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 Vous avez dit une Tour mystérieuse ? [Terminé]

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Elsa d'Arendelle
Reine d'Arendelle
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Pseudo Heaven : Lou/Kisa
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Objectif de Triomphe: Retrouver la mémoire.

MessageSujet: Vous avez dit une Tour mystérieuse ? [Terminé]   Ven 22 Aoû - 21:04



Elsa avait voulu partir, quitter cet étrange groupe et voir si quelqu’un d’autre dans le village pouvait l’aider. Elle aurait peut-être dû. Seulement voilà, elle n’en avait pas eu le temps. Tout avait commencé lorsque ce parchemin était apparu dans ses mains, comme par magie. Enfin, pas vraiment « comme », c’était de la magie ! Le fameux écrit racontait qu’une puissante magie (encore !) avait arrêté le temps dans une tour mystérieuse et que le magicien Yen Sid n’avait rien pu faire sinon avertir les gens et promettre une récompense à celui qui résoudrait le problème. La jeune femme n’avait pas cherché l’explication rationnelle du pourquoi et du comment ce bout de papier s’était retrouvé dans ses mains (elle avait décidé de ranger son cerveau plus tôt dans la journée pour éviter de le faire griller), elle s’était contenté de demander à Hans s’il savait quelque chose qui aurait pu l’aider à comprendre un peu mieux ce qu’il se passait. Mais Hans ne savait rien. Pire il s’était montré complètement désintéressé par le sort de leur monde natal, préférant aller se changer et relever le défi stupide de l’homme qui avait essayé de les tuer quelques minutes plus tôt que de prendre une minute pour en savoir plus. En y réfléchissant bien, la réaction du prince était logique, il n’avait rien à gagner à l’aider à sauver leur monde alors qu’il y était recherché et condamné à mort. Mais Elsa n’avait pas envie de faire du social ou de la psychologie princiaire. Hans venait de balayer le maigre espoir qu’elle nourrissait et elle était déçue, très déçue.
Elle avait prêté une oreille distraite aux propos de son voisin, Yukio Toria, lui répondant par quelques hochements de tête  de temps à autre pour lui signifier qu’elle avait bien entendu. Elle appréciait ses efforts pour l’aider à se sentir plus à l’aise dans cet étrange groupe, mais elle avait du mal à se concentrer, comme si elle avait la tête ailleurs. Elle  comprit cependant que plusieurs d’entre eux venaient de son monde et plus particulièrement du pays de Hans et se demanda une fois encore comment ils avaient voyagé d’un monde à l’autre. De toute évidence, et malgré son apparente folie, le shinigami y avait joué un rôle essentiel mais de là à savoir par quel moyen il s’y prenait pour voyager...
-En tous cas, enchanté de vous rencontrer. Et si cela peut vous rassurer, personne ici ne vous fera de mal.
La jeune femme mit un petit moment avant de réaliser que son interlocuteur attendait une réponse de sa part.
-Je suis également enchantée, s’empressa de répondre Elsa avec un sourire timide. Je suis la reine Elsa d’Arendelle (présentation purement formelle puisque tout le monde dans la pièce avait l’air de la connaître).
C’était vrai. Le médecin était la seule rencontre amicale qu’elle avait faite dans la journée et elle appréciait vraiment sa présence. Mais malgré la bienveillance de Yukio, Elsa commença à sérieusement envisager de partir. Elle ne trouverait peut-être pas de réponses à ses questions ailleurs mais au moins elle n’aurait pas à supporter la présence de Hans et de tous ces étrangers. Et puis de toute façon, personne ne semblait pouvoir l’aider ici alors…
PAF !
Le corps de Hans vient s’écraser à ses pieds. La reine des neiges fit un bond en arrière et baissa les yeux vers Hans pour voir s’il allait bien. A ce moment-là l’expression « regarder quelqu’un de haut » prenait tout son sens.
« Il bouge encore ? Se demanda-t-elle en poussant légèrement le corps de l’homme avec le pied. Hmm, dommage ».
Elle se félicita d’être restée pour voir ça. Elle avait beau ne pas souhaiter la mort de Hans, elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver une certaine satisfaction en voyant l’homme qui avait fait tant de mal à sa sœur souffrir. En revanche, ce qu’elle apprécia un peu moins, ce fut le rapprochement du shinigami vers elle. D’ailleurs la température de la pièce en prit un sacré coup, seul témoin de la tension de la reine (c’est pas comme si ce taré avait réclamé son cœur un peu plus tôt). Bon, heureusement, l’attention de Kagi semblait focalisée sur le parchemin. Il entama ensuite un monologue incompréhensible sur un enfant qu’il aurait ramassé dans la neige. La première pensée d’Elsa fut de constater que le shinigami était capable de parler pour dire des choses cohérentes, la seconde c’est qu’il savait exactement de quoi parlait ce parchemin et qu’il avait les moyens de les faire voyager d’un monde à l’autre. Malheureusement l’éclair de lucidité disparu bien vite et l’individu se remit à baragouiner des idioties. Elsa en aurait hurlé de frustration ! Elle voulut secouer le shinigami mais elle fut devancée par le  capitaine des iles du sud qui le gifla. A croire que la violence était le seul moyen de communication ici… pays de fous !
La jeune femme inspira profondément pour se calmer. Il y a sept mois elle aurait surement congelé l’auberge, heureusement aujourd’hui elle maitrisait mieux ses pouvoirs. Elle ne se sentait pas très bien depuis un moment. Sa tête tournait et elle avait des vertiges… signes précurseurs d’une hypoglycémie. A bien y penser, la journée était bien avancée et elle n’avait rien avalé depuis la veille (voir l’avant-veille, impossible de savoir avec exactitude à cause de la boucle temporelle). Par ailleurs elle était nerveusement épuisée, ce qui n’arrangeait pas les choses (et oui, revivre en boucle les pires moments de sa vie pendant trois semaines c’est pas rigolo). Elle se mit en tête de sortir de l’auberge, convaincue que l’air frais lui ferait du bien et chancela jusqu’à la porte d’entrée (qui n’était plus qu’un amas de bois défoncé grâce à Kagi) en serrant très fort le parchemin dans sa main. Si seulement la vie était plus simple, si seulement il suffisait de penser à cette Tour mystérieuse pour y aller !
Lorsqu’elle franchit la porte il y eut d’abord une lumière aveuglante, puis un paysage totalement différent apparut soudain. Partie la neige, parti le village… bienvenue Cité du Crépuscule.
Elsa cru d’abord qu’elle hallucinait. Elle se retourna et constata que l’auberge avait disparu, de même que les villageois et les amis de Hans. Elle était seule. Un peu plus loin, un panneau lui apprit le nom de la ville où elle venait d’arriver.

