mais comment voulait-il qu’on le prenne au sérieux ?! Les petits chiens étaient ceux qui aboyaient le plus fort disait-on. S’il avait été de la trempe du blondinet, il ne se serait probablement même pas intéressé à Mélanie, il l’aurait attaqué directement. Celsia l’observa donc avec un certain scepticisme. Le fait qu’il menace l’une de ses alliées l’obligeait à le prendre au sérieux malgré tout. Allez prévoir les réactions d’un homme dont la vie ne tenait plus qu’à un fil !

-Désolé...mais comme ça on a qu'à dire qu'on est quitte !

Mélanie était tétanisée. Jamais dans toute sa misérable vie elle n’avait été aussi proche physiquement d’un homme en étant en plein état de conscience … et ce dernier braquait une arme blanche contre sa gorge. Il n’y avait pas à dire, sa vie était vraiment pourrie. Elle fut un peu rassurée en l’entendant s’adresser à elle de manière… gentille. Allait-il également l’égorger avec « gentillesse » ? Elle eut plutôt l’impression qu’il cherchait à gagner du temps et un prétexte pour que Celsia le laisse partir. Mais ça ne marcherait pas. Elle ne connaissait pas bien Celsia, mais elle savait cette femme autoritaire et implacable. Cet homme en avait trop vu, elle ne pourrait pas le laisser repartir. Feather intima à Celsia d’ouvrir la grille et cette dernière lui rétorqua avec son habituel air suffisant qu’elle ne l’avait jamais fermé.

-Mais j’imagine que tu es trop peureux pour venir, conclut-elle en le gratifiant d’un grand sourire provocateur.

Il n’en fallut pas plus à Feather pour faire la chose la plus stupide de sa vie. Le rouquin poussa Mélanie et se précipita sur la Discordian en hurlant comme un fou. « Lamentable démonstration de faiblesse », songea Celsia qui fit apparaitre un portail entre le garçon et elle. Emporté par son élan, Feather se précipita à travers et s’écrasa pitoyablement contre le mur d’une cellule à des kilomètres de là. Le bruit que fit son corps contre la pierre arracha une grimace de compassion à Mélanie. Etait-il seulement encore en vie ?
La suite s’enchaina assez vite. Les deux femmes franchirent le portail à leur tour, puis Celsia reprit rapidement les choses en main, donnant une série d’ordres à Mélanie après avoir envoyé un message aux garçons pour les rassurer : « Résistant neutralisé, je vais l’isoler pour le faire parler ». D’abord vérifier que le garçon ne s’était pas tué. Non, c’est bon il était toujours vivant. Le désarmer et lui retirer son manteau et sa chemise. Pourquoi faire ? Non, tout compte fait Mélanie ne voulait pas le savoir. Le hisser sur une chaise, puis l’attacher très solidement avec de la corde. Voilà, c’était fait. La pièce était faiblement éclairée par une archère, mais suffisamment pour y voir. Où étaient-ils ? Celsia lui expliqua leur position avec un sang-froid exemplaire, sang-froid que ne partageait absolument pas Mélanie, puis lui demanda de rejoindre Max et de ne pas retourner en ville pour le moment. Elle lui ouvrit un portail et lui intima de le traverser. Mélanie obéit, non sans avoir auparavant jeté un dernier regard chargé de remords vers Feather. Elle disparut.

***

Pénible contretemps, songea Celsia qui cherchait déjà de quelle manière elle allait pouvoir faire passer inaperçu la disparition de cet homme auprès de ses proches. Katarina allait surement pouvoir aider. Elle décida de lui envoyer un message.

A : Katarina
Message :
« Nous avons dû enlever un résistant qui collait Mélanie d’un peu trop près. Rouquin, 25-30 ans, yeux clairs, plutôt mignon. Ça te parle ? Ta présence est souhaitée pour l’interroger. Contacte-moi dès que tu pourras t’absenter de ton poste sans éveiller les soupçons, je te communiquerai ma position. »

En attendant une réponse, elle observa de plus près cet homme qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Inconnu au bataillon… celui-là n’était pas un proche d’Elsa. Dommage. Depuis qu’elle avait perdu la trace d’Elsa elle mettait tous les moyens à sa disposition pour la retrouver. C’était un peu pour cela qu’elle avait organisé cette expédition… en se confrontant aux résistants elle pourrait surement remonter jusqu’à l’un de ses amis et glaner des informations sur sa position. Elle souleva le menton du rouquin pour jeter un œil à ses blessures et nota le bleu magnifique qui était en train de se former sur son front. Bah, ce n’était pas grand-chose comparé à ce qui l’attendait s’il refusait de répondre aux questions qu’elle ne manquerait pas de poser à son réveil.
La ténébreuse joua un moment avec le taser, admirant le mode de fonctionnement et l’utilité d’un tel objet, puis, voyant que  le garçon n’ouvrait toujours pas les yeux, décida d’aller marcher un peu dans le couloir. Elle commençait à ressentir les effets de la fatigue. Il fallait dire qu’ils avaient passé la nuit à travailler d’arrache pieds et à monter la garde… ce rythme de forcenés, ils le tenaient depuis des jours et son corps commençait à dire stop. Mais bon, ce n’était pas maintenant qu’elle irait dormir. Elle avait mieux à faire grâce à Mélanie… elle soupira et étira ses muscles endoloris. Bon, ça commençait à faire longtemps, il devait être réveillé non ? Elle décida donc de retourner dans la salle et d’aller voir.

-Ecoute ma cocotte, t'as pas enlevé le bon gars. T'as fais une erreur, et tu veux savoir pourquoi ?

« Il ne manque pas de caractère celui-là ! » Se dit-elle avec une certaine admiration.

Finalement il ne s’était peut-être pas cogné la tête assez fort…

-Parce que t'as kidnappé le meilleur ami d'Artis, Ha ! Tu l'avais pas que venir celle là ! Je parie qu'il est déjà en chemin à l'heure qu'il est, et il va vous massacrer les uns après les autres ! Et toi la pimbêche, je peux te jurer que t'auras jamais vue une keyblade d'aussi près !


Les yeux de Celsia s’illuminèrent à la mention de l’élu et le regarda d’une toute nouvelle manière, beaucoup plus intéressée. Il aurait probablement mieux fait de se taire.

-Ce cher Artis, lança-t-elle avec entrain en se rapprochant. Je ne savais pas qu’il était de  retour en ville ! Comment va-t-il ?

Elle tira une chaise et s’installa face à lui, à quelques mètres.

-Tu penses qu’il est déjà à ta recherche ? Ce serait t’accorder un peu trop d’importance… Oh je ne dis pas, il remarquera surement ta disparition ce soir. Ça me laisse… (elle fit mine de réfléchir) allez… dix heures devant moi ? Ensuite il faut qu’il parte à ta recherche. Combien de semaines mettra-t-il avant de trouver ce monde ? Et cette cachette ? Non vraiment, je pense que nous avons tout notre temps pour parler ! Conclu-t-elle avec un sourire sympathique, comme si ce qu’elle racontait était la chose la plus naturelle du monde.

Elle l’observa quelques instants de manière très insistante, étudiant son visage et son corps. Elle semblait plongée dans une profonde réflexion.

