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 Le calme avant la tempête [Event] [Artis]

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Blanche-Neige
Princesse de coeur


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MessageSujet: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Ven 29 Jan - 2:27

Blanche-Neige et Merlin s’étaient téléportés devant la Maison et étaient rentrés par la porte d’entrée. Merlin lui avait expliqué que la Maison n’aimait pas les visites imprévues et qu’il ne voulait pas l’énerver, surtout qu’elle devait déjà bouder à cause des dégâts provoqués par Eren. Lorsque Blanche rentra, il lui sembla que l’air devenait lourd et que des yeux la scrutait. Elle frissonna. Merlin lui conseilla de ne pas y prêter attention et grimpa les escaliers pour inspecter les dégâts. Les deux heures suivantes furent consacrées à réparer, nettoyer (cette partie-là ne pris pas plus d’un quart d’heure en fait) et surtout parler de la résistance. Merlin et Blanche échangèrent leurs observations et leurs connaissance tant et si bien que la jeune femme eut enfin le sentiment d’apprendre quelque chose d’intéressant. Elle songea qu’elle avait hâte de raconter ça à ses nouveaux amis, surtout Feather qui voulait s’engager dans la résistance. Lorsque Merlin reparti, Blanche décida de sortir s’acheter quelque chose à manger et revint ensuite au QG. Mais elle trouva la porte verrouillée. Il lui fallut forcer pour réussir à entrer et un feulement l’accueillit en guise de bienvenue. Sympathique… elle commençait à penser que la  Maison avait une dent contre elle.


-Qu’est-ce qui t’arrive ? Merlin t’a soigné alors pourquoi râles tu ? … je vais bientôt partir tu sais… maintenant je sais comment quitter ce monde.

« Suis-je vraiment en train de parler à des murs ? », songea la belle en trouvant la situation très étrange.

Mais elle avait l’impression que l’esprit de la Maison était capable de la comprendre et de sentir des choses imperceptibles pour le commun des mortels. Merlin s’était surpassé en donnant vie à la bâtisse. Elle ne comprenait toutefois pas sa réaction. Elle ne lui avait pourtant pas manifesté d’animosité ce matin, alors pourquoi maintenant ? La jeune femme grimpa les escaliers et retourna dans sa chambre, profitant d’être seule pour réfléchir. Maintenant qu’elle savait comment partir et revenir, son départ était imminent. Elle se sentit extrêmement frustrée de ne pas savoir où était Artis, elle serait parti le rejoindre sur le champ. Ils devaient parler tous les deux, mettre au point un plan d’action pour retrouver Chris. C’était une chose de partir, mais s’en était une autre de sauter à pieds joints dans un pays en guerre où sa tête était mise à prix. Elle ne savait pas où était son fils mais elle savait où commencer à le chercher. Elle se doutait toutefois que ses amis ne s’étaient pas contentés d’élever Chris dans leur village… s’ils avaient accepté de veiller sur l’héritier légitime du trône, ils avaient dû fuir là où Catherine ne penserait pas à les trouver. La traque s’annonçait longue et périlleuse, d’autant qu’il n’y avait pas de voitures pour se déplacer là-bas… combien de semaines, de mois lui faudrait il pour retrouver la trace de son fils ? Le voyage serait long, sans compter que l’armée ratissait les campagnes pour la retrouver elle. Elle avait vu en rêve les habitants d’un village se faire massacrer un mois plus tôt car la Garde Noire pensait qu’elle se cachait parmi eux. La folie de la reine et de ses hommes ne semblait pas avoir de limite. Machinalement, la belle fouilla son sac et en sorti son carnet de croquis et un crayon et s’installa sur le lit, bien confortablement contre son coussin.

« Le calme avant la tempête », se dit-elle en écoutant le silence.

Bientôt elle renouerait avec son passé et ses cauchemars les plus horribles. Elle qui avait essayé de fuir ses souvenirs durant ces trois dernières années… elle allait devoir s’y confronter de plein fouet.


Bientôt elle se jetterait tout droit dans la gueule du loup et donnerait la possibilité à sa prémonition de se réaliser.


Bientôt… elle serait morte.


Elle se mit à griffonner sur son carnet sans trop chercher à obtenir un résultat précis. Le dessin la détendait, il lui rappelait son père. Ce dernier aimait tout particulièrement la voir à l’œuvre, il lui disait qu’elle avait un don. Tant mieux, cela compensait un peu sa méconnaissance du solfège et de la musique…

***

"TOC TOC"
La jeune femme sursauta. Elle jeta un regard dans la salle, l’air hagard. Où était-elle ? Oh… la chambre du QG au Jardin Radieux... Blanche se trouvait par terre, sur la moquette, avachie contre le mur et le lit. Sur le sol, autour d’elle, étaient rependu une quinzaine de feuilles noircies de dessins. Chacun d’entre eux représentaient des choses qu’elle avait vues, des personnes qu’elle avait connues. Sa main était noircie par le graphite et crispée et elle eut du mal à laisser tomber le crayon qui laissa une marque sur sa peau tant elle l’avait serré. Quelle heure était-il ? Comment s’était-elle retrouvée là ? Elle ne se souvenait de rien. Elle s’était juste allongée sur le lit et…

"TOC TOC"

La porte ! C’était donc cela le bruit qui l’avait "réveillée"…

-Entrez, lança-t-elle d’une voix mal assurée en se relevant.

Avait-elle fait une crise de somnambulisme ? Ca serait une première ! Elle avait l’impression que ses jambes étaient en coton, à croire qu’elle était dans cette position depuis des heures ! La porte s’ouvrit et une silhouette qu’elle connaissait bien entra.

-Artis !

Blanche se précipita vers lui sans un regard pour les dessins qu’elle piétinait et se jeta dans ses bras sans aucune retenue. Rien de grave n’était arrivé et elle n’aurait su s’expliquer ce qui la mettait dans un état pareil mais elle avait peur. Très peur. A aucun moment elle ne songea qu’elle le mettait peut-être mal à l’aise en agissant ainsi, son angoisse semblait éclipser tout le reste. Mais l’étreinte était rassurante, elle se sentait plus en sécurité en étant proche de lui. Peut-être parce qu’il à la fois son ami et un maitre de la keyblade. Ou peut-être pour une autre raison...

-Tu vas bien ? Demanda-t-elle d’une toute petite voix.

Réflexe conditionné de toujours s’inquiéter pour les autres avant de penser à elle. C’était sa manière d’enterrer ses propres pensées négatives. En se préoccupant des autres elle arrivait à se distraire et à oublier ses craintes… pour un temps donné. Peut-être que ça marcherait cette fois aussi…
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Artis
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Sam 30 Jan - 4:42

Bon ! Par où pouvait il bien commencer ? Personne d'autre que Cid ne semblait l'avoir aperçue, et se lancer à l'aveuglette en questionnant les passants à propos d'une fille blonde et peureuse lui paraissait inenvisageable. En mal d'alternatives, il se décida à arpenter les rues et à se rendre successivement aux endroits où elle était susceptible de se trouver. Pour récapituler, elle était accompagnée par deux personnes connues de Cid, et amnésique. Bon, ça ne laissait pas beaucoup d'options...Toutefois, il pensa autrement et supposa, étant donné l'heure, qu'elle devait probablement se trouver dans un hôtel. Le soleil était levé depuis quelques heures à peine, et elle avait forcément passée la nuit quelque part...en espérant qu'il ne s'agisse pas de l'appartement des types qui l'accompagnait, sans quoi il pourrait chercher encore longtemps.

Artis se lança donc dans sa petite enquête et commença par le dernier hôtel connu où elle avait dormie, le soir où il avait raccompagné Blanche. En chemin, il repensa à cette dernière, ou plus exactement au propos qu'elle lui avait tenue avant de partir.

-Je compte sur toi pour m'aider mais cette alliance fonctionne dans les deux sens, je ne te laisserai pas sombrer.

C'est vrai qu'il s'apprêtait à la suivre à travers un périple dont il ne savait rien, si ce n'est les enjeux. Ca faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eut de compagnon de voyage, quelqu'un sur qui il pourrait vraiment compter...Il chassa aussitôt cette idée de son esprit, avant d'enfin apercevoir l'hôtel. Or, lorsqu'il entra, une mauvaise surprise l'attendait. Une petite vague de touriste venait de rendre au grand vallon, dans l'espoir de pouvoir prendre des photos du paradoxe. Non pas pour l'étudier, mais seulement pour garder un souvenir...curieux personnages. Toujours est il que toutes ces personnes avaient choisis le même hôtel, créant ainsi une file d'attente débordant jusqu'à l'extérieur du bâtiment. Le porteur pesta comme jamais devant une telle situation, mais se rendit tout de même au bout de la file. Après une heure d'attente interminable, il était déjà au bord de la crise de nerf.

*C'est pour Elsa que tu le fais...c'est pour Elsa que tu le fais...*

Il ne cessait de se répéter cette phrase en boucle depuis bientôt un quart d'heure, tout en tapotant du pied à tout va, agaçant ainsi son voisin de devant. En fin de compte, la réceptionniste hurla :

-Nous sommes complets !!! Vous pouvez partir nous n'avons plus aucune place de libre !

Les touristes contestèrent un moment, mais finirent pas se disperser, au grand bonheur du Voiel. Ce dernier fila alors en direction de la réception.

-Excusez moi ?

-Vous êtes sourds ou quoi ? On est complets !

Il fit un effort surhumain pour ne pas insulter la vieille femme.

-Oui, j'ai compris, mais je suis pas là pour ça. Est ce qu'une jeune fille blonde aurait prit une chambre récemment ? Je ne parle pas du groupe qui viens de partir de bien sûr.

-Et elle a un nom, cette "jeune fille blonde" ?

-Elsa, murmura le keybladeur, vérifiant au cas où que Celsia ne se trouvait pas dans les parages.

La réceptionniste le regarda d'un air circonspect, et ne prit même pas la peine de vérifier son registre avant d'affirmer haut et fort :

-Non, elle est pas ici.

Puis, elle se renferma aussitôt sur elle même. Le mi-simili mi-sans cœur n'insista pas davantage, et se décida à tenter en second lieu l'hôtel le plus proche. Mais il fit très vite demi-tour en apercevant au loin la masse de touristes de tout à l'heure, entrain de faire à nouveau la queue pour obtenir une chambre dans le second hôtel. Soit, il allait donc devoir chercher Elsa d'une autre manière. L'heure avait tournée, peut être la jeune femme se trouvait elle en terrasse ou dans un quelconque café ? Pas très probant comme théorie, mais c'était mieux que rien.

A mesure qu'il marchait, ses pensées se bousculaient à nouveau. Blanche était certes une princesse de cœur, mais est ce qu'elle vraiment capable de l'empêcher de sombrer ? Pire, était capable de lui survivre ? Jusqu'à là, tout ses compagnons de route avait finit six pieds sous terre, tel était sa malédiction. Pouvait elle y échapper ? Cette pensée inquiéta le jeune homme, à tel point qu'il commença à reconsidérer le fait d'accompagner la princesse dans son monde d'origine. Comme à son habitude, il cherchait un prétexte pour fuir, craignant de devoir se reprocher la mort de quelqu'un d'autre. Mais ça, serait elle en mesure de le comprendre ? Après tout, elle ne savait pas grand chose de son passé, et encore moins des remords qu'il avait déjà porté. Peut être se devait il d'être tout simplement honnête avec elle, comme il l'avait fait avec Elsa...

Son chemin le mena jusqu'à plusieurs cafés et autres types de terrasses qu'il prit la peine d'inspecter minutieusement, s'attirant au passage des regards curieux et inquiets dans sa direction. Perdant peu à peu espoir et patience, il se retrouva à deux doigts de briser la porte d'un café miteux, juste pour pouvoir défouler ses nerfs. Toutefois, le souvenir d'Eren entrain de briser la porte de sa chambre lui fit vite oublier cette idée. Le prince était tout de même dans un sale état, et se laisser porter par la douce mélodie des ténèbres pouvait être très facile, ça Artis ne le savait que trop bien. C'était là la raison de sa clémence envers Eren, et ce dernier avait justement mit le doigt dessus, en lui affirmant qu'ils n'étaient pas si différents. En vérité, il lui rappelait lui même quelques années auparavant, lorsqu'il avait décidé de se laisser guider par les ténèbres...

Midi sonnant, le porteur se décida à manger en terrasse. Après tout, il n'avait rien avalé la veille, et il avait tout intérêt à manger s'il souhaitait que son corps continue de fonctionner, même s'il avait parfois tendance à l'oublier. Après deux années d'isolement, il avait apprit à oublier la faim, la chasse ne se faisant pas toujours des plus fructueuse. Il commanda le plus gros steak possible, et se perdit à nouveau dans ses pensées tandis qu'il découpait entièrement la viande en petits morceaux avant de la manger.

Elsa...où pouvait elle bien se trouver ? Etait elle au moins toujours au Jardin Radieux ? Si seulement la bague angélique qu'il lui avait offert était géo-localisable... Des visions de la jeune fille en larmes alors qu'il était entrain de lui infliger ses adieux se mirent à harceler son esprit, le conduisant inexorablement à se sentir coupable. Durant un instant, il regretta presque d'avoir un cœur et d'être doté de sentiments. Malheureusement, il aurait beau tout entrevoir, elle était introuvable pour le moment. Son repas achevé, il se résolu donc à faire un dernier tour en ville, avant de retourner au QG, bredouille. Néanmoins, cette journée avait au moins eut pour effet de lui éclaircir un tant soit peu les idées au sujet de ses compagnons. Au final, le seul pour qui il n'avait pas eut une pensée était Feather...

Lorsqu'il pénétra au sein du QG, le keybladeur fut surpris de ne trouver personne au rez-de-chaussée, s'attendant à ce qu'au moins Eren soit resté après leur visite chez Merlin. Supposant qu'ils n'étaient tout simplement pas encore rentrés, il monta à l'étage avec l'intention de faire une sieste. Cependant, il perçut presque aussitôt de la lumière filtrer depuis la porte de la chambre de Blanche. Il hésita un instant avant de frapper, la jeune femme n'ayant eut droit qu'à assez peu d'intimité au cours des derniers jours. Toutefois, il frappa tout de même deux fois à la porte. Si elle souhaitait rester seule, elle n'aurait qu'à lui dire, et il irait faire la sieste qu'il avait précédemment envisagé. N'obtenant aucune réponse, il frappa une nouvelle fois.

-Entrez.

Il s’exécuta.

-Hé !

-Artis !

A la plus grande surprise du Voiel, la princesse se jeta littéralement dans ses bras et l'enlaça contre elle. Perplexe, les bras du jeune homme restèrent ballant, ne sachant pas s'il était censé rendre son étreinte à Blanche ou simplement se laisser se faire. Si le situation ne lui paraissait pas des plus désagréable, elle était toutefois sacrément étrange.

-Tu vas bien ?

-Ouais, j'allais te demander la même chose.

Constatant que la princesse restait cramponnée à lui, il finit par passer ses bras autour d'elle tout en observant les dessins froissés qui recouvraient une partie du sol de la pièce.

-J'ai trouvé aucune trace d'Elsa, elle doit encore être avec les deux types qui l'accompagne. En attendant de trouver une nouvelle piste, je crois qu'on va devoir leur faire confiance pour veiller sur elle. Après tout, si Cid les connait...

Son regard buta sur l'une des feuilles qui trainaient à côté du lit. Ce dessin ressemblait étrangement à Lyn... Décidant de ne pas en tenir compte, il attendit que Blanche relâche son étreinte pour reprendre la parole.

-Tant qu'on est tout les deux, je voudrais te parler de quelque chose.

Il referma la porte derrière lui avant de s’asseoir sur un tabouret entreposé près du mur, Blanche s'installant de son côté sur le lit.

-J'ai eut l'occasion de cogiter aujourd'hui, notamment en ce qui concerne le fait d'aller sauver ton fils. Rassures toi, je tiens toujours à venir. Seulement, si tu veux que je t'accompagnes, tu dois le faire en connaissance de cause. Tu m'a déjà raconté ton histoire alors, je crois qu'il est temps de faire pareil pour moi.

Artis se racla discrètement la gorge avant d'entreprendre son récit.

-Pour commencer, tu sais déjà que j'ai vu le jour à cause d'un ancien élève d'Ansem, un homme dénommé Geran. Il était parvenu à trouver le moyen de fusionner un sans cœur et un simili, mais il avait besoin du corps d'un humain en guise de réceptacle. Après plusieurs essais infructueux, il a finit par se rendre dans un monde appelé Midlas, dans lequel vivait un gamin appelé Artis, moitié humain, moitié ange. Geran s'en est donc prit à ce gamin, et l'expérience fut un succès, me donnant ainsi vie. Mais ce que Geran n'avait pas prévue, c'est que le cœur d'Artis survivrait au processus, et qu'une keyblade jaillirait dans mes mains aussitôt après. Je l'ai traqué durant...longtemps, beaucoup trop longtemps. A tel point que j'ai fini par laisser les ténèbres me dominer, tout ça pour être de taille face à lui. En fin de compte, c'est pourtant la lumière qui m'a permit de le tuer, et de mettre un terme à ces expériences...

Il marqua une légère pause, peu habitué au fait de parler autant.

-Après ça, j'ai décidé de me consacrer à la chasse des sans cœurs et des similis, c'est d'ailleurs comme ça que j'ai fais la connaissance de Feather. Bref, j'ai finis par retourner à Midlas et j'ai fais la découverte du temple dont parlait Lyn, et il abritait la mère d'Artis. Enfin, elle n'a jamais rencontrée son fils et à l'époque, je n'avais pas conscience de ce que j'étais, je croyais être lui...et elle a donnée sa vie pour me transmettre ses pouvoirs.

