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 Une séparation paradoxale (libre)

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Oz Bezarius



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MessageSujet: Une séparation paradoxale (libre)   Lun 1 Juin - 13:45

RP précédent: http://www.kh-memento.com/t357-une-parodie-de-tribunal


Oz courait. Oz criait. Oz hurlait.

"Alice !! Alice, où es-tu !?"

Alice hurla. Alice rugit.

"Oz !! Ici ! Je suis ici !"

Le décors, les gardes, la reine, le pantin à sale tronche installé près d'elle, le type qui avait tenté de lui porter assistance en le prenant sous son bras, tout cela lui importait peu. Qu'on le pique, qu'on le perce, qu'on l'embroche, mais que jamais, ô grand jamais, on ne le sépare de sa précieuse Alice.
A mesure qu'Oz courait, les formes et les couleurs se mélangèrent, jusqu'à ne plus former qu'un immonde kaléidoscope flouté par la vitesse. Le jeune homme ne se serait jamais cru aussi rapide. Le vent lui-même n'aurait pu le suivre, il en était persuadé. Ce dont il n'était par contre pas persuadé, c'est de parvenir à franchir la muraille des gardes qui fonçaient à sa rencontre.
Alice était là, quelque part, au-delà de cet obstacle, et il se devait de le franchir. Il le devait, il le voulait, et surtout, il en avait besoin. Il n'irait nulle part sans "elle" !

L'impact approchait irrémédiablement, et Oz aurait juré voir passer quelque sanglant éclair dans les yeux des gardes de première ligne qui armaient déjà leurs hallebardes en vue de l'assaut. Jouant le tout pour le tout, le garçon se jeta au sol dans une spectaculaire roulade, passant entre les guiboles de deux gardes qui mirent bien trop de temps à réagir. Le mouvement, effectué avec brio, se termina par une récupération digne des plus grands cirques, et le jeune homme repris sa course sans même avoir perdu de vitesse.

Seulement, voilà; devant lui, le décors avait changé ! Plus de garde, plus d'estrade, plus de reine, plus de foutoir. Des haies, taillées proprement, comme dans les jardins de sa demeure d'enfance, délimitaient des allées et sentiers dans ce qui semblait former un inextricable labyrinthe de végétation. Cerné par une myriade d'odeurs plaisantes, et les chatoyantes couleurs de fleurs aussi grandes que lui, Oz fit une courte trêve dans sa panique, savourant ce moment de répit que lui offrait l'endroit. Une très courte trêve...

Il se remit en effet presque immédiatement à courir dans tous les sens, tournant à droite, tournant à gauche, allée après sentier, chemin après cul-de-sac, en criant et vociférant le nom de sa moitié à chaque enjambée. Il se hâtait tellement qu'il mit bien plus de temps qu'il ne l'aurait dû avant de remarquer les changements étranges de décors. Ce labyrinthe aux allures générales si plaisantes, aux passages tout de vert bordés, parfumé par d'agréable fleurs et plantes, devenait, en certains passage, comme... terni. En quelque sorte délavé, et les odeurs par ailleurs si enivrantes, avaient à ces moment des relents putrides prompts à donner des hauts le cœur même au plus troglodyte des trolls.

Stoppant sa course effrénée afin de reprendre son souffle, Oz se surprit à entendre un bruit de pas, sans pouvoir pour autant en dire ni la direction, ni s'il se rapprochait, ou s'éloignait. Immédiatement animée d'une énergie retrouvée, le nobliau se mit à hurler à tue-tête:


"Alice !! Alice, c'est toi !?"
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Xaspirate
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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Mar 2 Juin - 14:25

Précédent épisode : http://www.kh-memento.com/t303p15-un-chateau-bien-sombre-libre#1494

Xaspirate fouilla tout le Château de la Bête en évitant soigneusement de tomber sur ses anciens « camarades ». Il commença à en avoir marre de chercher. Et il sentait que la boucle temporelle allait arriver à son terme. Il décida alors de partir. Mais juste avant qu'il ne se transforma en Casque Astral pour quitter ce monde inutile, il vit un lapin blanc courir à toute vitesse juste devant lui. Sa première réaction fût de sortir ses lames mais l'animal n'avait pas l'air de s'occuper de lui.

- Je suis horriblement en retard ! La Reine me coupera la tête si j'arrive à l'heure ! En retard ! En retard ! Toujours en retard, mon gaillard !