-Tu dois avoir froid. Je pourrai améliorer ton confort si tu collaborais avec moi. Il suffit de répondre à mes questions. Et inutile de faire le malin, je sais que tu n’es pas un guerrier. Il suffit de voir ta manière de tenir un poignard… tu avais la possibilité de tuer l’une des nôtres et bloquer la propagation du paradoxe et tu ne l’a pas fait, je dois te remercier pour ça ! Mélanie nous est précieuse. Bref… ton ami Artis est donc ici… où passe-t-il ses journées et où loge-t-il ? Est-il accompagné par la princesse de cœur ? Ou peut-être LES princesses de cœur, si la gamine a survécut… Et cette chère Elsa… est-elle au Jardin Radieux elle aussi ?
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mar 19 Jan - 16:14

Bon, quand elle lui annonça qu'il lui restait au moins une dizaine d'heures à pourrir dans ce trou infâme, Feather conserva un calme Olympien. En revanche, lorsqu'elle surenchérit en précisant qu'ils se trouvaient dans un autre monde et qu'en plus de ça leur base était cachée, là s'en était trop pour le pauvre homme. Ajoutez à cela le sourire carnassier que lui donnait à voir la jeune femme, et il s'en fallut de peu pour que l'écrivain ne se laisse complètement submerger par la panique. Instinctivement, il balaya son regard à travers la pièce, et constata que celle-ci était très mal éclairée. Il s'imagina défaire ses liens et profiter de la pénombre pour prendre ses assaillants par surprise, et puis il se rappela avoir l'agilité d'un pachyderme et la force d'un rongeur. Il se devait de l’admettre, Il était on ne peu plus impuissant face à cette situation. D’autant que Celsia avait vue juste sur un point...A part Aerith, personne n'était au courant de ce qu'était partie trafiquer l'auteur, et personne n'était donc en mesure de se douter qu'il avait pu se faire enlever. Il se gifla mentalement pour avoir été aussi bête de suivre ainsi Mélanie sans prévenir qui que ce soit. Ici, aucun de ses amis ne l'entendrait crier...

Celsia finit de l'achever lorsqu'elle lui avoua que Mélanie constituait l'essentiel de leur plan pour ravager le Jardin Radieux. Encore une occasion de se comporter en héros qui lui avait filé sous le nez. Toutefois, même en se reprochant mentalement d'avoir agit comme le dernier des idiots, l'écrivain ne parvenait pas à regretter sa décision d'épargner la jeune fille. Même si elle appartenait aux Justes, il lui apparaissait clairement qu'elle n'aspirait pas au Chaos que le Jardin Radieux s'apprêtait à connaître. Etrange...peut être tout les Justes n'étaient pas foncièrement mauvais ? Peut être pensait elle agir pour le bien commun ? Dans tout les cas, la Discordianne l'arracha à ses réflexions en entamant son interrogatoire.

-Bref… ton ami Artis est donc ici… où passe-t-il ses journées et où loge-t-il ?

-Va au diable !

-Est-il accompagné par la princesse de cœur ? Ou peut-être LES princesses de cœur, si la gamine a survécut…

-Oh ça, il est loin d'être seul ! Tu peux me garder enfermer ici, ça ne changera rien au fait qu'ils vont vous arrêter. Tout vos petits plans et vos bases secrètes ne vous serviront à rien face à la Résistance !  Alors abandonnez le Jardin Radieux et repartez dans votre Arche !

Feather fut le premier surpris par autant de courage de sa part. Il était parvenu à aligner sa tirade sans trembler ni défaillir, ce qui était pour lui une belle prouesse. Toutefois, il s'interrogea quant à la déclaration de Celsia. Les princesses de cœurs ? D'autres étaient dans les parages ? Inexpressive, la Discordianne ne se laissa nullement intimider par le caractère belliqueux du jeune homme et poursuivit ses questions.

-Et cette chère Elsa… est-elle au Jardin Radieux elle aussi ?

L'espace d'un instant, il hésita à répondre positivement. Après tout, Artis s'était en mit en tête de retrouver cette fameuse Elsa. Si tel était le cas, conduire les Justes à la jeune fille les conduiraient également dans un piège, puisque le porteur s'y trouvait. Toutefois, miser sur un tel plan aurait été un véritable coup de poker qui pouvait très bien se solder par la mort d'Elsa et du mi-simili mi-sans cœur, aussi l'auteur se ravisa. En formulant sa réponse, l'auteur ne parvint pas un masquer une légère grimace, trahissant ainsi son mensonge déjà plus qu'évident.

-Elsa ? C'est qui ça Elsa ?

Comprenant que ses réponses était loin de satisfaire son interlocutrice, l'écrivain tenta vainement de défaire les liens qui le maintenait cloué à sa chaise, ne parvenant guère qu'à se faire au mal aux poignets. En désespoir de cause, il opta pour un changement de tactique radicale, et entreprit de faire la seule chose dans laquelle il était un temps soit peu doué : Le baratin.

-Ecoute, j'ai aucune idée de qui est cette fille ni de où se trouvent les princesses de cœur. Tout ce que je sais, c'est qu'Artis et moi avons débarqués dans ce monde il y a à peine quelques heures, et que depuis il cherche à tout prix à rallier la résistance. Je sais que tu espères des réponses, mais je ne suis pas celui qui pourra te le donner.

Il s'adossa contre sa chaise, convaincu que son petit stratagème allait porter ses fruits.

-En tout cas, l'adversité ne nous oblige pas à nous conduire comme des sauvages, si ? Moi c'est Feather. Et tu dois être euh...?



Journal de Feather : Jour 143

Et me voilà à présent le nez dans les cartons... J'admet avoir eut de la chance de trouver aussi rapidement un logement au Jardin Radieux, et encore plus qu'Artis veuille bien me filer un coup de main pour le déménagement. Plus j'en apprend sur lui, moins je le comprend. Ce qui est pas plus mal, étant donné que je m'attendais à ce qu'il me dépèce vivant en apprenant que je n'avais pas les moyens de les payer...Pire, puisqu'il m'a même aidé à financer mon emménagement grâce à sa récompense obtenue à la Terre des Dragons ! Ce type est décidément un mystère, mais je crois qu'on commence enfin à s'entendre. Hélas, on va bientôt être amené à devoir se séparer, puisque que quelqu'un d'autre l'attend. Il refuse pour l'instant de m'en dire plus, mais je crois l'avoir entendu mentionner le nom d'un monde. « Midlas », ou quelque chose dans ce genre là. D'ailleurs, je pense me lancer dans une nouvelle série de romans, mais je pinaille encore à créer mon personnage principal. Peut être que je devrais m'inspirer d'Artis, même s'il a tout de l'anti-héros...

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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Ven 22 Jan - 2:55

-En tout cas, l'adversité ne nous oblige pas à nous conduire comme des sauvages, si ? Moi c'est Feather. Et tu dois être euh...?
-Celsia, répondit la jeune femme du tac-o-tac.

Elle eut la bonne surprise de voir que l’évocation de son nom avait produit un sentiment de peur chez sa victime. Ainsi donc elle commençait à être connue chez les résistants ? Pas si surprenant si cet homme était vraiment le meilleur ami d’Artis, comme il le prétendait. Il lui avait menti, elle était maintenant sûre qu’il avait déjà entendu parler d’Elsa, quant à savoir si elle était ici… c’était une autre histoire. Une histoire qu’il allait falloir lui soutirer, de gré ou de force. L’interrogatoire dura un bon moment. Deux coups de taser, ainsi qu’un nombre impressionnant d’estafilades sanglantes tracées sur la poitrine au couteau plus tard, Celsia avait pu apprendre un certain nombre de choses –sous réserve que le jeune homme lui ait dit la vérité. D’abord qu’Artis était de retour au Jardin Radieux depuis quelques heures et cherchait à rallier la résistance. Ensuite, que l’affreuse rouquine était là aussi et elle avait même réussi à connaitre son nom : Blanche-Neige ! Il lui serait plus facile d’exploiter ses failles maintenant qu’elle connaissait son identité. Elle avait même découvert que l’élu avait le béguin pour elle, comme c’était mignon ! Si le blondinet lui semblait trop dangereux pour un affrontement direct, elle connaissait maintenant son point faible. La fille était peu dangereuse. Si elle l’enlevait… Mh, chaque chose en son temps. Elle en arriverait peut-être à cette extrémité si Elsa était au Jardin Radieux : obliger Artis à choisir entre la vie de sa princesse ou la liberté d’Elsa. Pour elle qui aimait jouer avec ses victimes, cette perspective était extrêmement plaisante. Après tout, Abnegatio n’avait pas donné de directives précises quant aux princesses de cœur, alors elle pouvait bien s’amuser avec, non ? En échange des informations que lui donnait Feather, elle consenti même à lui apporter quelques éléments de réponses à son propos et sur ce qui était à l’origine du chaos dans l’univers… tout en sachant pertinemment que tout ça ne servait strictement à rien puisque Feather ne vivrait pas assez longtemps pour pouvoir rapporter ses nouvelles connaissances auprès de ses proches. Jamais il ne sortirait de cette salle, jamais… mais il espérait du fond de son cœur et elle était heureuse d’entretenir l’illusion. Bien sûr, elle lui avait menti en lui disant qu’elle l’avait entrainé dans un autre monde mais, de toute façon, les probabilités qu’Artis retrouve Feather dans les prochaines 24h et qu’il la prenne de vitesse pour le libérer avant qu’elle ne le tue étaient nulles. Alors qu’elle s’apprêtait à poser une nouvelle question, son téléphone se mit à vibrer et afficha un message de Katarina. A la bonne heure ! Le vrai interrogatoire allait pouvoir commencer ! Quoi que, l’homme avait été assez loquace et il s’agissait plutôt de vérifier certain de ses propos, car elle se doutait qu’il en savait plus qu’il ne voulait bien le dire.
Les yeux de Celsia se posèrent sur Feather, puis sur sa montre-téléphone et elle prit un air contrarié. Elle soupira et marmonna en s’éloignant :