Il garda le silence une bonne dizaine de seconde, regrettant déjà sa décision d'être honnête.

-C'est là que tout à commencer à partir à vau l'eau... Tout ceux qui m'ont été proches, tout ceux que j'ai côtoyé, tout mes amis...A part Feather, ils sont presque tous morts à l'heure qu'il est. J'ai fini par comprendre que le problème venait de moi, et que j'attire systématiquement la mort. C'est peut être à cause de ma nature, de ce que je suis. Je...je sais pas. En tout cas, je suis allé voir Merlin, et je lui ai demandé de m'envoyer vivre dans un de ses mondes parallèles, pour que je ne nuise plus à personne. Seulement une fois là bas, le seul fait que je sois présent à suffit à faire s'effondrer un royaume tout entier... J'me suis donc retiré, isolé de tout, et j'ai passé deux années comme ça. Jusqu'à ce qu'un beau matin, le sort de Merlin ne se rompe, et que je débarque subitement dans sa maison. Je suis très vite tombé sur Elsa et, la suite, tu la connais...

Il se tourna vers Blanche, essayant de sourire.

-C'est pour ça que je suis aussi distant avec tout le monde. Sinon, les gens meurent.

Il se leva brusquement de son tabouret et fit lentement les cents pas à travers la chambre.

-Tu te souviens de ce que tu m'as dis hier, en analysant mon cœur ? "Tu fais tout ton possible pour le cacher, mais au fond tu es terrifié à l’idée de perdre les gens que tu aimes, tu ne veux plus être seul." Il exprima un léger rictus nerveux. Voilà pourquoi. Alors, tu veux toujours de moi à Lysteria ?

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Blanche-Neige
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mar 2 Fév - 1:47

-Ouais, j'allais te demander la même chose.

Silence.


-J'ai trouvé aucune trace d'Elsa, elle doit encore être avec les deux types qui l'accompagne. En attendant de trouver une nouvelle piste, je crois qu'on va devoir leur faire confiance pour veiller sur elle. Après tout, si Cid les connait...

-Il… faudrait demander à Aerith si elle n’a pas leur numéro de téléphone ou leur adresse personnelle pour pouvoir les joindre… Ils communiquent beaucoup avec la technologie dans ce monde.

« Du calme Blanche-Neige, il n’y a aucune raison d’avoir peur. Une crise de somnambulisme, ce n’est rien. Le doc’ dirait que c’est une sorte d’état de choc ou d’état secondaire provoqué par les récents évènements. C’est ça… c’est juste un état de stress post traumatique. »

La jeune femme prit sur elle et relâcha son étreinte avec un pincement au cœur. Qu’est-ce qui clochait chez elle ? Elle se sentait étrangement vide… isolée. Une connexion avait été brisée, comme si Artis cherchait à mettre de la distance entre eux. Ce n’est qu’au bout de quelques instants que la vérité la percuta de plein fouet. Ce n’était pas d’Artis que venait le problème, c’était d’elle. Son empathie ne fonctionnait plus, elle était loin… seule. Incapable d’établir une passerelle entre eux, chose qui se faisait habituellement de manière spontanée et inconsciente avec toute créature vivante et intelligente qu’elle rencontrait. La princesse avait l’impression d’avoir été amputée d’un sens. Etais-cela la raison de sa peur ? L’isolement empathique avait-il déclenché cette crise d’angoisse ?

-Tant qu'on est tout les deux, je voudrais te parler de quelque chose.

Obnubilé par ses propres démons, Artis referma la porte et parti s’installer sur un tabouret tandis que Blanche allait se poser sur le lit. Après tout elle l’avait invité à venir la voir ce matin pour qu’il se confie alors elle n’allait pas l’empêcher de le faire maintenant. Et puis, elle ne l’aurait laissé repartir pour rien au monde, elle avait trop besoin d’une présence humaine et rassurante dans la pièce ! Il allait aussi peut-être falloir qu’elle envisage de ranger le bordel qu’elle avait laissé…


-J'ai eu l'occasion de cogiter aujourd'hui, notamment en ce qui concerne le fait d'aller sauver ton fils.

Ah… alors il avait changé d’avis… Le garçon du lire ses pensées car il reprit :

-Rassures toi, je tiens toujours à venir. Seulement, si tu veux que je t’accompagne, tu dois le faire en connaissance de cause. Tu m'a déjà raconté ton histoire alors, je crois qu'il est temps de faire pareil pour moi.

Blanche se demande ce qui pouvait être si important pour qu’il ressente le besoin de le lui révéler absolument avant de partir.

-Je t’écoute.

-Pour commencer, tu sais déjà que j'ai vu le jour à cause d'un ancien élève d'Ansem, un homme dénommé Geran. Il était parvenu à trouver le moyen de fusionner un sans cœur et un simili, mais il avait besoin du corps d'un humain en guise de réceptacle. Après plusieurs essais infructueux, il a finit par se rendre dans un monde appelé Midlas, dans lequel vivait un gamin appelé Artis, moitié humain, moitié ange…


« Moitié Ange… j’aurai pu le prendre pour une créature divine il y a quelques années », songea t-elle.


Mais maintenant qu’elle connaissait la vérité sur les mondes tout était différent. En revanche elle se demandait comment son peuple réagirait s’il voyait les ailes d’Artis… dans sa culture, les anges étaient les serviteurs de leur dieu et les protecteurs des humains. Elle écouta la suite du récit d’Artis avec attention jusqu’à ce qu’il marque une légère pause. Elle décida de ne pas intervenir pour le moment, le laissant libre de poursuivre.

-Enfin, elle n'a jamais rencontrée son fils et à l'époque, je n'avais pas conscience de ce que j'étais, je croyais être lui...et elle a donnée sa vie pour me transmettre ses pouvoirs.

-Tu as hérité de son cœur et de ses souvenirs… qu’est-ce qui te fait penser que tu n’es pas lui ? Et pourquoi ta… « mère » s’est elle sacrifiée pour t’offrir ses pouvoirs ?


Elle ne comprenait pas ce qui avait bien pu la pousser à faire une chose pareille et le récit d’Artis ne le justifiait pas. La discussion se poursuivit.

-… J'ai fini par comprendre que le problème venait de moi, et que j'attire systématiquement la mort. C'est peut être à cause de ma nature, de ce que je suis. Je...je sais pas.

« Si tu savais à quel point nous sommes semblable », pensa-t-elle.


Il se tourna vers elle et tenta de lui sourire. Pas besoin d’empathie pour sentir le désarroi dans lequel il était plongé. Elle le savait, car elle avait jadis vécut la même chose, en quelque sorte. A chacun son histoire et sa manière de l’affronter, mais elle se doutait malgré tout de ce qu’il pouvait ressentir.

-C'est pour ça que je suis aussi distant avec tout le monde. Sinon, les gens meurent.

Elle n’aurait su dire pourquoi, mais cette phrase lui causa une grande peine. Peut-être qu’elle s’était plus attachée à lui qu’elle ne l’aurait cru en fin de compte, le voir souffrir l’attristait. Elle aurait aimé pouvoir le consoler mais elle ne trouva pas les mots. Après tout, qui avait-il à dire à cela ? Elle se sentit nauséeuse en se rappelant tous les morts qu'elle avait elle-même laissé derrière elle.


-Artis... tu n'es pas responsable de la guerre ni des victimes qu'elle ne manquera pas d'engendrer dans le futur.

Elle se leva et se rapprocha de lui jusqu'à poser sa main sur son épaule dans une tentative de réconfort.

-Pas plus que tu ne seras responsable s'il m'arrive quelque chose à Lystera. La reine m'attend de pied ferme avec son armée, le chasseur est à mes trousses... je sais pertinemment à quoi je m'expose en retournant chez moi. Mes chances de survie sont proche de zéro, c'est pratiquement une mission suicide. Dans ces circonstances c'est plutôt à toi qu'il faut demander si tu es bien sûr de vouloir m'accompagner...

Pourquoi voulait elle retourner à Lystera déjà ?  Elle avait comme un trou de mémoire mais elle savait que c'était une nécessité, un besoin. Elle DEVAIT aller là-bas coute que coûte. La jeune femme lâcha son compagnon et recula légèrement. Elle entendit alors le bruit du papier froissé et réalisa qu'elle était en train de piétiner ses dessins. Elle se baissa et entreprit de les ramasser un par un pour les ranger.

Ne pas oublier.
La princesse se figea en découvrant le dernier dessin qu'elle venait de ramasser... un petit garçon aux yeux inexpressifs allongé comme un pantin dans une position non naturelle... la gorge tranchée. Réprimant un haut le cœur, elle lâcha les feuilles et courut s'enfermer dans la salle de bains pour rendre son déjeuner.
Mais qu'est ce qui lui avait pris de dessiner une chose pareille, même inconsciemment ?! Il lui fallut de longues minutes pour se calmer et reprendre la maitrise de son corps. Elle se félicita d'avoir laissé sa brosse à dents dans la pièce et fit de son mieux pour se débarrasser du gout horrible et âpre de la bile dans sa gorge et se laver la bouche. Son reflet dans le miroir lui renvoya un visage d'une pâleur inhabituelle. Déjà qu'elle n'était pas très bronzée... là elle avait l'air carrement malade. Alors qu'une partie d'elle lui disait de se débarrasser en urgence des croquis ou de ne plus jamais remettre les pieds dans cette chambre, une autre lui criait d'y retourner si confronter et de ne plus jamais les lâcher du regard. La jeune femme consentis à sortir quelques instants plus tard, ne sachant pas qu'elle démarche adopter. Elle tremblait.

-Désolé, lança t elle a Artis dès qu'elle le vit, je ne me sens pas très bien.

Elle s'appuya contre le mur et enchaîna, désireuse de changer de sujet.

-J'ai rencontré Merlin. Il... il... il m'a donné un objet pour le contacter lui... ou n'importe qui possédant un transmetteur. Il peut nous amener à Lystera et venir nous chercher. Si nous... si nous sommes séparés je posséderais toujours un plan b pour fuir Lystera. On peut partir quand on veut... mais pas sans plan d'action, ce serait du suicide. Et puis tu ne connais rien de mon monde. Enfin... si tant est que tu sois vraiment sur de vouloir venir... tu changeras peut-être d'avis quand tu sauras ce qui nous attend.

Elle détourna les yeux.

-Egoistement je préfèrerai t'avoir près de moi... mais ta vie est précieuse. Si tu préfères rester ici avec Feather pour aider la résistance ou pour protéger Elsa...
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Artis
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Ven 19 Fév - 1:34

Hrp : Post tout petit et tout médiocre...


-Tu as hérité de son cœur et de ses souvenirs… qu’est-ce qui te fait penser que tu n’es pas lui ? Et pourquoi ta… « mère » s’est elle sacrifiée pour t’offrir ses pouvoirs ?

-Les rapports de Geran étaient on ne peut plus claires à ce sujet, il m'y désignait comme un "sujet" se prenant étonnement pour son "hôte". Quant à sa mère, elle était la dernière représente angélique de Midlas, contrainte de vivre cachée. Elle tenait à ce que son..."héritage" tombe entre de bonnes mains, mais un esprit angélique ne peut vivre sans ses ailes. A force de devoir vivre seule et enfermée pendant aussi longtemps, le suicide a dût lui paraitre être une délivrance, enfin...

-Artis... tu n'es pas responsable de la guerre ni des victimes qu'elle ne manquera pas d'engendrer dans le futur. Pas plus que tu ne seras responsable s'il m'arrive quelque chose à Lystera.

Après une veine tentative de réconfort (se basant essentiellement sur le fait que leur mission soit de toute façon suicidaire), la jeune femme se mit en tête de ranger les dessins qu'elle avait éparpillée un peu partout, avant de se figer brutalement devant l'un d'entre eux. Sans crier gare, la princesse quitta la pièce en trombe sans une once d'explication, lâchant ses dessins au passage. Perplexe, le porteur se contenta de la suivre du regard, la voyant se diriger vers la salle de bain. L'inquiétude le gagnant, l'attention du keybladeur se porta alors sur les feuilles dispersées à ses pieds. Il farfouilla dans le tas sans réellement comprendre ce qu'il visionnait, jusqu'à remettre la main sur le dessin de lyn. Il buggea quelques instants face au portrait, notamment à cause des détails le concernant. Dans sa main droite, une lame ensanglantée. Sous son bras gauche, un enfant. Et tout autour d'elle, des cadavres. Enfin, un étrange cordon noir dépassait de son ventre et s'étendait jusqu'à rejoindre une masse noirâtre informe et brouillonne. Qu'est ce que c'était censé vouloir dire ? Accablé par l'incompréhension, le mi-simili mi-sans cœur plia le bout de papier dans l'une des poche de son manteau et parcouru les autres dessins en quête de réponses.

Il entendit soudain Blanche Neige quitter la salle de bain pour se diriger à travers le couloir, en direction de la chambre. Le Voiel surgit alors dans ce même couloir, faisant face à un princesse pâlichonne et boiteuse, qui peina à articuler ses mots.

-Désolé, je ne me sens pas très bien.

Ca, ça paraissait plus qu'évident. Toutefois, elle voulut directement embrayer en poursuivant la conversation. Le jeune homme feinta un instant l'indifférence en l'écoutant d'une oreille attentive, non sans s'interroger sur ce qui avait pu la mettre dans un tel état. Ses dessins étaient plus que morbides, et maintenant elle tenait à peine debout.

-J'ai rencontré Merlin. Il... il... il m'a donné un objet pour le contacter lui... ou n'importe qui possédant un transmetteur. Il peut nous amener à Lystera et venir nous chercher. Si nous... si nous sommes séparés je posséderais toujours un plan b pour fuir Lystera. On peut partir quand on veut... mais pas sans plan d'action, ce serait du suicide. Et puis tu ne connais rien de mon monde. Enfin... si tant est que tu sois vraiment sur de vouloir venir... tu changeras peut-être d'avis quand tu sauras ce qui nous attend. Egoistement je préfèrerai t'avoir près de moi... mais ta vie est précieuse. Si tu préfères rester ici avec Feather pour aider la résistance ou pour protéger Elsa...

Artis prit soudainement un air songeur, avant de venir à son tour s'adosser contre le mur, aux côtés de la princesse. Ses yeux fixèrent le plafond un moment avant qu'il ne daigne reprendre la parole, tournant de temps à autre la tête en direction de son interlocutrice.

-Et égoïstement, je refuse de te laisser y aller sans moi. Ceci-ci dit, on devrait peut être s'occuper du paradoxe en priorité. Si on perd le Jardin Radieux, ton fils n'aura bientôt plus aucun endroit sûr où aller. Mais avant tout...

Le jeune homme glissa sa main dans le dos de sa comparse.

-Va t'allonger, t'as une petite mine.

Face au refus de la part de la jeune femme, il détourna les yeux et émis un léger sourire, avant de la pousser délicatement.

-C'était pas une proposition.

Il la mena ainsi jusqu'à sa chambre, et ne lui laissa pas d'autres choix que de rester alitée. Quant à lui, il posa son tabouret juste à côté du lit et se laissa tomber dessus.

-Bon, en ce qui concerne Lystera...Premièrement, t'as pas intérêt à claquer en route. Ensuite, est ce que tu as un début de piste qui pourrait nous conduire à ton fils ? "Cette fois", il a survécut, mais comment ? Où est ce qu'on aurait pu l'emmener ? Et surtout qui ?

Bien vite, il constata que l'état de son interlocutrice ne s'améliorait pas, et que la harceler de questions de la sorte n'aiderait en rien. En fin de compte, il se délaissa de son manteau et vint s'asseoir sur le rebord du lit, faisant signe à la princesse de se redresser. Il plaqua le creux de sa main contre le front de la jeune femme et grimaça en constatant que celui-ci chauffait progressivement. Il se mit à la fixer dans le blanc des yeux et pensa accidentellement à voix haute :

-Mais qu'est ce qui t’arrive ?

Il aperçut alors le dessin de Lyn tomber de la poche de son manteau, se dépliant après être atterrit sur le sol.

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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mer 24 Fév - 17:25

Pour son plus grand soulagement, Artis refusa net de ne pas l’accompagner. A vrai dire, elle ne s’imaginait pas partir sans lui, mais elle n’avait pas le droit à le forcer. Il lui conseilla toutefois d’attendre que le problème du paradoxe soit réglé avant de partir, pour préserver le QG de la résistance et offrir un refuge par la suite à son fils… Blanche-Neige tiqua soudain. Son fils ! C’était pour Chris qu’elle voulait retourner là-bas au péril de sa vie. Mais comment avait-elle pu oublier une chose pareille ?! La mémoire d’Artis paraissait intact tandis que la sienne semblait dysfonctionner et elle songea qu’elle était heureuse de l’avoir près d’elle à cet instant pour lui rappeler qui elle était et pour quoi elle se battait. Quelque fut la nature de son problème, au moins, tant qu’il était là elle pouvait compter sur lui pour préserver une partie de ses souvenirs.

-Plus j’attends et plus les chances de revoir mon fils en vie s’amenuisent, répondit-elle. Je regrette de ne pas pouvoir aider d’avantage le Jardin Radieux mais Chris est ma priorité.

Si elle se remettait sur pied d’ici là…
                  
-Mais avant tout...

Artis glissa une main dans le dos de sa comparse en lui recommandant d’aller s’allonger. Avait-elle l’air si mal en point ? Tomber malade à un moment pareil alors qu’elle avait tenu le coup jusqu’à présent… c’était une vaste blague. Elle fit mine de refuser mais capitula rapidement devant l’insistance d’Artis. Bah… ce n’était pas désagréable de voir les autres s’inquiéter pour elle de temps en temps, ça changeait un peu… mais son état commençait à lui faire vraiment peur. Elle ne pouvait clairement pas aller à Lystera comme ça… la jeune femme accepta plus ou moins bon gré mal gré de s’allonger à moitié, en veillant à rester un peu surélevée avec des coussins pour pouvoir continuer à faire la conversation à Artis sans lui apparaitre trop dans une position vulnérable.