Le Simili eût l'impression que le lapin s'adressait à lui. Il fit un pas pour essayer de le rattraper. Mais au lieu d'avancer sur un sol dur, il tomba dans un trou. A l'instant où il se rendit compte qu'il tombait, le Simili eût la bonne idée de s'envolait en Casque Astral et de quitter le trou. Mais malgré sa transformation, il tombait inévitablement vers ce qui semblait être une sorte d'amphithéâtre rouge et noir. Mais le pouvoir du Casque n'était totalement inutilisable ; il ne pouvait pas quitter ce monde mais il pouvait se déplacer à travers ses portails. Voyant qu'il y avait du monde dans l'amphithéâtre, il tenta une évasion vers Le Labyrinthe, qui semblait beaucoup moins occupé et plus calme.

Après un atterrissage en catastrophe, Xaspirate avait repris sa forme de Samouraï et essaya de repartir en Casque. Il n'y arrivait pas. Son corps refusait de se transformer. Étrange… Le Simili sentait bien que ce monde n'allait pas bien et qu'il était en proie à de nombreux et dangereux paradoxes. L'un d'eux l'empêchait de partir d'ici. Le chevalier décida donc d'explorer le Labyrinthe pour tenter de soutirer des informations à quelqu'un.

Alors qu'il marchait tranquillement, une lame-Simili dans la main, il entendit derrière lui une voix quelque peu enfantine. Comment n'avait-il pas pu détecter cette personne ? Sa nature de Simili lui permet normalement de détecter les auras de n'importe quel être vivant dans un rayon assez large. En se cachant dans un angle, il vit déboulait un gamin qui gueulait aussi fort qu'il pouvait :

- Alice !! Alice, c'est toi !?

Xaspirate l'attrapa par derrière, lui mit la main sur la bouche et la lame sous la gorge. En le regardant de son visage de fer, le Simili le planqua dans l'angle où il était caché et lui dit à voix basse, d'un ton menaçant :

- Ne fais pas un bruit ou ta gorge te serviras de quatrième orifice respiratoire. Maintenant, réponds à mes questions : On est où ? Tu es qui ? Et surtout, comment on se barre d'ici ?

Le Simili entreouvrit ses doigts aux niveaux de la bouche du blondinet pour qu'il puisse parler. Il fixait l'enfant de son visage métallique…

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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Mer 3 Juin - 11:48

- Ne fais pas un bruit ou ta gorge te serviras de quatrième orifice respiratoire. Maintenant, réponds à mes questions : On est où ? Tu es qui ? Et surtout, comment on se barre d'ici ?

Une question faisant suite à de chaleureuses présentations: courant à l'aveuglette dans l'espoir de tomber nez-à-nez avec Alice, Oz représentait une cible facile pour toute personne mal intentionnée, et c'est ainsi qu'il s'était fait saisir par quelqu'un situé derrière lui, alors qu'il longeait une haie parmi tant d'autres. Une main sur la bouche, un lame sur la gorge,, quelle meilleure manière d'engager une conversation ?

"Je me nomme Oz. Oz Bezarius. Je pense que vous allez devoir me trancher la gorge, car je ne sais pas où nous sommes, et j'ignore totalement comment en partir..."

Oz ne pouvait voir le visage de celui qui s'en prenait ainsi à lui, et devait se fier au toucher de sa main, et au son de sa voix afin de se faire une idée de qui pouvait être son ravisseur. Un toucher froid, métallique, mais un peu "mou", et une voix éthérée... Ce n'était pas un humain ! Un des gardes de la reine ? Non, Oz sentait dans son dos que l'individu était massif et charpenté, pas comme les gardes vu au tribunal. Puis, un garde n'aurait pas posé de telles questions. Qui que soit cet assaillant, il était forcément un intrus, au même titre que Oz, et apparemment aussi perdu que lui.

"Il semblerait que vous soyez vous aussi perdu. Alors, plutôt que de m'égorger de suite, pourquoi ne pas plutôt commencer par tenter de sortir d'ici ? Vous avez l'air fort, et je suis assez petit pour me faufiler partout. Nous pourrions faire une équipe complémentaire. Il sera bien encore temps de me tuer après coup !"

L'individu n'avait pas vraiment l'air du genre à parlementer, ni même à s'allier avec qui que ce soit, mais dans la situation où il se trouvait, Oz était prêt à tenter à peu près n'importe quoi; de toute manière, la situation ne risquait pas d'empirer.