-Ne peut-on jamais être tranquille ?! (Elle porta son poignet à son visage pour rapprocher son téléphone de ses lèvres, s’adressant à un interlocuteur invisible). Tue quiconque s’approche d’ici. Non, pas de prisonniers, le rouquin me suffit. J’arrive. (Elle tourna la tête vers Feather et lui adressa un regard glacial). Profite en pour te reposer, j’aurai surement envie de passer mes nerfs sur quelqu’un en revenant…

Et ni une ni deux, elle quitta la pièce. L’attente fut longue, très longue. Lorsque soudain des bruits se firent entendre et la porte s’ouvrit. Artis pénétra dans la pièce. Il semblait blessé mais capable de se déplacer, quant à ses vêtements, différents de ceux qu’il portait le matin même, ils étaient déchirés à de multiples endroits et tâchés de sang. Artis parut à la fois soulagé et énervé en découvrant l’état dans lequel les Justes avaient mis son ami et se rapprocha de lui en boitant légèrement. S’en suivi un échange où Feather exprima son soulagement de voir son ami...
Au-delà de l’illusion, Celsia regardait Feather, toujours assit sur sa chaise et ligoté, s’adresser à un être invisible. Près d’elle, Katarina fixait également le jeune homme pour manipuler la vision dans sa tête. Quel pouvoir fascinant ! Il lui rappelait un peu celui d’Alastair, bien que le sien ne repose que sur la terreur qu’il pouvait inspirait aux gens. Katarina était faite  pour l’investigation et elle ne doutait pas qu’elle lui permettrait d’arracher toutes les informations qu’elle souhaitait à Feather. Il avait suffi à la discordian de simuler une attaque des résistants pour mettre Feather dans une bonne disposition mentale et Katarina s’était chargée du reste. Cette manipulation mentale lui permit d’arracher les toutes dernières informations qu’elle voulait au rouquin. Maintenant elle s’avait qu’Elsa était au Jardin Radieux en compagnie de deux résistants répondants au nom de Sam et Mat. Elle savait aussi qu’Artis trainait avec un certain Eren et Stitch et elle avait gagné une petite description de leur apparence physique. C’était plus qu’elle n’en voulait ! Alors que dans son illusion, Feather se croyait auprès d’Artis et sauvé, Celsia ordonna brusquement à Katarina de tout arrêter et le jeune homme bascula dans la triste et froide réalité. Déjà, Celsia se désintéressait de lui.

-Qu'est-ce qu'on fait, on le tue ? Demanda Katarina
-Pas tout de suite... il peut encore nous être utile. Rentre te reposer, la nuit a été longue, répondit Celsia en lui ouvrant un portail.

Katarina parut déçue de ne pas pouvoir infliger la moindre sévice à Feather mais n’insista pas. Elle demanda ensuite à Celsia si elle avait l’intention de punir Mélanie pour l’erreur qu’elle avait commise.

- Tout est sous contrôle, c’est tout ce qui compte. Fiche lui la paix.
- Bah... trop tard, lança l’illusionniste en haussant les épaules.
- Katarina, qu'est-ce que tu lui as fait ?!
- Rien rien... je lui ai juste remonté les bretelles. Bref, à plus tard !

Et elle disparut à travers le portail sans demander son reste. Celsia soupira en songeant qu’elle travaillait avec une véritable équipe de bras cassés. Son regard se porta sur Feather et elle hésita à le tuer maintenant pour abréger ses souffrances… non, mieux valait attendre un peu. On ne savait jamais comment les choses pouvaient évoluer, peut-être qu’elle aurait d’autres questions à lui poser dans quelques heures ou bien qu’elle pourrait se servir de lui comme monnaie d’échange pour obtenir quelque chose des résistants. Dans le doute… Elle échangea quelques mots avec sa victime  tout en ramassant les différentes armes qui trainaient dans les parages, puis quitta prestement les lieux. La journée avait été longue et elle était morte de fatigue. Elle pouvait bien s’accorder quelques heures de sommeil avant de reprendre sa chasse !
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Melanie Hawkfield
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Ven 22 Jan - 3:15

Elle était folle. Oui, son projet était de la pure folie ! Elle était juste en train de trahir tous ceux qui l’avaient sauvé et protégés ces derniers mois. Sa nouvelle famille… elle le savait, après ça plus rien ne serait pareil. Peut-être qu’Abnegatio ne voudrait plus jamais la voir, peut-être qu’elle serait bannis de l’Arche… voir condamnée à mort par ses pairs ? C’était ça le plus dur : de se dire qu’elle allait être à nouveau seule. Ca, et la déception que son geste ne manquerait pas de provoquer chez Max. Son sauveur, son ange-gardien… il la détesterait. Mais tant pis, elle ne pouvait plus continuer à fermer les yeux. Elle savait exactement où se trouvait la cellule de Feather, elle l’avait bien mémorisé. La fuite allait être difficile, mais elle savait comment le faire évader. Il fallait juste réussir à le faire sortir du château. Elle s’étonna du sang-froid dont elle faisait preuve à cet instant, puis songea que le plan d’évasion était limpide dans sa tête, elle n’avait presque pas eu besoin d’y réfléchir. Peut-être qu’inconsciemment elle n’avait jamais eu l’intention de l’abandonner ici. Le geste de Katarina n’avait été que la goutte d’eau de trop… c’était ce qui l’avait définitivement convaincu de mener son entreprise à bien. Elle n’en arborait que trop la marque sur sa joue...
Une poignée d’heures après le départ de Celsia, Mélanie pénétra dans la cellule de Feather. La porte ne fit pas un bruit en pivotant sur ses gonds. Elle se glissa à l’intérieur le plus silencieusement possible, son cœur battant à tout rompre. Ses muscles étaient fatigués de courir d’un lieu à l’autre pour tout préparer le plus vite possible de sorte à ne pas être prise en flagrant délit mais elle s’efforçait de tenir le coup et de ne pas se laisser aller à l’épuisement. Après une nuit blanche, le rythme qu’elle s’imposait n’était pas évident à tenir. Elle fut rassurée à constatant qu’il était toujours en vie et son cœur se serra en découvrant l’état dans lequel Celsia l’avait mis…  elle était en grande partie responsable de cette horreur, il fallait qu’elle le sorte de là ! Elle glissa un doigt sur sa bouche pour lui intimer le silence de loin, puis traversa rapidement la salle et se retrouva à sa hauteur.


-Je suis venue vous libérer, lui chuchota-t-elle. Il faut me faire confiance, je peux vous aider ! (elle tira un couteau de sa ceinture et entreprit de s’attaquer à ses liens). Il nous faut quitter le château et atteindre les souterrains. Je sais que c’est beaucoup vous demander, compte tenu de votre état, mais c’est notre seule chance de salut. 