-Bon, en ce qui concerne Lystera...Premièrement, t'as pas intérêt à claquer en route.

Cette manière brutale et sous-entendu de lui dire qu’il s’inquiétait pour elle lui arracha un petit sourire. Il avait vraiment du mal à exprimer ses sentiments, hein ?

-Ensuite, est ce que tu as un début de piste qui pourrait nous conduire à ton fils ? "Cette fois", il a survécut, mais comment ? Où est ce qu'on aurait pu l'emmener ? Et surtout qui ?


-J’ai quelques hypothèses à ce sujet. Je… euh…

La jeune femme bloqua, réalisant qu’elle n’arrivait absolument pas à se rappeler de quoi que ce soit. C’était comme essayer de réfléchir après avoir enchainé deux ou trois nuits blanches : elle savait qu’il y avait quelque chose mais elle n’arrivait pas à mettre la main dessus, comme si son cerveau avait du mal à fonctionner. Elle porta instinctivement une main à son cœur, terrifiée. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, pas plus qu’elle ne comprenait ses émotions. Pourquoi réagissait-elle aussi fort à un simple état de choc ou à un gros coup de fatigue ? Elle n’arrivait pas à se départir de ce sentiment de mort qui planait sur elle… il lui semblait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps. Du coin de l’œil, elle vit Artis s’agiter et venir s’installer sur le rebord du lit. Elle tourna la tête vers lui pour le regarder, ayant le plus grand mal à contenir sa peur. Il était son ancre, la seule chose qui la rassurait ici. Tant qu’il était prêt d’elle, elle savait qu’elle ne sombrerait pas totalement. Elle l’espérait du moins. Mais comment réussir à lui partager ses angoisses alors que ses dernières n’étaient fondées sur pratiquement rien ? Il lui fit signe de se redresser et elle obtempéra sans hésiter. A cet instant elle l’aurait suivi n’importe où s’il le lui avait demandé car elle ressentait au plus profond d’elle-même qu’elle avait besoin de lui. Il toucha son front et eut une mimique très révélatrice.

-Mais qu'est ce qui t’arrive ?

La jeune femme baissa les yeux et détourna légèrement le visage pour refouler les larmes qui menaçaient d’apparaitre. Dire qu’elle se croyait courageuse… mais comment combattre un mal qu’elle ne pouvait pas voir et qui gagnait du terrain à une telle vitesse ? Même Artis avait remarqué que quelque chose clochait. Bien trop absorbée par ses pensées, elle n’eut pas conscience du dessin qui tombait et secoua la tête doucement de droite à gauche en réponse à la question d’Artis, l’air de dire « j’en sais rien ». Une certaine torpeur était en train de l’envahir.

-Ca gagne du terrain. J’ai peur Artis…

Ca ne lui ressemblait pas d’avouer ses faiblesses mais pour une fois elle ressentait le besoin de l’exprimer. Comment son ami pouvait-il l’aider si elle ne lui disait pas la vérité ?

-J’ai l’impression de nager dans le brouillard depuis ton arrivée. Tous ces dessins, je ne me souviens pas les avoir dessiné. Mon empathie est affectée… mais toi tu es là, comme un phare. Tant que je te parle j’arrive à garder pied et à m’accrocher. J’ai peur de sombrer, c’est en train de me détruire de l’intérieur. Elle poursuivit d’une voix angoissée, précipitée, comme si le temps lui était compté. Il faut que tu me promettes Artis ! S’il m’arrive quelque chose, promets-moi de mettre Chris en sécurité.

Sa requête était terriblement égoïste, elle le savait. Pourquoi Artis s’ennuierait-il à aller sauver un enfant avec qui il n’avait aucun lien alors que sa mère était morte ? Peut-être qu’il ne le ferait pas, mais elle se sentirait soulagée s’il lui promettait. Même si c’était un mensonge. Et elle ne le lâcha pas tant qu’il ne l’eut pas fait.

-Je suis désolée… je sais que c’est égoïste… et je vais surement me remettre sur pied rapidement. Je m’inquiète pour rien. La princesse le regarda avec reconnaissance. Merci d’être là pour moi.

Pourtant, son instinct lui disait que ce qui lui arrivait était nettement plus grave et elle n’était pas sûre qu’Aerith ou Merlin soient capables de la soigner, même avec leurs pouvoirs. A la recherche de réconfort, elle se rapprocha de lui pour lui faire un câlin. Tant pis si elle le mettait mal à l’aise ! De toute façon, privée de son empathie, elle avait du mal à décrypter les pensées et les sentiments de son voisin. Il était venu se confier à elle et voilà à quoi il avait droit… était-il fâché ? Inquiet ? Elle qui avait l’habitude de se reposer sur ses talents pour interpréter très facilement les émotions de son entourage, elle réalisait à quoi point son sixième sens lui manquait. Voilà longtemps qu’ils n’avaient pas eu l’occasion d’échanger tous les deux, seuls à seuls sans être pressés par le temps. Elle regrettait que cela se passe dans ces conditions. Peut-être que c’était leur dernière conversation. Quelle ironie, c’était quand elle recommençait à entrevoir la lumière que les ténèbres la submergeait. Elle avait changé le passé et possiblement sauvé Chris, elle commençait à se lier d’amitié avec plusieurs personnes, dont Artis. Non, ce n’était pas de l’amitié le concernant, il y avait plus que cela. Elle s’était délibérément empêché d’y penser ces derniers jours car elle refusait de s’attacher à qui que ce soit mais elle sentait bien au fond d’elle qu’il y avait une attirance mutuelle entre eux. Ils avaient besoin l’un de l’autre pour avancer et ce qu’ils avaient vécu ensemble, même sur une très courte période, les avait rapprochés. La regretterait-il si elle venait à disparaitre ? Ils étaient près l’un de l’autre, seuls, et son état de santé se dégradait d’heure en heure. Qu’avait-elle à perdre ? Si elle devait mourir, au moins elle en aurait le cœur net. C’était un acte totalement irréfléchi et spontané et pas un instant elle ne songea aux conséquences ni à ce qui se passerait s’il décidait de la repousser, elle avait juste envie de le faire. Se dégageant légèrement de l’étreinte, elle recula son visage pour voir celui de son ami et l’embrassa. Il était trop tard pour faire marche arrière maintenant.  
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mar 1 Mar - 14:14

Elle secoua la tête, signe qu'elle ignorait également de quel mal elle pouvait bien être victime.

-Ca gagne du terrain. J’ai peur Artis…J’ai l’impression de nager dans le brouillard depuis ton arrivée. Tous ces dessins, je ne me souviens pas les avoir dessiné. Mon empathie est affectée… mais toi tu es là, comme un phare. Tant que je te parle j’arrive à garder pied et à m’accrocher.

Son empathie...cela expliquait donc ce sentiment étrange qui l'assaillait depuis le début de leur conversation. En effet, Blanche avait habituellement le don d'apaiser le porteur à mesure qu'il s'adressait à elle, or, ce n'était pas le cas aujourd'hui. Etrangement, cette idée le réjouit. Non pas qu'il aimait la voir dans cet état, mais force est de reconnaitre qu'elle exerçait ainsi une sorte d'emprise sur lui, le poussant à s'ouvrir à elle et à se montrer vulnérable. Mais cette fois ci, les rôles étaient inversées. Ainsi privée de ses faculté, elle se laissait aller à la panique, et c'était au Voiel qu'il incombait de la réconforter. Loin d'exceller dans ce domaine, il fit néanmoins l'effort de ne pas paniquer lorsque Blanche lui formula sa demande :

-J’ai peur de sombrer, c’est en train de me détruire de l’intérieur. Il faut que tu me promettes Artis ! S’il m’arrive quelque chose, promets-moi de mettre Chris en sécurité.

A voir l'intensité qui se dégageait dans le regard de la princesse, il ne pouvait pas se permettre de lui refuser cette faveur. Il ignorait lui même s'il aurait la possibilité d'honorer une telle promesse, ce qui ne l'empêcha pourtant pas d'affirmer les mots suivants :

-Eh, t'en fais pas. Je t'ai dis que je t'aiderais à le retrouver, et c'est ce que j'ferais. Quoi qu'il arrive.

-Je suis désolée… je sais que c’est égoïste… et je vais surement me remettre sur pied rapidement. Je m’inquiète pour rien. Merci d’être là pour moi.

Ces dernière paroles n'avaient d'autres but que de le rassurer, il n'était pas dupe. L'état de la princesse était bien trop anormale pour qu'il puisse s'agir d'une petite maladie bénigne et passagère. Aussi, la keybladeur hésita quant à la marche à suivre. Devait il la laisser seule le temps d'aller chercher quelqu'un capable de la soigner ? Non, la laisser ainsi confrontée à elle même n'était pas envisageable, encore moins depuis qu'elle avait admis ne pas se souvenir d'avoir donner vie à de tels dessins. Malgré sa froideur habituelle, l'inquiétude trahissait le mi-simili mi-sans cœur. Aussi, Blanche le serra à nouveau contre elle, lors d'une étreinte des plus affectueuses. Comme à son habitude, Artis ne sut absolument pas comment il était censé réagir. C'était la première fois depuis qu'il avait croisé sa route au grand vallon qu'elle se laissait aller à ses émotions et s'autorisait à craquer de la sorte. Le Voiel porta alors sa main jusqu'aux cheveux de sa comparse, qu'il caressa lentement du bout des doigts. Mais une question l'assaillait depuis un bon bout de temps déjà : que cherchait il vraiment auprès d'elle ? Une amie ? Une amante ? Une figure maternelle ? Elle finit par répondre pour lui.

La jeune femme releva lentement la tête face à son interlocuteur, et posa soudain ses lèvres contres les siennes. Inutile de préciser que le porteur se pétrifia sur place, incapable de comprendre une action aussi spontanée. Son instinct lui commanda aussitôt de la repousser. Elle ne faisait preuve que d'un moment d'égarement, et lui ne pouvait pas se le permettre, il ne le devait pas. Et pourtant, il s'égara. Il s'égara au goût de ses lèvres, aux effluves de son parfum, et à la caresse de ses cheveux. Il se laissa porter par l'instant et lui rendit son baiser en se cramponnant à elle. Il lui peinait de l'admettre, mais cette chaleur lui avait manqué, la chaleur humaine...Il se laissa tomber sur elle tout en continuant à l'embrasser, incapable de se raisonner. Maintenant plus que jamais, il savait à quel point c'était une mauvaise idée. A Lystera, la mort attendait de pied ferme la reine déchue. Or, même en supposant que leur attirance ne soit que passagère, cela les conduirait inexorablement à s'attacher davantage l'un à l'autre. Et il ne savait que trop bien ce qui finissait par se produire lorsqu'il devenait trop proche de quelqu'un...Mais pour le moment, il ne pensait à rien d'autre que de profiter du présent. Toutefois, un élan de bon sens aussi soudain qu’inespéré lui fit enfin entendre la voix de la raison une bonne dizaine de secondes plus tard. Il recula brusquement :

-Attends, attends. Je...T'es sûre ? J'voudrais pas...profiter de ton état.

Il se gratta l'arrière du crâne en détournant le regard, un peu perdu. Le jeune homme regrettait presque déjà de s'être montré raisonnable, mais c'était la bonne chose à faire. La princesse avait beau s'être ravisée à ce propos, il était clair que sa santé dégringolait à vue d’œil. Aussi, soucieux de connaitre le mal qui la rongeait, le keybladeur s'efforça de chasser ses ardeurs pour pouvoir se concentrer sur le plus urgent.

-Merlin ? Il pourrait savoir ce que tu as non ? Et ces dessins, peut être...que tu les a fait sans être consciente ? Comme quand t'es tombée dans les vapes à Traverse, et qu'en te réveillant tu disais avoir vue le chasseur venir pour toi.

Il se leva sans prévenir et vint s'asseoir sur le sol, accoudé au lit, juste à côté de son interlocutrice. Il voulait se tenir prêt à la porter en cas de nécessité.


-Enfin, si c'est aussi grave que tu le dis, on peut pas rester là à rien faire...

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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mar 15 Mar - 12:11

[Précédent Rp : http://www.kh-memento.com/t428-dans-la-ville-basse-artis-event#2334]

Eren ouvrit la porte d'un mouvement vif, la faisant même claquer sur le mur sans vraiment le vouloir. Immédiatement, il s'excusa auprès de la maison pour éviter d'en subir le courroux. Il valait mieux prévenir que guérir. Le bruit avait du alerter les autres personnes se trouvant dans la maison, mais au cas où il préféra élever la voix pour se faire entendre auprès d'eux.

"-Venez m'aider, il y a eu un problème avec Feather !"

Avant même que quelqu'un ne vienne le rejoindre, il continua à porter le blessé et le fit traverser le couloir puis pénétrer dans le salon. Enfin il l'allongea sur le canapé avec une délicatesse qu'on ne lui connaissait pas et parti à l'intérieur de la cuisine pour mouiller avec de l'eau glacé un torchon. Il revint au chevet du blessé et déposa sur son front le linge.

Il avait eu le temps, durant le trajet depuis les remparts, de remarquer la température anormalement élevée de Feather, ce qui laissait supposer une forte fièvre, peut-être une infection de ses plaies. Eren n'avait jamais été médecin et ne savait qu'administrer les premiers secours mais il savait que Blanche pourrait sans doute l'aider. C'est pourquoi il n'avait pas hésité à presser le pas jusqu'à leur QG.

Revenons un peu en arrière, alors qu'Eren se trouvait encore sur les remparts face à face avec les deux étrangers et un Feather relativement mal en point. Le prince avait décidé de faire confiance aux deux étrangers malgré ses doutes et s'apprêtait à les remercier quand la jeune femme avait pri la parole :

"-C’est votre ami ? Alors conduisez-le rapidement auprès d’un médecin. Il a de la fièvre et il délire."

Elle en avait de bonne cette gamine, il se trouvait qu'Eren ne connaissait pas assez cette ville pour savoir précisément où se trouvait le médecin. Il prit un temps pour réfléchir à la marche à suivre, se demandant s'il serait judicieux d'amener les étrangers jusqu'à leur QG. Après tout, n'avaient-ils pas sauvé Feather ? Sa réflexion s'attardant, la jeune femme reprit de plus belle :

- Arrêtez de nous dévisager ainsi bon sang ! Faites quelque chose !

Eren savait que cette jeune femme avait raison, pas de temps pour les tergiversions. Il s'approcha de l'homme soutenant Feather, relâchant la pression qu'il avait envers eux. Il se mit alors dans la même position que l'homme qui le soutenait mais de l'autre côté et s'apprêtait à les conduire à travers la ville. Il leur dit :

-Suivez moi, je vais vous conduire chez mes compagnons, ils pourront le soigner.

Max lâcha alors soudainement Feather et le fit peser de tout son poids sur le maigre prince qui, surprit, attrapa le blessé de ses deux mains. Il se demandait pourquoi l'homme avait réagit ainsi. Celui-ci ne tarda pas à lui faire part de l'explication :

-Je suis navré mais on ne peut pas vous suivre. Vous avez vos amis, mais nous notre famille nous attend et nous les avons laissé depuis trop longtemps. Max désigna Feather du menton. Il a besoin de soin le plus vite possible sinon notre intervention n'aura servi à rien et il y passera. La maladie tue plus encore que les armes.

Max s'approcha alors de Melanie et il déposa sur son épaule une main réconfortante. Ils avaient finis leur intervention pour sauver Feather mais il était temps de rentrer désormais. Il l'attira vers lui afin de repartir vers le tunnel d'où ils venaient. Une fois qu'ils furent hors de vue et d'oreille, Max fit passer Melanie devant lui et lui sourit :

-Tu as pris de gros risques aujourd'hui mais je pense que tu as fait le bon choix. Je vais te demander de bien m'écouter désormais : La nouvelle de l'évasion du prisonnier a déjà filtré, j'ai prévenu Moros...

Max laissa un temps à Melanie pour encaisser la nouvelle. Il s'attendait déjà à ce qu'elle croit qu'il l'avait trahi même si ce n'était pas le cas. C'était même tout l'inverse. Il continua son explication tout en montrant les messages envoyés à Moros :

-Je me suis fais porter le chapeau, prétextant que l'homme était parvenu à m'assommer et à prendre la fuite. Moros s'amusera de la situation, il voulait de l'action donc il me couvrira durant les prochaines heures. Par la suite... Je pense que je c'est moi qui risque le moins de problèmes puisqu'ils ont besoin de mon aide pour pirater le terminal. Je te demande de garder ceci comme notre petit secret, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose... Ah et j'oubliais...

Max saisit son gros couteau à sa ceinture à le sortie de son étui. Il approcha alors la lame de sa propre jambe gauche, au niveau de sa cuisse, et s'entailla les vêtements et la chair. Son sang sorti de cette plaie nouvellement créée. Il ne réagit pas en se blessant lui-même, pas même un gémissement, tout ceci n'était rien par rapport à la torture. Il nettoya son couteau sur ses habits, redonnant à sa lame sa teinte habituelle avant de la replonger dans son étui. Il sortit ensuite un de ses pistolets et le tendit à Melanie :

"-J'ai besoin de ton aide. Il faut rendre l'évasion crédible donc je vais te demander de me frapper avec la crosse s'il te plaît. Vise le côté de mon visage..."

