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 Un tarif réduit, s'il vous plaît. [Cedric, libre]

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Fantoche
L'Idée aux deux Roses
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Pseudo Heaven : Gromnax - Xelcesté - Yrredry - Neo - Ambre/Pluie
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Triomphe : 36
Date d'inscription : 25/06/2014
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Feuille de personnage
Objectif de Triomphe: Preuve d'Existence

MessageSujet: Un tarif réduit, s'il vous plaît. [Cedric, libre]   Dim 3 Aoû - 6:34

C'était cette grande place, au sommet de la ville. D'ici partaient les nombreux trains circulants jusqu'à la citée du Couchant, le plus souvent. Quelques fois, il paraît qu'un train mystérieux, sans chauffeur ni passagers, partait depuis cette gare pour se rendre à un endroit mystérieux.
Mais en plus d'être l'entrée de la gare, cet endroit était celui d'où on voyait le mieux le soleil, coincé dans son crépuscule perpétuel. Les rayons rougis de l'étoile, frappant la ville de biais, donnait à celle-ci sa couleur si caractéristique.

Fantoche s'était accoudé aux rebords de la place donnant la vue sur la ville en contrebas. Il observait  silencieusement le coucher de soleil, passant ses doigts sur la rambarde de bois. Que faire, maintenant ? Il avait visité cette ville de fond en comble, et n'avait pas trouvé ce qu'il cherchait – une place, la sienne. Il restait un étranger, ici. Malgré tous ses efforts, il était tiraillé par l'abominable impression que, ici bas, chacun de ses pas, de ses gestes, de ses mots restait vain. Errer sans but dans cette ville ne lui apportait rien.

L'Idée aux deux Roses lâcha un soupir et désespoir et se retourna vers la gare, avançant de quelques pas. Voir toute cette ville, celle qui n'était pas la sienne, n'arrangeait rien à son problème – au contraire, il l'empirait. Fantoche entama les cents pas devant le clocher pour essayer de se changer les idées...

« Et dire que si on devait disparaître, on n'aurait rien laissé dans ce monde.
- Merci, tu me remontes vraiment le moral...
- Non, sérieusement. Il faudrait qu'on arrête de se tourner les pouces dans cette ville minuscule. Ici, il n'y a rien. Juste deux ou trois rues, un tram et quelques vendeurs de glaces, tu parles d'une ville remplie.
- Je pense qu'on devrait changer d'endroit, oui, prendre un peu l'air. Par exemple, il n'y avait pas cette « plage » dont parlaient ces gens, tout à l'heure ? Ça vous dirait de découvrir ce que c'est ? »

Un sourire s'afficha sur les lèvres de fantoches. Il croisa les bras, et pencha légèrement la tête sur le côté.

« Et pourquoi pas ? Ils avaient l'air... Comment on dit, déjà ? Heureux, en en parlant ? Ça a l'air très intéressant !
- Ils avaient dit qu'on y accédait par le train, je pense. Par chance, c'est littéralement à deux pas d'ici. L'aventure nous attends ! »

Ravivé d'un souffle nouveau, Fantoche se dirigea d'un pas décidé vers la gare. Il s'approcha du guichet, et se mit sur la pointe des pieds pour attirer l'attention de la vendeuse.

« Bonjour ! Euh... Est-ce que je pourrais aller à la plage, s'il vous plaît ? », fît-il de la manière la plus innocente possible.

Un petit silence.

« Ça fera 600 munnies. »

Fantoche fut un peu surpris de cette réponse. Il compris bien vite que les munnies étaient la monnaie utilisée par les locaux. Glissant ses mains dans ses poches, il fouilla quelques instants, avant de les retourner. Vides.

Apparemment, aller à la plage allait être plus compliqué que prévu.

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      Fantoche parle en #0099FF ;
      Ses roses murmurent en
      #000000 et #00FFFF.
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Lord Cedric
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Objectif de Triomphe: Indiquez en résumé l'objectif du personnage.

MessageSujet: Re: Un tarif réduit, s'il vous plaît. [Cedric, libre]   Lun 4 Aoû - 21:30

Le désespoir et le chagrin étaient les deux sentiments qu'il avait ressenti, brisant son coeur une nouvelle fois. Son pauvre coeur qui n'avait jamais été réparé, qui n'avait cessé de se fendiller pour finir par se briser.
Maudites W.I.T.C.H., maudit Oracle, maudit soit tous ces êtres qui pensent chaque faire le Bien alors qu'ils ne cessent de faire souffrir des gens. Toujours des dommages collatéraux dans le lot, sa famille en avait fait parti. Et jamais il ne leur pardonnerait, jamais il ne pardonnerait à Kandrakar ce qu'ils avaient fait. Il aurait été pourtant si simple de faire recouvrir la mémoire à Orube, n'est-ce pas ? Mais non. L'Oracle avait dit que cela n'était même pas à envisager après ce qu'il lui avait fait. Mais qu'avait-il fait, à part la sauver ? Il avait donné sa vie pour la sauver ! Et il avait cessé d'exister pour elle, devenant qu'une simple idée dans un livre ! Cesser d'être un être de chair, seulement quelque chose qu'on imaginait...
Et alors il avait voulu rentrer chez lui, dans le Métamonde, dans la capitale de Meridian, là où il était né, et au moins mourir et être enterré auprès des siens, mais on lui avait refusé cela. Après ce qu'il avait fait aux habitants, il aurait été exécuté et son cadavre aurait été jeté aux ordures, sans possibilité de reposer en paix, toujours en étant maudit...
Et il ne lui restait plus que la Terre, même planète, même pays et même ville où avaient habitées celles qui avaient tué sa famille, et celles qui actuellement, le détestaient et avaient tenu en échec son prince et lui-même tant de fois...