Le couteau acheva les liens des poignets, puis des pieds. Mélanie s’empressa de ranger son arme et se releva. Elle entreprit alors de défaire le gilet qui était attaché autour de sa taille pour le poser sur les épaules de Feather.


-Enfilez ça, vous devez êre gelé ! Pouvez-vous marcher ? Je vais vous aider !

Et elle fit de son mieux pour le soutenir, le guidant vers la sortie tout en restant en permanences aux aguets. Ce château lui donnait la chair de poule mais sa mission avait au moins le mérite de détourner son attention des paradoxes. Rejoindre les souterrains fut laborieux et éreintant et elle n’aurait su dire combien de temps il leur fallurent. Toujours est-il qu’ils y parvinrent. Dans un premier temps ils sortirent du château et Feather pu avoir une superbe vue sur le Grand Vallon mais très vite Mélanie l’entraina dans une grotte. Elle sortie une petite lampe électrique de sa poche et leur éclaira le chemin dans les ténèbres. Si la grotte comptait plusieurs embranchements, Mélanie semblait toujours savoir où aller et il fut très vite évident que le duo était en train de s’enfoncer profondément sous terre. Ce n’est qu’après une dizaine de minute de marche que la jeune femme accepta de faire une halte. Ils étaient arrivés dans une cavité plus large et un sac était posé dans un coin, comme s’il les attendait.

-Nous allons faire une halte, vous avez besoin de vous reposer. (elle l’aida à s’assoir) Nous sommes en sécurité, ils ne pourront pas nous retrouver ici.

Sans perdre un instant, elle attrapa le sac et le ramena vers eux, puis entreprit de le fouiller pour en extraire un manteau qu’elle lui tendit.


-Couvrez-vous vite avant de faire une hypothermie !

Elle fouilla à nouveau son sac et en sorti une autre lampe torche, plus grande et plus puissante qu’elle alluma sans perdre de temps. Elle attrapa ensuite de la nourriture et de l’eau qu’elle lui donna en lui recommandant de manger pour reprendre des forces.

-Il y a des vivres pour deux ou trois jours. Sait-on jamais… je préfère pallier à toute les situations, si vous ne pouviez pas sortir de ces grottes tout de suite…

Pour la première fois depuis leur retrouvaille, la jeune femme posa véritablement ses yeux sur le torse de Feather. Elle se sentit défaillir en voyant les blessures que Celsia lui avait infligé.

-J’ai… j’ai aussi pris des bandages. Je me doutais que… oh je suis tellement désolée ! S’exclama-t-elle une main devant la bouche et les larmes aux yeux. Tout est de ma faute…
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Moros
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Sam 23 Jan - 15:14

**Max Braveheart**

Combien de temps s'était écoulé depuis que Melanie et Max s'étaient séparé dans le bureau où se trouvait l'ordinateur, l'homme n'en avait tout simplement aucune idée. La notion de temps est très abstraite lorsqu'on est un éclaireur et qu'on est parfois amené à rester dans la même position de nombreuses heures durant. Il avait commencé par scruter le paysage s'offrant à lui durant un temps très long, se ravissant du soleil montant dans le ciel et éclairant ce lieu si particulier.

Il avait ensuite fait apparaître l'écran de son écouteur ainsi que le clavier de sa montre. Il entreprit de créer divers programmes sur celle-ci, certains ayant une utilité et d'autres non. Il créa par exemple une commande permettant l'explosion de l'appareil et de son possesseur, pour le cas où il n'aurait, à nouveau, pas choisi le bon camp. Un autre ne faisait que détruire toutes données reliées à ce périphérique ainsi que tout ce qu'il contenait. Pour éviter cela, il était nécessaire de connaître divers mot de passe et chemin dérobé.

Enfin il créa une sorte de journal qu'il relia à son écouteur afin qu'il enregistre une version holographique de Max. Il laissait ainsi un témoignage de lui à l'avenir et consignait ses découvertes sur un périphérique que lui seul possédait. La première entrée qu'il y créa n'était pas des plus heureuses malheureusement.

Entrée numéro 1 de Max Braveheart :

Aujourd'hui j'ai a nouveau piraté le système de défense du Jardin Radieux. Le programme est complexe et ne laisse pas beaucoup de place à la manipulation, comme s'il savait se protéger de l'intérieur ce qui est extrêmement bizarre. J'ai toutefois réussi à y implanter un programme d'aide dissimulé. Il me servira de soutien à l'avenir...
L'une des notres, Melanie, a eu quelques difficultés avec Katarina. Cette femme n'est pas une tendre et je pense qu'elle a de mauvaises intentions derrière la tête. Mais ce n'est pas ce qui me préoccupe le plus. Melanie a eu une réflexion des plus déconcertante. Pourquoi faisons nous cela ? Les résistants le méritent-ils ?.. Je n'ai pas su quoi lui répondre. Je ne suis pas très doué pour remonter le moral mais pire encore, elle m'a fait douter. Abnegatio m'a permit de sauver ma vie mais et si je me trompais encore une fois ? Et si à nouveau je combattais un peuple sans savoir ce qu'il est réellement. Le moins qu'on puisse dire c'est que cette petite m'a retourné l'esprit et mes convictions en sont fortement touchée.

Je crois que j'ai tout intérêt à garder les yeux sur elle. Je crois qu'elle peut m'apporter autant de soutient que moi je...
Mais qu'est-ce que ? Dîtes moi que je rêve...


Max interrompit l'enregistrement de son hologramme. Il venait d'apercevoir, par l'ouverture conduisant au paysage, une silhouette qu'il reconnaissait. La jeune Mélanie quittait la forteresse où ils devaient se reposer selon l'ordre de Celsia. Cela ne l'aurait pas autant choqué s'il n'avait pas vu, à travers son écran, que le signal du téléphone de Mélanie ne bougeait pas d'un pouce. Elle l'avait laissé ici pour ne pas être suivie. Il sentait qu'elle allait au devant de gros problèmes.

Il laissa tout instantanément et se précipita dans les escaliers conduisant au bas de la forteresse. Il espérait sincèrement que Mélanie n'avait pas en tête ce qu'il craignait. Il avait noté la façon dont Mélanie semblait s'en vouloir et se demanda si elle ne voulait pas secourir l'otage. Cette pensée le fit blêmir tandis qu'il descendait les marches quatre à quatre. Il vérifia les données du traceur se trouvant dans le téléphone de Mélanie et le retrouva, après de nombreuses minutes d'investigations, laissé à l'abandon dans la forteresse. Elle ne voulait visiblement pas qu'on sache ce qu'elle comptait faire. Max enfouit le téléphone dans sa poche et continua sa course jusqu'à l'extérieur.

Il l'atteint en un rien de temps, sans même se soucier du bruit qu'il avait pu faire et si, entre temps, un résistant n'avait pas pu s'introduire dans leur cachette. L'important était de rattraper Mélanie avant qu'elle ne commette une grave erreur pour son avenir au sein de l'Arche. Il tourna la tête à droite et à gauche, tentant de retrouver la silhouette de la jeune fille mais il avait beaucoup trop de retard. Elle n'apparaissait pas dans le champ de vision de l'éclaireur car il y avait fort à parier qu'elle était déjà loin.

Il savait qu'un des lieux de résidence des combattants de l'Arche était un ancien château se trouvant aux abords de la ville. Il devait donc faire le tour du Vallon pour y accéder. Il avait déjà beaucoup trop de retard, c'est pourquoi il privilégia une autre façon de la rattraper plutôt qu'à pied. Il retourna sur ses pas, contourna la forteresse et s'engouffra dans un coin d'ombre. Après quelques mètres, il tourna sur la droite et aperçu, contre un mur, un moyen de transport destiné à fuir en cas de problème ou bien à charger pour un assaut frontal. Il en effleura l'acier des doigts puis s'assit sur sa selle.