C'est à l'instant où Oz pensait ceci... que la situation empira. La haie dans leur dos s'anima, et tout un entrelacs de ronces et de sarments se lancèrent à leur assaut. Oz fut vite pieds et mains ligotées par les branches folles et autres racines aériennes.  Au moins le grand type l'avait-il lâché... D'ailleurs, comment se débrouillait-il de son côté ? Le jeune homme tourna la tête pour tenter de voir si le personnage s'était fait attraper aussi ou non...
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Xaspirate
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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Mer 3 Juin - 16:14

- Je me nomme Oz. Oz Bezarius. Je pense que vous allez devoir me trancher la gorge, car je ne sais pas où nous sommes, et j'ignore totalement comment en partir...

Un « complet ». Xaspirate aurait dû le tuer de suite mais il ne pouvait pas l'exterminer sans déterminer sa nature et sans obtenir quelques infos sur cette endroit. Il retira sa main du visage du garçon, ce dernier ne semblait pas effrayé mais pas non plus assez stupide pour tenter de s'attaquer à un homme armé et capable d'assassinat sans précédent. Il garda néanmoins sa lame au niveau de la carotide d'Oz.

- Il semblerait que vous soyez vous aussi perdu. Alors, plutôt que de m'égorger de suite, pourquoi ne pas plutôt commencer par tenter de sortir d'ici ? Vous avez l'air fort, et je suis assez petit pour me faufiler partout. Nous pourrions faire une équipe complémentaire. Il sera bien encore temps de me tuer après coup !
- Tu es téméraire petit. Un homme inconnu te mets une lame sous la gorge et toi, tu lui propose une alliance… Mais les gens comme toi ne m'intéresse pas. Alors trace ton chemin et ne parle à personne du fait que tu m'as vu…

Dès que Xaspirate eût finit sa phrase, des gardes-cartes apparurent dans un virage du Labyrinthe. Le Simili fût le seul à les remarquer. Il lança un sabre qui allait frapper l'un des gardes en pleine tête mais les haies du Labyrinthe se mirent à bouger à cet instant précis et le sabre se planta dans une haie. Le mur de haies qui s'était formé se mit à foncer vers le duo.

Xaspirate fut encore une fois le seul à réagir à temps alors que le gamin ne semblait même pas avoir remarquer le mouvement des végétaux. Ce dernier se fit alors pousser par un mur de lierres et de sarments qui l'avait attrapé de ses longs branchages. Le chevalier gris, lui, s'était mis à courir à temps pour ne pas être rattrapé par le mur végétal. Le mur les mena à une clairière où un arbre unique présidait et une créature étrange se tenait assise sur la seule branche de l'arbre. Sa présence ne mettait pas Xaspirate à l'aise mais il s'avança…

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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Mer 3 Juin - 22:35

What a Face Le Chat de Cheshire What a Face

Dans un souffle de vent, une volute de fumée se souleva de la branche unique de l'arbre et laissa place à un gros félin bedonnant qui ricanait avec un sourire gigantesque qui semblait figé sur son visage. Le mur de sarments, qui avait attrapé Oz, le lâcha et ce dernier, une fois debout remarqua l'animal. Le Chat fit quelques pas sur sa branche, se coucha dessus comme le félin qu'il était et se mit à parler d'un voix suave et malicieuse :

- Allons bon, mes amis, asseyez-vous et dites moi ce qui vous amène.

Les racines de l'arbre se mirent à bouger et sortirent du sol pour former un banc assez long pour permettre aux deux arrivants de s'asseoir à son aise. Puis le félin continua :

- Je me présente : je suis le Chat de Cheshire. Appelez-moi Le Chat ou Chess. C'est comme vous voulez. Et vous ? Le Chat attendit une réponse de chaque personne présente pour reprendre la parole. Vous êtes ici dans mon Labyrinthe. Mais ne craignez rien, je ne suis en aucun cas au service de la Reine de Cœur que vous avez croisé en arrivant ici. Le Chat regarda avec amusement les réactions de surprise de ses invités, puis il leur annonça ceci :

- Je sais que vous êtes arrivé ici par erreur. Mais ne vous inquiétez pas ! Votre ami Chess est là pour vous guider, car c'est mon rôle ici.

Un bruit sourd semblable à un battement de cœur retentit soudain. Le gros matou leva les yeux et eût un air sceptique en regardant en direction de l'entrée du Labyrinthe. Il reprit la parole : 

- Ne craignez rien. La Reine vous cherche et elle a décidée de se déplacer elle-même pour vous trouver. Mais si vous suivez mes instructions, il ne vous arrivera rien. Maintenant dites-moi... Qu'êtes-vous venu faire ici, et où voulez-vous aller ? 