Pendant ce temps, Eren avait fait demi-tour et partait en direction du QG. Il se posait nombres de questions au sujet des deux étrangers néanmoins s'il ne se dépêchait pas, l'homme qui avait peut-être certaines réponses serait mort. Il pressa l'allure, à tel point qu'il arriva au QG épuisé. S'il avait fait un tant soit peu attention à ce qui l'entourait, il aurait sans doute remarqué l'homme qui ressemblait étrangement à Feather sortir d'une rue parallèle puis, lorsqu'il les eut aperçut, rentrer à nouveau dans celle-ci.
C'était Katarina, revêtue de l'apparence de Feather, qui traînait en ville afin d'y dénicher toute information pouvant être utile mais autant dire que cette apparence ne l'aidait pas tant que ça. Sortant d'une rue, elle était tombée sur un homme à l'allure effrayante en portant un second. Elle l'avait immédiatement reconnu puis s'était empressée de se cacher pour reprendre une apparence de citoyen lambda. Elle ragea à la vue de l'homme, comprenant qu'il n'avait pas pu partir seul. Elle se mit alors en route vers la forteresse.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Ven 18 Mar - 16:01

Aucune réaction. Ses yeux étaient vitreux, et son attitude on ne peut plus apathique. Quoi que puisse lui dire le porteur, elle semblait désormais s'en moquer. Elle était comme absente. Ne disposant toujours d'aucun indice quant à ce qui pouvait être à l'origine de cet état, le porteur tenta vainement de la réconforter en prenant la main de la jeune femme dans la sienne, voulant accompagner ce geste de paroles rassurantes. Néanmoins, à peine eut-il le temps d'entrouvrir les lèvres que son ouïe lui signala un bruit sourd en provenance du rez-de-chaussée. Intrigué, Artis abandonna l'idée de finir sa phrase et se dirigea vers la porte de la chambre, qu'il entrouvrit légèrement avant de tendre l'oreille. Il reconnut alors la voix d'Eren.

-Venez m'aider, il y a eu un problème avec Feather !

Son sang ne fit qu'un tour. Le porteur jeta un rapide coup d’œil en direction de la princesse, tout aussi soucieux de son état de santé que de celui de son ami écrivain. Néanmoins, il ne tarda pas à franchir le seuil de la porte sans se retourner, traversant le couloir à une vitesse trahissant son niveau d'inquiétude. Il se précipita ensuite dans les escaliers et, à mesure qu'il descendait, commençait à apercevoir l'état lamentable dans lequel Feather se trouvait. Le keybladeur se figea à quelques marches du sol, observant le jeune prince déchu appliquer un linge humide sur le front du rouquin. Ses doigts se mirent soudainement à trembler.

*Ca recommence...*

Lui qui encore quelques minutes auparavant affirmait à Blanche la fâcheuse tendance de ses proches à mourir prématurément, il regrettait on ne peut plus d'être dans le vrai. Cependant, il ne lui fallut que quelques secondes pour reprendre ses esprits, et ce après s'être giflé mentalement une bonne paire de fois. Le mi-simili mi-sans cœur se rendit donc aux côtés d'Eren, arborant une attitude calme et antipathique. Tête de con qu'il était, il ne souhaitait pas révéler à son compagnon à quel point l'état de l'auteur pouvait l'affecter.  

-Il faut cautériser les plaies, ma magie suffira pas à le soigner. Tu aurais quelque chose qu'on puisse faire chauffer ? Un couteau peut être ?

Malgré cela, il apposa tout de même sa main gauche contre la cuisse ensanglanté de l'écrivain, ne serait-ce que pour soulager la douleur. Le Voiel procéda alors à une inspection un peu plus approfondie des blessures de son ami, des frissons lui parcourant la colonne vertébrale à mesure qu'il découvrait des plaies plus infectées les unes que les autres. Les blessures étaient nombreuses et profondes, pas de doute que celui qui lui avait fait ça avait eut la main lourde. A cette instant il n'avait qu'une envie : saisir Eren par le col et lui réclamer un nom. Artis fit toutefois preuve d'un calme olympien et retira un à un les bandages ensanglantés dans lesquels était emballé le rouquin, jusqu'à finalement retirer celui qui lui encombrait la cuisse. Mal lui en prit, car il lui fallut faire un effort surhumain pour ne pas rendre son dernier repas face à l'état purulent de la plaie. Ni la magie, ni la médecine ne suffirait à guérir une telle infection. Ne sachant pas si la princesse comptait les rejoindre à un moment ou un autre, le porteur se contenta de crier à travers la maison :

-Blanche !!! Utilises ton transmetteur pour rameuter Merlin !

Le keybladeur détourna ensuite le regard en direction d'Eren, s'adressant à lui à voix basse :

-On devrait aussi garder un œil sur elle, elle est...très bizarre depuis son retour.

Mais malgré son inquiétude pour la belle, le mi-simili mi-sans cœur demeura au chevet de l'écrivain, guérissantg les quelques hématomes que sa magie angélique lui permettait de soigner. La fièvre continuait cependant à accabler le pauvre Feather, le conduisant à délirer. Il paraissait certes inconscient, mais quelques mots parvenaient parfois à se frayer un chemin jusqu'à ses cordes vocales, demandant à plusieurs reprises où était passé son ami Stitch. Le Voiel s'adressa alors à lui.

-Vieux, t'as intérêt à t'accrocher...

Malgré l'état d'inconscience dans lequel se trouvait l'auteur, la douleur lui déformait le visage. Aussi, lorsqu'Eren tendit la lame fumante à Artis, ce dernier sut exactement ce qu'il était censé faire. Il remercia le prince déchu à l'aide d'un léger hochement de la tête, puis saisit la poignet de l'objet dans la main gauche et se redressa lentement, fixant son compagnon enfouie dans le canapé.

-C'est pour ton bien.

Et sans prévenir qui que ce soit, le porteur matérialisa sa keyblade dans la main droite, avant de l'abattre avec violence sur la jambe infecté de son ami, la tranchant sur le coup. L'écrivain s'extirpa brutalement de sa torpeur pour pousser un râle ignoble, tandis que son ami s'évertuait déjà à appliquer la lame brûlante contre le moignon qu'il venait tout juste de créer. Feather ne tarda à perdre à nouveau conscience, ne pouvant supporter davantage de douleurs. Une gerbe de sang immonde se répandit alors sur le canapé avant de se frayer un chemin jusqu'au sol, rendant la scène encore plus insoutenable à regarder. Ce n'est qu'après avoir cautérisées chacune des plaies que, sans un mot, le Voiel empoigna la jambe nécrosé de son ami et se rendit dehors, à l'endroit même où Eren et lui avait eut une altercation la veille. Il se contenta de remuer vaguement la terre à l'aide de sa keyblade et y jeta nonchalamment la jambe avant de la recouvrir avec empressement.

Il prit alors quelques secondes pour digérer ce qui était entrain de se passer, jusqu'à ce qu'il ne se rappelle enfin d'un détail essentiel. Les premières de Lyn à la vue de l'écrivain furent qu'elle ne connaissait pas ce dernier : La raison paraissait désormais plus qu'évidente... Ainsi, craignant que son ami ne passe pas la nuit, Artis décida de se recentrer plus tard et retourna à l'intérieur, demandant enfin à Eren :

-Bon, qu'est ce qui s'est passé ?


Journal de Feather : Jour 1244
Bon sang, ça doit bien faire...quoi, trois ans que je n'ai rien écris dans ce journal ? Faut dire, ça m'a surtout servie au début, lorsque je cherchais qui j'étais. Sauf qu'en me relisant, je réalise que j'y parle beaucoup plus d'Artis que de moi. Mais il est partit maintenant, alors il faut que j'avance par moi même... Bon, mon dernier livre est un fiasco, comme d'habitude j'ai envie de dire. Picscou estime désormais que je suis un très mauvais investissement, et que je lui ai fait perdre de l'argent. Pas faux, mais bon, ce vieux grincheux est tellement près de son argent que j'ai peur qu'il me le fasse payer d'une manière ou d'une autre. Seule solution : Déménager. Traverse me parait être un bon endroit pour démarrer une nouvelle vie, et puis qui sait, j'y trouverais peut être un nouvel éditeur. Ceci-dit j'dois admettre, je me sens bien seul ces temps ci...l'autre taré d'albinos était peut être devenu trop dangereux pour vivre avec ses semblables, mais merde...c'était mon seul ami. J'crois bien être aussi paumé que lui au final.

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Melanie Hawkfield
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mar 22 Mar - 16:50

(HRP: Un peu de patience, le post de Blanche viendra plus tard)

Max céda le corps fiévreux et mutilé de Feather à Eren et tira Mélanie pour l’inciter à le suivre rapidement pour retourner de là où il venait. La jeune femme obtempéra le cœur lourd, elle aurait préféré rester aux côtés du malade pour s’assurer qu’il s’en remettrait. Toutefois, Si Max estimait qu’il était temps de partir alors elle n’avait plus qu’à lui emboiter le pas. C’était lui l’as de la survie pas elle. Lorsqu’ils furent hors de portée des oreilles du résistant présumé, Max s’arrêta pour lui parler et lui sourit. Elle ne lui rendit pas ce sourire, elle n’était pas d’humeur.


-Tu as pris de gros risques aujourd'hui mais je pense que tu as fait le bon choix. Je vais te demander de bien m'écouter désormais : La nouvelle de l'évasion du prisonnier a déjà filtré, j'ai prévenu Moros...

-Tu… tu quoi ?!

Donc elle n’avait pas rêvé, elle avait bien vu Max envoyer un message tout à l’heure dans la grotte, et peut-être d’autres sans qu’elle ne le voit. L’avait-il trahi ? Cela n’avait pas de sens alors qu’ils venaient de faire tout ça pour ramener le résistant en ville.

-Je me suis fais porter le chapeau, prétextant que l'homme était parvenu à m'assommer et à prendre la fuite. Moros s'amusera de la situation, il voulait de l'action donc il me couvrira durant les prochaines heures. Par la suite... Je pense que je c'est moi qui risque le moins de problèmes puisqu'ils ont besoin de mon aide pour pirater le terminal. Je te demande de garder ceci comme notre petit secret, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose...

Plusieurs expressions se succédèrent sur le visage de Mélanie : de l’incompréhension à la stupeur, puis de la reconnaissance. Encore une fois il la sauvait… ça devenait une habitude. Sauf que cette fois il mentait à ses propres alliés, ce qui changeait sacrément la donne. Serait-il vraiment capable d’inventer un mensonge assez crédible devant Celsia ? Et si c’était le cas, serait-elle en mesure de le suivre sur ce chemin dangereux, elle qui était incapable de masquer ses émotions ?

-Tu sais bien que je ne sais pas mentir…

Retourner là-bas, faire à nouveau face à Katarina et à la colère du reste du groupe… son sang se glaça dans ses veines. Elle avait terriblement peur de la confrontation que l’attendait. Si seulement elle pouvait retourner directement à la Calligraphie sans passer par Celsia… il fallait qu’elle parle avec Abnegatio !
C’est alors que le jeune homme sorti son couteau et s’entailla les chaires avec. Mélanie le regarda faire, les yeux écarquillés. Etait-il devenu fou ?


-J'ai besoin de ton aide. Il faut rendre l'évasion crédible donc je vais te demander de me frapper avec la crosse s'il te plaît. Vise le côté de mon visage...

-Tu es fou, je ne peux pas faire une chose pareille !! Max, tu comptes vraiment retourner là-bas comme si de rien était et reprendre le piratage du terminal ? Je n’ai pas sauvé cet homme pour tuer tous les autres ! Je suis venue ici parce qu’on m’a certifié que nos ennemis étaient des fous dangereux qui menaçaient directement l’existence de l’Arche. Mais ce garçon… il était gentil ! Même après avoir découvert la vérité sur mon compte, il a eu l’occasion de me tuer mais il n’a rien fait. Son ton se durcit. Maintenant parlons de mes supposés alliés et des grands principes de l’Arche qui sont de protéger les Justes avant tout le reste et de ne jamais se faire de mal entre nous. Katarina m’a bien prouvé que tout cela n’était qu’un beau mensonge.

Elle fit une pause, étonnée d’avoir parlé autant. Ce n’était pas franchement dans ses habitudes d’exprimer ainsi son point de vu. Pour autant, il lui semblait que l’occasion était trop importante. Elle reprit finalement en détournant les yeux.

-Si je retourne là-bas c’est uniquement pour demander à Celsia de me ramener sur l’Arche. Si je reste ici plus longtemps je ne suis pas sure de rester dans le bon camp. Si tant est qu’il y en ait un meilleur que l’autre… Je croyais avoir trouvé ma nouvelle famille et je voulais l’aider mais j’ai le sentiment d’avoir été manipulée. Je ne peux plus fermer les yeux sur ce qu’il se passe. Les Justes ont le droit de savoir.

Savoir… mais savoir quoi ? Elle-même n’en savait rien. Mélanie ne connaissait rien de la résistance ni de leurs réelles motivations, pas plus que de celles de son propre groupe. Elle avait le sentiment de ne voir que la partie émergée de l’iceberg. La solution était peut-être de se rapprocher des résistants et de leur poser les questions directement. Mais s’ils étaient aussi mauvais que Katarina et qu’ils la torturaient pour lui arracher les informations qu’elle détenait sur les Justes ? Quel sentiment horrible que de ne plus savoir à qui se fier…
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Blanche-Neige
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mer 23 Mar - 15:41

Contre toute attente, Artis répondit avec ardeur à son baiser et les choses seraient certainement allées plus loin s’il ne s’était pas soudainement reculé, comme s’il changeait d’avis. Blanche refusa ce revirement de situation et voulut se réfugier à nouveau contre lui sans tenir compte de son avis. Dans ses bras elle se sentait en sécurité, elle en oubliait presque le mal dont elle était victime. Mais le jeune homme se montra ferme et recula un bon coup, avant de descendre du lit et de s’assoir par terre. Blanche-Neige ne comprit pas les raisons de ce revirement, avait-elle fait quelque chose de mal ? Il ne voulait pas « profiter de son état », comme si elle était bourrée ou quelque chose de ce genre là… peut-être avait-il raison dans le fond, mais elle lui en voulait un peu. Il était plus facile pour elle de se perdre dans une étreinte que de réfléchir à ce qu’elle était en train de vivre à ce qu’elle risquait dans un futur proche.

-Merlin ? Il pourrait savoir ce que tu as non ? Et ces dessins, peut être...que tu les a fait sans être consciente ? Comme quand t'es tombée dans les vapes à Traverse, et qu'en te réveillant tu disais avoir vue le chasseur venir pour toi.

Blanche fit mine de réfléchir. A vrai dire tout cela lui semblait un peu abstrait et il lui était difficile de se concentrer.


-Peut-être… répondit-elle sans se mouiller. La magie est souvent plus efficace…

Au moins dans son cas c’était bien vrai, jamais la médecine traditionnelle ne pourrait venir à bout de son mal. Mais identifier le problème était déjà l’étape numéro une pour combattre le problème.
Soudain, une voix raisonna d’en bas, appelant à l’aide. Un instant, Artis parut partagé, puis il prit finalement une décision et quitta la chambre sans un regard en arrière. Après quelques secondes, Blanche décida de le suivre et se releva avant de retomber lourdement sur le lit, une main sur le cœur et une douleur lancinante dans la poitrine.

« Sérieusement Blanche… ce n’est vraiment pas le moment… »

Malgré ses pensées haineuses envers elle-même, la douleur la cloua un bon moment sur le lit. La voix d’Artis raisonna alors pour lui demander d’utiliser le transmetteur pour contacter Merlin.
…le quoi ? Il lui fallut un effort de concentration phénoménale pour réussir à former l’image de l’objet dans sa tête et le sortir de sa poche. Et puis soudain elle entendit quelqu’un hurler à la mort. La belle sursauta et regarda la porte menant au couloir avec effroi. Ses yeux se posèrent sur le transmetteur. Qui devait-elle appeler déjà ? Merlin. Comment ça marchait ? Former une image de lui dans sa tête. Oh bon sang elle n’y arriverait jamais ! Tout lui semblait si flou ! Elle ne sut jamais comment elle réussit mais elle parvint à transmettre un message au magicien. La nature du message, elle n’aurait su le dire exactement, mais en tout cas il comprit que quelque chose clochait suffisamment pour se matérialiser devant la Maison sans perdre de temps et entrer dans le salon où se trouvaient les garçons.

-Qu'est-ce qui se passe ici ?! S'écria t-il.


En d’autres circonstances, la princesse serait intervenue directement, peut-être même aurait-elle pu guérir Feather avec ses pouvoirs. Elle avait bien sauvé Hans il y a quelques semaines alors qu’il était au bord de la mort et dans un état bien plus lamentable. Les évènements étaient juste tombés au mauvais moment et cela risquait de couter très cher à Feather. Pendant ce temps, le discordian, bien confortablement installé dans le cœur de la belle continuait à semer le désordre et rependre la terreur en elle, là où elle ne pouvait l’atteindre.
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Eren Illyrio



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Jeu 24 Mar - 0:06

(Il faudra vraiment que je crée un compte pour Max, il commence à être d'autant plus important que tous mes autres personnages présent...)

Max Braveheart


-Tu es fou, je ne peux pas faire une chose pareille !! Max, tu comptes vraiment retourner là-bas comme si de rien était et reprendre le piratage du terminal ? Je n’ai pas sauvé cet homme pour tuer tous les autres ! Je suis venue ici parce qu’on m’a certifié que nos ennemis étaient des fous dangereux qui menaçaient directement l’existence de l’Arche. Mais ce garçon… il était gentil ! Même après avoir découvert la vérité sur mon compte, il a eu l’occasion de me tuer mais il n’a rien fait.