-Cité du Crépuscule, lu-t-elle à voix haute.
Ses yeux glissèrent sur le parchemin puis sur les bâtiments autour d’elle, faisant rapidement le rapprochement.
-J’aimerai bien comprendre un jour comment ça marche quand même… marmonna telle.
Elle repéra un banc et se laissa tomber dessus en admirant la couleur du ciel. Le calme lui permit de remettre de l’ordre dans ses pensées. Elle devait absolument trouver la Tour mystérieuse ou le magicien Yen Sid pour comprendre comment briser la boucle temporelle et sauver son monde – rien de plus facile ! Au moins Hans ou l’autre psychopathe ne l’avaient pas suivi ici… 
« Je me demande comment Hans a réussi à fuir sa prison des Iles du Sud avant que le shinigami ne le sauve de la tempête…  songea la princesse. Comment aurait réagi Anna si elle avait été à ma place tout à l’heure ? »
Penser à sa sœur lui arracha un soupir. Elle lui manquait terriblement… La jeune reine se força à revenir à la réalité : elle était seule, dans un lieu totalement inconnu, sans argent et la nuit allait bientôt tomber, autant dire que sa situation n’était pas brillante ! Peut-être qu’elle pourrait tirer un peu d’argent en monnayant l’un de ses bracelets ? Mais où ? Et à qui ? Elsa se releva et entreprit d’avancer à l’aveuglette dans une rue, se disant que les réponses ne viendraient pas toutes seules. Pour autant, elles avaient intérêt à venir vite car son corps ne supporterait une longue marche sans recevoir un apport en sucre. Une trentaine de minutes plus tard, Elsa n’avait toujours croisé personne. Les résidents étaient probablement en train de manger… ou alors ce coin de la ville était désert. Quelle qu’en soit la raison, la situation devenait vraiment préoccupante. Un instant, la reine envisagea de ravaler sa fierté et de frapper à une porte pour demander de l’aide, puis elle entendit des bruits de pas. A bout de force, elle chancela en direction du bruit et percuta de plein fouet une personne en tournant dans une intersection. Le choc la fit valser et elle s’effondra par terre sans avoir eu le temps de voir le visage de l’individus. Elle ne serait probablement pas tombée si elle avait été en meilleure forme physique et les choses se seraient passées différemment, seulement voilà, son corps était tellement mal en point qu’il refusait à présent de lui obéir. Semi-consciente et les yeux entrouverts, Elsa vit le ciel se déformer et changer de couleur ; elle aperçut également une silhouette au-dessus d’elle sans réussir à en distinguer le visage… D’ailleurs, il y avait un ou plusieurs visages ? Ca tournait trop vite, tout était flou… bref, des hallucinations provoqués par une hypoglycémie. La seule chose dont elle était à peu près sure c’est que son corps tremblait…
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Hans Westerguard
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MessageSujet: Re: Vous avez dit une Tour mystérieuse ? [Terminé]   Ven 22 Aoû - 23:10