Tout au long de son apparition, le sourire du Chat de Cheshire n'avait pas bougé. C'était un sourire dérangeant mais un peu chaleureux et aussi plein d'intelligence. Le symbole d'un savoir qui dépasse le Temps, l'Espace et les Mondes. Mais que savez exactement le Chat de Cheshire ?
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Oz Bezarius



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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Jeu 4 Juin - 18:41

Le temps qu'Oz tourne la tête en direction du malabar qui le menaçait une petite minute avant, et celui-ci était déjà fort éloigné. Contrairement au jeune garçon, l'individu louche avait réagit assez rapidement pour ne pas se faire prendre par la végétation devenue folle, et il ne fallait visiblement pas compter sur son soutien pour se tirer de cette fâcheuse situation. Déjà la végétation resserrait son étreinte sur le corps du jeune homme, le tirant peu à peu au sein même de la haie. Bien que solidement entravé de la tête au pieds, il avait l'impression que les ronces prenaient soin de ne pas gêner sa respiration, tout en lui interdisant formellement tout mouvement. Des épines commencèrent à pénétrer la peau du nobliau, et il sentit sa conscience s'évanouir, comme noyée dans celle d'une entité plus grande. Résigné, Oz ferma les yeux, s'abandonnant à son sort. Alors qu'il n'était plus qu'une infime étincelle de lui-même, une dernière pensée prit forme dans son esprit:

"Alice..."

***
En un autre lieu...
***

"Oz..."

D'un murmure tout juste audible, elle avait prononcé ce nom. Si doucement, mais en y mettant tant de forces; espoir, amour, volonté, désir. Un nom, un mot, prononcé comme une prière, celle de rapidement revoir son charmant en bonne santé. Un simple mot, mais lourd du sens de toute une interrogation, que la fille répétait inlassablement dans sa tête:

"Oz, où es-tu ?"

Depuis la séparation des deux tourtereaux, Alice ne comptait plus le nombre de fois où elle s'était posé cette question. Celle-ci, et d'autres... Quel était cet étrange monde ? Dans quelle histoire qui ne les concernait pas Oz et elle s'étaient-ils embarqués ? Et surtout, Oz était-il en sécurité ?

Elle avait entendu sa voix, lorsqu'elle était perchée sur l'épaule de cette nana qui courait en sautillant de partout pour éviter les attaques de gardes malhabiles, puis de là, plus rien. Le décor avait changé, la fille qui la portait avait disparu, et Oz s'était volatilisé !!

Fini les gardes, terminé le brouhaha, tout ce qui l'entourait avait changé dans l'espace d'un battement de cils ! Et la suite n'avait guère été mieux; elle s'était retrouvée paumée au beau milieu d'un labyrinthe de végétation. Tout d'abord,  le décor l'avait ravi; de belles et grandes haies vertes et bien taillées formant un dédale d'allées sinueuses, des magnifiques fleurs aux délicieux parfumx. Mais elle avait vite dû revoir son jugement, lorsqu'une de ces si belles fleurs teintée d'un rouge iridescent avait dévoilé un pistil garni de dents acérées et tenté de l'avaler tout rond. Elle s'était bien gardé par la suite de s'approcher de la flore, mais cela ne l'avait pas mise à l'abri des insupportables chansons que s'entêtaient à brailler les bégonias, glycines et autres campanules des bords d'allées. Hormis ces menus désagréments, l'ensemble de la balade eut paru fort agréable si elle ne s'était éternisée.  Au gré de ses pérégrinations, la demoiselle eut tout loisir de noter quelques détails particuliers quant à l'environnement; par endroits où par instants, le décor semblait perdre de sa superbe; les couleurs se ternissaient, et la flore se rabougrissait, mais était de nouveau irréprochable lors du clignement de paupières suivant.

Alice continuait de chercher Oz, et espérait qu'il ne lui arrive rien d'ici à ce qu'elle le retrouve. Le gringalet avait en effet démontré à maintes reprises une vilaine tendance à s'attirer des ennuis, et le simple fait qu'ils se soient tous deux retrouvés dans ce monde bizarre prouvait qu'il n'était encore loin de se débarrasser de cette sale habitude.