Max avait désormais un nouveau problème auquel faire face. Melanie avait de sérieux remords au sujet de l'homme qu'elle venait de sauver. Certes il lui devait sans doute les sévices qu'on lui avait infligé mais il lui devait surtout d'être encore en vie. Sans Melanie, Max ne serait pas intervenu et aurait continué son piratage. Néanmoins quelque chose chiffonnait Max dans tout ce que disait Melanie. Il n'appréciait guère la façon dont elle le voyait, comme un simple pion aux ordres des plus hauts, sans coeur ni esprit. Il n'eut pourtant pas le temps de répliquer que déjà la jeune femme continuait à soliloquer dans un ton encore plus dur.

-Maintenant parlons de mes supposés alliés et des grands principes de l’Arche qui sont de protéger les Justes avant tout le reste et de ne jamais se faire de mal entre nous. Katarina m’a bien prouvé que tout cela n’était qu’un beau mensonge.

Ce dernier coup fut la goutte d'eau pour Max qui éclata soudainement, son arme à feu toujours dans les mains. Il s'approcha de Melanie vivement tout en lui parlant :

-Katarina n'est qu'une seule personne ! Me rangerez-tu dans le même panier qu'elle ?! De même pour tous les autres ! Dois-je te rappeler qu'une personne a quitté son poste pour t'aider pendant qu'un autre gardé secret la nouvelle de l'évasion du détenu ! De même cet homme n'était qu'un seul homme ! Comment peut-tu juger la Résistance simplement sur un seul sujet ! Ok lui ne t'as pas tué mais crois-tu vraiment que les autres te laisseraient la vie sauve ?! Tu laisserais l'Arche brûler pour cet homme ?!

Certes les mots de Max allaient beaucoup trop loin mais dans l'immédiat, Melanie devait comprendre qu'elle n'était pas seule et qu'elle ne devait, en aucun cas, agir sur un coup de tête. Cependant son énervement était sincère. Si auparavant il n'avait pas senti de trahison de la part de Melanie lorsqu'elle avait trahie les sien -En sa propre compagnie cela était vrai- toujours était-il que renier sa qualité d'allié avait su frapper Max comme un coup de poignard.
La suite lui échappa comme la première partie de son énervement lui avait échappé. Il serrait son arme si fort qu'il en avait mal à la main. Il souleva la main de Melanie et lui mis l'arme entre les doigts, la forçant à la tenir convenablement.

-Si tu considère que les Justes et les habitants de l'Arche ne sont que des hypocrites et des traîtres alors tu ferais bien de m'abattre car au même titre qu'eux ou toi j'en fais pleinement partie. Mais sache qu'une fois que tu aura fait le ménage, tu sera la dernière Juste qu'il faudra tuer... La dernière trace de survivance de Nous. Fais ce que tu as à faire ! Mais crois moi que si tu ne me descend pas je te ramènerais avec moi à la forteresse et tu tiendra le discours que je t'ai dis tout à l'heure avec application ! Je joue ma tête en sauvant la tienne, rappelle t'en...

Max commença alors à se calmer, se forçant à reprendre calmement son souffle afin d'apaiser sa colère beaucoup trop brutale. Il ferma les yeux le temps d'une expiration, le temps habituelle pour stopper les tremblements de son arme, puis reprit très posément en fixant ses yeux dans ceux de Melanie :

-A notre retour, si tu le veux, j’implanterais un bug dans le programme que j'installe. Les Discordians que je créerais seront imparfait et seront simple à abattre. Je ne dis pas que la ville sera sauvé mais que la Résistance et les habitants auront une chance de s'en sortir si leur détermination est assez grande. Je ne le ferai que si tu accepte de revenir. Est-ce que ça te convient comme marché ?

Max tendit alors à Melanie sa main, une main amicale et espérant, très fortement, que celle-ci entendrait raison et qu'elle accepterait de le suivre rejoindre les siens. Oui leur famille était loin d'être parfaite mais ils étaient ceux qui les avaient sauvés, du champ de bataille pour lui et des expériences pour elle. Ce point ne serait jamais à négliger, leur dette était très grande...

Eren Illyrio

On ne tarda pas à venir rejoindre Eren dans le salon. Feather continuait à geindre et à gémir de douleur et le prince ne savait que faire. Le linge mouillé qu'il venait de déposer ne ferait son effet que temporairement et il savait que ça ne serait que peu utile. Il avait besoin de la magie curative que Blanche avait utilisé auparavant sur lui et les autres.
Artis se montra relativement méthodique, attribuant des soins comme il le pouvait et usant même de magie. Eren se demanda alors s'il ne possédait pas quelque chose de magique aussi après tout. Mais la situation ne permettait pas ce genre de questionnement. Le prince se sentait clairement de trop, que pouvait-il faire de plus que de regarder et espérer qu'il ai pu ramener Feather à temps. Cet homme ne l'aimait pas, c'était clair pourtant Eren espérait sincèrement que celui-ci s'en sorte indemne, qu'il puisse continuer à douter de la fiabilité du prince face au ténèbres mais qu'il soit vivant au moins.

-Il faut cautériser les plaies, ma magie suffira pas à le soigner. Tu aurais quelque chose qu'on puisse faire chauffer ? Un couteau peut être ?

La voix d'Artis alarma Eren et le fit sortir de sa torpeur soudaine. Finalement il pouvait se rendre utile, ne serait-ce qu'un peu. Sans hésitation, il sortit de son dos le large couteau dont il s'était équipé avant de sortir et s'en alla vers la cuisine. Il fallait qu'il trouve de quoi faire un feu. Son regard se posa sur la plaque chauffante dont il avait vu Feather se servir auparavant pour faire des crêpes. Il se mit alors à tourner tous les boutons au hasard jusqu'à parvenir à créer une flamme. Il s'empressa alors de chauffer sa lame à blanc afin de la stériliser. Lorsque l'éclat de la lame devint blanc, il ramena le couteau à Artis.

Il continuait à soigner son ami comme il le pouvait, s'adressant parfois à Eren pour l'avertir au sujet de Blanche qui, elle aussi, semblait bizarre. A ce moment pourtant toute l'attention était accaparé par le blessé. Le médecin malgré lui finit par se résoudre à lever son arme en l'air. Comprenant que bien trop ce que comptais faire Artis, Eren ne put que maladroitement retenir Feather par les épaules pour l'empêcher de trop bouger suite à ce démembrement. Puis le calme ne tarda pas à se faire car le blessé perdit connaissance, à cause de la douleur ? De la fièvre ? Qui pouvait bien le savoir.

Artis, sans un mot, s'en alla avec la jambe de Feather et passa la porte. Eren était toujours là, les mains posées sur les épaules de Feather, à se demander s'il aurait pu éviter cela en arrivant plus vite au QG. S'il n'avait pas tant mis en doute la parole de ces deux "voyageurs", la chose en aurait-elle été autrement ? Les yeux hagards, perdus sur le visage de l'homme dont il venait d'assister à l'amputation d'une jambe, Eren se sentait réellement rongé de culpabilité. Il avait suivi les principes de Blanche mais trop tard visiblement.

Eren n'avait pas bougé quand Artis revint à l'intérieur. Celui-ci s'approcha de lui et lui posa alors la question qu'il se doutait. Il fut cependant surpris d'une chose : En aucun cas il sentait qu'Artis le désignait comme coupable malgré l'altercation de la veille.

-Bon, qu'est ce qui s'est passé ?

-Je l'ai retrouvé aux abords de la ville. Deux voyageurs l'aidaient à marcher. Un homme assez grand et une jeune femme. Des voyageurs des mondes à ce qu'ils m'ont dit. Feather avait été attaqué par des Discordians et ils l'ont sauvé mais, je ne sais pas pour toi mais je ne trouve pas que ça ressemble à ce que peuvent faire ces bestioles... J'ai douté d'eux et du coup j'ai perdu du temps, c'est ma faute s'il est dans cet état. Je te jure que je retrouverais ceux qui lui ont fait ça et que je le tuerais !

Adieu les bons préceptes de monstre et bienvenue à nouveau à Eren, le monstre issu de ténèbres en quête de vengeance. Feather avait subit un sort horrible, la vengeance serait donc à la mesure des actes qui venaient de se produire. Un faible halo de fumée noire commença à apparaître autour d'Eren. Les ténèbres, insidieuses amies, s’imprégnaient de sa rage pour tenter de le dominer. Toutefois à ce moment la volonté d'Eren était forte, trop forte pour qu'elle puisse dicter ses actes. Les voyageurs auraient des explications à fournir avant que le prince ne décide de leur couper les membres, les uns après les autres, pour qu'ils éprouvent eux aussi ce qu'avait ressenti Feather. Et finalement il les laisserait au sol, incapable de bouger, incapable de rien.

Eren ne pouvait pas le voir mais son épée, à l'intérieur de son fourreau, ne brillait plus de cette couleur chaude de soleil au couchant mais plutôt d'un éclat macabre d'une lune dans un ciel nuageux. Un gris terne à la mesure de la couleur de son âme à ce moment.
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Melanie Hawkfield
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Jeu 24 Mar - 17:34

[HRP : A la demande d'Eren parce que je ne reviens pas avant mardi et que la réponse de Mélanie n'influe pas sur la partie avec Artis, je devance ton tour et je post avec elle avant mon départ. Je suggère de reprendre le tour de jeu habituel après mon post : Artis -Eren/max - Mélanie/blanche - Artis...]


Alors que Mélanie finissait tout juste de parler, la réaction de Max ne se fit pas attendre. L’arme à la main, il s’approcha vivement de Mélanie. Cette dernière recula précipitamment, alertée par l’expression de Max et sa gestuelle agressive. Allait-il la frapper comme Katarina un peu plus tôt ? C’était souvent ainsi que cela finissait lorsqu’elle ouvrait un peu trop la bouche pour donner son opinion. Elle, l’enfant bizarre de la famille, celle que l’on préférait oublier plutôt que d’entendre. Son propre père n’avait-il pas essayé de la tuer lorsqu’elle s’était confrontée à lui ? Puis le tribunal et les prétendus médecins de l’asile… Toute sa vie, Mélanie avait été habituée à subir la colère et les passions des uns et des autres, elle avait intégré ce comportement violent des autres envers elle et réagissait désormais comme une femme battue. C’était ainsi, elle n’y pouvait rien. Si Max ne leva pas la main sur elle, son ton était pourtant chargé de colère et la peur de la jeune fille ne cessa de s’accroitre à mesure qu’elle l’entendait déblatérer son discours. Il l’accusait de généraliser, de mettre tous ses alliés dans le même sac que Katarina, lui y comprit. Mais jamais elle n’avait pensé une chose pareille, surtout pas de lui. Ne savait-il pas à quel point elle le respectait, lui plus que tous les autres réunis ? Il était son sauveur, son ange-gardien. Il l’accusait d’être naïve de bien vouloir admettre l’idée que la résistance puisse être différente de ce que Celsia leur avait dit en se basant uniquement sur une seule rencontre. Il avait peut-être raison, lui qui avait déjà effectué de nombreuses missions sur le terrain et qui avait probablement été déjà confronté à la résistance. L’avait-elle offensé en évoquant le fait que leurs supposés ennemis n’étaient peut-être pas si mauvais ? Oh, comme elle regrettait ! Bien sûr que non elle ne voulait pas voir l’Arche bruler. Ne pouvait-il donc y avoir aucun accord entre les deux partis ? La diplomatie plutôt que les armes. Etait-elle la seule à penser qu’il y avait une autre issu que la guerre ? Mais qui était-elle pour tout simplement « penser », voilà ce qu’il semblait lui reprocher. Car elle ne se comportait pas comme un soldat formaté, qu’elle émettait une opinion différente des autres elle devenait le vilain petit canard qu’il convenait de gronder. Mais elle n’était pas un soldat, Celsia le savait pourtant bien en lui demandant de venir ici… le fait d’avoir souffert toute sa vie ne signifiait pas pour autant qu’elle avait envie à son tour de voir souffrir les autres. Alors que Mélanie n’aspirait qu’à rester loin de Max et des dérapages potentiels de sa colère, l’homme se rapprocha assez rapidement pour emprisonner sa main. Paniquée, la jeune femme tenta de se dégager de cette prise, en vain. Savait-il à quel point il lui faisait peur ? La suite n’arrangea en rien la situation. De force, il l’obligea à ouvrir la main et à tenir son arme à feu. Elle ne comprit pas ce qu’il essayait de faire et l’espace d’un instant elle crut qu’il allait la forcer à tirer sur lui. Fort heureusement il n’alla pas plus loin. En revanche, elle se pétrifia en entendant la suite des paroles. Tuer tous les Justes… mais qu’est-ce qui lui prenait de sortir de telles horreurs ? Elle n’avait jamais dit que TOUS les Justes étaient des hypocrites, au contraire, si elle voulait retourner là-bas c’était justement pour parler avec eux de tous ce que l’on ne leur montrait pas. Elle-même faisait partie de ce lot là il n’y a pas si longtemps, vivant dans l’indifférence de ce qui se passait hors de l’Arche. Elle l’avait dit et elle le pensait : les Justes avaient le droit de savoir et de donner leur avis sur les missions des Combattants de l’Arche et sur la manière dont elles étaient exécutées. Ils formaient une communauté après tout, non ? Jusqu’à preuve du contraire chacun était libre de s’exprimer. Du moins elle le croyait jusqu’à maintenant… une fois encore elle aurait mieux fait de se taire et de s’écraser. Les choses étaient toujours plus simples quand elle faisait comme ça. Ses yeux s’embuèrent. Elle tremblait. Oh, stupide stupide corps ! Incontrôlable ! Comme elle se détestait ! Comme elle détestait Max de lui faire subir ça et comme elle détestait le destin de la soumettre en permanence à la souffrance !


-Fais ce que tu as à faire ! Mais crois moi que si tu ne me descend pas je te ramènerais avec moi à la forteresse et tu tiendra le discours que je t'ai dis tout à l'heure avec application ! Je joue ma tête en sauvant la tienne, rappelle t'en...

Comment pouvait-il croire qu’elle allait lui tirer dessus ? Elle n’avait probablement même pas la force de nuire à une mouche et elle avait du mal à tenir une arme depuis qu’elle avait tué son père… elle n’était pas une guerrière. Brutal et autoritaire, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que Max n’envisageait pas d’autres possibilités qu’une obéissance absolue. Qu’arriverait-il alors si elle décidait malgré tout de lui tenir tête encore une fois ? Pour la première fois depuis qu’elle le connaissait, Mélanie envisagea le fait que son ange-gardien puisse lui faire du mal. Cette pensée la glaça d’effroi autant qu’elle lui fit mal. Elle l’avait déçue, mais cette fois la désillusion était réciproque. S’était-elle vraiment crue spéciale à ses yeux ? En la protégeant il protégeait l’Arche, si elle trahissait elle devenait un élément à détruire. C’est ainsi qu’elle commençait à percevoir les choses. Cette vision était certainement faussée par les sentiments contradictoires qu’elle ressentait, sa peur, son épuisement moral et physique également après cette longue nuit blanche et cette journée de sauvetage… mais les choses lui apparaissaient soudain de manière très sombres et douloureuses. A l’instant où il lâcha sa main, Mélanie laissa tomber l’arme par terre.

-A notre retour, si tu le veux, j’implanterais un bug dans le programme que j'installe. Les Discordians que je créerais seront imparfait et seront simple à abattre. Je ne dis pas que la ville sera sauvé mais que la Résistance et les habitants auront une chance de s'en sortir si leur détermination est assez grande. Je ne le ferai que si tu acceptes de revenir. Est-ce que ça te convient comme marché ?

Les larmes se mirent à rouler sur ses joues quand elle comprit qu’elle n’avait tout simplement pas le choix. Elle n’avait pas les moyens physiques de lutter contre lui, il ne la laisserait pas repartir. Il voulait toutefois obtenir sa coopération et il venait de lui soumettre le pire des chantages. Taire définitivement son point de vue en s’accordant sur sa version des faits et ainsi sauver une partie des innocents qui composaient cette ville ou continuer à s’exprimer et disant la vérité aux autres et tous les condamner. Dans tous les cas il lui avait bien fait comprendre qu’il n’avait pas l’intention de renoncer au piratage du terminal, quitte à tuer femmes et enfants non-membres de la dite résistance. Elle considéra quelques instants la main qu’il lui tendait sans esquisser le moindre geste pour la saisir. La jeune femme se retrouvait projetée plus d’un an en arrière, lors de sa condamnation et de son internement. Privée de son droit de parole elle était réduite à l’état d’objet, un objet dont certains médecins avaient jouit en toute liberté, sans se soucier des conséquences… qui s’intéressait aux droits de la pauvre folle enfermée dans une prison ? Aujourd’hui elle n’était plus internée et disposait d’une prétendue liberté, pourtant elle avait l’impression de retourner en prison, droit vers celle qui lui avait fait des menaces de mort pas plus tôt que ce matin et vers ceux qui agissaient pour provoquer un génocide pur et dur. Elle n’avait pas placé un mot durant la crise de colère de Max, ayant trop peur de subir ses foudres et elle continua à se murer dans un profond silence, les larmes continuant de couler sans bruit. Il lui avait bien fait comprendre qu’elle n’avait pas le choix, la jeune femme décida donc de se remettre en route dans la direction qu’avait choisie Max, ignorant royalement la main tendue vers elle. Elle ne comprenait pas pourquoi il voulait retourner à la geôle de Feather plutôt que d’aller au laboratoire du château qui était beaucoup plus près et où devaient probablement se trouver les autres mais elle ne songea même pas à l’interroger, se contentant d’avancer. Max avait gagné mais à quel prix ?
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Jeu 21 Avr - 14:18

Un long grondement se rapproche de tout ce joyeux monde regagnant leurs abris respectifs. Si Mélanie n'avait pas été aussi absorbé par son "allié" lui faisant la moral, si Eren n'avait pas été autant affecté par l'état de Feather en le ramenant à la base, ils auraient pu comprendre.