Max était quelqu'un qui aimait la discrétion, rien de plus normal lorsqu'on était éclaireur, mais ceci était son petit pêché mignon. Il s'agissait d'une moto tout terrain relativement rapide et robuste. Avec ceci, il mettrait largement moins de temps à faire le tour mais prendrait le risque d'être vu ou entendu. C'est pourquoi il ne mit pas en marche sa bécane tout de suite. Il préféra la pousser durant les 200 premiers mètres avant de finalement l'enfourcher et rouler aussi vite qu'il put. Max avait tous ses sens en éveils en espérant rattraper Mélanie ou, au moins, n'être surpris par personne.

Il redoutait presque autant d'être surpris par un résistant que par des combattants de l'Arche. Il avait sciemment quittait son poste, désobéit à un autre de Celsia et avait, auparavant, menacé l'une des siens. Cette mission courait droit au suicide avec une équipe pareil. A plusieurs reprises, il dut s'arrêter et se mettre à couvert, perdant ainsi beaucoup de temps, afin de ne pas être repéré par quelqu'un. Un homme avec un fusils de précision dans le dos et sur une moto passe rarement inaperçu. Contourner le Grand Vallon lui parut prendre une véritable éternité. Il commençait même à se dire qu'il n'arriverait jamais à temps.

Lorsqu'il eut enfin le château en vue, Max arrêta sa moto et la poussa à la main afin de ne pas révéler son arrivée. Il fit ensuite un détour afin de pouvoir vérifier la présence de garde ou non devant la porte ainsi que pour cacher sa moto dans une crevasse. Il ne savait pas où se trouvait Moros, Katarina et Celsia et préférait ne pas se confronter à eux.

Il arriva sur un surplomb proche de l'entrée et jeta un coup d'oeil. Il put alors voir, à son grand désespoir, Mélanie qui sortait en compagnie d'un homme visiblement torturé. Il se mit alors à songer à la bonne marche à suivre.
La logique et le pragmatisme aurait voulu qu'il arrête Mélanie et qu'il renferme le prisonnier dans sa cellule. Le problème avec cela était que Max n'avait prévenu personne, il était donc en tort, de plus Mélanie courait au devant de gros problèmes avec son geste. Le mal était fait mais il n'était toujours pas connu...

Non, la vision de l'homme torturé convaincu Max. Il était un soldat formé pour la guerre mais il refusait de laisser ses alliés torturer un homme. Ceci n'était plus une bataille pour lui, c'était de la barbarie pure et dure. Voyant Mélanie s'éloigner avec l'homme, il songea pour lui-même qu'il était fier d'elle. Il fit apparaître son écran et son clavier et envoya un message :

A : Moros
Je dois poser quelques questions au prisonnier au sujet des programmes de défense de la forteresse. Ils sont codés d'une façon qui me laisse à penser qu'il a une volonté propre, comme une IA. Son cryptage nécessite que je m'attaque à son code source et je suis certain que l'homme à des renseignements sur les pare-feu qui me pose problème. Si on te demande, tu saura où je suis.
PS : Pas la peine d'essayer de voler la bécane, je l'ai prise avec moi.

On aurait pu penser que Max trahissait Mélanie mais c'était en réalité tout l'inverse. Il ne faisait aucun doute que les compétences en informatique de ce dernier ne lui permette pas de comprendre son message tout de suite, sans doute ne le lirait-il pas entièrement. Ainsi il gagnait du temps et, si on demandait où se trouvait Max, Moros montrerai ce message et tout semblerait normal. D'autant que le message n'était pas entièrement faux, le code était vraiment complexe.

Mélanie avait disparue dans une grotte située non loin de l'endroit où se trouvait l'éclaireur. Celui-ci décida de se lancer à sa suite. Il laissa sa moto en plan, dans la crevasse et accouru pour regagner le retard qu'il avait sur la jeune fille. Il l'aiderait aujourd'hui mais espérait néanmoins qu'elle saurait se montrer plus prudente à l'avenir.

Il atteint après quelques minutes l'entrée sombre d'une grotte. Il s'y enfonça sans peur, activement simplement sur son écran une vision nocturne. Il songea qu'il venait réellement d'un monde où la technologie était fabuleusement avancée et songea qu'il devrait fabriquer ce genre d'équipement pour certaines personnes de l'Arche. Il marchait, reprenant sa respiration, en direction des bruits de pas qu'il entendait au loin grâce à l'écho de la grotte. D'ici quelques minutes, il retrouverait Mélanie et le prisonnier. Pour la suite... Il ne savait pas encore.

-Il y a des vivres pour deux ou trois jours. Sait-on jamais… je préfère pallier à toute les situations, si vous ne pouviez pas sortir de ces grottes tout de suite…


S'il avait encore doutait encore que l'homme avait pu toucher la jeune fille, cela ne faisait plus aucun doute. Elle avait prévue largement son évasion, prévoyant même des vivres afin qu'il s'en sorte quoi qu'il arrive. Était-elle consciente qu'elle était au moins autant en danger que lui ?

-J’ai… j’ai aussi pris des bandages. Je me doutais que… oh je suis tellement désolée ! Tout est de ma faute…


Les lumières des lampes torches se faisaient voir non loin. Max les avaient rejoint, soignant son allure afin de reposer ses jambes et déboucha derrière eux nonchalamment.

-Tu te trompe Mélanie, rien n'est ta faute. Tu t'es contenté d'être en ville comme ta mission te le demandait. Tu ne pouvais pas savoir que tu allais te faire voir. La seule personne à blâmer pour son état c'est Celsia. C'est elle qui l'a torturé.

Étaient-ils sérieusement en train de faire une pause au beau milieu de la grotte alors que la fuite de l'homme n'allait pas tarder à être connue ? Il en tomba dénue.

-J'espère que tu sais que tu viens de libérer un résistant et, par la même occasion, de trahir ceux qui t'ont recueilli. J'ai réfléchis à ta question. Je ne suis pas venu pour tuer des gens mais seulement pour en protéger, toi comprise.

Max s'approcha de la jeune fille et lui prit les bandages qu'elle avait pris soin d'emporter. Il se mit alors à dérouler la bande afin de soigner l'homme qui avait été torturé. Il détestait ceux qui avait besoin d'en venir à ces méthodes et il lui était alors légitime de porter secours à cet homme qui était, pourtant, leur ennemi. Il fit plusieurs tours de la poitrine de l'homme, tâchant de bien serrer afin de refermer les différentes plaies qui le recouvrait.

-Je vais t'aider à t'en sortir Mélanie mais on risque de sérieux problèmes... La nouvelle de son évasion ne va pas tarder et a ce moment là il faudra qu'il soit le plus loin possible. Le mieux serait qu'il retourne en ville. Finissez de manger rapidement, on va se mettre en route.

Il se releva, observant les deux personnes qui se reposaient et pensa que Mélanie risquait plus que lui en cas de problème. Il prit alors les devant, fit apparaître son clavier et son écran et tapa un message :

A : Moros
Le prisonnier a réussi à me subtiliser mon couteau. Il s'est libéré et m'a mit KO. Je pars à sa recherche. Ne dis rien aux autres pour l'instant, je m'occupe de le récupérer. Rend moi ce service aujourd'hui et je te rendrais la pareil demain...

Il savait précisément ce qu'il faisait. Moros était impulsif mais semblait plus ou moins de confiance. Il ne dirai sans doute rien mais Max avait une preuve qu'il était le seul fautif à incriminer. Il savait cependant que ses capacités de combat et de piratage lui permettrait probablement un traitement de faveur lorsqu'il répondrait de ses actes.

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Artis
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Ven 5 Fév - 23:45

Feather croupissait dans le fond dans geôle, laminé par la faim et frigorifié. De plus, les blessures que lui avait infligée Celsia n'avaient pas mises longtemps à s'infecter. De longues estafilades boursouflées jonchaient sa peau et le faisait atrocement souffrir. Ses nerfs venaient tout juste de l'abandonner, et le pauvre homme s'était mis à sangloter sur lui même. Recroquevillé comme jamais, il se pensait déjà condamné à mourir dans cette cellule. Personne ne viendrait pour lui. Malgré tout, il regrettait amèrement d'avoir coopérer avec les Justes. Involontairement, certes. Il faut dire que l'illusion de Katarina était plutôt bluffante, mais tout de même. Si Elsa venait à mourir, ce serait entièrement de sa faute. Idem pour Artis et tout les autres. La culpabilité lui dévorait les entrailles à petit feu...