Cependant, le labyrinthe lui-même semblait refuser à la brunette le droit de retourner auprès de son petit blondinet; une allée tournait à droite, puis un angle la menait sur la gauche, et vice versa, encore et encore. Le pire fut une série de cul-de-sacs (chose déjà agaçante en soit) laissant penser que l'environnement lui-même se payait la tête de ses visiteurs ! En effet, arrivé au bout du cul-de-sac pour faire face à un infranchissable mur de lierre, elle rebroussait chemin pour finalement trouver un autre mur bloquant le passage à l'endroit même où elle avait pénétrer dans l'impasse. Il lui fallait alors reparcourir le chemin (cela ne faisait que trois fois) afin de trouver une sortie qui n'y était pas quelques minutes auparavant.

Après des tours et détours, Alice finit par arriver dans une large clairière au centre de laquelle se trouvait un pauvre arbre à l'allure dégingandée n'ayant plus qu'une branche pour lui offrir quelques feuilles clairsemées. C'est en arrivant au pied de l'arbre qu'elle découvrit son habitant si particulier...


***
En un lieu pas si différent mais pas du tout ressemblant...
***

Fleurpageons, les rhododendroves;
Gyrait et gygemblaient dans les vabes;
On frimait vers les pétunias;
et les momerates embradent

"Quelle drôle de chanson !"

Une remarque innocente, lancée  sur un ton léger par une petite fille blonde aux grands yeux bleus. Autour d'une table couverte de théières fumantes et de gâteaux aux délicieux fumets étaient assis de joyeux drilles gais comme des pinsons, qui chantaient à tue-tête des vers connus d'eux seuls ou presque. "Chantaient" car la réflexion les avait tiré de leur euphorie, peignant sur leur visage une expression où se mêlaient indignation et incompréhension.

"En voilà des manières. Quelle impudence faut-il pour oser interrompre un non-anniversaire !"

Un lièvre occupé à vider goulûment le contenu de sa tasse de thé leva un œil amusé en direction de l'enfant. L'étrange bonhomme qui lui avait servi la remontrance, coiffé d'un ridicule chapeau haut de forme, défronça les sourcils, et invita l’enfant à venir s'asseoir. Ainsi commence, ou recommence, une folle tea party, durant laquelle les protagonistes ne parlent de rien de censé, alors que les deux hôtes reprennent en cœur leur intrigante chanson. Mais soudain se couvre le ciel, se couvre d’ombre le décor, et de même pour la convive. La tignasse blonde se ternit, les beaux yeux bleus s’assombrissent, puis son enfance laisse place à son adolescence, alors que désormais, sa chevelure se veut d’un noir si profond, que la lumière elle-même semble l’éviter. Exit les pupilles bleues, et place à un vert de tempête, avec, en fond, une voix presque inaudible, déclamant de mystérieux vers:

"Il était grilheure; les slictueux toves
Sur l’alloinde gyraient et vriblaient;
Tout flivoreux étaient les borogoves;
Les vergons fourgus bourniflaient.
"

La jouvencelle se lève alors, et détale, comme avec la mort aux trousses. Pas de place pour quelque sourire, de grosses larmes noient ses joues. Sur son passage, les couleurs prennent un air délavé, et la flore se rabougrit, comme sa peine semble être celle du monde qui l’entoure.

***
Un peu plus tard qu'avant...
***

Les couleurs s’estompent, les bruits se font distants, et les odeurs se font presque imperceptibles, alors que quelque chose est en train de naître. En fait, il ne s’agit pas d’une naissance, mais d’une scission.

D’un grand tout, était en train de poindre une existence plus petite, une conscience qui redevenait Oz, seconde après seconde. Les sens lui revinrent, avec en priorité, le toucher, et cette désagréable sensation provoquée par un amas de ronces et de végétaux qui vous ligotent. Les odeurs du labyrinthe envahirent ses narines, alors qu’à ses oreilles, résonnait toujours cette voix d’un autre monde et ses derniers vers, dont le sens lui échappait:

"Prends garde au Balbuvrac, mon fils !
A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent !
Gare à l'oiseau Dodo, et laisse
En paix le frumieux Bucca-trappe !
"

Le jeune homme ouvrit ses yeux d’émeraude, et se rendit compte que ses mouvements n’étaient plus entravés. Titubant quelque peu, le temps de retrouver tous ses esprits, il avisa le paysage devant lui: une clairière de taille respectable s’étalait devant ses yeux, avec, en son centre, un pauvre arbre de vilaine allure, doté d’une seule et unique branche, sur laquelle un gros matou se pavanait. Et au pied de l’arbre, il y avait… Alice ! Oz courut, plus vite que le vent, plus vite que ses idées, plus vite que ses mots. Elle était là, enfin, il la retrouvait, et la seule chose qu’il avait désormais à l’esprit, était de la tenir dans ses bras. Ce n’est qu’une fois arrivée à proximité de l’arbre, qu’il se rendit compte de la présence du molosse qui l’avait menacé un peu plus tôt.