Un long grondement qui s'amplifie de plus en plus, un long grondement qui se rapproche peu à peu de cette ouverture dans les remparts de la ville où se sont rencontrés un Résistant et des Justes. Le danger arrive sur la ville, arrivant avec les ténèbres de la nuit.

Encore et encore, la terre tremble de plus en plus fort, s'ouvrant dans une grande faille sur son passage. Puis, après quelques minutes, la terre se réforme, se reconstitue comme si de rien n'était avant de s'ouvrir et chuter à nouveau. Le paradoxe s'approche, faisant vibrer les murs des remparts et s'effondrer les maisons les plus proche et les plus malchanceuses du lieu d'émission.

Artis, Blanche, Eren, Stitch et le pauvre Feather, fort heureusement situé bien loin de lieu d'émergence, ne peuvent en entendre que le fracas sans en sentir les conséquences, ou si peu. Dans un sens, Eren a sans doute sauvé Feather à sa façon.
Malheureusement pour Max et Mélanie qui se trouvent dans les grottes, la terre tremble pour eux et la menace se rapproche. Elle est comme attirée par la jeune femme. Ils sont pris au piège et le danger se rapproche...
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Eren Illyrio



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mar 26 Avr - 12:02

[Avant qu'Artis ne réponde je propose de faire avancer l'histoire de Max et Mélanie puisqu'il se déroule dans un autre lieu. Promis je vais finir par créer réellement ce personnage, je crois savoir ce que je dois faire]

Max Braveheart


Mélanie était prostrée, semblant à peine bouger pendant que Max se laissait déborder par la colère, ce qu'il regretta presque aussitôt. Non pas qu'il ne pensait pas à tout ce qu'il disait, tout cela lui semblait parfaitement logique néanmoins Max savait que Mélanie n'était pas une soldat sous ses ordres. Lorsqu'il fit sa proposition de continuer à pirater le système mais en rendant les futurs discordians défaillant, il pensait sincèrement pouvoir convaincre Mélanie et l'aider. Max avait assez eu à tuer sans raison et toute la ville n'était pas composé de Résistant. D'ailleurs il y avait fort à parier que les premiers touchés ne serait pas leurs ennemis mais de simples civils, véritables dommage collatéraux. Non, Max ne voulait pas ça.

En réalité, il aurait préféré que les Résistants et les soldats de l'Arche se retrouvent sur un monde dors et déjà en ruine et qu'ils s'affrontent en face à face pour régler leurs différents, laissant le peuple continuer à vivre paisiblement.
Pourtant il eut le sentiment que Mélanie ne comprenait pas la raison pour laquelle il lui avait proposé cela car des larmes douloureuses et amères se mirent à couler le long de ses joues. Malheureusement, il savait que ce n'était pas des larmes de joie ou de réconciliation. Qu'avait-elle comprit, il ne le savait pas et continuait à la scruter, lui tendant la main.

Au lieu de la saisir, elle ignora royalement le soldat, lui passant devant et le laissant sur place. Au départ, Max ne bougea pas, se contentant de la regarder puis alla se saisir de l'arme tombée au sol. Il la prit délicatement dans ses mains et l'épousseta légèrement avant de le ranger tout en s'adressant à la jeune femme :

-Mélanie, que crois-tu qu'il va m'arriver si je ne pirate pas le système et ne crée pas les discordians, même imparfait ? Il se tourna vers elle. J'ai laissé fuir notre prisonnier selon les dernières nouvelles alors autant dire que je mène cette mission à l'échec pour l'instant et si je ne crée pas cette armée c'est ma tête qui va sauter, et si je suis exilé voir pire qui est-ce qui va...

Te protéger... Voilà ce qui ne sortit pas de la bouche de Max, soudainement dérangé par un bruit lointain, un grondement. Y avait-il aussi un peu de gêne ? Sans doute oui. Max se releva, faisant face au tunnel obscur se poursuivant derrière sa partenaire partie en avant. Le bruit se rapprochait et venait de cette direction, comme un murmure s'intensifiant de secondes en secondes.

Max fit un geste à Mélanie, lui présentant la paume de sa main pour lui signifier de ne plus faire un geste. Le soldat espérait sincèrement qu'il devenait parano car ils étaient piégés dans le tunnel et leur seule voie de sortie serait alors de revenir sur leur pas.
Il s'approcha de la jeune femme, à pas de loup, et passa juste devant elle pour la mettre dans son dos. Instinctivement, il la protégeait de ce qui poussait venir en face. Il mit alors une main à sa ceinture et en sortit un bâton translucide d'une trentaine de centimètre. Il le saisit à deux mains, le tordit, ce qui lui fit produire un grand *Crac* tandis qu'il s'illuminait d'une vive couleur verte. Il l'agita alors deux secondes, rendant la lumière plus forte encore avant de la jeter le plus loin possible dans le passage sombre devant eux.

Les parois jusqu'alors trop sombre pour être aperçue, apparurent alors dans un halo des plus malveillant. On aurait pu jurer que des monstres allaient surgir pour les dévorer. En prévision de cela, on était jamais trop prudent, Max s'arma de son fusil de précision et se mit à observer le couloir dans sa jumelle. Le grondement était maintenant intense et assourdissant et Max espérait sincèrement qu'il ne s'agissait pas là de...

Alignant la mire avec le bâton lumineux, il put soudain voir le sol s'ouvrir et la seule source de lumière chuter dans le vide se créant. Ils avaient une vingtaine de mètre d'avance sur ce phénomène et n'avaient pas beaucoup de choix ni de temps.
Il remit sur son épaule d'un geste vif, durant tout au plus une seconde, le fusil et fit volte-face, se retrouvant face à Mélanie, et se mit à courir en attrapant au passage la main qu'auparavant la jeune femme avait refusée de lui donner. La situation venait de déraper pour de bon pour eux.

Max courait en tête, tenant fermement la main de Mélanie dans la sienne et la tirant s'il le fallait. Le phénomène était beaucoup trop rapide et ne tarderait pas à les rattraper. Max savait ce qu'ils avaient à faire, continuer à courir jusqu'à atteindre l'air libre et avoir plus d'espace pour éviter de tomber dans un gouffre nouvellement formé. Le seul problème était que cela les conduisait à retourner vers les remparts et la ville, bastion des résistants. Soudainement, Max se prit à espérer que Mélanie ne se trompait pas et que la résistance n'était pas composée que de tueur...
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Artis
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Ven 6 Mai - 4:27

[HRP : Je ne m'excuserais jamais assez pour ce retard...Fouettez moi à votre guise je l'ai mérité ><]

-Je l'ai retrouvé aux abords de la ville. Deux voyageurs l'aidaient à marcher. Un homme assez grand et une jeune femme. Des voyageurs des mondes à ce qu'ils m'ont dit. Feather avait été attaqué par des Discordians et ils l'ont sauvé mais, je ne sais pas pour toi mais je ne trouve pas que ça ressemble à ce que peuvent faire ces bestioles...

En effet. Pour ce qu'il en avait vu, les plaies de l'écrivain semblaient avoir été principalement causées par une arme blanche. Certaines coupures étaient trop nettes, tandis que d'autres au contraire portaient les stigmates de plusieurs allés-retour. Aussi, le porteur ne connaissait que trop bien Feather. Il savait se montrer courageux certes, mais pas au point de tenir tête à ses ennemis alors que ces derniers le laceraient de toutes parts. Artis acquiesça vaguement, quelque chose clochait effectivement dans la version des deux voyageurs.

-J'ai douté d'eux et du coup j'ai perdu du temps, c'est ma faute s'il est dans cet état.

Le jeune ne dissimula pas sa surprise quant à une telle remarque. Premièrement, il ne s'attendait pas à autant d'inquiétude concernant l'auteur de la part d'Eren. Après tout, il ne s'était pas gêné pour faire connaitre sa méfiance vis à vis du prince. Ensuite, le mi-simili mi-sans cœur peina à comprendre pourquoi son interlocuteur s’embarrassait avec la culpabilité. Il n'était en rien responsable de l'état dans lequel se trouvait Feather, et avait même prit sur lui de le ramener au QG. Le porteur fit alors disparaitre sa keyblade et l'interrompu quelques secondes.

-Non, sans toi il serait surement mort. Merci. Déclara le Voiel en traversant la pièce à pas lents, le regard dans le vague et les bras croisés.

-Je te jure que je retrouverais ceux qui lui ont fait ça et que je les tuerais !

Manifestement, il ne s'agissait pas de simples paroles en l'air sous le simple coup de la colère. Les ténèbres du prince se manifestèrent de manière presque imperceptibles, mais juste assez pour qu'Artis en soit témoin. Fort heureusement, Eren semblait enfin avoir prit le dessus sur elles, il n'en était plus l'esclave. A cet instant, le Voiel su exactement ce qu'il convenait de dire, mais il n'en fit rien. Après tout, les propos qu'il avait tenu à Merlin la veille s'appliquait toujours. Ils devaient êtres prêts à tout. Et s'il fallait laisser le prince se complaire dans les ténèbres pour espérer avoir une chance de sauver le jardin radieux, alors c'était un risque que le porteur était résolu à prendre.

-T'en fais pas, on le fera ensembles...

La rage...la frustration...tout ces sentiments négatifs faisaient à nouveau surface, rongeant le keybladeur de l'intérieur. Même s'il ne laissait rien transparaitre, la vue de Feather dans un tel état lui donnait envie de tout détruire autour de lui. Mais cette haine était utile. Elle serait leur force, le moment venu.

Soudain, Merlin rentra en trombe dans le salon, l'air inquiet. Il jeta de rapides coups à travers la pièce, avant de poser les yeux sur Feather. Ses longs sourcils grisonnants et broussailleux se froncèrent vivement en constatant que l'écrivain n'était désormais plus entier. Il releva alors la tête et dévisagea rapidement nos deux protagonistes, leur posant enfin la question qui lui brûlait les lèvres depuis son arrivée.

-Qu'est-ce qui se passe ici ?!  

-Les Discordians.

-Quoi ? Ce sont eux qui lui ont fait ça ?

-Apparemment... Il échangea un bref regard complice avec Eren, car tout deux savaient que cela cachait quelque chose.

Merlin porta la main à sa barbe d'un air perplexe. Il se rendit ensuite au chevet de l'écrivain, murmurant des morceaux de phrases inaudibles à mesure qu'il inspectait les différentes blessures dont souffrait le jeune homme. L'enchanteur remit soudain ses lunettes en place et attrapa sa baguette, l'agitant légèrement autour de l'auteur. Il balbutia alors quelques mots dans une langue inconnue, et appliqua un sort de soin sur le pauvre estropié. Le vieil homme se pencha en maintenant fermement sa paire de lunette, observant d'un peu plus près la quantité abondante de sang séché recouvrant le corps de Feather. En fin de compte, Merlin relâcha un long soupire, avant de se tourner en direction du prince déchu et du mi-simili mi-sans cœur.  

-Bon sang...je crains de ne rien pouvoir faire de plus. Il a perdu trop de sang, et même en ayant cautérisées les plaies, elles se sont trop étendues...  

-...ce qui veut dire ?

Merlin marqua un pause, d'un air profondément attristé.

-Je ne sais pas s'il parviendra à passer la nuit. Il va devoir s'accrocher.

Il fallut à peine une seconde au porteur pour se retrouver au niveau de l'enchanteur. A peine eut-il entrouvert les lèvres que la maison grondait déjà.

-Pardon !? T'es entrain de dire qu'il est peut être condamné, et qu'on a qu'à laisser faire !?

-Calmes toi ! Tu crois peut être que ta colère arrangera les choses ? Et puis pourquoi ne l'as tu pas emmené dans un hôpital au lieu de faire appel à moi !?

-Parce que tu penses qu'il y serait en sécurité !? Et si celui qui lui a fait ça l'y attendait ?

-Tiens donc ! Je croyais pourtant qu'il avait été attaqué par des Discordians !

-Arrête, tu vois tout aussi bien que moi qu'on a utilisé une lame contre lui.

-Vas plutôt chercher des bandages pour ce pauvre malheureux, au lieu de t'en prendre à moi !

La relation entre le porteur et le magicien avait toujours été des plus conflictuelle, mais jamais à ce point. L'animosité que générait Artis était presque palpable, à tel point que la demeure vibrait en guise d'avertissement. En réponse, le mi-simili mi-sans cœur se contenta donc de grincer des dents, les poings serrés comme jamais. Cela lui peinait de l'admettre, mais il savait au fond de lui que Merlin avait pertinemment raison. L'état de l'écrivain était sensiblement trop avancé pour que la magie ne puisse faire guère plus qu'apaiser la douleur et refermer les plaies les moins profondes. Aussi, le Voiel quitta précipitamment la pièce pour se rendre à l'étage, ou plus précisément dans la salle de bain. Il vida l'armoire s'y trouvant en quête de quoi que ce soit qui lui permettrait de transfuser du sang à son ami écrivain. Malheureusement, il ne parvint à mettre la main que sur un kit de premiers soins des plus rudimentaire, ne contenant rien qui pouvait ressembler de près où de loin à une seringue. Le keybladeur maudit son impuissance avant de frapper un grand coup le mur de la salle de bain, ce qui ne manqua pas de susciter le mécontentement de la maison.

-Et merde !

Du côté du rez de chaussée, Merlin s'attelait à installer l'estropié de la manière la plus confortable possible. Il inspecta ensuite le moignon faisant désormais office de jambe gauche à l'écrivain et poussa une succession de soupire en suivant la trace d'hémoglobine encore fraiche qui s'était écoulé sur le canapé. Bien sûr, il n'avait pas fallut longtemps à l'enchanteur avant de se rendre compte qu'on avait démembré Feather à l'intérieur de la maison. Toutefois, au vue de l'état instable dans lequel se trouvait Artis, le vieil homma avisa qu'il était plus sage de se renseigner sur ce fait auprès d'Eren. Néanmoins, le prince dégageait également une aura des plus tourmentée... Mais l'heure n'était pas aux suspicions. Aussi, Merlin se décida à satisfaire sa curiosité.

-Mais pourquoi y a t-il fallut que vous lui coupiez la jambe ? Tss, j'espère au moins qu'elle était réellement irrécupérable...

C'est à ce moment précis que Feather émergea, visiblement en état de choc et toujours accablé par la fièvre. Le pauvre se tortilla de douleur dans un râle macabre qui retentit dans toute la demeure. En entendant cela depuis la salle de bain, le porteur se surprit à rester pétrifié sur place. Il ne pouvait se résoudre à faire face à une mort de plus, ou en tout cas, pas à celle-ci. L'estropié continua quant à lui à s'agiter jusqu'à ce que Merlin ne s'approche de lui en posant une main amicale sur son épaule.

-Calmez vous, sinon vous allez rouvrir vos blessures.

L'écrivain tourna alors brusquement la tête vers lui, le dévisageant avec inquiétude. Au vue de sa réaction, il ne semblait pas comprendre où il était et encore moins ce qui se passait. Ses yeux virevoltèrent ensuite dans tout les sens jusqu'à ce qu'il ne parvienne à retrouver un semblant d'esprit. Ce qu'il regretta aussitôt...

-M...Ma jambe ! Où est ma jambe !? Vous...vous avez...oh non....NON !

En réalisant son nouvel handicap, l'auteur fut prit d'une panique incomparable et trembla de tout son être, tandis que des larmes ruisselaient sur son visage. Merlin tenta alors de le réconforter, mais le pauvre jeune homme fut à nouveau assaillit de douleurs et se crispa brutalement. La fièvre le gagnant toujours plus, il balbutia quelques mots à propos d'une certaine Mélanie, mais rien de ce qu'il disait ne semblait avoir réellement de sens. Mais alors que l'enchanteur tentait de le maintenir à plat contre le canapé, les yeux de l'écrivain se posèrent sur Eren en arborant un air profondément mélancolique. Nul doute qu'il l'avait reconnu, puisqu'il s’adressa ensuite à lui d'une voix saccadée.

-Désolé...Désolé.... Il interrompit ses paroles au cours d'une crise de larmes. Oh Eren, j'suis tellement désolé, tu...

Alors qu'il parlait, une réflexion sembla prendre forme au sein de l'esprit de l'écrivain, puisqu'il se stoppa en milieu de phrase d'un air apathique, le regard dans le vague. Lorsque soudain, il repoussa l'enchanteur, une peur lancinante s'emparant de lui.

-Où...où elle est !?

-Calmez vous enfin ! Nous essayons de vous aider !

-C'est encore une illusion c'est ça !? Allez vous faire foutre !

Voyant que son agitation était déjà parvenue à rouvrir quelques plaies, Merlin n'eut d'autre choix que de se résoudre à poser sa baguette contre le front de Feather, le faisant tomber dans un profond sommeil à l'aide d'une simple formule. L'enchanteur grimaça ensuite quelques instants avant de vouloir s'adresser au prince, se faisant toutefois interrompre par l'arrivée d'Artis.

-J'ai les bandages.

-Enfin !

Au son de cette remarque, le mi-simili mi-sans cœur dut faire preuve d'un sang froid démesuré pour ne pas mettre à l'enchanteur la claque qu'il méritait. Ce dernier s'empara de la trousse de premiers soins et en fouilla le contenu, y trouvant par chance une aiguille, mais aucune trace de fils de suture chirurgicale. A défaut de quoi, Merlin arracha un long fil de tissu provenant du pantalon de Feather, et l'emmêla avec l'aiguille. Il agita ensuite sa baguette et laissa la magie opérer, l'aiguille se mettant soudainement à léviter avant de recoudre les quelques blessures que l'auteur venait de rouvrir. Une fois l'opération terminée, l'enchanteur lança de nouveau un sort de soin sur l'estropié pour ensuite s'adresser à nos compères.