L'écrivain entendit soudain un bruit de pas, bien que discret, non loin de lui. Il releva lentement la tête, et reconnut aussitôt Mélanie. La jeune femme plaqua un doigt contre ses lèvres, laissant ainsi deviner à l'auteur que Celsia n'était pas au fait de cette entrevue. Et pour cause, puisque la jeune femme ne tarda pas à lui révéler la véritable raison de sa présence.

-Je suis venue vous libérer, lui chuchota-t-elle. Il faut me faire confiance, je peux vous aider !

Il poussa un soupire de soulagement. Il avait vu juste, Mélanie n'était pas comme eux.

-M-Merci...

Elle prit le temps de défaire les liens du rouquin, avant de le recouvrir d'un épais gilet. Mais lorsqu'il voulut se relever, il senti aussitôt sa jambe gauche défaillir, et fut rattrapé de justesse par la jeune femme. Il lui fallut s'appuyer sur cette dernière sur une centaine de mètres pour enfin parvenir à marcher de son propre chef, appuyant l'essentiel de son poids dans la jambe droite. Il suivit Mélanie sans broncher, ravie à l'idée qu'elle connaisse le chemin de la sortie. Sans elle, il lui aurait été impossible de quitter cet endroit. Leur escapade les mena finalement à l'extérieur, et ce en passant par les hauteurs. En conséquence, le grand vallon s'étendait sous leurs yeux, le tout illuminé sous un soleil rayonnant.

*-J'aurais au moins eut une belle vue avant d'y passer...*

Il chassa aussitôt cette pensée morbide de son esprit. S'il abandonnait déjà maintenant, c'était la mort assurée. Il s'efforça de faire face à la douleur et continua à suivre Mélanie, ralentissant à petit feu son rythme de marche. Ils s’enfoncèrent alors dans les entrailles du grand vallon en passant par une grotte, diminuant ainsi le risque imminent d'être retrouvés par les Justes.

-Nous allons faire une halte, vous avez besoin de vous reposer. Nous sommes en sécurité, ils ne pourront pas nous retrouver ici.  

-Espèrons le...

Il s'assit difficilement sur le sol, aidé par la jeune femme. Cette dernière extrait un manteau depuis l'intérieur de son sac et le passa à notre écrivain, qui en profita pour retirer le gilet qui recouvrait ses épaules, désormais souillé par le sang séché. L'auteur s'emmitoufla dans le manteau avant de se recroqueviller en boule sur le sol, grelottant. Mélanie lui tendit de quoi se sustenter, ce qui lui fit on ne peut plus plaisir. Il n'avait rien avalé depuis son enlèvement, et son ventre, habitué à des horaires strictes, criait dors et déjà famine. Il se jeta alors sur la nourriture, allant jusqu'à faire tomber le manteau qui le recouvrait. L'air glacé de la grotte vint bien vite s'engouffrer dans ses blessures, ce qui lui fit de nouveau réaliser à quel point Celsia pouvait être sadique. En replaçant le manteau sur lui même, il aperçut Mélanie, les yeux rivés sur ses divers mutilations.

-J’ai… j’ai aussi pris des bandages. Je me doutais que… oh je suis tellement désolée ! Tout est de ma faute…

Feather voulut se lever pour conforter la pauvre jeune fille, mais constata avec effroi que sa plaie à la jambe gauche s'était rouverte durant le trajet. Il plaqua sa main contre sa cuisse, dissimulant ainsi le sang frais qui se répandait sur son pantalon.

-Ecoutez...

-Tu te trompe Mélanie, rien n'est ta faute.

L'auteur fit l'équivalent d'une crise cardiaque, et recula jusqu'à se retrouver dos au mur. Même dans cet état, il trouvait la force d'être peureux...

-La seule personne à blâmer pour son état c'est Celsia. C'est elle qui l'a torturé. J'espère que tu sais que tu viens de libérer un résistant et, par la même occasion, de trahir ceux qui t'ont recueilli. J'ai réfléchis à ta question. Je ne suis pas venu pour tuer des gens mais seulement pour en protéger, toi comprise.

Feather poussa, cette fois ci encore, un long soupire de soulagement. Ainsi, Mélanie n'était donc pas la seule à avoir un tant soit peu de jugeote chez les Justes. Au cours de son "entretien" avec Celsia, cette dernière n'avait pas cachée le fait qu'elle manipulait ses propres hommes, en leur affirmant que les Résistants était une menace imminente et qu'il fallait les éliminer. Car tout les Justes n'étaient pas des meurtriers de sang froid, aspirant à raser une population toute entière simplement pour accélérer les choses. Et ce nouveau venu semblait être de ceux là. En effet, puisqu'il se rendit au chevet du rouquin et l'enseveli de bandages, allant jusqu'à faire à nœud à la cuisse pour limiter hémorragie.

-Je vais t'aider à t'en sortir Mélanie mais on risque de sérieux problèmes... La nouvelle de son évasion ne va pas tarder et a ce moment là il faudra qu'il soit le plus loin possible. Le mieux serait qu'il retourne en ville. Finissez de manger rapidement, on va se mettre en route.

Il avait entièrement raison. Vu l'état de sa jambe, Feather avait malheureusement due en arriver à la conclusion suivante : Dans le meilleur des cas, et donc en se pressant, il finirait unijambiste et balafré. S'ils tardaient trop, en revanche, il n'était pas certain d'avoir encore assez de sang des les veines pour pouvoir marcher, d’autant plus que la fièvre commençait à le gagner.

-Je suis d'accord, on devrait pas trainer. Je peu...je peu peut être vous conduire au QG, vous pourriez vous y cacher. Par contre, je crois bien que je vais avoir besoin d'aide pour marcher...



Journal de Feather : Jour 327
Non seulement Artis est revenu, mais il m'a en plus trouvé un éditeur ! J'ai un entretien avec lui demain, je suis tout nerveux ! Bon sang, j'en ai les doigts qui tremble, c'est pathétique...Enfin, il s'agit d'un vieux milliardaire grincheux comme tout, j'ai peut être bien raison d'être nerveux... Le pire, c'est que je ne sais même pas comment Artis a rencontré le vieux Picscou. Encore un à qui il a dut sauver la vie, sûrement...Faut dire que j'men suis pas mal inspiré dans mes romans, mais je doute que ça lui fasse vraiment plaisir. Mais bizarrement, c'est le seul genre de héros qui me convient quand je laisse parler ma plume. A croire que ma muse est...un homme, pas sympa en plus. En tout cas, j'suis bien content de retrouver ce sale râleur d'albinos. Après 6 mois de vie à Midlas il rentre enfin au bercail ! Mais je devrais pas réjouir...Il s'est contenté de me résumer son séjour par : "En gros, j'suis maintenant célibataire et ma mère est morte. Ah, et ma keyblade refuse de me revenir aussi." Grosse ambiance...

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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Mar 8 Mar - 14:50

Mélanie sursauta violemment et sentit la panique la gagner en réalisant que son plan n’était pas si parfait qu’elle l’avait cru et qu’elle avait été suivi. Elle ignorait comment il avait fait pour remarquer aussi vite son absence, peut-être qu’elle était vraiment incapable de mentir ou de garder un secret… toujours était-il que la présence de Max signifiait qu’elle était fichue… sa trahison avait été remarquée, Feather allait être trainé à nouveau dans sa cellule sordide et torturé. Quant à elle… elle préférait ne pas penser au sort qu’elle allait subir. Pourtant, loin de l’accuser, Max montra de l’empathie et de la compassion, tentant même de la réconforter à sa manière en accusant Celsia.