Alice se jeta littéralement dans les bras de son petit prince dès que ce dernier fut assez proche, mais reporta bien vite son attention sur l’occupant de l’arbre. Quelque chose dans cette bestiole l’intriguait. Jamais auparavant elle n’avait rencontré cette étrange boule de poils, et pourtant, au sein de chaque parcelle de son corps semblait se déverser les vagues d’un océan déchaîné, dont chaque remous semblait hurler la familiarité existante entre la créature et elle.

Voyant le malaise de sa mie, Oz porta le regard sur le félin: bedonnant, de couleur totalement improbable pour un félin, et doté d’un sourire presque plus large que sa tête, l’animal affichait, dans ses posture, un mélange assez dérangeant de sérénité et de folie.  Devant tant d’attention, l’hôte prit la parole:

- Allons bon, mes amis, asseyez-vous et dites-moi ce qui vous amène.

Les racines de l’arbre se mirent à bouger, et à s’extraire du sol, puis prirent la forme d’un banc offrant aux personnes présentes de s’asseoir un peu.

- Je me présente : je suis le Chat de Cheshire. Appelez-moi Le Chat ou Chess. C'est comme vous voulez. Et vous ?

Oz fut surpris de voir Alice rester muette. Ce n’était absolument pas son style; d’ordinaire, elle aurait déjà pestiféré, et agressé verbalement ce fameux chat, ne serait-ce que pour le fait de l’avoir appelé “mon amie”. Soudain, Oz réalisa… Cheshire !! Le chat… de Cheshire !!? Il y a de cela plus d’un siècle, alors qu’Alice était une enfant presque comme les autres, vivant recluse dans sa tour, elle avait un chat; un chat, qu’elle nommait Cheshire… Quelle étrangeté qu’un autre chat, totalement différent, porte le même nom, dans un autre monde que le leur… Voyant que le matou attendait une réponse, Oz se présenta comme il se devait:

Je me nomme Oz Bezarius, héritier légitime de la famille Bezarius, la plus grande des quatre maisons ducales d’un lointain pays, puis désignant Alice, et voici Alice, dame de la maison Baskerville.

Prenant un instant pour réfléchir à la suite, il fut interrompu par le chat, qui repris la parole sur un ton paraissant trop mielleux pour être honnête:

- Vous êtes ici dans mon Labyrinthe. Mais ne craignez rien, je ne suis en aucun cas au service de la Reine de Cœur que vous avez croisé en arrivant ici.

Son… labyrinthe ?

Alice avait prononcé ces mots à mi-voix, comme pour mieux en saisir un sens profond qui n’apparaissait pas encore à Oz. Alice, elle, réfléchissait, encore, et encore. Elle n’avait rarement, durant toute sa vie, autant réfléchit.

Cheshire !? Un chat doué de parole qui s’appelle Cheshire, et qui possède son propre espace, sur lequel il semble posséder tout pouvoir. Cela ressemble à mon Cheshire, et le lien qui le lie à sa dimension… D’accord, cela ne pourrait être qu’une invraisemblable coïncidence, mais… cette sensation de familiarité depuis que mes yeux se sont posés sur lui ? Ce matou gras du bide pourrait-il être lié de quelque manière que ce soit au Cheshire de mon monde ?

Mais comment !?

La question, qui pour l’assemblée, venait de nulle part, sembla laisser tout le monde pantois. Tout le monde ? Oui, tout le monde, excepté un certain chat haut perché, dans l’oeil duquel la jeune fille jura voir passer une lueur d’amusement.

- Je sais que vous êtes arrivé ici par erreur. Mais ne vous inquiétez pas ! Votre ami Chess est là pour vous guider, car c'est mon rôle ici.

Ainsi, ce chat était au courant de la nature inopinée de leur arrivée ici. Que savait-il d’autre à leur sujet ? La grosse brute avec qui Oz avait fait précédemment connaissance ne semblait pas impressionner le moins du monde le félin, qui donnait l’impression de se sentir -à juste titre ?- invulnérable.  Oz prit le partit de se méfier de ce nouvel “ami”. L’expérience lui avait déjà montré qu’il était préférable de se méfier des nouveaux “amis”, surtout ceux qui se montraient trop aimables.