La même chose s'était déjà produite il y avait quelques mois, et le prince déchu l'avait vu comme une sorte de salut. Bon d'accord, au départ il avait cru que la lumière blanche était celle que voyaient les mourants avant de décéder; mais ce n'était pas tout à fait le cas. Par contre, oui, il avait bel et bien failli mourir.
Hans regarda tout autour de lui. Il ignorait totalement où il était, mais déjà...ce n'était pas l'hiver. Et l'endroit semblait être une ville à l'allure occidentale, déjà c'était un bon point, il pourrait se débrouiller. Il se regarda lui, constatant que contrairement à la première fois où il avait été transporté dans un autre monde, il était sain et sauf. Et il avait son épée à la main; ainsi que le fourreau où la ranger accroché à sa ceinture.
Et le prince déchu n'était pas seul. Après avoir vérifié, il se rendit compte que quelques personnes manquaient à l'appel. Leur vénéré chef d'abord, puis d'autres. Ils étaient dispersés dans la ville, on ne tarderait pas à les retrouver. Mais il serait plus simple de dire avec qui il était en ce moment.


-On est où ?

-Si seulement je savais...Je n'ai jamais connu un tel endroit. Prince Hans, vous allez bien ?

-Je vous l'ai déjà dit capitaine, arrêtez de m'appeler ainsi. Je ne suis plus prince.

-Pour moi vous le serez toujours.

Hans inclina légèrement la tête.

-Et pour moi vous serez toujours le prince le plus mign...

Les cœurs dans les yeux de la serveuse disparurent en voyant le regard assassin du capitaine.
Hans regarda le ciel quelques instants avant de se mettre à marcher, sans but. Comme la dernière fois. Mais cette fois-ci, il n'était pas seul à errer.

Le prince Hans Westerguard des Îles du Sud avait été déchu par ses parents, et rejeté par sa famille. Il savait que son père n'avait pas le droit de se montrer clément avec lui après ce qu'il avait fait. Il était roi après tout. Mais la reine...elle restait sa mère, n'est-ce pas ? Et qu'avait-elle fait ?...elle l'avait condamné. A mort.
Elle avait prononcé la sentence en détachant bien tous les mots, de manière à ce que chaque son martèle le crâne de son dernier fils qu'elle ne semblait jamais avoir aimé. Elle avait prononcé la sentence en le regardant de haut, un sourire cruel et satisfait aux lèvres.
Elle le condamnait à mort, elle le condamnait à être brûlé vif. Souffrir atrocement avant de mourir, comme si ce qu'il avait vécu et vivait maintenant n'était déjà pas assez.
Il n'avait pas su trouver les mots et ne les trouverait peut-être jamais afin de caractériser ce qu'il ressentait.