-J'espère que tu sais que tu viens de libérer un résistant et, par la même occasion, de trahir ceux qui t'ont recueilli.

Mélanie baissa les yeux comme une petite fille fautive. Oui elle le savait et elle culpabilisait d’autant plus que celui qui l’avait prise sur le fait était justement l’homme qui l’avait sauvé de l’asile et conduite auprès des Justes. Il devait avoir une bien mauvaise opinion d’elle maintenant.

-Je suis désolée…

-J'ai réfléchis à ta question. Je ne suis pas venu pour tuer des gens mais seulement pour en protéger, toi comprise.

Cette fois, elle écarquilla les yeux de surprise. Etait-il en train d’approuver sa démarche ? Il lui prit les bandages des mains et entreprit d’en recouvrir les blessures de Feather sous l’air abasourdie de la jeune femme.

-Je vais t'aider à t'en sortir Mélanie mais on risque de sérieux problèmes... La nouvelle de son évasion ne va pas tarder et à ce moment-là il faudra qu'il soit le plus loin possible.

Mélanie comprit alors que Max n’était pas là pour Feather mais pour elle. Encore une fois, il venait la sortir d’un très mauvais pas et elle lui en fut terriblement reconnaissance. En l’aidant, c’était sa place dans l’Arche qu’il compromettait. L’aurait-il aidé dès le début si elle lui avait parlé de ses projets ? Peut-être qu’il se serait contenté de la convaincre de ne pas venir ici. Egoïstement, elle se sentit soulagée de ne plus être seule. Avec Max de son côté, elle se dit que son sort n’était pas si désespéré. Ses yeux se posèrent sur Feather et elle culpabilisa à nouveau. Comment pouvait-elle penser à elle dans un contexte pareil alors que cet homme souffrait le martyr ? Ils devaient rapidement le ramener chez lui.

-Merci Max…

-Le mieux serait qu'il retourne en ville. Finissez de manger rapidement, on va se mettre en route.

-Penses-tu que nous aurons le temps de le ramener avant que les autres ne se rendent compte de notre trahison ? …Qu’est-ce que tu fais ?! S’exclama-t-elle en le voyant sortir son clavier, se redressant d’un coup.

Avait-il changé d’avis et décidé de les trahir ? Mais il ne tarda pas à la rassurer. L’espace d’un instant, Mélanie douta qu’il lui ait dit la vérité, ne pouvant vérifier le message. Si le reste de l’équipe ne pouvait entrer dans les grottes au risque de s’y perdre, un message de Max pouvait très bien leur dire de les attendre à l’entrée de la ville. Non… il fallait lui faire confiance. Max était son sauveur, il ne lui ferait pas une chose pareille. Elle ignorait ce qui les attendait dans un futur proche mais elle devait arrêter de douter pour se concentrer sur l’essentiel. Elle se tourna vers Feather.


-Vous allez tenir le coup ? Max va vous aider, moi je passe devant. Je pense être la seule ici à être capable de me repérer dans ce dédale… pourvu que nous ne tombions pas sur le discordian qui vit ici… ajouta-t-elle dans un murmure.

En d’autres circonstances elle n’aurait jamais mis les pieds dans le labyrinthe de peur de se retrouver nez à nez avec la créature monstrueuse qui provoquait le tremblement de terre. Mais elle avait compris que c’était la seule manière de traverser discrètement le grand vallon et elle avait pris son courage à deux mains pour aller chercher Feather. Le dédale se transformait régulièrement mais elle ressentait ces changements et elle savait d’instinct s’orienter, tout comme elle arrivait à savoir à peu près dans quelle direction se trouvait le discordian. Les grottes n’étaient qu’un gros paradoxe et, pour une fois, son pouvoir lui était assez utile. La traversée du dédale fut laborieuse, longue, et éprouvante. Plusieurs fois, Mélanie leur fit changer de direction car elle sentait qu’ils se rapprochaient trop dangereusement du discordian, puis ils finirent par déboucher à l’air libre. Elle ignorait combien d’heures ils avaient passé là-dedans mais vu la position du soleil il devait être assez tard.

-Encore un petit effort… Si on arrive à rentrer en ville vous serez sauvé.

Mais si Mélanie espérait ne rencontrer personne sur la route, les choses ne devaient pas tout à fait se passer comme prévu. Arrivés sur les remparts, le groupe tomba nez à nez avec un homme à l’allure… atypique. Cornu. Yeux bleus très clairs. Ok… il faisait peur.
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Eren Illyrio



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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Jeu 10 Mar - 11:41

Eren Illyrio


Eren était resté à observer le soleil décliner sans bouger. Il appréciait beaucoup cette lumière et cette chaleur qui, peu à peu, quittait l'endroit en même temps que l'obscurité approchait. Il aimait aussi ce moment de la journée car elle était l'équilibre entre le jour et la nuit, la lumière et les ténèbres. C'était à ce moment où ils n'étaient plus en opposition l'un envers l'autre mais fusionnaient presque. Comme quoi il existait un équilibre de la force (Qui-Gon Jinn avait raison !).

Les yeux se remplissant une dernière fois de la lueur du soleil, Eren soupira et s'apprêta à partir lorsque le soleil disparut à l'horizon. Un élément constitutif de ce paysage, élément perturbateur, le fit cependant rester sur place. Au lointain, il voyait apparaître par intermittence de faibles lueurs dans les crevasses.

Il s'approcha du bord des remparts, tentant d'en apercevoir l'origine mais le soleil qu'il avait observé durant trop longtemps avait créé des traces noirs sur ses yeux. Pour l'instant il ne pouvait pas regarder précisément un point mais d'ici quelques secondes, voir une minute, il le pourrait. Il n'attendit pas que cela arrive. Il y avait pas beaucoup d'options : Soit il s'agissait d'un garde auquel cas il n'avait sans doute pas besoin du prince, soit il s'agissait d'un habitant perdu hors de la ville auquel cas il valait mieux aller l'aider, soit il s'agissait d'un ennemi embusqué et auquel cas Eren saurait l'accueillir comme il le devait.

Ni une ni deux, il quitta son poste de garde et s'en alla vers l'ouverture la plus proche dans les remparts. Il était seul et peu de gens étaient encore dehors. Les rues étaient désertes, ce qui était tant mieux en cas de combat. Il franchit le trou dans les remparts, sa vision étant redevenue acceptable, et tenta de retrouver l'origine de la lumière qu'il avait aperçut. Celle-ci avait disparue totalement entre temps. Il se figea, tentant d'écouter les bruits qui émanaient de l'extérieur mais rien ne pouvait lui permettre de cibler quelque chose en particulier. Il commença à se tâter : Devait-il s'aventurer au dehors au hasard ou attendre à l'endroit où il se trouvait, bien en sécurité.

Son impulsivité prit le pas sur sa raison. Une main sur le pommeau de son épée, Eren se mit à s'avancer droit devant, vers l'endroit supposé où il avait vu la lumière. Il n'eut pas à faire un grand chemin...

Max Braveheart


Melanie s'interrogea lorsque Max sortit son clavier pour envoyer son message à Moros. Il garda néanmoins le silence. Il ne souhaitait pas que Melanie ne s'inquiète et ne décide de révéler la vérité aux autres. Il savait qu'il avait sans doute moins à craindre qu'elle. Finalement la petite reprit la parole, visiblement décidé à ne pas mettre en doute la confiance qu'elle avait dans son ami.

-Vous allez tenir le coup ? Max va vous aider, moi je passe devant. Je pense être la seule ici à être capable de me repérer dans ce dédale… pourvu que nous ne tombions pas sur le discordian qui vit ici…

Max se mit juste en dessous du bras du blessé pour le soutenir. C'était une position typique sur les champs de bataille pour aider les blesser. Sa main gauche le maintenait en tirant sur la hanche de Feather. Dans un sens, il avait réellement mal pour cet homme qui avait été torturé. Cela fit même revenir dans la tête de Max les souvenirs de son monde qu'il avait voulu oublier. La torture, il connaissait tant pour l'avoir reçue que pour l'avoir exécuté... Et il n'en était plus fier après coup mais sur l'instant tout cela lui avait parut tout à fait logique et acceptable. Sa mentalité avait réellement changé.