Je pense pouvoir parler en mon nom, comme en celui d’Alice, en disant que nous ne savons ni où nous nous trouvons, ni la nature de ce qui s’y passe. Vous dites pouvoir nous aider, vouloir même. Mais j’aimerais commencer par connaître le prix de votre amitié. N’y voyez aucune insulte, mais, la vie m’a appris que les amis ne sont rarement plus que des associés. Des personnes aux intérêts communs, capables de s’utiliser les uns les autres en cas de besoin. Il existe naturellement de rares cas où la relation dépasse ce simple statut de commerçants, mais dans la mesure où ce labyrinthe semble sous votre contrôle, il est naturel de penser que notre rencontre n’est pas si fortuite qu’il n’y parait, et que vous nous avez vous-même mené ici. Nous sommes donc rendus ici, selon vos souhaits, et quelque chose me dit que notre arrivée dans ce monde pourrait bien être de votre fait également. Vous…

Un bruit sourd semblable à un battement de cœur retentit soudain, interrompant la tirade du garçon. Le gros matou leva les yeux et fit une moue sceptique en regardant en direction de l'entrée du Labyrinthe, avant de reprendre la parole:

- Ne craignez rien. La Reine vous cherche et elle a décidée de se déplacer elle-même pour vous trouver. Mais si vous suivez mes instructions, il ne vous arrivera rien. Maintenant dites-moi... Qu'êtes-vous venu faire ici, et où voulez-vous aller ?

Oz reprit la parole sans hésiter un instant:

La fille… elle pleurait. Elle souffrait, et le monde souffrait avec elle.
_De qui parles-tu ? Quelle fille ?

Soudain, il se souvint: la fille blonde devenue brune, et la fille du tribunal… étaient les même personnes !

Qui est-ce ?
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Xaspirate
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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Ven 5 Juin - 1:48

- Allons bon, mes amis, asseyez-vous et dites moi ce qui vous amène.
- Pardon ? Tes quoi ?

La seule chose que le Samouraï détestait quand il rencontrait quelqu'un, c'est que cette personne se comporte trop familièrement avec lui. Mais cette créature féline semblait beaucoup étrange et psychotique pour être attaquer de front. Le Simili remarqua que le gamin était parti à toute vitesse vers une gamine qui venait de rejoindre la clairière. Cette fillette ne semblait pas plus dangereuse que le garçon mais Xaspirate resta prudent car son sens de détection d'aura était altéré à cause de ce monde.

- Je me présente : Je suis le Chat de Cheshire. Appelez-moi Le Chat ou Chess. C'est comme vous voulez. Et vous ?
- Je me nomme Oz Bezarius, héritier légitime de la famille Bezarius, la plus grande des quatre maisons ducales d’un lointain pays, et voici Alice, dame de la maison Baskerville.
- Je n'ai aucune raison de donner mon nom à des étrangers. Appelez-moi comme vous voulez, je me casse de ce Labyrinthe. Comme pour répondre à son affirmation, le Chat renchérit :
- Vous êtes ici dans mon Labyrinthe. Mais ne craignez rien, je ne suis en aucun cas au service de la Reine de Cœur que vous avez croisé en arrivant ici.
- Oh, donc c'est toi qui décide comment ce foutoir végétal bouge ? J'ai pas vraiment apprécier comment tu m'as fait courir tout à l'heure.

Xaspirate hésitait à décapiter ce gros matou souriant. Mais sa façon de parler… Il savait des choses qui pouvait être utile. Le Simili ravisa son exécution imminente et se tint debout face au Chat, bras croisé.

- Je sais que vous êtes arrivé ici par erreur. Mais ne vous inquiétez pas ! Votre ami Chess est là pour vous guider, car c'est mon rôle ici.

Xaspirate vu que le gamin blond voulu prendre et le laissa parler. Son monologue agaça le Samouraï qui commença à matérialiser ses sabres. Mais il fut interrompis par un bruit sourd semblable à un battement de cœur retentit soudain, interrompant la tirade du garçon. Le gros matou leva les yeux et fit une moue sceptique en regardant en direction de l'entrée du Labyrinthe, avant de reprendre la parole :

- Ne craignez rien. La Reine vous cherche et elle a décidée de se déplacer elle-même pour vous trouver. Mais si vous suivez mes instructions, il ne vous arrivera rien. Maintenant dites-moi... Qu'êtes-vous venu faire ici, et où voulez-vous aller ? Oz reprit la parole sans hésiter un instant:
- La fille… elle pleurait. Elle souffrait, et le monde souffrait avec elle.
- De qui parles-tu ? Quelle fille ?
- Celle qu'il s'est certainement tapé dans les buissons. J'ai entendu des gémissements très féminin quand on est arrivé ici. Me dis pas que c'est les ronces qui t'ont fait mal.