Il avait été jeté en prison et y était resté...il ne se souviendrait jamais combien de temps, si cela correspondait à deux, trois jours, une semaine. Tout ce qu'il se rappelait, c'était qu'il avait réussi à fuir lors d'une tempête de neige, mais il ne savait pas comment il avait réussi à fuir la prison elle-même. Il ne se souviendrait que de la course-poursuite dans la ville, des gardes, des chiens, des flaques de boue. Et du tronc d'arbre qu'il s'était pris dans la tronche aussi; mais il ne l'avouera jamais.
Il se souviendrait toujours de la morsure du froid sur sa peau, de s'être perdu dans la tempête de neige, de ses frères le poursuivant avec les chiens.


****

-Tu vas mourir petit frère.

-Même un chien vaut mieux que toi !

-Pitié !

Hans avait froid, ses vêtements s'étaient déchirés en grande partie durant la course-poursuite dans la ville, et avaient été salis durant son séjour en prison. Il était devenu malingre et sa peau était rougie par endroits par les coups qu'il avait reçus. Il était à genoux devant deux de ses frères qui l'avaient retrouvé dans la tempête de neige, les deux aînés. Il les suppliait, mais bien sûr ils allaient en finir avec lui.
Il pleurait, versant des larmes amères. Il ne voulait pas mourir. Qui en aurait envie d'ailleurs ?
Il allait mourir misérablement, il ne serait jamais enterré, il n'aurait jamais de sépulture, et jamais il ne connaîtrait le repos éternel.

Il chuta totalement sur le sol et tenta vainement de reculer en voyant son aîné dégainer son épée. Il avait tellement peur.


-Pitié, Christian !

-Tu ne fais plus parti de notre famille, tu n'es plus un prince, tu n'es plus rien, tu dois mourir.

L'aîné brandit son épée au-dessus de sa tête, Hans ferma les yeux en détournant la tête, effrayé, versant encore plus de larmes. Il était pitoyable.
Quand il les rouvrit quelques secondes plus tard, la première chose qu'il vit fut du sang. Son sang. Et il sentit le froid au niveau de son ventre.
Ses frères le laissèrent agoniser là, Hans s'écroula dans la neige. Il était effrayé, il était désespéré, il allait mourir.
Il vit une étrange lumière blanche qui l'éblouit soudainement; il crut que sa dernière heure était arrivée, il pensait que c'était ce que voyaient tous les morts avant de passer l'arme à gauche. Et...

Encore de la neige, une autre tempête de neige, mais dans un autre lieu, autre monde, autre époque.


-Binkusu no sake wo...oh...un petit être mourant...JE VAIS T'ACHEVER AVEC MA FAUX !

Le shinigami avait également brandi son arme au-dessus de sa tête afin d'achever cet étranger. Hans l'avait regardé, effrayé, désespéré. Il ignorait qu'il avait à faire cette fois-ci à un véritable représentant de la mort...qui ne le tuerait pas; mais il n'entendait pas ce que disait un homme tout près de l'homme aux cheveux d'argent.
Il agonisait, il...


****

Retour dans le présent.

Hans secoua la tête, tentant d'oublier le fait qu'il avait été laissé pour mort par ses frères et que sa mère l'avait condamné au bûcher.

Combien de temps marchaient-ils tous les trois ? Il ne savait plus car il avait été plongé dans ses pensées, à ressasser le passé.
Il revint tout à fait à la réalité quand la serveuse Wynona hurla que la reine d'Arendelle allait peut-être avoir des ennuis, et Hans regarda dans la direction montrée par la folle serveuse hystérique.
La Reine des Neiges venait de s'évanouir, et penchée au-dessus d'elle, un étrange homme à l'allure étrange, semblant dégager une aura que le prince déchu n'aimait pas, car cela lui rappelait les forces maléfiques émanant des démons de la famille Akumu. Ou alors était-ce parce que l'homme en question n'avait absolument pas l'air engageant ?
Ou tout simplement parce qu'ils ignoraient tous qu'il s'agissait du dieu grec des Enfers, Hadès ?



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