Ils marchèrent longtemps, le blessé pesant littéralement dans les bras de Max. Pour cet éclaireur qui avait l'habitude de marcher vite et le plus silencieusement possible, transporter un blessé dans des grottes obscurs en les éclairant à l'aide de lampe torche lui donnait l'impression d'aller totalement à contre-pied de ce qu'il faisait habituellement. Il avait un mauvais pressentiment.

Max et le blessé suivaient Melanie sans faire d'histoire. Celle-ci semblait connaître les grottes grâce à ses pouvoirs il n'y avait donc pas de raison de ne pas lui faire confiance. Ils durent rebrousser chemin à plusieurs occasions mais Max en profitait pour la rassurer. Ils se reposaient entièrement sur elle et il imaginait la pression qu'elle avait.

"-Réfléchis calmement, je suis sûr que tu va finir par nous sortir de là Melanie, j'ai confiance en toi..."

Combien de temps ils restèrent dans les grottes, Max ne put clairement le définir mais enfin Melanie leur annonça :

-Encore un petit effort… Si on arrive à rentrer en ville vous serez sauvé.


Max sourit à cette affirmation. Il ne pouvait pas dire que le blessé ne commençait pas à peser sérieusement sur son corps. Il souhaitait se débarrasser de ce fardeau en le ramenant le plus vite possible en ville. Ainsi il pourrait être soigné et serait hors de danger pour l'instant et les deux partisans de l'Arche pourrait enfin rentrer... Et alors Max se ferait lyncher pour avoir laissé filer le prisonnier...

Ils débouchèrent enfin à l'air libre, la nuit était déjà tombée. Max respira à plein poumon cet air frais, regardant autour de lui pour tenter de se repérer. Il reconnut de loin les remparts. Alors qu'ils s'en rapprochèrent, ils tombèrent nez à nez avec un homme étrange. Max ne pouvait dire si c'était la lumière bizarre de la nuit ou bien la teinte de sa peau mais il avait l'impression que l'homme était livide et qu'il avait des cornes... Il était littéralement un monstre...

Eren s'arrêta net en découvrant les trois individus, ne sachant s'il s'agissait de personnes issues de la ville ou non. Il avait à peine fait quelques mètres avant de découvrir le faisceau d'une lampe torche. Il était alors venu à leur rencontre. Les deux groupes ne bougeaient pas, jaugeant visiblement la dangerosité de l'autre. Max était sur le qui-vive, prêt à attraper son pistolet au moindre problème. Eren était dans le même état, la main sur la garde de son épée. C'est alors qu'il reconnut précisément Feather, le corps bandé et visiblement blessé. Sa main se serra d'autant plus, sentant la colère l'emporter à l'idée qu'on blesse l'un de ses compagnons. C'est alors que lui revint en tête les paroles de Blanche sur son impulsivité et décida d'en prendre compte. Il se calma, lâcha son épée et leva les mains pour apaiser le jeu en les interpellant :

"-Qui êtes-vous et qu'est-il arrivé à mon ami ?


Max imita Eren, levant sa main valide mais continuant à soutenir Feather de l'autre. Il ne cherchait pas l'affrontement. Autant n'avait-il pas peur d'un seul garde, si effrayant soit-il, autant il ne souhaitait ni alarmer la ville ni mettre en danger Melanie restait en avance par rapport à eux. Il prit la parole :

"-Nous sommes des voyageurs, des explorateurs des mondes. Nous sommes tombés sur votre ami dans les crevasses, des discordians tentaient de le tuer. On l'a tiré d'affaire."

Max commença à s'avancer en direction de l'individu, prêt à rendre son "ami" à cet homme. Il gardait sa main levé en un signe inoffensif mais, dans le même temps, passa une main habile dans sa poche, récupéra un objet et le glissa, tout aussi habilement sans qu'on ne voit faire, dans la poche du gilet que portait Feather. Il s'agissait du téléphone de Melanie. Eren ne sembla pas dupe et les questionna à nouveau :

-Pourquoi ne porte t-il pas les mêmes vêtements que ce matin ? Je peux comprendre que ce gilet vous appartient mais il est torse nu en dessous.

-Vous pouvez voir les bandages. Les discordians ont ravagés ses habits. Il ne couvrait plus rien, on les lui as retiré pour le bander.

Eren sembla se calmer à cette déclaration. Il hocha la tête en guise d'acquiescement, croyant visiblement à cette histoire, du moins c'était l'impression qu'il donnait. En réalité, Eren continuait à mettre en doute cette parole mais ne pouvait cependant pas mettre de côté le fait qu'on lui ramène Feather en vie. Qui que soit ces personnes, elles l'avaient sauvés. Essayant de se mettre à la place de Blanche, Eren garda ses ressentiments et décida de tenter de leur faire confiance...
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MessageSujet: Re: Dans la ville basse... [Artis] [Event]   Lun 14 Mar - 22:25

[HRP: A la demande d'Artis, je saute son tour et j'enchaine. Il me semble qu'on pourra poursuivre directement la suite sur ce lien là pour rejoindre les autres : http://www.kh-memento.com/t432-le-calme-avant-la-tempete-event-artis ]



La méfiance de l’inconnu désarçonna Mélanie. Cette dernière, épuisée par la nuit blanche et l’escapade souterraine qu’elle venait de faire avait du mal à avoir les idées claires. A vrai dire, elle avait plutôt envie de s’allonger dans un coin et de dormir. Elle ne comprenait pas bien la réaction de l’homme. Ils lui ramenaient son ami non ? Alors pourquoi ne se contentait il pas de l’emporter avec lui ? Focalisée sur Eren, elle ne vit pas la manipulation de Max avec son téléphone portable – tant mieux d’ailleurs car elle ne l’aurait pas comprise.
Prenant son courage à deux mains, la jeune femme décida de parler en espérant ne pas aggraver la situation. Dans son ancien monde, elle avait l’habitude d’être ignorée par son entourage mais depuis qu’elle avait rejoint les Justes, elle commençait à reprendre tout doucement confiance en elle et en sa capacité à pouvoir parler en public. Ses nouveaux compagnons avaient du respect pour son opinion.

-C’est votre ami ? Alors conduisez-le rapidement auprès d’un médecin. Il a de la fièvre et il délire.
 

En effet, Feather semblait si mal en point qu’il n’était pratiquement plus en état de marcher. D’ailleurs, il semblait fiévreux et il maugréait des choses dans sa barbe depuis quelques dizaines de minutes, comme s’il délirait. Elle n’était pas médecin mais elle se doutait que c’était mauvais signe. L’état du garçon se détériorait, il avait besoin de soins en urgence. Mélanie et Max n’avaient tout de même pas trahit les leur pour voir leur protégé périr ! Quant au fait de le conduire eux même à l’hôpital… plus ils passaient du temps auprès de lui et plus ils couraient le risque de tomber nez à nez avec les autres Combattants de l’Arche et d’être pris sur le fait. La nuit était en train de tomber, ce qui signifiait que l’évasion de Feather avait du être découverte depuis un moment. Même en partant du principe que les Combattants travaillaient la nuit sur le piratage du système de la ville et dormaient le jour, ils se réveillaient généralement en milieu d’après-midi. Ce moment était passé depuis longtemps. S’il y avait la possibilité de se décharger du blessé maintenant et de repartir, c’était mieux pour eux… même si, d’un côté, en restant avec eux, ils auraient la possibilité d’infiltré la résistance… au moins jusqu’au réveil du blessé. Ou pas. Ses capacités en manipulation étaient nulle, jamais elle ne serait capable de mentir et d’infiltrer ces gens. Ils lui faisaient trop peur.

- Arrêtez de nous dévisager ainsi bon sang ! S’énerva-t-elle, la fatigue n’aidant pas à calmer ses nerfs. Faites quelque chose !
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