Le Simili se mit à rire bruyamment, méprisant Oz autant qu'il pouvait. Il ignora les quelques paroles du couple et s'avança pour se mettre le plus près du Chat qu'il pouvait.

- A mon tour de parler. Si tu contrôles cette endroit, je me demande si je devrais pas me faire une nouvelle écharpe avec ta fourrure pour me barrer. Mais il semblerais que j'ai besoin de vérifier quelque chose ici. Je suis venu ici contre mon gré comme tu l'as dit plus tôt et j'ai envie de me barrer mais je veux que tu me dises une chose… Ce monde est en train de crouler sous les paradoxes non ? Dans ce cas, je veux savoir vers où je dois me diriger pour complètement détruire ce monde pourri !

Le désir de destruction de Xaspirate venait de faire surface. Un monde de base complet qui pouvait être détruit était une trop belle occasion pour la rater. Ainsi, les « complets » sauront qui est Xaspirate et le craindront comme un être supérieur à eux. C'était là le désir du Simili.

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MessageSujet: Re: Une séparation paradoxale (libre)   Lun 8 Juin - 14:38

What a Face Le Chat de Cheshire What a Face


Le Chat regarda avec amusement ces « invités » répondre à ses questions et discuter entre eux. Quand soudain, le jeune blond posa une question plutôt abstraite :

- La fille… elle pleurait. Elle souffrait, et le monde souffrait avec elle. Qui-est ce ?
- De qui parles-tu ? Quelle fille ?
- Celle qu'il s'est certainement tapé dans les buissons. J'ai entendu des gémissements très féminin quand on est arrivé ici. Me dis pas que c'est les ronces qui t'ont fait mal.

Une fois que le Samouraï eût fini de se moquer du garçonnet, Le Chat repris la parole en se rapprochant de Oz en flottant dans l'air :

- Tu as l'air perdu mon garçon… Parrrrrfait. L'aspect du Chat changea la durée d'une seconde, le temps de dire ce dernier mot ronronnant. Il devint un chat sphinx recouvert de tatouages tribaux et de piercings, dont les dents blanches semblaient avoir appartenu à un humain. Son apparence rondouillarde revint avec le début de sa troisième phrase. C'est à ça que sers un Labyrinthe… Mais je suppose que vous êtes là pour des réponses. Non ?

Le Chat se tourna vers la petite foule. Son regard devint perçant et son sourire était encore plus large que d'habitude. Chess disparu de devant Oz dans un petit nuage de fumée et il reparut sur son arbre, allongé sur le flanc, jambes croisées, un coude posé sur la branche et la tête sur la main, détachée du corps. Sa pose confiante gênait le couple. Le Simili, lui s'avança et prit un ton amusé :

- A mon tour de parler. Si tu contrôles cette endroit, je me demande si je devrais pas me faire une nouvelle écharpe avec ta fourrure pour me barrer. Mais il semblerais que j'ai besoin de vérifier quelque chose ici. Je suis venu ici contre mon gré comme tu l'as dit plus tôt et j'ai envie de me barrer mais je veux que tu me dises une chose… Ce monde est en train de crouler sous les paradoxes non ? Dans ce cas, je veux savoir vers où je dois me diriger pour complètement détruire ce monde pourri !
- Tu choisis le chemin de la destruction ? Intéressant…

Le Chat claqua des doigts. Une porte de bois apparue en face des trois personnes. Le félin rondouillard disparu de sa branche et apparu sur la porte, assis comme le chat qu'il était.

- Cette porte vous mènera à quelque chose qui rempli les conditions de vos questions. Des questions ? Non ? Et bien allez-y ! C'est tout droit…

Le matou disparu en même que la porte qui s'ouvrit...

[Le seul chemin disponible est la porte. Vous n'avez pas d'autre endroit où aller. Cette porte vous mènera au sujet du nom de "SOMETHING". Voici le lien : http://www.kh-memento.com/t374-something-gaius ]
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