-Bien, il ne nous reste plus qu'à lui appliquer les bandages et à le laisser se reposer, c'est tout ce qu'on puisse faire pour l'instant...d'ailleurs, je suis venu ici à la demande de Blanche. Alors où est elle ?

-Dans sa chambre, mais...

-...Mais ?

-Je sais pas...vas juger par toi même, on s'occupe des bandages.

Merlin dressa les sourcils d'un air surpris, mais n'insista pas davantage. Il mit rapidement un pied devant l'autre et se rendit à l'étage, en quête de la princesse. De son côté, Artis déroulait lentement les bandages d'un air amorphe. Mais lorsqu'il s'approcha d'un peu trop près de son ami, ses nerfs refusèrent de coopérer plus longtemps. Et alors qu'il s'apprêtait à enrouler le premier bandage, ses doigts se mirent à trembler frénétiquement. Quelle ironie...il venait de lui découper la jambe, de brûler chacune de ses plaies, mais il était désormais incapable de lui appliquer un simple bandage. En conséquence, le Voiel tendis le bandage en question à Eren d'une main tremblante, et s'adressa à lui sans oser le regarder.  


-Je peu pas...

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Melanie Hawkfield
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Sam 14 Mai - 19:23

Ils avaient finalement atteint les grottes sans rencontrer le moindre signe de vie. Mélanie s’était contentée d’allumer sa lampe torche, pour le reste il était clair qu’elle n’avait pas envie de causer avec Max. Sur le moment, elle songea que l’avenir s’annonçait bien sombre et se demanda si elle avait envie d’un tel futur. Quelle que soit la direction vers laquelle elle tournait son regard, elle ne rencontrait jamais que de l’insatisfaction. Plusieurs choix s’offraient à elle :

-          Collaborer avec Max, faire comme si rien ne s’était passé et terminer cette mission, puis rentrer à la maison et reprendre le cours de sa vie en essayant d’oublier tout ce qui s’était passé.
-          Confronter son point de vu aux autres justes. Risquer sa vie et compromettre Max.
-          S’en aller, fuir loin de tout cela, et se cacher quelque part dans la ville en étant à peu près sûr de mourir avec les autres lors de la grande vague de discordians qui ne manquerait pas de frapper le Jardin Radieux sous peu. Sans compter qu’elle encourrait le risque d’être retrouvée par ses anciens alliés et de payer très cher sa trahison. Et quand bien même elle réussirait à fuir ce monde, combien de temps faudrait-il avant que les paradoxes ne détruisent cet univers ?
-          Tenter de se rapprocher de la résistance en priant très fort pour qu’ils ne soient pas les criminels sanguinaires dont lui avait parlé Celsia.


Peut-être que le plus simple était encore de se trancher la gorge, là tout de suite. Elle avait souvent songé à en finir, jamais trouvé le courage. Sa vie n’avait été qu’une succession d’échecs et de douleur. D’abord traité comme une paria et une folle par ses pairs, maltraité par ces médecins qui avaient fait d’elle leur objet, elle avait pourtant cru que son seigneur avait eu pitié d’elle en lui envoyant cet ange qui l’avait arraché à son enfer. Mais aujourd’hui elle doutait. Son dieu cherchait-il à la tester, à l’éprouver ? Quelle place occupait-elle sur ce gigantesque échiquier du pouvoir dont elle ne savait presque rien, à manipuler des forces qu’elle ne contrôlait pas ? Pourquoi possédait-elle ces pouvoirs ? Que devait-elle en faire ?
La tête pleine de questions, Mélanie se frotta les yeux et tourna la tête vers Max. Il lui était difficile de soutenir son regard. Peut-être avait-elle peur d’être jugée pour ses actions… sans compter qu’elle lui en voulait. En tout cas il ne finit jamais sa phrase et Mélanie ne sut pas ce qu’il s’apprêtait à dire. Il se figea, soudain, tout sens en alerte…
Oups. Avait-elle oublié quelque chose d’important ? Au hasard, la créature qui avait creusé ces galeries ? Beaucoup trop concentrée sur ses propres états d’âmes, la jeune femme n’avait pas senti la chose approcher. « Idiote ! Mais quelle idiote ! », et oui, elle seule pouvait sentir les fluctuations du paradoxe, elle n’aurait jamais du relâcher sa vigilance. Le murmure évoquait vaguement celui d’une rivière souterraine, il y avait une différence de taille toutefois : les rivières ne se déplaçaient pas vers les gens… L’obscurité et le quasi silence étaient véritablement pesants et le cœur de Mélanie se mit à battre la chamade. La bête était-elle venue pour répondre à son souhait et mettre un terme à sa vie ? Elle n’était plus si sure de vouloir mourir tout à coup. Et puis elle refusait d’emporter Max dans sa bêtise. Le bruit se rapprochait et Max vint se poster devant elle, probablement pour avoir une vue plus dégagée… si tant est qu’on y voit quelque chose dans le noir. Les muscles de Mélanie étaient tétanisés et elle avait beau crier dans sa tête de bouger et de courir, elle ne pouvait s’empêcher de demeurer figée et de fixer ce bâton luminescent que son ange avait envoyé dans l’espoir de générer un peu de lumière au-delà du faisceau de leur lampe torche. Tout à coup, le sol se fendilla et le bâton bascula dans le vide. Ce fut certainement l’alerte qu’attendait Max pour réagir. Alors qu’il lui attrapait la main et la tirait dans l’autre sens pour courir, les muscles de Mélanie se déraidirent soudainement et l’entrainement dans une course folle et perdue d’avance. Ils parvinrent toutefois à sortir de la grotte mais la créature était derrière eux et la terre tremblait tout autour d’elle. La jeune femme se demanda si le discordian faisait cela volontairement ou si sa simple existence entrainait une perturbation de l’espace. Ils coururent, coururent et elle trébuchait parfois. Mais vint le moment où elle sut qu’elle ne pourrait pas aller plus loin.


-Je n’en peux plus Max ! S’écria-t-elle à bout de souffle. Je n’y arriverai pas !

Elle fit un geste et tira pour libérer sa main.


-C’est moi qu’il suit, je le sens. Pars sans moi, cette chose va détruire la ville si je vais là-bas.

Etonnamment, nos deux amis courraient depuis un moment à l’extérieur, et si la terre tremblait assez fort le sol ne semblait pas s’effondrer. Peut-être que Mélanie parvenait réellement à influencer le paradoxe. Cela faisait maintenant des jours qu’elle appelait et repoussait la créature, qu’elle « jouait » avec elle depuis les remparts ou le haut de la ville. Une part d’elle s’était suffisamment approprié le paradoxe pour réussir à agir légèrement dessus. De là à crier victoire pour autant… Mélanie pivota sur ses talons pour regarder ce qui se trouvait derrière elle. La terre s’éventrait et s’effondrait dans un fracas épouvantable mais un large pan de terre ne semblait pas affecté par le phénomène dans un rayon fixe autour d’eux. C’est alors qu’elle aperçut enfin la créature. Immense, incroyable, terrifiante. La chose était en train de sortir des entrailles de la terre et, même si son corps n’était pas encore entièrement visible, elle n’en demeurait pas moins impressionnante. D’un gris tirant sur le marron, sa peau était couverte d’une épaisse cuirasse. Elle devait bien mesure trois mètres de haut, quant à la longueur… impossible à dire. De manière générale, la créature lui rappela un mille pattes géant. Mélanie n’appréciait pas particulièrement les insectes mais celui-ci encore moins que les autres. Pour autant elle ne put s’empêcher de fixer le discordian avec une certaine fascination et ne fit pas un geste lorsque le mille-pattes s’approcha pour finalement se figer à une vingtaine de mètres de nos deux amis.


-Tu crois qu’il reconnait ses pairs ? Plaisanta Mélanie en affichant en apparence une assurance qu’elle était loin de ressentir. Pourquoi ne bouge-t-il pas ?  Elle fixa le pseudo mille-pattes en essayant de comprendre son comportement. C’est la compagnie que tu recherches ? Tu te sens seul là-dessous ? Nous ne pouvons pas rester avec toi tu sais… Si tu ne faisais pas trembler la terre je t’aurai bien ramené avec moi à la maison mais là ça va être difficile. Elle tourna la tête vers Max. Il n’a pas l’air très agressif.
 
 ***
 
Merlin avait vu, constaté, et était vite redescendu.


-Qu’est-ce qui se passe avec la princesse ? Elle a les yeux ouverts mais ne réagit à aucuns stimuli comme si on lui avait volé son coeur. Il s’est passé quelque chose ? Vous avez été attaqué ?
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Eren Illyrio



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mar 17 Mai - 23:22

Eren Illyrio

Eren était là, immobile, sentant la chaleur des ténèbres s'étendre tout autour de son corps dans une mince fumée. Il s'attendait déjà à entendre gronder la maison de son état pourtant elle demeurait silencieuse, comme une simple maison...
Artis avait eu des paroles réconfortantes envers le prince, lui disant que ce n'était pas sa faute néanmoins il ne pouvait s'empêcher de songer que ce n'était pas le cas, qu'il était au moins en partie impliqué pour avoir tant tardé. Une personne de plus mourrait dans l'entourage d'Eren, comme c'était le cas de son père ou de Milly. Et comme ce fut le cas la dernière fois des gens allaient payer !

L'arrivée de Merlin sembla déranger la colère du prince, la calmer. Il avait presque honte que l'enchanteur le voit en proie aux ténèbres avec cet halo de fumée noire autour de lui. Après tout cet homme lui avait parut si sage auparavant qu'il voulait lui faire honneur. Il se força alors à apaiser ses pulsions sanguinaires, refouler les ténèbres, et retrouver une apparence normal, celle d'un monstre.

L'enchanteur se mit à poser des questions à Artis au sujet de Feather et prit même les choses en mains, calmant plus ou moins le jeu. Pendant ce temps, Eren songeait à une façon de remettre la main sur ces deux personnes qui lui avaient semblaient si suspect. Finalement il ne voulait pas les tuer, il les conduirait vivant devant Artis et ils répondraient de leurs actes. Si ils n'avaient rien à voir alors Dieu reconnaîtrait les siens, non ?

Il semblait évident que ces personnes se trouvaient à l'extérieur de la ville, bien à l'abri caché dans une crevasse. Il fallait donc un moyen au prince de parcourir ce paysage si dévasté aisément. Il lui sembla alors évident qu'il aurait grand besoin de son arc et de ses flèches nouvellement créées, ainsi que d'une corde d'une longueur acceptable. Il avait soudain l'impression qu'à chaque idées qui lui venait se heurtait un problème tout aussi gros. Trouver une corde dans cette ville et sans éveiller les soupçons des autres, Eren ne voulant pas spécialement qu'on vienne avec lui... Peut-être pour faire preuve de plus de sauvagerie encore...

Les ténèbres revinrent, d'autant plus intense qu'auparavant, et se mirent à l'entourer d'une aura chargée de tourment. La colère d'Eren était pourtant si grande qu'il parvint à nouveau à garder le contrôle. Si une chose était certaine c'était que ses compagnons n'avaient vraiment pas besoin d'un ennemi de plus dans l'immédiat. Il ne remarqua même pas que Merlin s'adressait à lui, trop occupé à chercher dans sa tête où trouver l'objet qu'il pensait avoir vu dans ce monde.

Quand finalement il comprit que Merlin lui parlait, Eren tourna vers lui de grands yeux où se lisait une couleur jaune des êtres de ténèbres mais juste un tout petit peu. Sans doute pas assez pour qu'elle soit visible. Quoi qu'il en soit, la phrase de l'enchanteur fit écho dans son esprit :

-Pourquoi y a t-il fallut que vous lui coupiez la jambe ?...

Qu'on le torture plutôt... Oui c'était ça. Il ne prit même pas le temps d'écouter la fin de la phrase de l'enchanteur et se rua vers la porte qu'il avait exploré en compagnie de Blanche un peu plus tôt. Une seule de torture car c'était bien cela dont il était question. Il fit un effort pour se contrôler et ne pas arracher la porte au passage et descendit dans la pièce sombre et froide, ses yeux passant de droite à gauche à la recherche d'une corde ayant servit à maintenir lié quelqu'un, ou encore à l'écarteler, tout était possible après tout.

Lorsqu'il trouva enfin l'objet qu'il chercha, il ne s’embarrassa pas de le libérer de ce qui l'entourait. Il tira violemment, renversant allègrement tout ce qui se trouvait dans le passage : Tables, chaises, instruments de tortures divers et variés, le tout produisant un vacarme de tous les diables. Sans doute ceux à l'étage du dessus pouvaient se demander ce qui se passaient, si une armée démolissaient la maison, s'ils n'avaient pas été aussi préoccupés par l'état critique de Feather.

Lorsque le prince remonta, la corde en travers de son corps, il n'hésita pas une seconde à aller vers ses armes et à remettre dans son dos son carquois et son arc long perpendiculairement à la corde. Il y avait un temps pour tout. Eren avait été d'accord de se séparer de ses effets personnels toute la sainte journée, certes, mais désormais il fallait reprendre les armes, le contrôle en même temps.

Il regarda les personnes peuplant le salon, hésitant à les avertir mais finalement, à quoi bon garder cela secret ? Viendrait qui voudrait mais personne ne l'en empêcherait. Il prit une inspiration et sentit, tout à coup, une larme couler le long de sa joue, creusant un sillon à travers la crasse de son visage. Cette larme, pourtant insignifiante, déstabilisa le prince dans son élan. Pourquoi était-elle là ? Pour Feather qui pouvait ne pas passer la nuit ? Pour l'impression de perdre encore un allié ? Pour l'impression de se sentir coupable ? Pour oser se servir du pouvoir des ténèbres ? Il ne trouva pas la réponse mais pourtant il sentit les ténèbres s'enfuir à nouveau de son corps. Il n'avait pas besoin d'elle, il n'avait pas besoin de leur aide ! Une larme avait combattue les ténèbres et surtout avait gagnée.

Serrant les dents, il fit demi-tour et s'éloigna en direction de la porte d'entrée, en saisit la poignet et l'ouvrit en grand. Il s'éloigna alors de la maison à grandes enjambées. Il fut frappé par l'air froid de la nuit contre sa peau à cause de sa tenue relativement courte. C'était la première fois qu'il avait cette impression de froid depuis... Depuis sa transformation. Était-ce un signe de son humanité enfouie ? Il en était certain ! Son empathie pour Feather en était un autre finalement. Tout cela lui donnait le courage de se battre sans puiser dans les ténèbres. C'était un combat intérieur : Ténèbres contre Volonté.

C'est alors qu'il l'entendit. De l'endroit où il se dirigeait à se moment. Un grand bruit, comme une sorte d'explosion. Non c'était autre chose, une chose lourde heurtant le sol. Un éboulement ? Celui-ci était pourtant bien éloigné de la ville alors pourquoi tout à coup il serait si proche ? Ses yeux s'écarquillèrent devant une vérité qui le glaça. C'est vrai, séparément déjà ces deux événements semblaient très louche mais en y regardant de plus près. Et si Feather leur avait été rendu uniquement pour les occuper. Les soldats de la Résistance étaient alors occupés à s'occuper de lui et ainsi ils négligeaient la surveillance de l'éboulement. Et si la ville était attaquée à ce moment ? Eren envisageait déjà le pire des scénarios.

Il fit volte-face et fonça en direction de la maison, se ruant dans le salon et dit à tout le monde, au cas où ceux-ci n'auraient rien entendu :

-Il se passe quelque chose près des murailles ! Que toutes les personnes qui ne sont pas nécessaires ici viennent avec moi !

Eren savait en particulier la personne qu'il fallait qu'il prenne avec lui. Il rejoignit Artis rapidement et lui posa une main sur son épaule et le regarda au fond des yeux. Il n'y avait plus colère, pas non plus spécialement de compassion mais une certaine persuasion :

-Artis, laissa Merlin se charger de Feather. C'est trop personnel pour toi et tu risque de ne plus être rationnel en restant là, peut-être même de gêner Merlin. Si la ville s'effondre je vais avoir besoin de toi. Eren ne savait pas si ce qu'il disait pouvait toucher Artis alors qu'il venait de couper un membre à son ami mais il joua sa dernière carte : Ils ont déjà eu un innocent qui se bat maintenant pour sa survie, hors de question de leur en laisser d'autres !

Avec ou sans Artis, Eren était prêt à partir. L'état de Feather s'était aggravé durant son trajet jusqu'au QG, il n'était pas question de retenter l'expérience avec encore plus de villageois.

Stitch

Combien de temps avait bien pu dormir le petit extra-terrestre bleu ? Il ne savait pas du tout. Au cours des derniers jours il n'avait pas ingurgité assez de café afin de rester éveiller, ou bien avait-il accumulé des jours sans dormir dans sa recherche de sa Ohana et de Lilo. Sa chambre était encore sombre, c'est qu'il devait être tôt...

C'est alors que le cri du prince puis bientôt les cris de Feather achevèrent le sommeil de l'adorable créature. Stitch avait ce mal de crâne typique des personnes ayant beaucoup trop dormi. Se tenant la fourrure de sa tête et baillant, Stitch s'extirpa de sa chambre avec la ferme intention de découvrir ce qui se passait dans cette maison. Il entendait les personnes qui occupait la maison s'agiter en tout sens. Pourtant, lorsqu'il passa devant la chambre de Blanche, il découvrit la princesse de cœur complètement inerte, ne bougeant pas ou presque pas.

Stitch se détourna alors totalement de son but et revint sur ses pas, passant à nouveau devant la chambre de la princesse et s'y arrêtant cette fois-ci. Pourquoi restait-elle ainsi ? L'expérience s'approcha de la jeune femme avec curiosité, la curiosité d'un animal découvrant une chose bizarre dans la nature. Il demeurait à quatre pattes et arriva finalement au pied de la jeune femme. Il se mit à renifler, cherchant à desceller où se trouvait le piège mais rien ne semblait clocher, hormis elle.