Il se souvenait de la lumière blanche et rosâtre, signe qu'il était de retour sur Terre, les Gardiennes juste derrière lui. Et sans se retourner, il avait marché, sans regarder en arrière, sans s'arrêter, sans rien dire, il était parti vers sa librairie. Il avait entendu les commentaires des Gardiennes et les sarcasmes de la Gardienne de l'Eau; en d'autres temps il lui aurait cloué le bec par un bel uppercut. Mais il n'en avait pas eu la force, il ne réfléchissait plus, il était fini. Il n'avait plus aucun but, rien à quoi s'accrocher, personne à qui confier sa douleur et sa peine: le prince Phobos, son ancien amant était mort, et Orube l'avait oublié, au point de vouloir le tuer...

Il se souvenait avoir passé la porte de sa librairie et s'être écoulé en larmes, recroquevillé dans un coin de la boutique. Il se souvenait avoir pleuré en silence pendant des heures, personne pour l'entendre ni pour le réconforter. Il était seul.
Il se souvenait s'être lentement levé et avoir titubé jusqu'au petit appartement contigüe à sa librairie, et s'être traîné ainsi vers son lit en s'appuyant contre ce qu'il pouvait; tombant parfois mais se relevant toujours.
Et il se souvenait avoir pris le premier objet tranchant lui tombant sous la main, il se souvenait avoir joué avec, allongé dans les draps propres et blancs, ignorant les quelques coupures qu'il se faisait avec; les larmes séchaient au fur et à mesure. Il avait ignoré combien de temps cela avait duré depuis qu'il avait quitté les Gardiennes.
Et il se souvenait avoir réfléchi à la suite, il savait que ce monde et cette vie n'étaient plus pour lui, il n'avait plus rien à faire ici. Il savait qu'il allait souffrir sans arrêt, et il ne pouvait plus supporter la vue de tout ce qui lui rappelait Kandrakar qu'il maudirait jusqu'à la fin de ses jours, qui allaient être très courts.
Et il se souvenait avoir appuyé la lame contre les veines de son poignet gauche, sans trembler, décidé à en finir une bonne fois pour toute. Et puis...

Une soudaine lumière blanche était apparue, et il lâcha la lame qui aurait dû le libérer lentement de sa douleur. Il se leva et recula, effrayé. Où était-il ?
Il n'était plus dans sa chambre et il ne reconnaissait pas le décor. Il s'était adossé contre un mur et avait fini par s'endormir, ne sachant où aller.

Il s'était réveillé quelques heures plus tard en ayant fait un étrange rêve. Mais il ne s'en soucia pas. Il avait trouvé dans la poche intérieure de son manteau violet un petit carnet à la couverture verte, complètement vierge. Voilà qu'il avait complètement oublié cette chose venant de sa librairie dans ses affaires...Il haussa les épaules et le rangea, peut-être en aurait-il besoin pour noter quelque chose.
Il se leva lentement et marcha un peu, découvrant le nouveau paysage. Et il ne saurait décrire le sentiment l'envahissant soudainement; une sorte de petite joie. Il était sûrement dans un nouveau monde, ce qui voulait dire qu'il allait avoir droit à une nouvelle chance; de nouveaux horizons...une nouvelle vie ! Et peut-être sans Kandrakar pour l'arrêter !...enfin ! Il était libre !

Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'il imaginait ce qu'il pouvait faire désormais, mais son coeur se serra en pensant une nouvelle fois à Orube. Il aurait du mal à l'oublier, il aurait du mal à oublier Phobos également, même si ce dernier l'avait trahi. Et il aurait du mal à oublier sa famille, bien sûr. Et la Reine Elyon qui lui avait fait pensé à sa soeur perdue...

Ses pas le portèrent jusqu'à la gare. Un endroit qui plaisait bien à Cedric, c'était un lieu où d'autres possibilités s'offraient à tous. Deux personnes attirèrent son attention.
On aurait dit une fille...ou un garçon...enfin bref...une sorte d'enfant qui demandait à une vendeuse s'il pouvait aller à la plage; pauvre petit si innocent. Le Galahaut savait que l'enfant aurait besoin d'argent et apparemment il n'en avait pas. La vendeuse ne semblait pas très aimable. Et Cedric n'aimait pas l'impolitesse, cela le mettait par moments hors de lui; surtout quand c'était un adulte s'adressant à un enfant.


-Bonjour madame; dites donc vous pourriez être un peu plus poli avec les enfants !...hum...où sont tes parents petit ?...ou petite...t'es une fille ou un garçon ?

Voilà ce qui l'inquiétait un peu, où étaient les parents du...euh...gamin ? Gamine...
Ah oui...c'était une fille ou un garçon, l'enfant là ?!


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