Il se mit alors assit au pied de la princesse, la fixant avec intensité pour comprendre, avant de lui saisir le bas de son pantalon et à le tirer légèrement pour attirer son attention mais cela sembla produire tout autant de réaction que le reste, c'est à dire rien .

Il se mit alors à ajouter à ce geste la parole, une voix douce mais pourtant emplie de peur pour la jeune femme. Ses yeux étaient ouvert en très grand, ce genre de regard qui savait, habituellement, faire fondre les personnes à qui il était destiné.

-Blanche-Neige ? Tu va bien ?

Devant l'absence totale de réaction, il était temps d'utiliser les grands moyens. Il escalada sans aucun mal les jambes de la belle, puis son dos et ceci jusqu'à sa tête. Il se percha sur le haut de son crâne et se suspendit, tête à l'envers, pile devant ses yeux pour le regarder. Par moment sa tête se penchait d'un côté, puis de l'autre, comme si c'était plus simple à comprendre comme cela. Ca ne l'était pas. Il appuya alors sur la joue de Blanche avec son index une dizaine de fois tout en lui disant :

-Tu m'entend ?

Toujours rien. Stitch décida d'abattre sa dernière carte. D'un coup de langue, il lécha depuis le front de la belle jusqu'à son menton. Ceci énervait souvent son interlocuteur, donc ça produirait une réaction ! Mais ce n'était pas du tout le cas et cela l'attrista beaucoup.

C'est alors qu'il entendit la voix du prince déclarer qu'il y avait un problème en ville. Il laissa alors totalement son nouveau jouet de côté pour aller jusqu'au bas des marches. Il découvrit alors d'où venait les cris. Il découvrit Feather ou plutôt ce qu'il restait de lui. Pourquoi était-il ainsi ? Il songea que c'était l’œuvre d'Eren mais personne s'en prenait à lui. Peut-être n'était-ce pas le cas finalement.

Ses yeux s'embuèrent en regardant le corps de Feather. Il s'approcha de lui doucement, ne voulant absolument pas lui faire mal, escalada le canapé sur lequel il était et alla se caler contre lui. Ses yeux se remplirent de larmes en le regardant. Il se mit alors à renifler bruyamment avant d'écarter ses larmes avec ses doigts. Il était sincèrement triste pour lui. Il se posa bien contre lui, s'allongea et posa sa tête dans le creux de son bras, gémissant.

[HRP : Je posterai une réponse avec Max à part de celle-ci. Si l'envie vous prend, postez mes chers !]
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Max Bravehearts



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mer 15 Juin - 13:15

La course effrénée de Max et Mélanie semblait perdue d'avance, la menace s'approchant était trop rapide pourtant ils ne faiblirent pas. Max tirait Mélanie, tentant de faire attention à ne pas trébucher sur les pierres qui jonchaient le sol. C'était plus compliqué que cela n'y paraissait. Il n'avait qu'un but : Ne surtout pas ralentir.

Par moment, Mélanie semblait perdre l'équilibre, tapant peut-être contre une de ces nombreuses pierres. Elle ne chuta pourtant pas, ni ne se laissa rattraper. Max, qui était pourtant entraîné à cela, commençait à ressentir l'essoufflement due à la course alors il n'osait penser à ce qu'endurait sa protégée.

Au bout de quelques minutes, ils atteignirent l'entrée de la grotte, se retrouvant à nouveau à l'air libre sous les étoiles. Quelques centaines de mètres et ils atteignaient aussi la ville et ses remparts, dans la gueule du loup des survivants. Visiblement, cela fut trop pour Mélanie qui se mit à ralentir peu à peu, essoufflée. Sa main se libéra de celle de Max, celui-ci se trouvant toujours en tête. Dès qu'il ne sentit Mélanie ralentir, Max tourna son visage et regarda la jeune fille qui lui disait :

-Je n’en peux plus Max ! Je n’y arriverai pas ! C’est moi qu’il suit, je le sens. Pars sans moi, cette chose va détruire la ville si je vais là-bas.

Max s'arrêta lorsque s'arrêta Mélanie, la fixant. Elle souhaitait réellement qu'il la laisse là, face à un monstre contre lequel elle serait sans défense ? Hors de question !

-S'il faut je te porterai mais je ne te laisserai pas ici !

Max n'eut même pas le temps de joindre le geste à la parole car le phénomène les avait déjà rattrapé. Le sol s'effondra autour mais pourtant, chose étrange, le sol sur lequel il se trouvait demeuré protégé de l'effondrement. Etait-ce ça le vrai pouvoir de Mélanie ? Utiliser les paradoxe à son compte ? C'était tout bonnement bluffant pour ce soldat qui était plutôt du genre pragmatique. Cette jeune femme était pleine de mystère.

C'est alors qu'apparue la bête qui provoquait ces tremblements de terre et ces effondrements. Comment Max pouvait en être certain ? Simplement à la taille de la bestiole et à son allure. Elle semblait être une sorte d'immense Mille-pattes creusant des galeries sous terre. Elle était encore loin d'eux mais l'éclat de la lune permettait d'observer sa couleur et sa forme. Assurément elle faisait froid dans le dos.

Max et Mélanie ne pouvait pas bouger, pas s'enfuir. Il subissait simplement le tremblement de terre sans l'effondrement de leur parcelle. La créature s'approchait de secondes en secondes, Max était côte à côte de son amie, observant cette créature bouger. L'endroit où ils se trouvaient ressemblait à une arène ? Fort bien, Max n'allait pas se laisser faire !

Il fit basculer son fusils sniper le long de son épaule et le réceptionna dans ses mains. Une sniper n'était pas fait pour le combat rapproché mais le moment voulut, Max avait toujours ses autres armes. Celle-ci avait au moins l'avantage des dégâts. Il porta la lunette à son oeil et patienta, attendant le bon moment. Il ne voulait pas rater son coup puisque chaque balle était précieuse pour lui.

Lorsqu'il sentit la créature assez proche, près de vingt-cinq mètres, il se mit à expirer, inspirer puis bloquer sa respiration. C'était le signe qu'il s'apprêtait à faire feu. C'est alors que la créature s'arrêta, à une vingtaine de mètres de là, et les fixa. Son attitude était extrêmement bizarre pour un prédateur. Il ne jaugeait pas Max et Mélanie, plutôt les reconnaître.

-Tu crois qu’il reconnait ses pairs ? Pourquoi ne bouge-t-il pas ? C’est la compagnie que tu recherches ? Tu te sens seul là-dessous ? Nous ne pouvons pas rester avec toi tu sais… Si tu ne faisais pas trembler la terre je t’aurai bien ramené avec moi à la maison mais là ça va être difficile.

Max ne bougeait pas mais avait enlevé son oeil de la visée. La créature ne les attaquait pas alors il n'y avait pas de raison de chercher les embrouilles. Il ne doutait pas qu'elle ferait beaucoup de dégâts si elle se sentait menacée. Elle demeurait pourtant un gros problème pour eux. Mélanie regarda alors Max, qui remit son fusils sur son dos en ne lâchant pas la bête des yeux, sans geste brusque.

-Il n’a pas l’air très agressif.

-Il ne vaut mieux pas l'énerver sinon on aura de sacré problèmes. Tu crois qu'il est en train de reconnaître en toi son maître ? C'est... Impressionnant... T'es vraiment impressionnante.

La créature fixait le duo, surtout le jeune fille. Max n'en revenait pas de la situation qui se présentait à eux. Bien sûr il avait déjà vu des hommes dompter toutes sortes de créatures mais... Pas de cette taille là ni de cette espèce.

Du mouvement derrière eux était néanmoins perceptible. Max tourna la tête vers les remparts et découvrit de nombreuses torches allumaient. La ville semblait avoir subît quelques dégâts mais le plus problématique dans l'immédiat était les gardes se tenant sur les remparts, à les observer. Si ces soldats agissaient, la bête risquait de s'énerver.

Max se dit alors qu'il fallait régler la situation immédiatement. Posant un doigts sur l'outils accroché à son bras, il fit apparaître l'écran devant son oeil et le micro près de sa bouche. Il se mit alors à appeler le portable de Mélanie qu'il avait déposé dans la veste de Feather. Il cherchait à joindre la Résistance, eux seul pouvaient agir pour calmer les soldats. Dès qu'il entendit que l'on décrochait, il ne laissa pas le temps à l'interlocuteur de parler, il s'engagea d'une voix froide, militaire :

-Mon nom est Max Bravehearts. Je suis l'homme qui vous a ramené Feather. Ecoutez moi attentivement, une bête est proche de vos remparts. C'est elle qui crée les effondrements et les tremblements de terre. Mon amie la maintient sous contrôle en ce moment seulement si les garde attaque, la bête risque de s'emballer. On mourra et votre ville s'effondrera avec nous ! On ne fait pas partie du même camp mais là on oeuvre pour la même chose ! Gardez les à distance, qu'ils n'agissent sous aucun prétexte.

Max laissa un temps à l'interlocuteur pour digérer ces informations. Il savait que l'entente ne risquait pas d'être au beau fixe entre eux mais tout cela était nécessaire. Il continua alors, toujours aussi froidement :

-Je tiens à la vie de mon amie et à la mienne donc si l'un d'entre vous fait mine de tenter quelque chose, je n'hésiterai pas à faire feu sur lui et je vous prie de me croire que je suis bon tireur ! Si vous respectez le marché, votre ville a une chance de survie.

Une fois dit, Max raccrocha, ne laissant pas le temps à la personne de répondre. Peu lui importait, de toute façon le message était clair. Max vint alors se poster dos à dos par rapport à Mélanie, son fusils dans les mains, la lunette devant son oeil droit. Il inspectait les remparts, prêt à ouvrir le feu à chaque instant.

-J'espère qu'ils sauront mettre nos différents de côtés sinon on risque d'y passer tous les deux. T'as un plan pour qu'on s'en sorte ?
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Eren Illyrio



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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Mer 6 Juil - 14:12

La demande d'aide d'Eren à Artis ne sembla pas avoir la réaction escompté. Au lieu du fier guerrier qui aurait accouru avec lui, lui étant d'une grande aide, Artis ne bougea pas d'un cil et regardait dans le vide, comme si son esprit s'était envolé. C'était le pire moment pour qu'Artis les lâche et pourtant c'est ce qui arriva. Sans un mot, celui-ci passa à côté du prince et s'en alla à l'extérieur sans se presser.

A ce moment, Eren avait encore un soupçon d'espoir qu'Artis puisse lui venir en aide mais c'est alors qu'il fit apparaître ces deux ailes d'anges comme lorsqu'il les avaient transportés jusqu'à ce monde. Eren s'élança en avant, voulant le rattraper avant qu'il ne parte. Sans un mot, le regard toujours perdu, Artis fit apparaître une lumière blanche aveuglante dans laquelle il disparut, laissant Eren seul dans l'herbe, se protégeant les yeux.

Le prince était encore hagard face au comportement de cet homme qui osait tout fuir dans un moment aussi important. Déjà que le sort ne jouait pas en leur faveur, même leurs alliés les laissaient tomber. Eren hurla alors sa rage au ciel :

-C'est ça ! Barre toi ! Cette ville n'a pas besoin de lâche, Feather non plus d'ailleurs ! Je te prenais pour un homme d'honneur mais t'es rien d'autre qu'une enflure ! Soit MAUDIT !


Une chose au moins était tout à fait claire : La rage d'Eren était maintenant très forte malheureusement elle provenait de l'intérieur de lui et non contre l'ennemi. Il s'en voulait d'avoir pu tenter de faire confiance à Artis. Reprenant son souffle, tentant de contrôler la couleur de ses yeux reflétant les ténèbres de son coeur, Eren regagna l'intérieur de la maison où tout le monde se trouvant en bas le regardait. Qu'espérait-il ? Qu'il revienne avec Artis ? Qu'il aille au diable !

S'approchant de Feather pour constater de son état, il remarqua la petite boule bleue nichée à ses côté. Stitch ressemblait à un animal de compagnie dont le maître allait mourir, c'était triste à voir. Le prince jeta un coup d'oeil en direction de Merlin pour connaître l'état de Feather qui ne se révélait pas fameux. Eren pesta, prêt à prendre la direction des opérations de sauvetages quand il entendit une drôle de musique. Il s'arrêta alors net, cherchant d'où cela pouvait bien provenir.

Une chose était sûre, cela provenait de Feather. Le prince entreprit alors de fouiller le blessé rapidement, ne comprenant pas par quelle magie cette musique avait bien pu démarrer. Après quelques secondes, il sentit dans la poche de la veste qui le recouvrait une sorte de boitier qui en était la source.

Eren ne savait pas ce dont il s'agissait, n'étant pas du tout familier avec la technologie. Le tenant à bout de doigts, il regardait cette chose avec curiosité jusqu'à ce que Merlin ne se décide à lui prendre des mains et à répondre à l'appel avant de le rendre à Eren :

-Colle ton oreille à se dispositif et tu pourra converser avec quelqu'un. Tu te souviens avoir vu Feather se servir de ce portable ?

-J'ai jamais vu cette chose, pas plus que ce manteau d'ailleurs. Vous pensez que c'est les...

Avec beaucoup de précaution, Eren approcha le téléphone de son oreille et c'est alors qu'il put entendre une voix qu'il avait déjà entendu. Une seconde lui suffit pour comprendre qu'il s'agissait de ce "voyageur des mondes" qui avait ramené Feather. Cet enfoiré osait les interpeller après ça ! Il voulut l'insulter, le menacer quand enfin il entendit une chose qui le fit bondir et écouter :

-...une bête est proche de vos remparts. C'est elle qui crée les effondrements et les tremblements de terre. Mon amie la maintient sous contrôle en ce moment seulement si les garde attaque, la bête risque de s'emballer. On mourra et votre ville s'effondrera avec nous ! On ne fait pas partie du même camp mais là on oeuvre pour la même chose ! Gardez les à distance, qu'ils n'agissent sous aucun prétexte.

Ils osaient leur faire l'affront de les rappeler et en plus de les menacer avec la créature qui créait les effondrements. De plus, au vue de leur pouvoir, celle-ci devait être immense. Rien que d'y penser, Eren songea aux légendes sur les colosses peuplant son monde. Des créatures de Légendes mais là c'était la réalité. Merlin sembla vouloir savoir de quoi il s'agissait mais à peine eut-il ouvert la bouche qu'Eren lui fit signe de se taire et écouta dans un silence religieux le reste du discours de ce "Max Bravehearts".

-Je tiens à la vie de mon amie et à la mienne donc si l'un d'entre vous fait mine de tenter quelque chose, je n'hésiterai pas à faire feu sur lui et je vous prie de me croire que je suis bon tireur ! Si vous respectez le marché, votre ville a une chance de survie.

Déjà que la ville était menacée par un monstre capable de désastre, mais il fallait en plus compter sur un tireur qui semblait se vanter de sa précision. Ne voulant pas se risquer à le défier, du moins dans l'instant, Eren serra les poings en réfléchissant à ce qu'il convenait de faire. La conversation se stoppa avant même qu'il n'ai le temps de répondre. Il décida de conserver le "boitier magique" à sa ceinture au cas où et réfléchit à une chose qui l'avait perturbé durant l'écoute : Ce Max tenait à la vie de son amie qui contrôlait la créature. S'il mettait autant de coeur à la protéger, elle n'était peut-être pas si forte, surtout s'il s'agissait de la personne qu'il avait vu auparavant. De plus, mettre sa vie en danger pour celle de son amie, cet état d'esprit ne ressemblait pas à celui d'un ennemi. Peut être y avait-il un atout à jouer à ce niveau !

Toutefois, un peu d'aide ne lui serait pas de trop dans cette affaire. Rapidement, il se jeta dans les marches et chercha à rejoindre l'endroit où pouvait bien se terrer Blanche. Si elle pouvait combattre les ténèbres dans le coeur d'Eren, elle pourrait peut-être parlementer avec les ennemis. Après quelques secondes, il la trouva dans un chambre, le regard vide et ne réagissant pas à sa venue. Eren tenta néanmoins de lui parler :

-Blanche viens avec moi. Artis s'est barré, Feather est mal en point, Stitch dépressif et Merlin préoccupé par l'état de Feather. Je peux défendre la ville mais j'ai besoin de ton aide. Une créature se trouve près des remparts et si les gardes attaque, elle va détruire la ville. Deux hommes de mains d'Abnegatio la retiennent en ce moment et je pense qu'il s'agit de ceux qui ont blessé Feather.

Ne sachant trop si cela permettrait de la ramener à la raison, Eren la saisit par les épaules et la regarda droit dans le fond des yeux, tentant de faire fit de ce contact qui semblait comme brûlant sur sa peau emplie de ténèbres.

-Alice... Son monde a été emporté. Je ne resterai pas les bras croisé tandis que l'histoire se répète ! Tu es une princesse de coeur, je ne comprend pas totalement ton rôle mais je sais que ces gens attendent qu'on les sauvent, nous, la résistance. Tu veux vraiment leur montrer une bande de mercenaire apeuré qui fuit le combat ou bien un prince et une princesse qui combattent pour sauver un monde qui n'est même pas le leur ?

Eren s'approcha alors, résistant plus encore au contact désagréable de la peau de Blanche contre la sienne et alla coller son front, entre les cornes, contre celui de la princesse. Fermant les yeux, comme s'il voulait que son esprit puisse entre en connexion avec celui de Blanche et lui saisissant une main pour la coller contre sur sa poitrine, à l'endroit où se trouvait le coeur d'Eren, il lui dit, presque en dernier espoir :

-Je t'en supplie Blanche, réagis, me laisse pas gérer ça et mes ténèbres tout seul...
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Event] [Artis]   Aujourd'hui à 6:42

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